Bilan individuel : début de saison 2012-13 (partie 1)

Les Celtics ont donc commencé l’année 2013 avec un bilan de 14 victoires pour 16 défaites. L’an passé, après 30 matchs (soit le 19 février 2012, pour cause de saison écourtée) Boston affichait un bilan parfaitement neutre de 15 victoires pour 15 défaites. Et on sait ce qu’il en est ensuite advenu pendant les playoffs. Ainsi, même si le jeu proposé par nos verts fait parfois peur à voir, il ne faut pas oublier qu’il reste 52 matchs à jouer et que Doc Rivers a encore le temps de trouver la bonne formule, avec ou sans transfert. Encore un peu de patience donc.

Comme souvent, Rajon Rondo et les siens ont été tant capables de battre des équipes supposées fortes (les Chicago Bulls, le Oklahoma City Thunder et, dans une moindre mesure, les Brooklyn Nets) que de tomber contre des équipes de bas de tableau (les Detroit Pistons et, plus récemment, les Sacramento Kings). On ne peut donc pas dire que l’équipe ait été très régulière. Mais qu’en est-il de la performance individuelle de chacun ? Retour donc sur les impressions laissées par chaque joueur en cette fin d’année 2012.

Ps : attention, les notations et le texte sont bien entendus complètement subjectifs et n’engagent que moi.

Rajon Rondo, à l’image de cette photo, connait des moments difficiles actuellement.

Rajon Rondo 

Ses moyennes : 37,7 minutes ; 49,7 % aux tirs ; 5,1 rebonds ;11,6 passes décisives ;13,1 points

: Comme prévu, Rondo est le véritable maître d’orchestre de l’équipe. Il fait pratiquement autant de passes décisives que l’an passé (11,7 la saison dernière) et est toujours le meilleur passeur de la ligue, derrière Chris Paul et ses 9,3 passes par rencontre. De plus, comme son pourcentage le montre, il possède désormais un tir à mi-distance légèrement plus fiable (presque 50 % aux tirs cette saison contre 44,8 % l’année dernière), ce qui le rend encore plus dangereux. Son pourcentage sur la ligne a également augmenté (64,1 % pour 59,7 % l’année dernière).

: Son pourcentage aux lancers-francs reste malheureusement insuffisant pour un meneur de jeu, ce qui le pousse peut-être à être un peu moins agressif (il n’en a effet obtenu que 64 lancers lorsque Paul Pierce s’est présenté 180 fois sur la ligne). L’ancien de Kentucky a également tendance à choisir ses matchs, comme en témoigne le dernier match contre les Kings lors duquel il n’a marqué que deux petits points (et 10 passes décisives, mais ça reste un match moyen pour Rondo). De plus, selon moi, le monopole du ballon par Rondo nuit dans certains cas au collectif car le ballon tourne moins et les solutions sont donc plus compliquées à trouver. Son intensité défensive baisse avec les années, il n’est plus aussi agressif sur le porteur de balle que lors de ses premières années dans la ligue et a toujours tendance à trop chercher l’interception, créant par la même occasion des trous dans la défense.

Bilan : 15/20. Même si il garde de nombreuses lacunes, Rajon Rondo reste cependant indispensable à l’équipe et je ne doute pas un seul instant qu’il fera des playoffs (si playoffs il y a) aussi remarquables, si ce n’est plus, que ceux de l’an passé. Sa défense reste néanmoins perfectible.

Paul Pierce

Ses moyennes : 33,8 min ; 43,1 % aux tirs ; 5,4 rbds ; 3,8 pad ; 19,9 pts

: Paul Pierce reste The Truth. Ses statistiques sont globalement similaires à celles de l’an passé, et son apport offensif reste donc indispensable à Doc Rivers et les siens, en témoignent ses deux performances consécutives  à 40 (contre Cleveland) et 35 points (contre Milwaukee) avec une fin de temps réglementaire exceptionnel où il permet à Boston d’arracher la prolongation).

: Comme la plupart de ses coéquipiers, Paul Pierce passe à côté de certains matchs (13 points et 4/20 aux tirs contre Golden State). Mais il semble surtout avoir perdu de sa défense, l’ailier arrivant en effet de moins en moins souvent à contenir son vis-à-vis.

Bilan : 15/20. Paul Pierce est toujours Paul Pierce et à 35 ans, il sait toujours comment marquer, même si les systèmes de Doc Rivers l’y aident bien : l’entraîneur des C’s lui fait en effet profiter de systèmes auparavant destinés à Ray Allen. Toujours aussi précieux dans le money time, il perd quelques points à cause d’une défense en baisse.

Kevin Garnett 

Ses moyennes : 29,1 min ; 51,8 % aux tirs ; 7 rbds ; 2,2 pad ;14,7 pts

+ : Au même titre que Paul Pierce, chaque année Kevin Garnett est « trop vieux », « trop usé » et chaque année il continue d’impressionner. Et cette année ne déroge pas à la règle, si ses statistiques sont légèrement en baisse (mais il joue 2 minutes de moins par rencontre que l’an passé), Kevin Garnett demeure un élément indispensable en défense, et une statistique montre bien son impact sur le terrain : il cumule en effet un plus/minus total de +71, soit le meilleur total de son équipe ! De plus, son tir à mi-distance ultra-fiable et son jeu au poste sont toujours un atout non-négligeable pour l’attaque de Boston.

: Euh… ?

Bilan : 16/20. Kevin Garnett a toujours soif de victoires, et ça se voit. Ses coéquipiers devront néanmoins se montrer à la hauteur de sa hargne et de sa défense si Boston veut au minimum atteindre les playoffs.

Kevin Garnett et Paul Pierce font, pour moi, partie des quatre Celtics (avec Rajon Rondo et Jared Sullinger) à être à la hauteur des attentes placées en eux.

Jason Terry 

Ses moyennes : 30,8 min ; 43,4 % aux tirs ; 2 rbd ; 2,2 pad ; 11,5 pts

+ : Jason Terry est un scoreur et il lui arrive encore de le montrer, comme contre à San Antonio contre les Spurs le 15 décembre (18 points) ou encore contre Minnesota le 5 décembre (17 points).

: Il est clairement trop irrégulier et en dessous des attentes (et de l’argent) placés en lui. Il lui arrive de complètement passer à côté de certaines rencontres (2 points en 25 minutes à Chicago le 18 décembre, 6/19 aux tirs contre Golden State et 1/12 contre les Sixers à Philadelphie le 7 décembre). Ainsi, il marquait 15,1 points de moyenne avec Dallas l’an passé pour seulement 11,5 cette année. Sa défense est également trop poreuse, surtout lorsqu’on connaît la défense d’un certain Avery Bradley.

Bilan : 9/20. J’étais vraiment heureux lorsqu’il est arrivé à Boston mais je dois avouer que je suis particulièrement déçu de ses performances actuelles. Je pense cependant que le « JET » reste sous-utilisé par Doc Rivers et qu’il serait nettement plus efficace balle en main et notamment sur pick&pop avec Bass ou KG. Il a cependant l’expérience des playoffs et je ne doute pas qu’il saura élever son niveau de jeu en temps voulu.

Article écrit par Elian Kuhn, relecture par Léo Hurlin.

(partie 2)