Celtics 98 – Jazz 93 : les faits marquants

Al Jefferson ne tient toujours pas sa première victoire contre les Celtics. Depuis son départ en 2007 dans le transfert de Kevin Garnett, Big Al reste sur 10 défaites consécutives contre ses anciens partenaires.

Comme face aux Bulls, les Celtics ont eu chaud. Tout s’est encore joué dans les derniers instants avec une bonne défense sur Mo Williams alors qu’ils n’avaient qu’un point d’avance 94-93. Après ce bel effort, c’est sur la ligne des lancers que les C’s ont scellé le sort du match.

Une fois n’est pas coutume, c’est le banc des Celtics qui a permis de rester au contact tout au long du match, avec de belles satisfactions comme Jeff Green et Leandro Barbosa.

Kevin Garnett et Al Jefferson

Le moment clé du match :

On est dans le troisième quart temps, les deux équipes sont à égalité 51-51. Rajon Rondo a 7 passes décisives et Paul Pierce 10 points. Trois actions offensives et trois tirs à 3pts plus tard, Rajon Rondo a ses 10 passes (série toujours en cours) et Pierce comptabilise 19 points.

Ce magnifique run a le mérite de réchauffer le Garden. Malgré tout l’écart ne se fait pas (60-58), pire encore sur l’action suivante Rajon Rondo pénètre et se blesse sur un mauvais appui. L’image fait grincer le Garden, d’autant plus que le meneur rentre au vestiaire pour y subir quelques soins. On se dit alors que sans leur leader, leur chef d’orchestre, les Celtics vont avoir du mal à lutter contre le collectif du Jazz. Car depuis le début de la saison, à chaque fois que Rajon Rondo se retrouve sur le banc, les C’s manquent d’inspiration et sont méconnaissables.

Mais c’est justement quand la situation est difficile qu’on voit la force de caractère d’une équipe. Et hier soir les Celtics en avait à revendre. Jeff Green et Leandro Barbosa ont alors pris les choses en main. Le premier a marqué quelques paniers dos au cercle et surtout a claqué le dunk de la soirée sur la tête de Al Jefferson. Le second avait des fourmis dans les jambes. 3pts, pénétrations, pick-and-rolls avec Bass, il a joué comme un véritable leader et a montré pourquoi les Cetlics ont eu raison de lui faire confiance.

Preuve de leur influence sur le jeu des C’s hier, le Doc les a laissés sur le terrain durant tout le 4ème quart-temps. Et à aucun moment ces deux là n’ont semblé baisser d’intensité.

Comme la blessure de Rondo est sans gravité (il ne devrait rater que le match contre Brooklyn, par précaution), on se dit que cette situation originale a permis une chose : démontrer enfin que le banc des Celtics est l’un des plus fournis et talentueux de la ligue. Cette montée en puissance est de bonne augure pour la suite.

Jeff Green au dunk sur Al Jefferson

La ligne statistique à ne pas rater :

Si Jeff Green fut décisif mercredi soir, en inscrivant sept de ses 16 points dans le quatrième quart-temps, les Celtics n’auraient toutefois pas pu gagner sans l’apport de Leandro Barbosa.

Leandro Barbosa eut la lourde tâche de remplacer Rajon Rondo, le meneur All-Star de Boston, après que celui-ci se soit tordu la cheville durant le troisième quart-temps. Et le Brésilien termina la rencontre avec 16 points (6/8), trois passes décisives et deux rebonds.

Le total des points inscrits par Barbosa impressionne certes. Pourtant, au-delà de ce total, c’est la manière qui a le plus impressionné. L’homme qui se surnomme « Le Flou Brésilien » (en anglais, The Brazilian Blur) a fait honneur à ce surnom mercredi soir en prenant totalement de vitesse les adversaires qui défendaient sur lui. Cinq des six paniers qu’il a inscrit l’ont été dans la peinture, sur double-pas ou en pleine course avec l’aide de la planche.
Les Celtics se sont targués d’avoir une sacrée profondeur de banc, peut-être la meilleure de la ligue. Barbosa, dixième homme dans la rotation, a contribué à véhiculer ce message en remplaçant au pied levé un All-Star.

Leandro Barbosa

Mins FGM/A 3FM/A FTM/A +/- ORB DRB T-RB AST STL TO BS PTS
22:42 6-8 1-1 3-6 +13 0 2 2 3 0 0 0 16

Le match en chiffres : 

– Les Celtics ont inscrit exactement 50% (36/72) de leurs tentatives.

– Les deux équipes ont toutes les deux marqué au moins 20 points par quart-temps.

– Paul Pierce termine meilleur marqueur du match avec ses 23 points.

– Derrick Favors a obtenu 14 lancers-francs, ce qui constitue le double de ceux que les Celtics les plus agressifs ont pu obtenir.

– Paul Millsap est le joueur qui a tenté le plus de tirs durant la rencontre : il lui en a fallu 21 pour inscrire ses 20 points, meilleur total côté Jazz.

– Aucun joueur du Jazz ne totalise plus de cinq passes décisives.

– Kevin Garnett est le meilleur rebondeur côté Boston, avec huit prises (dont six dans le dernier quart-temps).

– Rajon Rondo a délivré une passe décisive sur dix paniers consécutifs des Celtics, entre le deuxième et le troisième quart-temps.

– Les Celtics ont été entièrement dominés au rebond par le Jazz, qui cumule 48 rebonds – dont 18 offensifs – contre 33 pour Boston, qui ne compile que 4 rebonds offensifs.

– Al Jefferson est le meilleur rebondeur du match avec ses 14 prises.

– Millsap (20 points, 12 rebonds) et Jefferson (13 points, 14 rebonds) sont les seuls joueurs à avoir fini la rencontre en double-double.

– La série de double-doubles de Rajon Rondo (sept de suite) s’est terminée lors de ce match, mais sa série de matchs avec 10 passes ou plus continue fièrement : le joueur a délivré ses 10 passes sur 13 minutes consécutives de jeu.

– Les deux équipes ont shooté à plus de 40% à 3 points.

– Côté Celtics, un seul joueur dépasse les 30 minutes de jeu : Brandon Bass et ses 32 minutes.

– Les deux équipes ont toutes les deux marqué 44 points dans la raquette.

– L’écart entre les deux équipes n’a jamais dépassé huit points.

Terry demande au Garden de donner de la voix

La citation du soir :

Doc Rivers au sujet de la très bonne prestation de Leandro Barbosa : « C‘est mérité. Je dis toujours ceci aux joueurs que l’on recrute : « Écoute, on te signe et tu nous rejoins, mais rien ne garantit que tu joueras. Mais si tu prouves que tu le mérites, tu joueras. » Et il a montré qu’il méritait de jouer. »

Bonus :

Au cas où vous l’auriez raté, nous vous proposons de revoir le gros dunk de Jeff Green. Ce dernier, auteur de 16 points (5/9 plus 6/7 aux LF) s’est notamment fendu d’un énorme poster sur Al Jefferson, ancien de la maison. Derrière, le joueur que l’on surnommait « Green Monster » prouve qu’il a du cran en fixant sa victime jusqu’à se récolter une faute technique. Le tout alors que le match était serré et que l’on s’approchait du money time. Respect !

Le résumé du match :

http://www.youtube.com/watch?v=JWbx3ta60lQ

Traduction partielle de « Keys to the game » par Louis Jullien et Léo Hurlin