Rajon Rondo, pas là pour se faire des amis

Mieux vaut être le coéquipier de Rondo pour avoir son estime.

Lorsqu’on lui demande s’il fait des Lakers ou du Heat ses plus grands rivaux, Rondo admet qu’il n’est pas dans la ligue pour se faire des amis.

« Détester est un mot un peu fort, mais je suis d’accord avec mon coéquipier », répond Rondo au sujet des propos de Terry sur leurs rivaux (« il ne m’a pas fallu longtemps pour me sentir un Celtic, je hais les mêmes équipes qu’eux. Les Lakers sont tout en haut de la liste, et puis il y a Miami juste derrière. »).

Il enchaîne : « On n’aime personne. Notre boulot, c’est d’aller sur le terrain et de gagner. On ne cherche pas à faire copain-copain avec qui que ce soit, je crois que KG le montre assez bien. Il joue avec énormément d’intensité. Une fois sur le terrain, il n’a plus d’amis, et c’est là notre mentalité. (…) Tout le monde devrait agir de la sorte. C’est une compétition, on doit laisser l’amitié de côté. Même si on affrontait nos propres mères, on irait sur le terrain pour essayer de les battre. Tout est une question d’adversité. Je suis un vrai compétiteur, et nous aimons gagner. Dans tout ce que j’entreprends, je veux gagner. Je n’ai pas le temps de sympathiser. Je ne parle pas à beaucoup de ces gars pendant l’intersaison, alors pourquoi une fois sur le terrain irais-je leur parler et essayer d’être leur ami ? »

Finalement, il résume son point de vue assez simplement en précisant : « Je joue pour mes coéquipiers, je sais que je suis un bon coéquipier. Si vous ne faites pas partie de mon équipe, alors je m’en fous de vous. »

On demande alors à Rondo si jouer aux côtés de Garnett a influencé cet aspect de sa mentalité.

« J’ai toujours eu ça en moi. Pour KG, ça se voit sur lui tout le temps. Quand vous avez un mec comme ça, un futur Hall of Famer, qui a gagné tous les titres possibles, et qui rentre sur le terrain avec cette mentalité là, c’est forcément contagieux. C’est bien pour nos jeunes, et quelques-uns de nos vétérans. C’est drôle comme beaucoup de joueurs affirment qu’ils n’aiment pas KG avant de devenir son coéquipier. C’est presque normal. C’est tellement un compétiteur que si vous êtes dans l’équipe adverse vous ne serez pas son ami. Mais si vous avez le même maillot, alors il est le meilleur coéquipier au monde. »

L’interview s’est terminée avec comme sujet la vitesse de pointe de Rondo. Interrogé sur ses chances face au champion olympique Usain Bolt, Rondo a répondu : « Je ne me dégonflerais pas, ça dépend juste de la distance. Sur 100m je pense qu’il me bat, mais sur 40m j’ai ma chance. »

Puis, Rondo s’est estimé supérieur à la course comparé à LeBron James puis Dwyane Wade. Et par rapport à Ray Allen ? « À reculons ! Je le battrais à reculons ! Non, je plaisante. »

Traduction partielle de l’article d’ESPN  « I don’t have time for friends » par Louis Jullien, relecture par Léo Hurlin.