Résumé du Dr Lucky : Boston 88 – Toronto 83

C’est avec plaisir que toute l’équipe de Celtics FR vous présente son nouveau partenariat : Dr Lucky nous rejoint et partage avec nous ses résumés et analyses des matchs. Vous n’avez pas pu voir le match en direct ? Voici une bonne piqure de rappel. 

On commence avec Boston-Toronto, et on attend vos commentaires pour nous dire ce que vous pensez du match, mais également de ce nouveau partenariat. Bonne lecture à tous.

Après une journée quelque peu mouvementée, les Celtics accueillaient leurs voisins canadiens de Toronto. Les Raptors nous avaient étrillé en pré-saison avant de remporter également le match d’ouverture (93-87) face à une équipe celte sans automatisme. Quelle différence aujourd’hui? Aucune : une formation canadienne en grande forme depuis le trade de Rudy Gay (13 victoires pour 5 défaites) opposée à celle de Boston qui vient d’échanger son meneur titulaire et qui reste sur neuf échecs en autant de rencontres.

Si l’hémorragie voulait être endiguée, il fallait montrer d’autres arguments que ceux face aux Rockets. Le roster réduit des Celtics (11 joueurs avec Rondo en tenue) allait devoir réaliser une performance constante pour espérer une victoire car trop souvent nos joueurs ne s’impliquent qu’un quart-temps sur deux. Il fallait aussi que notre équipe aille dans la raquette adverse : nous dépendons trop de notre réussite au tirs extérieurs depuis plus d’un mois. Pouvoir contrôler le rebond était aussi primordial face à la troisième meilleure équipe des points en seconde chance (15,4 points).

Le duel Bradley/DeRozan semblait le plus intéressant à observer : notre lutin fantastique face au possible All-Star venu du nord qui réalise sa meilleure saison (21,3 points, 4,4 rebonds et 3,7 passes décisives de moyenne). Le point positif c’est que le TD Garden ne réussit pas aux Raptors : ils restent sur dix défaites depuis janvier 2008, mais c’est la première fois qu’ils viennent avec le statut de premiers de la division Atlantic…

1er quart-temps

Sans Crawford, Stevens a parié sur Pressey à la mène. ce dernier décide de montrer rapidement à Lowry que la soirée ne sera pas de tout repos avec un « petit » contact made in Massachusetts. C’est Green qui marque notre premier point sur lancer-franc (1-2) après deux minutes de jeu. Toronto est vite pris au jeu des fautes, ils en commettent quatre en trois minutes. Les deux équipes ne démontrent pas une grande habilité. A la 8ème minute, Salmons rentre un tir à trois points (7-5), imité une minute plus tard par Lowry (10-7). Bradley rentre son premier panier à la 6ème minute (11-10) mais, deux minutes plus tard, doit rejoindre le vestiaire pour soigner un coup à sa main droite.

Boston insiste à l’intérieur pour trouver les fautes. Ross, suite à deux beaux mouvements, rentre coup sur coup deux tirs primés (22-17). Il reste deux minutes à jouer et Faverani (sans rigoler) et Wallace (promis, je suis sérieux!) lui répondent parfaitement de derrière l’arc (23-22), le tout sous les « We want Rondo! » du public. Le premier acte se termine sur un air-ball de Bayless et un tir à trois points de Salmons au buzzer (25-23). Les Raptors n’ont réussi aucun de leurs quatre lancers-francs mais mais sont efficaces derrière l’arc (5/8) tandis que les Celtics ne shootent qu’à 33% de réussite.

2ème quart-temps

Les canadiens reviennent plus motivés que nous. À la 10ème minute, Wallace intercepte intelligemment une passe de Lowry et part au dunk (25-27). Bradley fait son retour sur le parquet après avoir enlevé un gros bandage à sa main droite : les chances de voir Rondo entrer en jeu deviennent infimes (on préfère quand même garder notre arrière en forme).  À la 7ème minute, d’un tir en tête de raquette, DeRozan donne cinq longueurs d’avance aux siens (31-26). C’est le moment que choisit Bradley pour enchaîner trois paniers en une minute (32-31), apparemment sa main va plutôt bien!

Durant les minutes suivantes, chaque formation reprend l’avantage au score sur sa possession. Faverani commet des erreurs en attaque comme en défense et l’une d’elles permet à Johnson d’obtenir la faute en plus du panier (40-38). Il reste alors trois minutes à jouer et les fautes se succédant, on assiste à beaucoup de lancers-francs. Le jeu s’accélère dans la dernière minute : Sullinger marque d’un floater dans le corner en fin de possession, Pressey intercepte un ballon puis réalise un jolie passe dans le dos pour Bradley et enfin, on retrouve encore les deux mêmes joueurs pour une action menant à deux lancers-francs réussis de Bradley (45-41).Sur les 22 points inscrits par Boston dans ce quart-temps, 14 sont à mettre à l’actif de notre numéro 0.

Les celtes n’ont perdu que deux ballons, Sullinger a déjà capté neuf rebonds et Pressey réalisé cinq passes décisives. Tout est loin d’être rose : si Toronto était plus adroit aux lancers-francs (4/11), ils mèneraient au score, de plus notre adresse laisse toujours à désirer (10/16 pour la paire Bradley/Wallace contre 6/26 pour le reste de l’équipe).

3ème quart-temps

Sullinger revient sur le terrain avec un surplus de motivation, il capte quatre rebonds, dont trois offensifs, en moins de deux minutes. C’est lui aussi qui marque nos premiers points (47-41). Les défenses prennent le dessus. Il faut attendre la 9ème minute pour voir DeRozan stopper un 11-0 avec un tir primé (44-49). Sullinger est dans une forme olympique, il marque encore deux paniers pour donner neuf points d’avance aux celtes (53-49).

Seul DeRozan réagit pour les canadiens et d’un joli mouvement sur une contre-attaque, il réduit l’écart (48-53). Il reste encore six minutes de jeu et Pressey défend très bien. Sur une interception il envoie Green aux lancers-francs, imité ensuite par Bradley (60-50). Sullinger revient sur le parquet pour les trois dernières minutes. Il démontre qu’il a toujours la main chaude d’un tir primé (63-50).

Toronto prend un temps-mort utile puisque Lowry rentre un trois points sur le système suivant (53-63). Mais l’embellie est de courte durée puisque Green et Sullinger porte l’écart à dix-huit points (71-53). DeRozan obtiendra bien la faute en plus de son panier mais alors qu’il reste deux secondes au chrono, Wallace envoie une bombe dans la raquette adversaire, captée par Sullinger qui se permet un fade-away sur la tête d’un Novak désappointé (73-56).

4ème quart-temps

Alors que l’on pouvait les croire au fond du trou, les Raptors entament le dernier acte de la meilleure des manières : coup sur coup, Salmons et Novak rentrent deux tirs longue distance (64-75). Boston perd en efficacité offensive mais se raccroche à sa défense. Aucun point ne sera marqué entre la 10ème et la 7ème minute. C’est Johnson qui met fin à ce désert en attaque, il marque son lancer-franc en plus du panier (67-75).

Il faut attendre la 5ème minute pour voir Humphries marquer d’une claquette notre quatrième point du quart-temps  et stopper ainsi un 11-0 rédhibitoire. Dans la foulée, Ross éclate le cercle et Novak fait dans sa spécialité (74-77). Tout est à refaire pour les Celtics. C’est Green, ligne de fond et aux lancers-francs, qui prend les choses en main (80-74). Il reste trois minutes à jouer, Sullinger marque bien un lancer-franc sur une faute obtenue grâce à un énième rebond offensif, mais c’est notre défense qui nous sauve.

Sous les cris d’une foule qui réclame encore son Rondo chéri, les deux équipes enchaînent les pertes de balle et les mauvaises sélections de tir. DeRozan ramène néanmoins les siens à quatre unités (77-81) à une minute de la fin. Cette fin de match sera une histoire de lancers-francs plus ou moins bien réussis. À trente secondes du terme de la partie, Sullinger et Bradley redonne un peu de marge aux leurs (84-78). Lowry rendra bien un peu de suspens à la rencontre grâce à un tir primé et un lay-up mais les celtes assurent sur la ligne de lancer-franc. Score final : 88-83 pour Boston.

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Notes

Green : 4/16 au tir, 5 rebonds et 13 points en 38 minutes. Peu en réussite comme l’équipe en général, il a su bien défendre et surtout a assumé son rôle de leader en marquant les paniers importants dans le quatrième quart-temps alors que l’écart était redescendu à -3.

Sullinger : 7/14 au shoot, 10/14 au lancer-franc, 20 rebonds dont 8 offensifs, 4 passes décisives, 2 interceptions, 0 TO et 25 points en 39 minutes. Homme du match évidemment. Simplement actif en défense et au rebond en première période, il a su rajouter l’adresse offensive en deuxième mi-temps. Toujours aussi hargneux et fier, c’est lui qui mène les siens dans le troisième quart-temps (15 points et 8 rebonds). Profitant d’adversaire à sa mesure, il bat son record en carrière de rebond. On se rend compte que dès qu’il dépasse les trente minutes de jeu, c’est le double-double assuré. Petite anecdote : cela faisait 412 matchs que personne n’avait réaliser un 20-20 à Boston, c’était Garnett en novembre 2008…

Humphries : 5/10 au tir, 8 rebonds et 12 points en 25 minutes. Toujours dissuasif en défense, il a très bien joué son rôle hier, laissant Sullinger prendre son envol.

Bradley : 8/21 au shoot, 5 rebonds, 2 interceptions et 20 points en 36 minutes. Après un 0/3 et un coup reçu à la main, il a su redresser la barre dans le deuxième quart-temps où il permet à Boston d’être devant. Il a plus souffert en seconde mi-temps car les canadiens ont haussé leur défense sur lui.

Pressey : 0/5 au tir, 10 passes décisives en 26 minutes. Performance Wallacienne au shoot. Cela faisait tellement longtemps que l’on avait pas vu un vrai meneur sur notre parquet que l’on ne savait plus à quoi cela ressembler (aucune offense envers les performances de Crawford qui gardait ses bases d’arrière quand même). Ses dix passes décisives sont un bol d’air frais avant le retour de Rondo. Il a su très bien mener le rythme et ses hommes. J’ai aimé sa faute dans la première minute qui dit : « ce soir j’ai ma chance, c’est pas toi Lowry qui va la bousiller ».

Bass : 1/5 au tir, 6 rebonds et 5 points en 25 minutes. Il a participé à l’effort défensif dans lequel il est très bon. Limité par la performance de Sullinger en attaque. Joueur de devoir qui ne laisse rien transparaître d’une déception certaine d’être sur le banc. Il a rentré les deux derniers lancers-francs les plus importants.

Bayless : 0/5 au shoot, 3 passes décisives et 1 point en 20 minutes. Voilà de quoi est capable ce joueur : enchainer un bon match et un mauvais (peut-être plusieurs). Hier soir il n’était pas au niveau. Il a pris le bouillon en défense malgré sa rapidité et n’a pas pesé en attaque. Son rendement donne raison à Stevens qui lui a préféré Pressey en titulaire.

Wallace : 3/4 au tir, 6 rebonds, 2 interceptions et 7 points en 24 minutes. Enfin il correspond à ses discours. Il a montré de l’envie, était présent en défense et a pris presque trois fois plus de tir que d’habitude! bon match de sa part. Attention, j’ai quand même bien conscience qu’il est très loin de ce que l’on peut espérer d’un joueur payé 10M de dollars.

Faverani et Olynyk : 5 et 4 minutes de jeu chacun, leur lenteur n’était pas requise sur cette rencontre.

Côté Raptors, on retient DeRozan (23 points et 8 rebonds), capable de mouvements Pierciens mais aussi de se trouer aux lancers-francs (4/9) ainsi que les douze passes décisives de Lowry. J’ai aimé leur défense sur nos extérieurs bien que trop agressive et souvent en foul trouble. première fois de la saison que je vois jouer Novak, joueur le plus unidimensionnel de la NBA,  qui m’a quand même donné quelques sueurs froides en fin de rencontre.

Fin de série! Il n’y aura pas de dixième défaite d’affilée. Une victoire gâchée par un dernier quart-temps d’une pauvreté offensive sans nom (perdu 27-15 avec un 3/20 au tir), mais une victoire tout de même. On ne va pas faire la fine bouche en cette période de vache anorexique! Les points positifs sont tout de même là : une défense retrouvée qui bat son record de rebonds (58 dont 19 offensifs), seulement 10 TOs et les performances de Sullinger et Pressey. Côté négatif : nos pourcentages au tir sont désastreux (34% au général et 23% à trois points).

Quoi de mieux finalement qu’une victoire avant la première sensation du mois de janvier : le retour de Rondo! Car oui, je me mouille et je l’affirme il fera son retour demain (ceux qui en doutent encore sont trop naïfs) face à nos meilleurs ennemis… L’ambiance risque d’être électrique!

En attendant ceux de Pierce et Garnett…

 

Article rédigé par Dr Lucky

13 Comments on “Résumé du Dr Lucky : Boston 88 – Toronto 83”

  1. Super résumé, vraiment content que tu partages ça avec nous.

    Great win. ça fait du bien. Et Sullinger va être un super sergent.

      1. Ahah exactement!
        ça signifie que grâce nous, on va écraser ces petits lakers ennemis ? (avec Rondo en bonus)

        TOUT ÇA ME VA !

  2. Je rajoute sur Pressey sa détresse quand il rentre enfin un shoot dans le 3ème quart… mais que son panier est annulé car Humphries fait faute en posant l'écran ^^

    Sinon très bon résumé, un plaisir de t'accueillir et j'espère que nos lecteurs auront quelques frissons en lisant tes résumés.

    1. Non, ses résumés seront aussi bien sur son site que sur le notre, et il garde ses articles comme celui de l'autre jour sur Rondo en exclu.

      On essaye de faire ça gagnant-gagnant !

  3. Merci pour le résumé, sûrement la seule satisfaction de la saison côté Vert. En espérant que ça va changer. 🙂

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