Bradley et Lee, les chiens de garde

Jim Davis/Boston Globe via Getty Images
Jim Davis/Boston Globe via Getty Images

À l’entraînement, Kevin Garnett les surnomme « les pitbulls ». Devant les médias, il préfère le terme « Helter Skelter » (littéralement, toboggan à spirale mais aussi pêle-mêle ou débandade, ndT). Peu importe le terme qu’utilise Garnett pour décrire le duo Avery Bradley – Courtney Lee, le message est clair : leur intensité défensive – sur le porteur de balle en particulier – ressort comme l’un des facteurs majeurs du renouveau des Celtics, en témoigne la série de cinq victoires consécutives.

Le retour de Bradley après sa double opération aux épaules était censé donner un coup de fouet à des Celtics qui en avaient besoin, mais peu de monde imaginait qu’il formerait avec Lee un duo d’arrières avec autant de fougue défensive.

Les deux ont rarement foulé le parquet en même temps sur les six derniers matchs (sept minutes au total), mais les deux se relaient constamment pour mettre la pression. Leur rôle est clair : défendre sur le meilleur arrière adverse. Bradley le fait dès l’entre-deux, puis passe le témoin à Courtney Lee.

Après la victoire de vendredi 103-91 contre les Rockets, KG a tenu à en remettre une couche :

« Je les appelle « Helter Skelter. » Ils nous permettent vraiment d’être une équipe vraiment différente en défense, capable de constamment mettre la pression. Sur le plan défensif, ils sont nos leaders, et on s’en inspire pour les suivre. »

Lee a ensuite été informé des éloges de Kevin Garnett :

« On prend ça comme un compliment. Ça a commencé face à New York, c’était à peu près la première fois qu’avec Avery nous avons pu jouer quelques minutes ensemble. On essayait vraiment de mettre la pression sur le porteur de balle et de les obliger à mettre en place leur attaque avec 16 secondes ou moins restantes, et on a réussi. »

Dernièrement, Bradley et Lee ont tous les deux contribué à limiter le leader des Rockets James Harden à 24 points avec un 9/19 aux tirs vendredi soir, mettant ainsi fin à sa série de 14 matchs consécutifs à plus de 25 unités (record de franchise).

Bradley a admis après coup que Lee et lui peuvent percevoir la frustration sur le visage de leurs adversaires quand ceux-ci essayent de mettre en place leurs systèmes, surtout quand le simple fait de remonter la balle au milieu du terrain devient un véritable challenge.

Pierce reconnaît d’ailleurs que cela pose beaucoup de problèmes aux adversaires, et que Boston recommence enfin à être redouté.

« Leurs efforts défensifs empêchent beaucoup d’équipes de mettre en place les schémas offensifs, ou les obligent à le faire en très peu de temps. Ça coupe totalement le rythme de l’équipe adverse. S’ils continuent à faire ce genre de performances, notre défense va faire des dégâts. »

Autant Bradley et Lee frustrent grandement leurs adversaires, autant ils aiment reproduire cet effort à l’entraînement. La défense que le monde entier peut observer les soirs de matchs sur James Harden ou J.R. Smith par exemple, ces deux là la produisent à chaque entraînement. Mais ils acceptent ce défi, car ils savent qu’ils n’affronteront presque jamais un tel pressing en match.

« On en discute tout le temps, surtout à l’entrainement : on essaye de se sortir du marquage de l’autre et on lutte pour y arriver. On se dit à chaque fois que si on affronte une telle intensité défensive à l’entraînement, les matchs paraîtront plus simples. Nous sommes tous les deux des arrières amenés à jouer meneur de jeu par moments, donc ça ne peut que nous aider à supporter le pressing et à progresser en tenue de balle, » admet Courtney Lee.

N’espérez pas voir les deux arrières fuir leurs responsabilités après leurs récentes performances et leur rôle dans la bonne série des Celtics.

Avery Bradley le confirme :

« C’est notre rôle dans l’équipe, on doit rentrer sur le terrain, jouer dur en défense et transmettre cette énergie. C’est ce qu’on va apporter à chaque match. »


Traduction partielle de l’article d’ESPN « The killer D’s : Bradley and Lee » par Louis Jullien, relecture par Léo Hurlin

2 Comments on “Bradley et Lee, les chiens de garde”

  1. Cet article me fait bander !! N'empêche Harden est un sacré joueur, avoir ces deux sangsues sur le dos est mettre 24 points, respect !

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