Pressey d’en découdre

L’une des meilleures surprises de cette pré-saison chez les Celtics s’appelle Phil Pressey. Le meneur de jeu non-drafté l’été dernier a convaincu tous ses coéquipiers. Le nouveau coach Brad Stevens a aimé ce qu’il a vu.

C’est ainsi que par ses performances, Pressey est passé d’un simple invité de ligue d’été à détenteur d’un contrat portant sur trois ans, avec la première année garantie. Alors que le fait d’être le seul véritable meneur de jeu en bonne santé ne promettait en aucun cas à ce jeune joueur de 22 ans d’entrer dans la rotation des Celtics, son aisance sur le terrain a peut-être définitivement convaincu son entraîneur.

« Il a montré plein de belles choses, reconnaît Stevens. Je pense que, par moments, sa présence nous a permis de jouer notre meilleur basket. Parfois il a été moins bon, mais on pouvait s’y attendre, car c’est un jeune joueur. Mais je le dis depuis le départ, ce gars-là travaille dur. Il veut progresser. Ce n’est pas un hasard s’il en est là aujourd’hui. Il est bon, c’est un bosseur, et il est facile à coacher. Tout cela paie forcément, et on a pu s’en apercevoir pendant la pré-saison. »

Pressey a disputé six matchs, jouant 18,8 minutes en moyenne pour 4,8 points et 4 passes décisives par match. Peut-être que l’absence de véritable meneur dans le groupe (en attendant le retour de Rondo) n’a fait que souligner ses qualités de gestionnaire et de distributeur, permettant à Boston de développer un jeu plus fluide.

Un doute subsiste sur son tir à mi-distance. Son irrégularité dans ce domaine mènera surement les équipes adverses à lui laisser de l’espace pour le laisser tirer, un peu comme elles le faisaient avec Rondo avant ses progrès récents dans l’exercice. La comparaison s’arrête là. Pressey n’est probablement pas un futur All-Star, mais pour un joueur que 30 équipes ont boudé (deux fois !), il se voit offrir l’opportunité d’avoir un rôle dans la rotation de Boston en ce début de saison. Pressey prouve qu’il a sa place dans cette ligue, et joue comme si personne ne pouvait en douter.

« Un joueur de sa taille doit forcément avoir un tant soit peu de confiance en soi pour en arriver là », acquiesce Stevens. « Si on regarde les petits meneurs qui ont joué ou qui jouent en NBA, ceux qui jouent à l’université, ils ont très certainement tous ce même trait de caractère. Il n’est en aucun cas arrogant, il a juste ce qu’il faut de confiance en lui. »

Jared Sullinger abonde également dans ce sens :

« Il est comme ça Phil, c’est un dur à cuire. Surtout quand quelqu’un comme Rondo reste dans son ombre et lui donne des conseils. Ça aide énormément. Il était déjà un peu comme ça à son arrivée au camp d’entraînement, puis après l’assurance de Rondo a déteint sur lui. Il a vraiment confiance en lui. »

L’avis de la rédac :

– Louis : C’est en effet une bonne pioche, très bonne même puisque le joueur n’a même pas été drafté. Comme dit dans l’article sur Bradley, je le vois bien intégrer le cinq majeur afin de décaler Avery Bradley en arrière. Au minimum je le vois mener la second unit si jamais Brad Stevens ne le juge pas prêt à démarrer les matchs. Il a intérêt à tout donner d’ici le retour de Rondo, car ses minutes se réduiront fortement après, d’autant plus s’il n’a pas convaincu.

Bref, je pense qu’avoir un joueur comme lui n’est que du bonus. Et s’il confirme le potentiel aperçu, on tiendra peut-être le véritable back up de Rondo qui a tant fait défaut à Boston.

Traduction de l’article de ESPN « Pressey makes his point » par Louis Jullien, relecture par Léo Hurlin

One Comment on “Pressey d’en découdre”

  1. Il est clair qu'il ne peut être qu'un bonus, surtout vu ce qu'il nous coûte ! Et comme Louis le souligne très bien, il est peut-être, je dis bien peut-être la solution au problème du back-up de Rondo. J'attend de voir. Wait & See.

    Très bon article, comme toujours !

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