Celtics 100 – Spurs 112 : les faits marquants

Malgré les blessures côté San Antonio, on savait que ce match ne serait pas une partie de plaisir mais plutôt un sacré test pour les hommes de Doc Rivers. Pour vous, voici ce qu’il faut retenir du match d’hier soir…

Rondo a tout tenté, mais c’est bien les Spurs qui l’ont emporté

Le moment-clé du match :

Rajon Rondo donne tout dans le quatrième quart-temps pour tenter de faire revenir des Celtics qui ont parfois accusé un retard important au score. Les Spurs ont en effet eu jusqu’à 16 points d’avance dans le dernier quart temps mais les 13ème et 14ème points de Rondo permettent aux C’s de réduire à six points l’écart, à un peu plus de trois minutes de la fin de la rencontre.

Le panier de Rondo rend d’ailleurs nerveux Gregg Popovich, l’entraineur des Spurs, qui demande alors immédiatement un temps-mort.

Et il sait exactement quoi faire. Seulement deux joueurs de San Antonio touchent la balle sur la possession suivante, et leurs noms sont Tony Parker et Tim Duncan. On ne peut cependant pas dire que tout se déroule comme prévu.

Parker pénètre tout d’abord sur le côté gauche de la raquette et tente un spin sur la gauche. Mais il se rend alors compte qu’il n’aura pas de tir ouvert, et comprend rapidement que la meilleure chose à faire est de faire une passe sur l’aile droite.

Le problème, c’est qu’il n’y personne en particulier de ce côté. Mais le sprint de Duncan permet d’éviter à la balle de sortir. L’ailier fort des Spurs, défendu par Kevin Garnett, part ensuite sur la gauche et tire au niveau de la ligne des lancers-francs. Ce panier donne à ce moment huit points d’avance aux Spurs avec moins de trois minutes restantes.

Les Celtics avaient encore le temps de revenir au score, mais ce panier est vraiment ce qui les a coupé dans leur élan. Si Boston n’avait pas encaissé ce panier, ils auraient pu espérer revenir un peu plus au score en marquant de l’autre côté du terrain. A la place, ils se sont retrouvés menés de huit points et ne sont plus jamais parvenu à revenir à moins de huit points.

La ligne statistique à ne pas rater :

La rencontre de hier soir mettait en scène six futurs Hall-of-Famers. Tiago Splitter n’en faisait pas partie, mais cela aurait très bien pu être le cas au vu de sa performance.

Splitter a profité des mauvaises rotations défensives des Celtics pour inscrire un total 23 points en sortie de banc. Il compile également un total de neuf tirs inscrits sur 11 tentatives, dont huit étaient soit des double-pas, soit des dunks.

Les C’s étaient tellement concentrés sur Tony Parker, Manu Ginobili et Tim Duncan, et avec raison,  qu’ils en ont oublié un des grands de San Antonio.

Tiago Splitter

Mins Tirs 3pts LF +/- RO RD RT PAD INT PB CT PTS
25:58 9-11 0-0 5-5 +19 0 3 3 1 2 2 1 23
Les pénétrations de Tony Parker ont une nouvelle fois fait mal à Boston.

Le match en chiffres :

– Rajon Rondo poursuit sa série de matchs à plus de 10 passes décisives avec ses 15 passes décisives. Il en est à 35. Il compile également 22 points, meilleur total côté Celtics.
– Les Celtics ont marqué exactement 100 points.
– Tiago Splitter a inscrit 23 points (9 sur 11 aux tirs) en sortie de banc.
– San Antonio a commis 18 pertes de balles, dont Boston a profité pour inscrire 18 points.
– Les Spurs ont inscrit au moins 26 points dans chaque quart temps.
– Boston a perdu la bataille des rebonds 41-25.
– Jared Sullinger, meilleur rebondeur des C’s, totalise sept rebonds.
– San Antonio a tiré à 58,4 % au total, à 50 % à trois points et à 73,7 % de la ligne des lancers-francs.
– Les Spurs ont inscrit 58 points dans la peinture.
– Tous les titulaires de Boston ont inscrit au moins 10 points.
– Paul Pierce affiche un 6 sur 6 aux lancers-francs et Rondo un 6 sur 7.
– San Antonio a marqué 17 points à la suite d’un rebond offensif pour un 7 sur 7 aux tirs.

La citation du soir :

Doc Rivers sur le fait que son équipe doive jouer « plus dur » : « Après une défaite,  tout le monde dit « on doit jouer plus dur ». Eh bien, moi je dis qu’on doit aussi jouer plus intelligemment et qu’on doit mieux se couvrir mutuellement, ce n’est qu’à ce moment là qu’on sera tous sur la même longueur d’onde et que nos rotations pourront être plus libres. »

Traduction par Elian Kuhn de « Keys to the game », relecture par Léo Hurlin.

One Comment on “Celtics 100 – Spurs 112 : les faits marquants”

  1. Il reste encore du travail et c'est normal. On intègre pas 10 nouveaux joueurs sans avoir de problèmes ! Mais je reste confiant, ce groupe me plaît, les cadres sont toujours là et le staff fera ce qu'il faudra. Et quand la machine sera en route alors …

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