Boston allergique aux voyages ?

86-87 contre la Nouvelle Orléans. Les Celtics ont de nouveau subi une défaite à l’extérieur contre une équipe du bas de classement hier soir, gâchant une avance de plus de dix points (encore une fois) et laissant le rookie Anthony Davis mettre la claquette de la gagne à trois dixièmes du buzzer.

Ces défaites sont inexcusables, et cette équipe de Boston – atrocement médiocre hors de ses terres – pourrait bien s’en mordre les doigts au moment de faire le bilan à la fin de la saison, tant le classement de la conférence Est est serré.

Boston en est maintenant à 12 victoires pour 21 défaites à l’extérieur cette saison. Ces défaites comprennent :

– deux défaites contre les Bobcats (derniers de la ligue)

– deux défaites dont celle de mercredi contre les Hornets (derniers de la conférence Ouest)

– 5 autres défaites contre des équipes à moins de 50% de victoires et non qualifiées pour les playoffs : Détroit, Philadelphie, Sacramento, Cleveland et Portland.

Gagner à l’extérieur est absolument impératif en playoffs, d’autant plus lorsque l’on n’a pas l’avantage du terrain, situation dont les Celtics semblent s’accommoder (c’est du moins ce que ce genre de match laisse penser).

Malgré cela, gardons à l’esprit la liste des équipes playoffables que Boston est allé battre chez elles :

Indiana, New York, Brooklyn, Atlanta, Chicago, Milwaukee.

Ainsi si les Celtics gagnent à Miami le 12 avril, ils auront battu au moins une fois chacune des équipes qualifiées pour les playoffs dans la conférence Est. Avec encore 15 matchs à disputer cette saison, Boston possède un bilan de 6 victoires pour 5 défaites quand ils se rendent chez un de leurs sept adversaires potentiels de l’Est.

Il faut voir le bon côté des choses : au moins, ils n’auront pas à jouer les Bobcats ou les Hornets en playoffs.

Cette boutade ne doit pas enlever de vue la piètre performance d’hier soir. Il y a clairement un problème de motivation et de concentration dans cette équipe des Celtics. Et, d’une certaine manière, ils n’ont pas encore intégré le fait qu’ils ne sont pas assez forts pour simplement choisir quand vraiment jouer ou non.

Boston est ainsi apparu très crispé contre la Nouvelle Orléans, shootant à 60% en première mi-temps et menant de 13 points au début du troisième quart-temps.

Puis, les Celtics se sont effondrés.

Tous les fans de Boston ne savent que trop bien ce qui s’est passé par la suite. Quand vous vous moquez des dieux du basket, ils vous punissent. Et ils punissent fort.

Même après un ultime come-back à six minutes du terme après avoir compté jusqu’à neuf points de retard (Paul Pierce marquant 11 points en moins de quatre minutes), les Celtics ont déjoué défensivement dans les derniers instants. Forts d’une avance de trois points, Pierce a bêtement fait faute sur la tentative de Ryan Anderson derrière l’arc.

Les dieux du basket ont continué de jouer encore un peu avec Boston, Ryan Anderson ne rentrant que deux de ses trois lancers.

1’35’’ à jouer et Boston domine d’un point leurs hôtes d’un soir.

Mais ce n’était que pour mieux porter le coup fatal. Les Hornets ont eu une chance supplémentaire de passer devant sur la dernière possession après que Pierce eut raté son ultime tir de la soirée. Le suite était écrite : sur un shoot raté de Gordon, Davis venait conclure le match d’une claquette sur le dos de Kevin Garnett qui aurait préféré meilleure issue à son retour.

C’est un Doc Rivers dépité qui s’est présenté devant la presse :

« On mérite ce qui nous arrive. Ça fait trois ou quatre fois et personne ne retient la leçon. »

Il faudra pourtant que quelque chose change. Le road trip de Boston se poursuit vendredi et samedi contre Dallas d’abord, puis Memphis.

Boston marque le pas parmi les playoffables à l’est. Seulement trois matchs et demi séparent les Celtics du quatrième Brooklyn (avec un face-à-face à jouer), mais les difficultés de Boston à l’extérieur ne plaident pas en la faveur d’une quelconque éclaircie.

La question est désormais de savoir si ces déboires loin du TD Garden vont coûter cher aux Celtics en playoffs. Aussi pathétique que possible lors d’une soirée comme celle d’hier, Boston arrive cependant à garder sa concentration quand l’enjeu le demande (au moins contre des équipes de sa propre conférence).

Ce qui inquiète le plus à propos de la défaite d’hier n’est pas le score final, mais bien la manière dont les Celtics se sont effondrés à l’image de Jeff Green (11 de ses 13 points en premier quart), le non match de Terry (0 points avec un 0/5 en 20 minutes), les difficultés au rebond en seconde mi-temps (30-12 pour les Hornets sur la période), et le peu de jeu offensif proposé quand Paul Pierce n’est pas là pour s’occuper de la distribution du ballon.

Il reste moins d’un mois de saison régulière pour corriger ces défauts. Heureusement pour Boston, ceux-ci ont tendance à disparaître d’eux-mêmes quand ils jouent des matchs « qui comptent ». Si ce n’est pas le cas, les joueurs des Celtics pourront faire un golf avec ceux des Hornets assez rapidement.

Traduction de l’article de ESPN « Road is where the hard is » par Louis Jullien, relecture par Léo Hurlin

One Comment on “Boston allergique aux voyages ?”

  1. Triste article mais terriblement vrai, malheureusement ça va être mission impossible les PO quasiment, sans Rondo qui plus est, on va prendre cher à l'extérieur…
    Le banc hier a été ultra mauvais, pourtant Green partait sur ses standards du match contre le Heat, j'parle même pas de Terry… Bref sauf miracle pour moi en PO à mon grand désespoir on va faire un ptit tour et vacances si rien ne change..

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