Jared Sullinger : dérapages incontrôlés

Bonne nouvelle, à posteriori, la NBA a retiré à Jared Sullinger la première de ses deux fautes flagrantes face à Denver. Néanmoins, avec trois fautes flagrantes 1 sifflées à son encontre sur les deux dernières sorties des Celtics, l’intérieur sophomore a tendance à trop laisser ses émotions le submerger, et cela pourrait lui donner une mauvaise réputation.

Après le match face aux Nuggets, Brad Stevens est d’ailleurs allé discuter avec le joueur pour lui demander de réfléchir avant de faire faute. En aucun cas il ne lui est demandé d’arrêter d’être agressif, mais pour le bien de l’équipe, il faut le faire intelligemment.

« J’ai grandi en regardant des matchs de playoffs où ça jouait très dur, mais les choses ont changé en NBA, je dois changer aussi. » analysait le joueur avant le match face aux Clippers.

Comment faire alors, lui qui assure qu’il n’a jamais eu la moindre intention de blesser quelconque adversaire. Sur la première des deux fautes (celle annulée depuis), on voit sur les images qu’il prend surtout la balle avec sa main droite. Mais étant derrière J.J. Hickson, il ne doit pas baisser son autre bras, donnant l’impression de ne rechercher que le gros contact.

Sur la deuxième (où son coude touche Kenneth Faried à la tête), le joueur a une explication :

« Ce n’est vraiment pas ce que je voulais faire. Je pensais que mon coude toucherait son épaule, et que ça me libèrerait de l’espace. Je ne visais pas son cou ou sa joue. C’était une grosse erreur de ma part, je tiens à m’excuser pour celle-là. »

Les excuses sont là, mais la nuit suivante, Jared Sullinger a remis ça. Cette fois-ci c’est sur Blake Griffin que le jeune joueur de 21 ans a fait faute pour l’empêcher d’aller au dunk.

« Je ne sais pas, ça va être compliqué » a-t-il répondu sur le fait qu’il doit changer. « J’ai une famille old-school, et quand on regardait des matchs, on m’a toujours dit que ce genre de fautes étaient de bonnes grosses fautes. Mais je dois me montrer plus responsable. »

Ces fautes successives ne risquent pas de lui donner une mauvaise image auprès des arbitres ?

« Honnêtement, je ne m’en fais pas pour ma réputation. J’essaie juste d’aider mes coéquipiers. Au lieu de laisser l’adversaire marquer deux points, je décide de faire faute. Je dois juste faire plus attention, et ne pas le faire de manière aussi agressive. »

S’il y en a un pour défendre Sullinger, c’est bien le vétéran Gerald Wallace :

« Je suis juste content de voir qu’au moins un de nos intérieurs y va franchement. C’est le seul intérieur prêt à faire faute pour empêcher un double-pas facile. Personnellement, ça me va. On ne devrait pas laisser les arrières adverses pénétrer ou nous dunker dessus. Je le félicite pour ça. »

On l’a compris, Jared Sullinger aime le jeu physique et engagé, un peu le basket vieille école que ceux qui ont connu les années 80 et 90 regrettent parfois. Néanmoins, cela n’excuse en rien ses réactions excessives causées par l’accumulation des défaites :

« Quand son équipe est sur telle série de défaite, on essaie de joueur aussi dur qu’on le peut afin de mettre son équipe dans les meilleures conditions pour gagner. On devient frustré, et mon problème, c’est que mes émotions prennent le dessus. »

Avec désormais cinq fautes flagrantes sur la saison, il n’a plus le droit à l’erreur. Une de plus et c’est une suspension d’au moins une rencontre qui attend Sullinger.

 

Article écrit par Louis Jullien, inspiré de l’article du Boston Herald : « Foul play weighs on Jared Sullinger« .