Un calendrier infernal

Un petit tour du côté du calendrier des Celtics nous permet de voir que les C’s vont enchainer 9 matchs sur 11 à l’extérieur.

Pour démarrer, Boston se rend ce soir à Denver pour le premier match d’un road trip en comptant cinq, tous dans la conférence Ouest.

8 victoires et 15 défaites. Voilà le bilan des Celtics à l’extérieur cette année.  Pas vraiment de bon augure donc.

Signe plus encourageant, les Celtics ont battu toutes ces équipes lors de leur venue au TD Garden. On se souvient très bien de la victoire après trois prolongations contre Denver et de la fessée collée aux Lakers dernièrement.

Petit aperçu de ce qui attend nos C’s pendant la semaine qui arrive :

Match 53 : Mardi 19 Février à 21h (03h en France) @ Denver Nuggets.

Denver n’est pas au mieux. Avant d’arriver à Boston les joueurs du Colorado restaient sur 9 victoires d’affilée. Ils sont arrivés au All-Star Break avec trois défaites de rang, toutes subies à l’extérieur face à des équipes de la division atlantique (Boston donc, puis Toronto et Brooklyn).

Pourtant, fidèle à elle même, l’équipe de Denver a inscrit en moyenne 110 points lors de ces trois défaites. Leur faiblesse est donc clairement la défense, avec plus de 115 points encaissés de moyenne sur ces trois rencontres.

Les C’s devront donc appuyer là où ça fait mal, tout en se mettant à l’abri, chose qu’ils n’ont pas réussi à faire la dernière fois. Pour cela, il faudra être en forme.

Le break du All-Star Weekend a sûrement fait du bien aux vétérans des Celtics, même à KG puisqu’il n’a, à sa demande, joué que six minutes lors du match des étoiles. Mais un match à Denver n’est jamais facile. Avery Bradley le souligne lorsqu’on lui demande ce qu’il comptait faire de ces quelques jours de repos :

« Je vais m’entrainer les deux derniers jours, d’autant plus qu’on se rend à Denver. Donc je dois être sûr d’arriver reposé, en bonne forme pour ne pas être fatigué à cause de l’altitude. »

En bon habitué de la ligue, Collins rejoint les propos du jeune arrière :

« On ne peut pas ne rien faire pendant quatre jours, spécialement du fait qu’on aille à Denver et que l’altitude affecte les organismes. »

Le match de ce soir sera tout sauf facile donc : une équipe revancharde et un climat hostile. Ce mot vous semble trop fort ? 22-3. C’est le bilan de Denver à domicile cette saison. De quoi avoir le vertige pour de bon. Cette année les Celtics ont du cran, sont culottés et ne manquent pas d’air. Il ne reste plus qu’à espérer que cela suffise ce soir.

Match 54 : Mercredi 20 Février @ Los Angeles Lakers.

Pas le temps de souffler, le lendemain les Celtics se rendent chez des Lakers toujours sur courant alternatif.

Eux ne jouent pas ce soir, ce qui leur sera sans doute avantageux, mais ils viennent de perdre Jerry Buss. Une terrible nouvelle pour eux, et pour toute la NBA. J’ai le pressentiment que cette triste nouvelle peut fédérer un groupe qui jusque là alimentait plus la rubrique « ragots » que celle des exploits sportifs.

Il reste 30 matchs aux Lakers pour sauver leur saison. Boston était revenu transformé du All-Star Weekend la saison passée pour finir la saison en trombe. J’espère que si les Lakers s’apprêtent à faire la même chose, ils attendront un match de plus avant de lancer la machine.

Mais ce n’est qu’un pressentiment, il se peut tout aussi bien que cela ait l’effet inverse et que le vestiaire explose littéralement. Les Celtics avaient en tout cas trouvé la bonne formule il y a deux semaines, à eux de réitérer cette belle performance.

Match 55 : Vendredi 22 Février @ Phoenix Suns.

Quatre défaites d’affilée et un bilan de 17 victoires pour 36 défaites. L’étape en Arizona du road trip des C’s ne s’annonce pas comme la plus difficile. Il faudra pour cela bien rester concentrés. Les Celtics seront toutefois aidés par un élément extérieur au match en lui-même.

En effet, nous aurons dépassé la date limite des transferts. Les joueurs présents sur le banc lors de ce match seront assurés de l’être jusqu’à la fin de la saison (hors contrats de 10 jours).

Quand on sait le nombre de rumeurs qui circulent autour de l’équipe de Boston, cela devrait donner au vestiaire un peu plus de stabilité. Attention cependant au match piège. Les Celtics aiment le défi, ce qui fait que parfois c’est contre les « petites » équipes que Boston est le plus décevant.

Match 56 : Dimanche 24 Février @ Portland Trail Blazers.

Cinq défaites d’affilée ! Le All-Star Weekend était sûrement le bienvenu du côté de l’Oregon. Damian Lilliard est moins étincelant qu’en début de saison (presque normal pour un rookie), Batum moins tranchant également, et ce sont les Blazers tous ensemble qui passent d’un bilan 20-15 à 25-28 en seulement quelques semaines.

Comme ils affrontent entretemps les Suns et les Lakers (comme les Celtics), nous pourrons statuer plus précisément sur l’état de forme des Blazers au moment de les affronter.

Une chose est sûre, cette année la malédiction des blessures a pris ses quartiers à Boston et non à Portland. Mais les C’s peuvent espérer repartir du Rose Garden avec la victoire. Les Blazers n’aiment en effet que moyennement jouer le dimanche : deux victoires pour cinq défaites (statistique implacable qui assure aux C’s un avantage psychologique certain !).

Mais attention, avec 17 victoires pour huit défaites à domicile, revenir de Portland avec une victoire n’est jamais facile.

 Match 57 : Lundi 25 Février @ Utah Jazz.

Deuxième back-to-back de ce road trip, cette fois face au Jazz de l’Utah.

Capables de sombrer défensivement et de prendre 120 pions par les Kings, ils sont également capables de livrer de solides prestations comme lors de cette victoire face au Oklahoma City Thunder.

Là encore, les C’s se rendront chez une équipe très à l’aise dans sa salle : 20 victoires pour seulement six défaites. C’est une tradition du côté de Salt Lake City : on ne se laisse pas passer sur le corps devant son public. Fatigués des voyages et du match de la veille, ce sera certainement le match le plus compliqué à gérer pour les Celtics.

Le Jazz sera-t-il le même qu’aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr car des joueurs comme Jefferson et Millsap sont régulièrement évoqués dans les rumeurs de transferts. S’ils arrivent à récupérer un bon arrière en échange d’un de leurs intérieurs, ils seront d’autant plus redoutables à affronter.

On l’aura compris, ce n’est pas un paisible périple qui attend les joueurs des Celtics. Ils peuvent cependant compter sur un état d’esprit irréprochable depuis leurs déboires. Terry est d’ailleurs optimiste. Voilà ce qu’il affirmait avant les événements de Houston ce weekend :

« Cette série nous a clairement permis d’évacuer toute la frustration des blessures à répétition. Barbosa en a été la dernière victime. Mais en bon vétéran que je suis dans cette ligue, je dois prendre du recul quelques instants, recharger les batteries, et me tenir prêt pour cette série magique. Car ça va vraiment être magique, et nous y croyons tous. »

Je ne m’attends pas à un sans faute des Celtics. A vrai dire, j’imagine même que Boston s’en sortira avec deux victoires et trois défaites. Un résultat honnête pour une équipe n’est pas la plus à l’aise à l’extérieur, le dernier road trip à l’Ouest ayant été catastrophique. Boston aurait un bilan de 30 victoires et 27 défaites.

Et vous, qu’attendez-vous de ces cinq matchs compliqués ?

Article rédigé par Louis Jullien

2 Comments on “Un calendrier infernal”

  1. Les défaites de denver contre toronto et brooklyn étaient quand même sans Iguodala (leur meilleur défenseur) et Gallinari (leur meilleur marqueur). En fait c'est l'altitude qui fait qu'il est très compliqué d'aller gagner à denver mais je suis confiant malgré tout, les vieux celtics reposés peuvent faire un beau road trip!

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