Brad Stevens en apprentissage

Brad Stevens va vivre ce soir sa première rencontre en tant qu’entraineur NBA (contre les Toronto Raptors au TD Garden, 1h30 heure française). Le remplaçant de Doc Rivers a auparavant été à la tête de Butler, une équipe universitaire qu’il a coaché durant six saisons (2007-2013). Cependant, s’il s’agit toujours de marquer plus de points que l’équipe adverse, certaines choses changent. Il profite donc des matchs de fin d’entraînement pour permettre à ses joueurs de trouver des automatismes mais également pour se mettre en condition.

« Ces matchs permettent bien sûr aux joueurs de se remettre dans le bain et notamment de revivre ces situations de fin de match durant lesquelles faut réfléchir, exécuter une stratégie mise en place durant un temps-mort et toutes ces choses. Mais c’est aussi pour moi. Pour m’habituer aux fins de matchs en NBA. C’est vraiment différent de la NCAA. Par exemple si mon équipe mène de 2 points et qu’elle met un lancer franc avec trois secondes restantes, l’autre équipe doit traverser tout le terrain, qu’elle prenne un temps mort ou non. Ici ce n’est pas le cas. Cela change pas mal de choses. »

Le calendrier est également totalement différent. Ici, on joue 82 matchs en 6 mois tandis qu’une équipe universitaire joue environ 30 matchs sur 4 mois. Sans compter les déplacements à travers tout le pays, ce qui pose notamment des problèmes au niveau du sommeil.

« Je parle à qui que ce soit pouvant nous aider. Lorsque j’entraînais à Butler, nous avions un spécialiste de la nutrition sur lequel nous pouvions nous reposer, ici nous avons un nutritionniste, c’est fantastique. Il y a un médecin de Boston qui travaille avec nous sur le sommeil depuis longtemps, mais il ne nous dit pas d’obliger les gars à se coucher et à se réveiller à telle heure. Il nous aide plutôt à faire un emploi du temps selon les déplacements, lorsque par exemple nous sommes sur la côte Ouest et que nous revenons, à déterminer nos heures d’entrainement et à avoir un certain rythme du point de vue du sommeil. C’est compliqué avec le calendrier NBA, mais on essaye de faire le mieux possible. »

Alors, où en est-il de son apprentissage ? Réponse ce soir.

Par Elian Kuhn. Source : ESPN Boston

Crédit photo : Kevin Armstrong.