Lee voit déjà le Heat comme un rival

On va sûrement beaucoup parler des duels entre Paul Pierce et LeBron James ou entre Kevin Garnett et Chris Bosh lors du premier match de la saison des Celtics contre le Heat de Miami mardi prochain, mais celui qui opposera Courtney Lee à Dwyane Wade est tout aussi important pour Boston.

Doc Rivers n’a pas hésité à insister sur cette équipe de Miami auprès de ses joueurs, et Lee – qui sera selon toute vraisemblance l’arrière titulaire mardi – est fin prêt pour affronter D.Wade. Il a d’ores et déjà son idée sur la façon de défendre sur l’arrière All-Star de Miami.

« Je vais faire en sorte que tout soit difficile pour lui, en contestant ses tirs, en le collant sur les pick-and-roll et en faisant attention à son eurostep. Je dois tout donner en défense, sans faire de fautes si possible pour ne pas lui donner de lancers-francs. »

Lee est un très bon exemple de la richesse de l’effectif de Boston cette saison. En temps normal, c’est Avery Bradley qui serait en charge de Wade, et les Celtics sont bien gênés par son absence. Pourtant, les Celtics ne pouvaient espérer une meilleure alternative que Lee et sa hargne défensive.

« Il va être l’un de nos meilleurs éléments défensifs« , selon Paul Pierce. « Et ce qu’il y a de bien avec Lee, c’est qu’il peut défendre sur les arrières, les meneurs et les ailiers. Il est polyvalent dans ce domaine et ça va vraiment nous être utile, surtout en l’absence d’Avery Bradley, notre meilleur défenseur sur le porteur de balle. Il peut vraiment nous être utile dans ce secteur du jeu. »

Lee et Terry : deux nouveaux Celtics dans l’âme

Bien que nouveau à Boston, Lee a déclaré qu’il avait tellement entendu parler de Miami que cela lui donnait l’impression d’avoir fait partie de l’équipe ayant perdu face au Heat lors des Finales de Conférence Est l’an dernier.

« C’est comme si j’en avais fait partie. Nous avons regardé énormément de séquences de jeu du Heat, et l’intégralité de la série contre eux. Nous parlons constamment d’eux » a-t-il expliqué. « Nous disséquons leur jeu. Doc met un point d’honneur à tout ça et les joueurs l’écoutent, déterminés à remporter cette bataille. Et si c’est ce qu’ils veulent, c’est aussi ce que je veux. Nous sommes coéquipiers, désormais. Et j’ai vraiment l’impression de faire partie de l’équipe qui a été vaincue l’an dernier. »

Lee pense que le match sera très intense mardi prochain, d’autant plus que les Celtics n’attendent qu’une chose : quitter leur gymnase pour aller joueur leur basket contre d’autres équipes. L’exécution des schémas sera déterminante contre Miami, particulièrement sur le plan défensif. Quand les Celtics auront la balle, Lee sait déjà ce qu’il faudra faire : passer le ballon à Kevin Garnett.

« Nous devons les limiter à un tir par possession, sécuriser les rebonds et défendre sur leurs contre-attaques. Ensuite, nous avons Garnett, qui domine au poste. Il est impératif que nous lui donnions la balle face à une telle équipe, car ils n’ont pas vraiment de grands intérieurs. »

Au sein d’un effectif profondément retouché, Lee ne sera probablement pas une priorité pour Miami, ce qui lui confèrera un avantage certain mardi soir. Comme il l’a démontré durant la présaison, Lee est capable de peser dans tous les compartiments du jeu. Et même si sa tâche première sera de limiter Wade, ses capacités à partir rapidement en contre-attaque, à couper sous le panier et à marquer ses lancers-francs donneront à Boston une aide qui a pu manquer au cours de ces dernières années.

« Je suis le genre de joueur qui essaie de faire de son mieux partout. » a indiqué Lee. « Et avant tout sur le plan défensif. J’essaie de presser le porteur de balle, d’intercepter des ballons et de faire en sorte qu’on n’encaisse pas de panier; ensuite en contre-attaque d’aller chercher le dunk et d’être dangereux à trois points tout en analysant le jeu. Et si ils viennent m’empêcher de tirer à trois points, je dois être capable d’attaquer le panier et de provoquer des fautes. »

L’acclimatation de Lee à cette équipe a été sujette à de nombreuses discussions durant la présaison, mais après une poignée de matchs complets pour conclure la première partie du calendrier, le joueur est fier d’annoncer qu’il est non seulement à l’aise mais aussi confiant dans la façon de jouer des Celtics. Ceci est une très bonne chose, car parmi les noms ronflants, il pourrait discrètement faire la différence.

Traduction d’après l’article de ESPN Boston « Lee gets crash course on Heat rivalry », par Léo Hurlin, relecture par Elian Kuhn.