Un banc qui a du caractère

Jared Wickerham/Getty Images

Le banc des Celtics – et l’équipe en général – a vraiment manqué de régularité depuis le début de la saison, et les quelques signes encourageants étaient souvent confrontés aux blessures et aux bouleversements fréquents dans la rotation sur les 30 premiers matchs de la saison.

Avec Avery Bradley de retour et le reste de l’équipe presque au complet (Chris Wilcox ayant participé à l’entrainement dimanche), des joueurs comme Jason Terry, Courtney Lee, Jeff Green et Jared Sullinger voient leurs rôles s’accroitre, avec en point d’orgue leur production sur les trois derniers matchs.

Sur ces trois victoires, le banc a totalisé en moyenne 42 points par match, apportant ainsi l’aide au scoring que Rajon Rondo, Paul Pierce et Kevin Garnett attendaient les deux premiers mois de la maison.

« Je crois qu’ils jouent avec beaucoup d’assurance et de caractère, et ils sont une source d’inspiration. C’est un exemple à suivre, un bien bel exemple » savoure Garnett avant l’entrainement de dimanche. « Quand notre banc rentre, ils nous redonnent un bon coup d’accélérateur, donc on est une équipe bien plus équilibrée aujourd’hui. »

Même s’ils ont dû faire face à un retour tardif des Rockets dans la victoire 103-91 vendredi, les Celtics s’étaient mis sur les bons rails dans le deuxième quart-temps sous l’impulsion d’un cinq composé de Terry, Lee, Green, Sullinger et Garnett. A mi-chemin de la période, Boston entame un 10-0, ponctué de deux dunks surpuissants de Green ainsi que de deux tirs longue distance de Terry et Lee. Les Celtics en ressortent avec un matelas de 13 points.

Pendant ce très bon passage, on a pu observer cette attitude à laquelle Garnett fait référence. La brigade du banc – ou le « Gangster Squad », surnom donné par Jason Terry – s’est nourri des efforts de chacun, canalisant cet élan pour tout donner des deux côtés du terrain.

 « Notre banc a plusieurs manieurs de ballons, et puis on a Jared Sullinger, très physique et qui fait le sale boulot et nous permet d’être présents sous les panneaux, observe le Jet. On est teigneux, on est une bande de teigneux et on sait comment on aime jouer : rapide en attaque et sur tous les ballons en défense. »

Le coach Doc Rivers a mis en avant la défense assidue du banc comme principale raison du renouveau des Celtics, ne sachant trop bien que c’est en récupérant la balle rapidement que l’équipe pourra mettre à profit sa rapidité et ses qualités athlétiques. En freinant le rythme de leurs adversaires, les Gangsters se donnent ainsi l’opportunité d’accélérer le jeu et de partir en contre-attaque.

Les efforts défensifs de Terry, Lee, Green et Sullinger ont sûrement un lien avec la présence de Garnett sur le parquet à leurs côtés. KG a ainsi joué avec ces quatre coéquipiers pendant 70 minutes cette saison, écrasant leurs adversaires de 44,4 points sur 100 possessions en moyenne, d’après le site de statistiques toujours aussi complet basket-reference.

Mais même si Garnett participe à l’effort du banc certains soirs, lui et le reste du cinq de départ bénéficient largement des progrès de leurs doublures. Parfois cela se traduit par moins de minutes pour les titulaires, parfois c’est juste de la pression en moins.

« Le banc a été fantastique sur cette série de victoires, » reconnaît Pierce après la victoire de vendredi. « Non seulement ils sont capables de maintenir l’écart, mais ils sont aussi capables de le creuser. Quand je me suis assis sur le banc on était derrière de trois ou quatre points, et quand je rentre à nouveau on mène de dix points. Ça enlève vraiment un gros poids de mes épaules et de celles des autres titulaires quand le banc joue avec autant de confiance, d’acharnement en défense et fait bien tourner le ballon en attaque. »

Dimanche, Terry et Green s’accordaient sur le fait qu’en plus de prendre du plaisir à jouer ensemble sur le parquet, les remplaçants ont à cœur de relayer les titulaires sur des séquences plus longues pour les préserver. Ils utilisent cela comme source de motivation pour la suite.

« Ce sont eux nos chevaux de course, analyse Green. Ils vont nous permettre de rester dans les matchs, d’en gagner pour nous. On veut qu’ils soient frais et, et pour cela nous devons continuer ce que nous faisons, c’est-à-dire mettre la pression sur les remplaçants de l’équipe adverse. J’ai le sentiment qu’avec le banc qu’on a, on peut faire face à n’importe quelle équipe de la ligue. En jouant comme on le fait en ce moment, on fait mal aux remplaçants d’en face. On doit continuer comme ça. »

Traduction partielle de l’article d’ESPN « Bench brigade playing with swagger » par Louis Jullien, relecture par Léo Hurlin

2 Comments on “Un banc qui a du caractère”

  1. On peut dire qu'on les a attendus ! MDR !
    On commence à voir la qualité de travail du staff ! Va falloir continuer comme ça maintenant ! Let's Go Celtics !!!

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