Le jour où les C’s ont drafté Jeff Green…

Pour beaucoup, l’aventure de Jeff Green aux Celtics a démarré en 2010-2011 lors de son transfert d’Oklahoma City vers la ville au trèfle. Pour d’autres, elle va réellement commencer à Miami pour le match d’ouverture de cette saison 2012-2013.

Néanmoins, Jeff Green a déjà été un Celtic auparavant.

C’était le 28 juin 2007. Ce jour-là, les Celtics détiennent le 5ème choix de la draft et jettent leur dévolu sur un jeune prometteur issu des Hoyas de Georgetown : Jeff Green. Cependant, son aventure en vert ne dure que quelques minutes, le temps que Danny Ainge utilise son téléphone pour monter un échange avec les SuperSonics de Seattle.

Résultat : Jeff Green est envoyé en compagnie de Delonte West et de Wally Szczerbiak sur la côte Ouest. De leur côté, les Celtics récupèrent un rookie sélectionné au deuxième tour (Glen Davis) et l’un des – le ? – meilleurs tireurs à 3 points de l’histoire : Ray Allen.

Avec l’arrivée un mois après de KG et les débuts tonitruants des Celtics, c’est peu de dire que Jeff Green n’a pas été regretté très longtemps à Boston. Les esprits sont ailleurs, bien plus occupés à fêter un 17ème titre de champion NBA qu’à faire des hypothèses sur ce qu’aurait été la saison avec Jeff Green.

De son côté, et malgré une saison à 20 victoires pour 62 défaites, Jeff Green arrive à se hisser dans le meilleur 5 des rookies de la saison, en compagnie de son coéquipier aux SuperSonics Kevin Durant.

Puis vient le déménagement à Oklahoma City. Après avoir activement participé à la première qualification en playoffs de l’histoire sa jeune équipe (15.1 points, 6.0 rebonds, 1.6 passes décisives, 1.3 interceptions et 0.9 contre par match), Green se retrouve à nouveau impliqué dans un échange le 25 Février 2011.

Ironie du sort, Green est en effet transféré à Boston en compagnie de Nenad Krstic en échange de Nate Robinson et surtout de Kendrick Perkins. Cet échange a été et est encore très critiqué par l’environnement des Celtics. Rondo en larmes après avoir vu son ami partir, Doc Rivers qui regrette qu’on laisse filer son « big guy » de la sorte ou encore l’ovation des fans pour le retour de Perkins au TD Garden sont autant de faits qui témoignent de l’attachement des C’s au grand Kendrick.

Alors, forcément, les attentes en Jeff Green sont à la hauteur de ce gouffre laissé par le départ de Perk’. Il est annoncé par Danny Ainge comme le futur, celui qui pourrait remplacer Paul Pierce quand ce dernier aura décidé de raccrocher ses baskets une bonne fois pour toutes. Mais Green ne convainc pas. Ses stats chutent (9.8 points, 3.3 rebonds et 0.7 passes) et son temps de jeu avec.

La saison se termine en demi-finale de conférence, après une victoire de Miami 4 à 1 sur les Celtics. Le spectre du lock-out se matérialise, les contrats se font attendre, mais le 10 Décembre Jeff Green se voit finalement proposer un contrat d’un an à 9 millions de dollars. Toutefois, lors de la traditionnelle visite médicale, le verdict tombe : anévrisme de l’aorte. Sa saison se termine avant même d’avoir commencé. Le contrat est donc caduc et Green libre de signer où bon lui semble à la fin de la saison.

Mais lui décide de rester proche du TD Garden, même pendant sa période de convalescence. Il assiste même au parcours en playoffs des C’s depuis le banc de touche. Il faut dire que l’encadrement des Celtics a tout fait pour l’aider à traverser ce dur moment. Dans son esprit tout est clair : il veut et sera un Celtic la saison d’après.

Son vœu est exaucé le 22 Août dernier, lorsqu’il signe un contrat sur 4 ans et 36 millions de dollars. Une somme jugée par la plupart des observateurs comme trop importante pour un joueur qui vient de subir une opération du cœur.

D’autres arguments sont avancés : il n’a jamais réussi à retrouver son niveau qui était le sien à Oklahoma City, il n’a jamais été décisif lors de matchs clés, le risque de rechute existe, son contrat a rendu impossible la resignature de joueurs comme Greg Stiemsma ou la venue d’autres agents libres comme O.J. Mayo, il n’a pas le profil d’un vrai 4 capable de résoudre le problème des Celtics aux rebonds…

Les attentes placées en lui sont une fois de plus énormes, mais il n’en a cure. Il veut prouver à ses détracteurs qu’il peut redevenir LE Jeff Green, celui présent des deux côtés du terrain, capable de dunker sur Yao Ming ou de défendre avec acharnement sur son adversaire direct :

Après ce match, Doc avait déclaré : « C’est le Jeff Green que nous voulons voir. »

Comme on le comprend.

Quoi qu’il en soit de son niveau et de sa forme actuelle, son état d’esprit et ses efforts pour revenir attestent de sa volonté hors normes. C’est un bon début. Peu de joueurs peuvent se targuer d’avoir une deuxième chance avec les Celtics.

Jeff Green a ce privilège, à lui de montrer tout son potentiel sur le terrain et faire taire toutes ces critiques.

Texte original de Louis Jullien et Léo Hurlin

One Comment on “Le jour où les C’s ont drafté Jeff Green…”

  1. L'avenir tout simplement, un 4 Rondo-Bradley-Green-Sullinger ça a de la gueule, manquerait plus qu'un bon 5 (Melo?) et on a une équipe du feu de Dieu pour les prochaines années.
    Merci pour cet article, j'ai hâte pour les suivants :p

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