Bass, ni trop près, ni trop loin

Brandon Bass réalise un bon début de saison. Comme d’habitude il ne parle pas beaucoup, ne se fait pas beaucoup remarquer mais il « fait le boulot ».

Avec Avery Bradley et Jeff Green, il est l’un des trois seuls joueurs à avoir été titulaire à chaque fois, preuve que Stevens a confiance en lui. Avec 12.3 points, 4.8 rebonds et presque 2 passes de moyenne en 30 minutes, l’ailier-fort est constant.

Son pourcentage aux tirs depuis le début de saison est tout à fait honnête avec 47% de réussite, ce qui le place dans la moyenne de l’équipe cette année.

En regardant de plus près ses statistiques sur le site dédié de la NBA, on découvre que son pourcentage varie grandement suivant d’où le tir est pris :

Source : stats.nba.com
Source : stats.nba.com

On voit alors clairement ressortir un arc de cercle, représentant ce que l’on appelle le tir à mi-distance. Bass maitrise à merveille ce tir à 3-4 mètres du cercle et affiche une moyenne de 72% depuis cette zone ! C’est tout simplement le double de son adresse en dehors de cette couronne (36%).

En effet Bass a parfois un peu de mal à finir près du cercle, il ne possède pas les mêmes qualités que Sullinger par exemple pour faire des petits bras-roulés ou bien dégager son adversaire en jouant des hanches.

Par contre son tir fétiche, il le maitrise sous tous les angles. A gauche, à droite ou face au panier; en sortie d’écran, en isolation ou après un dribble; peu importe la manière le résultat est souvent le même : les deux points.

Pour se donner un petit aperçu : voici le résumé de sa performance face au Jazz (20 points). On sent bien l’aisance qu’a Brandon à évoluer à cette distance du panier, et à quel point il recherche cette position préférentielle. Les adversaires connaissent cet aspect de son jeu, ce qui lui permet parfois de feinter pour obtenir la faute, ou bien de servir un coéquipier lorsque la défense se focalise sur lui.

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Ses coéquipiers savent ainsi que lorsqu’il se positionne là, ils peuvent avoir confiance. Crawford sur contre-attaque hier l’a bien compris.

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Article rédigé par Louis Jullien