Boston vs New York : une série indécise ?

Nous y sommes enfin. Après une saison forte en émotions et riche en rebondissements du côté des Celtics, les playoffs démarrent ce samedi pour les joueurs de Doc Rivers. L’adversaire est connu depuis quelques matchs déjà : ce sont les New York Knicks qui se présenteront en premiers sur la route des hommes en vert.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les C’s et les Knicks ne se sont affrontés qu’une seule fois en playoffs sur les 22 dernières années. C’était il y a deux ans, avec un sweep signé Boston au premier tour. Depuis, les situations des deux clubs ont bien changé, le cru 2012-13 aura ce parfum particulier d’un passage de témoin. En effet pour la première fois depuis la saison 1993-94, ce sont les Knicks qui ont récupéré la couronne de la division Atlantique. Les hommes de Rivers ne sont même pas dauphins dans leur division puisque les Nets sont également devant eux. C’est donc en tant que troisièmes de division et septièmes de leur conférence (du jamais vu dans l’histoire de la franchise) que les Celtics attaquent la « vraie saison ».

Affrontements cette saison :

L’avantage est aux Knicks (1-3 sur l’ensemble de la saison). Une première depuis la saison 2003-04.

7 janvier : Boston @ New-York (102-96)

Tout le monde attendait ce premier choc de la saison entre les deux équipes. Souvenez-vous : au match précédent, Rajon Rondo pousse l’arbitre à Atlanta et David Stern infligera un match de suspension au meneur. C’est donc sans leur métronome que les C’s se rendirent au Madison Square Garden.

Le match tint toutes ses promesses : de la tension (Carmelo et KG au bord de l’expulsion, Chandler et Sullinger qui se cherchent un peu), du suspense et une défense acharnée des Celtics (Bradley qui effectue son quatrième match de la saison, Pierce qui limite Carmelo à 6/26 aux tirs).

L’adresse des C’s était aussi au rendez-vous ce jour là (53% aux tirs, 90% aux lancers).

Garnett a montré la voie dès le début du match avant que Pierce ne se réveille en seconde période et scelle la victoire des siens en fin de match.

Sur l’intensité, la volonté (et le résultat), c’est un match dont les Celtics doivent grandement s’inspirer pour la série qui s’annonce.

24 janvier : Boston vs New-York (86-89)

Cette fois-ci, Carmelo et KG ont fait la paix tandis que Rajon Rondo est bel et bien présent. Pour fêter ses retrouvailles avec l’équipe de NY, le lutin vert se fend de son 27ème triple double en carrière. Insuffisant cependant face à Carmelo Anthony qui inscrit la bagatelle de 28 points et au bel apport de Amare Stoudemire en sortie de banc qui finit en double double (15 points, 10 rebonds).  Il faut préciser que l’adresse extérieure des Celtics était aux abonnés absents, avec seulement 16% d’adresse derrière l’arc.

C’est alors la cinquième défaite d’affilée des verts. Cependant, après deux défaites inexcusables contre les Cavaliers et les Pistons, une défaite de 3 points contre une équipe en forme et bien placée apparaît comme plus « digne » de ce dont sont capables les Celtics. On était alors loin de se douter qu’il ne restait qu’un match à jouer pour Rajon Rondo.

A ce moment là de la saison, les bilans des deux équipes reflètent déjà ce passage de témoin dont nous parlions un peu plus tôt : 20-23 pour des C’s qui se cherchent, et 26-15 pour des Knicks qui semblent enfin avoir trouvé la bonne formule.

26 mars : Boston vs New-York (85-100)

Les Knicks jouent sans Tyson Chandler, les Celtics sans Kevin Garnett et Courtney Lee (en plus des blessés longue durée).

Boston sort à ce moment-là d’un énième road trip raté sur la conférence Ouest. Ce match ne va en aucun cas les rassurer. Il est en effet difficile de gagner tout en laissant Carmelo Anthony scorer 29 points (à 33% aux tirs) et gober 8 rebonds, associé à un J.R. Smith qui y va de ses 32 points et 7 rebonds.

Côté vert ? 19 balles perdues, 15 rebonds offensifs laissés à l’adversaire et un banc qui se fait largement dominer (19 points contre 47 pour celui des Knicks). Jeff Green tente tant bien que mal de porter son équipe en profitant de sa place de titulaire (19 points, 10 rebonds, 4 passes) mais cela fait trop peu contre un adversaire qui joue toujours contre Boston avec un petit supplément d’âme :

« On veut battre Boston. Soyons francs. On veut battre Boston à chaque fois. Plus que n’importe qui, nous voulons les battre, eux. Et quand on y arrive, c’est un sentiment très agréable », déclarera Carmelo Anthony après le match.

C’est la première fois depuis 2006 que les Knicks arrivent à prendre un match à Boston au TD Garden. Encore un signe du changement qui s’opère dans la division Atlantique.

Les hommes en vert ont l’occasion, cinq jours plus tard, de prendre leur revanche et de finir l’année avec un bilan équilibré contre les pensionnaires de la Big Apple.

31 mars : Boston @ New-York (89-108)

Malheureusement pour Boston, le match ne prend pas la tournure espérée.

Avery Bradley connaît rapidement des problèmes de fautes (il finira d’ailleurs le match sur le banc avec 6 fautes en 23 minutes de jeu). Sans leur chien de garde et sans Garnett (blessé), les Celtics n’arrivent pas à limiter l’adresse des locaux.

Résultat : 6 joueurs des Knicks à 10 points ou plus avec une adresse à 3 points insolente (52%) symbolisée par Chris Copeland qui finit le match avec 22 points – dont un 3/3 longue distance.

Pour les Celtics, c’est encore une fois Jeff Green et Paul Pierce qui sortent du lot avec respectivement 27 points à 71% aux tirs et 24 points 15 rebonds pour « The Truth ».

Le reste des titulaires cumule un très faible 6 points, 7 rebonds et 3 passes sur le match.

New York en est alors à 8 victoires d’affilée et semble monter en puissance sur cette fin de saison (ce qui se confirmera).

Du côté des Celtics, on semble résigné à finir la saison entre la 6ème et la 8ème place de la conférence Est. Les petits pépins physiques obligent le Doc à gérer le temps de jeu de ses pièces maitresses tout en faisant d’avantage jouer les « nouveaux » que sont White, Randolph, Williams et Crawford.

Statistiques (pour les amoureux des chiffres) :

– Carmelo Anthony ne shoote qu’à 35% sur l’ensemble de ces quatre confrontations. Boston est, sur l’ensemble de la saison, la troisième équipe à le limiter de la sorte derrière Golden State et Sacramento (avec seulement 2 et 1 confrontations contre ces équipes). Jeff Green et Paul Pierce arrivent souvent à contrecarrer les plans de Melo, mais celui-ci s’en sort la plupart du temps en allant chercher des fautes et donc des lancers en attaquant le cercle.

– J.R. Smith présente de belles moyennes contre Boston : 20 points et 7 rebonds cette saison.

– Jason Terry, quant à lui, ne s’est pas vraiment montré à son avantage face aux Knicks, cumulant 5,5 points, 2 passes et 2 rebonds de moyenne. Bass ne fait pas beaucoup mieux avec 5,8 points et 4 rebonds de moyenne.

– Paul Pierce confirme qu’il aime jouer face à Carmelo et ses Knicks, avec 21,5 points, 7,5 rebonds et 4,8 passes de moyenne.

– Jeff Green semble marcher dans les traces de son capitaine, avec des moyennes plus que respectables : 17,8 points, 6,5 rebonds et 2,5 passes.

– Les Knicks sont l’équipe qui a, en un match, inscrit le plus de trois points contre Boston cette saison : 14.

– Kevin Garnett n’a disputé que deux matchs cette saison contre les Knicks et tourne en double double avec 13 points et 11 rebonds de moyenne.

Avantage : Knicks

Affrontements en playoffs :

Depuis 1990, les Celtics et les Knicks ne se sont affrontés qu’une seule et unique fois. C’était il y a deux ans.

Ray Allen était encore là. Jermaine O’neal était dans le cinq de départ avec Glen Davis et un certain Jeff Green végétait sur le banc.

En face, Chauncey Billups, Landry Fields et Ronny Turiaf entouraient Melo et Stoudemire, alors à 100% de ses moyens. Malheureusement pour les Knicks, Billups ne disputera que le premier match.

Le résultat lourd et sans appel (4-0 pour les Celtics) ne reflète pas exactement la série.

En effet, les deux premiers matchs au TD Garden avaient été très serrés (2 et 3 points d’écart) et l’arbitrage contesté. Sur les deux suivants, des Celtics en roue libre avaient mis un terme à la saison de Knicks diminués (Stoudemire cramé), un peu résignés et qui retrouvaient les playoffs après de nombreuses années d’absence.

Il faut dire que côté Celtics, le danger venait de quatre joueurs majeurs. Il suffit de regarder les moyennes de ces derniers sur la série pour s’en rendre compte : Kevin Garnett : 15,5 points et 11, 3 rebonds. Ray Allen : 22 points et 4,5 rebonds. Rajon Rondo : 19 points, 12 passes et 7,3 rebonds. Paul Pierce : 22,3 points et 4,3 rebonds.

En face, Carmelo Anthony est le seul à marquer plus de 15 points de moyenne avec 26 unités.

Puisque nous ne pouvons pas nous baser sur d’autres séries récentes, prenons le temps de regarder ce qu’ont fait les deux équipes lors des cinq dernières saisons régulières NBA (le chiffre entre parenthèses représente le classement des équipes au sein de la conférence Est) :

Année : Celtics (X) vs Knicks (X)

– 2012 : Finale de conférence (4) vs 1er tour (7)

– 2011 : Demi-finale de conférence (3) vs 1er tour (6)

– 2010 : Finale (4) vs non présents (11)

– 2009 : Demi-finale (2) de conférence vs non présents (14)

– 2008 : Titre (1) vs non présents (14)

Les faits sont les faits : depuis 2008, cette saison ne marque que la troisième apparition des Knicks en playoffs. Pire encore : lors des deux dernières années, ils n’ont gagné qu’un seul match de playoffs.

Toutefois, ils présentent cette année le deuxième bilan de la conférence Est et auront l’avantage du terrain. On peut par ailleurs supposer que la présence de certains vétérans aura un impact positif sur cette « faiblesse » des Knicks en post-season.

Dans le même laps de temps, les Celtics ont toujours connu les playoffs et n’ont jamais été éliminés au premier tour. Cependant, ils n’avaient jamais démarré les joutes de fin d’année plus bas qu’à la quatrième place de la conférence.

Cette année, les problèmes de blessures et de jeu inquiètent. N’oublions néanmoins pas que, comme souvent, les joueurs rappellent que la véritable saison ne démarre que samedi et que des joueurs comme Pierce et Garnett ont l’expérience de ces grands rendez-vous.

Avantage : Celtics

Deux équipes de vieux ?

L’équipe de Boston est décrite depuis quelques années comme une équipe de vieux. En y regardant d’un peu plus près cette saison, cette étiquette est largement à nuancer : les Celtics n’ont que la neuvième moyenne d’âge la plus élevée de la ligue. Les premiers de la catégorie ? Les Knicks !

Dans l’effectif de New York, Marcus Camby, Jason Kidd, Kenyon Martin, et même le rookie Pablo Prigioni ont tous plus de 35 ans. En fait, Iman Shumpert est le seul joueur des Knicks à avoir moins de 27 ans !

Côté C’s, Kevin Garnett est le plus ancien avec ses 36 ans, et il ne sont que quatre à être trentenaires (KG donc, Pierce (35), Terry (35) et Wilcox (30)). D’ailleurs, pour comparer avec les Knicks, ils ne sont que cinq à avoir plus de 27 ans.

L’avantage de New York réside dans le fait que ses principales armes (Anthony, Stoudemire, Smith, Chandler) ont tous entre 27 et 30 ans. Ils sont donc normalement  au top de leur forme physique (hors blessure) et digèrent mieux les minutes passées sur le parquet.

Avec Kevin Garnett et Paul Pierce, les fondations des Celtics ont quelques années de plus que celles des Knicks. C’est d’autant plus vrai que Rajon Rondo ne sera toujours pas remis de sa blessure.

Cependant (et c’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles les C’s paraissent meilleurs en playoffs), il n’y a pas de back-to-back en play-offs. La façon dont s’enchaînent les matchs permet donc aux vieilles jambes de se reposer un peu avant l’affrontement suivant.

Avantage : égalité

Infirmerie :

Rondo. Bien évidemment, c’est le premier nom qui vient quand on pense aux absents de cette série. Et pourtant il est loin d’être le seul.

Toutefois, Rajon avait laissé une telle impression lors des derniers playoffs en haussant son niveau de jeu de manière significative qu’il est évident qu’il manquera très fortement aux joueurs du Massachussetts.

Le très prometteur rookie Jared Sullinger et son sens aigu du rebond feront aussi défaut. Leandro Barbosa ne faisant plus partie du groupe, il n’y a pas d’autres blessés graves à déplorer.

Par contre, Pierce, Garnett, Lee, Bradley, Wilcox, ont tous connu quelques pépins physiques cette saison.

Le retour de Garnett dernièrement a fait beaucoup de bien au secteur intérieur des C’s. L’influence qu’il a sur ses coéquipiers quand il est sur le terrain va au-delà des simples statistiques. D’ailleurs, Pierce le dit lui même :

« On n’ira nulle part sans Kevin Garnett. »

Les Knicks ont une infirmerie bien chargée également, conséquence directe de l’âge de certains joueurs : Martin, Camby, Stoudemire, Chandler et Prigioni sont ainsi sur la touche ou viennent juste de revenir. Le secteur intérieur des Knicks est donc très touché. Cela a obligé Mike Woodson a décaler Carmelo au poste 4, transition que le joueur a effectuée brillamment.

Avantage : égalité

La forme du moment :

Autant le dire d’entrée de jeu : Les Knicks n’ont perdu que deux de leurs 18 derniers matchs. Anthony et Smith sont en pleine bourre.

New York a récemment signé Quentin Richardson et Earl Barron, en remplacement de Rasheed Wallace qui a officialisé sa retraite. Barron, pour le dernier match de la saison, a cumulé 11 points et 18 rebonds face à une équipe des Hawks largement plus intéressée par le repos que par la victoire. Dans ce même match, Chris Copeland a inscrit 33 points. Le Copeland qui a martyrisé Boston toute la saison.

Malheureusement pour les Knicks, Prigioni s’est fait une blessure à la cheville et ne sera peut-être pas rétabli pour l’ouverture des hostilités.

Côté Celtics, c’est plus compliqué : Le bilan des derniers matchs est de sept victoires pour 11 défaites.

Même si aucune blessure nouvelle n’a été décelée, il est clair pour tous ceux qui suivent Boston que Doc a privilégié le repos et la santé de ses joueurs. Garnett et Terry n’ont pas joué le dernier match à Toronto, tandis que Green, Pierce et Bass ont peu joué. On peut néanmoins s’attendre à voir nos Celtics dans le rythme : Doc leur a concocté deux entraînements très intenses avant le début de la série.

Avantage : Knicks

Le coaching :

Le jeu de New York n’est un secret pour personne. Woodson a du composer avec les diverses blessures des Knicks et a su modifier son plan de jeu : ainsi, les Knicks ont mis en place lors de la fin de saison un sytème en fer à cheval pour compenser les blessures du secteur intérieur. Ils sortent d’une saison solide et le doivent beaucoup aux ajustements réussis de Woodson. Melo en poste 4, Copeland pivot ou encore Kidd arrière ont été des choix de coaching contraints ou délibérés, mais payants.

L’infirmerie de New York s’étant vidée, le fer à cheval sera probablement remis au placard ou utilisé en dernier recours pour se libérer d’une défense solide des Celtics. Évidemment, certaines constantes restent : du catch and shoot, de l’isolation à outrance et un feu follet : J.R. Smith.

Et si certains fans des Knicks nous ont confié avoir peur que leur jeu basé sur le trois points se casse les dents sur la défense des verts, pour nous, l’interrogation concernant les Knicks porte plus sur leur défense que sur leur attaque.

Même si l’équipe de la Big Apple a nettement progressé en défense (par exemple avec le retour de Shumpert) ces derniers mois, un vrai casse-tête se présente devant Mike Woodson.

En effet, côté vert, Rivers a récemment inséré Jeff Green dans le cinq majeur – preuve que la rotation parfaite n’a pas été trouvée dès le premier jour. Green a livré une deuxième partie de saison très intéressante. Impressionnant de facilité, on se demande qui côté Knicks pourra défendre sur lui alors que Pierce et Garnett seront à ses côtés.

Pourtant, si Green étincèle et bien que Brandon Bass semble enfin retrouver son niveau de l’année dernière, pas mal d’interrogations subsistent sur cette décision. Plusieurs voix n’hésitent pas à remettre en question ce changement de titulaires effectué par Doc.

Certains pensent en effet que afin de limiter l’impact de Smith et de Melo, un cinq Bradley – Lee – Pierce – Green – Garnett serait plus efficace qu’un cinq avec Bass titulaire au poste 4 et Pierce à la place de Lee.

Toutefois, le cinq annoncé actuellement (avec Bass, donc) n’a même pas joué une seule seconde ensemble face aux Knicks. Difficile donc de se faire une opinion, d’autant que Bass avait très bien défendu sur LeBron James lors des playoffs 2012 et qu’il sera donc cette fois-ci aidé de Jeff Green pour limiter Carmelo Anthony, un véritable aimant à fautes.

Quoi qu’il en soit, Doc Rivers a dernièrement déclaré au sujet de sa rotation :

« Dans le passé, nous avons bâti des équipes où seuls neuf joueurs se dégageaient du lot. Ce n’est pas le cas cette année. Je peux vous garantir que dès le match 3, notre rotation aura déjà changé. »

Si l’on s’attend à voir Shavlik Randolph en tant que premier intérieur de la rotation, lui qui a vraiment donné de très bonnes minutes, on doute par contre que White ait des minutes. Wilcox est toujours devant lui dans la rotation, et à moins que les Celtics se retrouvent décimés par les blessures, White ne devrait pas beaucoup voir la couleur du parquet. Sa dernière prestation (8 points à 2/7 et 3 rebonds en 28 minutes) contre Toronto ne penche pas en sa faveur.

Sur les lignes extérieures, même constat pour Williams (même si ses statistiques de 12 points à 6/14, 5 passes décisives et 4 rebonds en 28 minutes face aux Raptors sont encourageantes). Derrière Lee le chien de garde, Terry l’homme des moments chauds (qui va, on l’espère tous, se relancer), Crawford l’électron libre, à quoi peut-il s’attendre ? Doc a vanté sa qualité de passes et sa vision du jeu, tout en martelant qu’il devait maîtriser les systèmes sur le bout des doigts.

La barre est donc très haute pour celui qui, s’il satisfait aux exigences du Doc lors des entraînements, pourrait passer du temps sur le parquet en tant que point-forward, vu son physique. C’est cependant loin d’être certain.

New York débarque donc avec plus de certitudes que Boston, mais nous n’avons probablement pas encore vu le meilleur de nos Celtics cette saison. Eux qui parlaient de playoffs avant même d’y être vont avoir l’occasion de joindre l’acte à la parole, et nul doute que le grand coach qu’est Rivers n’a pas encore utilisé ses meilleurs systèmes.

Avantage : égalité

Le mental :

On a pu lire beaucoup de déclarations confiantes des deux côtés. Beaucoup d’observateurs pensent que Melo va porter son équipe jusqu’aux sommets. Lui-même veut, plus que tout le monde, battre Boston. Derrière Anthony, c’est l’ensemble des Knicks qui se sent vraiment prêt pour que cette année soit la bonne.

Cependant, New York devra faire attention car les spécialistes du trashtalk que sont Garnett, Pierce et Terry n’ont certainement pas grillé toutes leurs cartouches en saison régulière et les fautes techniques pourraient pleuvoir jusqu’à pénaliser grandement les équipes. Des joueurs comme Tyson Chandler, Carmelo Anthony et J.R. Smith ont ainsi montré plusieurs signes d’agacement durant les confrontations de cette saison.

Il est certain que des compétiteurs comme Pierce, Garnett, et Terry ont encore de la réserve pour tenter de faire sortir les Knicks de leur match. De ce point de vue, Doc Rivers résume à la perfection ce à quoi joueurs, analystes et fans doivent s’attendre :

« J’adore les playoffs. C’est une guerre des nerfs, un test mental, ça se joue à l’équipe qui est la plus unie et la plus concentrée. Chaque équipe fera toujours tout son possible pour sortir son adversaire du match. »

Les Celtics ne manquent pas d’orgueil, on le sait. Ils ne manqueront pas non plus de motivation, avec ces événements qui ont frappé le cœur de Boston lundi 15 avril. Des attentats qui ont touché à un symbole de la ville et qui ont profondément affecté les Celtics, comme l’ensemble des habitants de la ville et des États-Unis.

Un drame qui agira comme une motivation supplémentaire pour les joueurs, comme l’indiquait à WEEI Doc Rivers :

« Ce qui s’est produit restera dans nos esprits. Ce n’est pas quelque chose que nous devons oublier. Cela fait désormais partie de nos vies. »

Enfin, les Celtics voudront, comme souvent, faire taire tous ceux qui les enterraient.

Avantage : Celtics

Maintenant, à vous de faire votre choix :

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L’intégralité du calendrier est à retrouver sur notre onglet Calendrier & Résultats.

Article écrit par Louis Jullien et Léo Hurlin

12 Comments on “Boston vs New York : une série indécise ?”

    1. Merci, il nous a pris du temps et on a essayé de ne pas la jouer subjectif. Donc venant de toi qui suis également les Knicks, ça fait plaisir !

  1. Oui, cette série s'annonce magnifique, quelle qu'en soit l'issue.

    Merci d'avoir lu et de nous soutenir toujours autant.

    1. Merci, c'est très motivant. Surtout, il ne faut pas hésiter à nous signaler des erreurs, des omissions, des choses moins lisibles que d'autres…

      Au passage, tu as posté le 200e commentaire sur le blog, félicitations 😉

  2. Je me souviendrais toute ma vie de ce premier game de la saison du 7 janvier étant dans les gradins du Madison Square Garden. Pierce et Garnett nous avaient portés une bonne partie du match, Bradley et Sully avaient été parfait dans leur rôle.

    Pour la série, il va être dur de contenir Melo, mais si Boston contient le reste de l'équipe, ça peut passer. Il y largement la place de passer pour ce premier tour. En 6 ou 7 matchs, probablement.

    Bon playoffs à toute la Green Team et le Team Celtics! (Et bien entendu, bravo la team pour cet excellent article).

  3. On n'est pas passé loin de l'exploit … mais PP34 nous a sorti son plus mauvais match au plus mauvais moment … aussi je me demande si les déclarations de Ainge n'ont pas eu un impact juste avant ce match capital …
    J'espère que l'on va garder nos anciens pour une dernière saison, sans blessé ça reste une team très compétitive et comme ça on aura un max de marge pour l'été 2014. Encore faut-il que KG et PP repartent pour une dernière danse.

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