Des hauts et des bas #2 : 12 – 19 Novembre 2012

Suite de cette rubrique qui reprend le concept des « trois plus, trois moins » de notre ancien blog. Dans cette série d’articles, nous listerons sans nous limiter ni classer toutes les semaines nos satisfactions et déceptions au sujet de l’équipe.

Les +

Leandro Barbosa : Barbosa a probablement lu l’article dans lequel nous écrivions qu’il avait été un peu trop discret depuis l’entame de la saison, puisqu’il vient d’enchaîner deux gros matchs (16 et 17 points) tout en ayant la responsabilité de remplacer au pied levé Rondo. Depuis, il est plutôt régulier et s’affirme comme l’une des valeurs sûres du banc de Boston. En attendant le retour de Bradley, cela fait un bien fou à l’équipe. Il semble en mesure de continuer à rentabiliser autant que possible son temps de jeu (huit points en 16 minutes contre Toronto) en étant percutant et fait des efforts non-négligeables sur son vis-à-vis en défense. Au minimum vétéran, Barbosa se révèle être une excellente signature pour Boston et vient progressivement chambouler la hiérarchie au sein des lignes arrières.

Chris Wilcox : Difficile de croire qu’il se remet d’une lourde opération du coeur pratiquée en mars dernier, tant le joueur est d’ores et déjà efficace. Exemplaire en défense, il montre également qu’il a des fourmis dans les jambes en allant régulièrement au dunk, souvent sur alley-oop de Rondo. Il ne lui reste plus qu’à trouver davantage de rythme et à peaufiner sa condition pour tenir plus longtemps sur le terrain.

Jason Terry : Certes ce n’est toujours pas le Jet des finales contre Miami, mais Jason Terry a retrouvé un niveau correct. Comme la semaine dernière nous avions mis tout le banc dans les « -« , nous devons faire ressortir Terry cette semaine. Le Doc l’a d’ailleurs propulsé dans le 5 à la place de Lee. Terry lit mieux les systèmes, en faisant de bonnes sorties d’écran pour profiter de tirs moins contestés. Il marque plus et surtout met les shoots qui font mal. Contre Utah mais aussi contre Toronto, il a su mettre définitivement fin aux espoirs de ses adversaires en les laissant à distance respectable. Attention néanmoins aux trous d’air face au Jazz et aux Pistons.

 Les –

Courtney Lee : Il arrive un moment où l’on ne peut plus défendre un joueur contre vents et marées. Vous êtes de plus en plus nombreux à le trouver frustrant, et c’est légitime. L’arrière ne semble pas du tout à l’aise sur le parquet, commet des erreurs bêtes et ne rentre que trop rarement ses tirs ouverts. Nous l’avons tous vu sous son meilleur jour (13 points, 9 rebonds) contre les Nets alors que Rajon Rondo n’était pas là, et nous savons tous donc de quoi il est capable. Il a lui-même confié ne pas être très à l’aise en sortie de banc et avoir besoin de temps pour s’adapter à ce rôle qu’il (re)découvre. Il a tout intérêt à faire vite car Barbosa confirme et risque de véritablement lui passer devant une fois Bradley revenu.

– La rotation intérieure : Est-ce vraiment une surprise ? Nous étions nombreux à penser que les maux des Celtics à l’intérieur n’étaient qu’un lointain souvenir au vu du recrutement. Garnett/Bass/Sullinger/Wilcox/Melo/Collins/Milicic : de la taille, du muscle, voilà qui devait nous permettre de lutter contre les équipes avec un secteur intérieur imposant. Mais depuis Melo est parti réciter ses gammes en D-League, Collins et Milicic n’ont eu que des miettes et la rotation miracle n’a pas encore été trouvée. Il subsiste toujours des problèmes au rebond puisqu’aucun jour ne semble vraiment se démener. Une éclosion de Sullinger dont on a commencé à entrevoir le potentiel (double-double contre Toronto, 16 points contre les Pistons) et la bonne forme de Wilcox mettront peut-être fin à ce problème.

– Jeff Green : Nous l’avions déjà dans le viseur la semaine dernière, pas grand chose à rajouter depuis. Le joueur semble toujours perdu la plupart du temps. Notre jugement n’est toutefois pas radical car Green a par moments montré qu’il était capable de répondre aux attentes du staff et des fans, notamment lors de la réception du Jazz durant laquelle il s’est fendu d’un superbe dunk.

– Le temps de jeu de Rondo : Le temps de jeu élevé de Rondo témoigne parfaitement des débuts poussifs de l’équipe. Sur les sept premières rencontres de la saison, Rondo jouait quasiment 41 minutes par match et le bilan de l’équipe n’était que de quatre victoires pour trois défaites. Au huitième match, Rondo se tord la cheville et tout le monde retient sa respiration. Heureusement, Boston trouve un bon remplaçant en la personne de Barbosa. Mais cette blessure n’est-elle pas le résultat de la fameuse Rondo-dépendance dont on parle un peu partout ? Et que pourrait-il se produire si Doc Rivers continue de laisser Rondo sur le terrain afin que celui-ci puisse faire perdurer sa superbe série de matchs à 10 passes ou plus ? Le niveau global de l’équipe doit augmenter pour que Rondo puisse souffler à son tour sans pour autant renoncer à son objectif individuel.

– Brandon Bass : Depuis ses 16 points contre Chicago, l’ailier-fort est dans le dur comme en témoigne son 4/14 face à Brooklyn. Plus généralement, les statistiques de Brandon Bass sont en baisse. Le joueur voit sa moyenne de points passer de 12,5 l’an dernier à 9,5 en ce début de saison, tandis que son adresse globale descend à 43,8% contre 47,9% lors de sa première saison sous les couleurs de Boston. L’effort qu’il avait évoqué dans le secteur du rebond ne se ressent pas puisque là aussi sa moyenne chute légèrement par rapport à 2011-2012.

Bass reste un coéquipier modèle et un joueur-clé de Boston, et c’est justement parce que nous sommes habitués à mieux venant de lui que nous lui octroyons un moins.

Et vous, quelles sont vos satisfactions et vos déceptions ?

Par Léo Hurlin et Louis Jullien.

2 Comments on “Des hauts et des bas #2 : 12 – 19 Novembre 2012”

  1. En général d'accord avec ce qui est dit mais je reviendrai sur le temps de jeu de Rondo. Pour moi c'est pas un problème, il est jeune, peux jouer bcp et l'équipe a besoin de cela. Le temps des autres est énormément partagé, même Garnett ou Pierce joue peu (normal car effectif + dense) mais au final on a pas un vrai 5. En somme, énormément d'ajustements incessant sont fait. Début de saison mais quand meme…

    1. Juste un petit argument pour répondre : quand l'équipe se cherche encore et notamment au poste de meneur, il n'est pas forcément judicieux de laisser Rondo 40 minutes sur le parquet…

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