Résumé du Dr Lucky : Celtics 104 – Lakers 107

Hier soir, tout était oublié : nos lacunes offensives, notre manque de régularité, nos faiblesses mentales, les kilos en trop depuis les fêtes… tout! Les Celtics accueillaient leurs meilleurs ennemis : les Lakers. Avec en prime, le retour de notre franchise player, j’ai nommé Sieur Rondo! Tout était réuni pour créer une ambiance de folie dans un TD Garden en fusion.

Si tanking il y a eu et y aura, cette affiche ne laissait aucun doute sur le désir d’en découdre des joueurs. Rivales jusque dans la course à la Lottery, ces deux équipes partagent quasiment le même bilan :  14V-25D pour LA et 14V-26D pour Boston. La dernière fois que ces deux formations étaient présentes ensemble au premier tour de la draft c’était en 1994!

Première rencontre d’une série de six déplacements à l’est pour les californiens, une victoire aurait été de bonne augure. Seulement voilà, les matchs où les celtes partent favoris cette saison se comptent sur les doigts d’une main (voire sur l’ongle d’un doigt) et cette confrontation en fait partie. Le contraire eut été possible sans les absences de Bryant, Nash, Farmar, Henry, Blake, young,… Nous partions donc avec un avantage certain.

Nos qualités au rebond laissaient présager de bonnes choses mais il fallait absolument augmenter nos pourcentages de réussite au tir. Le match-up Bradley/Meeks semblait le plus intéressant puisque le californien sortait d’une bonne performance face à Cleveland (26 points) et que notre arrière est en grande forme. Mais le duel le plus attendu était celui opposant Rondo et Marshall, ne serait-ce que pour observer notre convalescent. Green avait une voie royale pour réaliser une bonne prestation face à Johnson.

L’une des clés du match était notre remontée de balle : les Lakers ne sont pas adroits, il fallait en profiter pour prendre leur défense de vitesse avec du jeu rapide en transition. Et si seulement nos joueurs pouvaient rester concentrés 48 minutes…

Pres équipes

1er quart-temps

Premier match avec notre équipe complète! Rondo titulaire prend ses marques sur le terrain mais rate ses deux premiers tirs. Après deux minutes de jeu, Marshall prend de vitesse Bradley pour inscrire un lay-up (6-2). Sur le sauvetage en touche de Humphries, Bradley nous ramène à un point (6-7). À la 7ème minute et après notre deuxième perte de balle, Gasol obtient la faute et rentre ses deux lancers-francs (11-6).

Pendant ce temps, Rondo retourne sur le banc. Deux minutes plus tard, grâce à Bradley et Green, Boston prend l’avantage (12-11). Les deux formations se répondent équitablement jusqu’à la 3ème minute où Meeks donne trois points d’avance aux siens (17-14). Olynyk rentre un tir à trois points mais le jeu très rapide en transition des Lakers prend à revers notre défense (25-23). Beaucoup de shoots ratés de la part des celtes (35% de réussite au tir).

2ème quart-temps

Pressey donne le ton du second acte en interceptant un ballon dans les mains de Kaman. Bayless d’abord et Olynyk qui vole la balle sur une remise en jeu ensuite, ramènent les leurs en tête (27-25). Notre petit meneur est en forme, il réalise coup sur coup deux passes rondoesques pour Wallace et Bass (31-28). Pressey et Olynyk sont les hommes en vue de ce début de quart-temps et se trouvent parfaitement.

À la 8ème minute, sur un rebond offensif, Sullinger trouve son meneur à trois points (38-32). Rondo fait son retour sur le parquet sous les encouragements de la foule. Wallace profite de son avantage physique face à Harris et récupère la faute en plus de son panier. Son lancer-franc se transforme en rebond offensif et en tir pour un Olynyk en feu (42-32). À la 6ème minute, Rondo se fait contrer par Hill et sur la contre-attaque, Meeks obtient un lancer-franc en plus de son panier (42-35). C’est Wallace qui ramène les prochains points pour les Celtics (44-35), à ce moment de la partie, il a déjà marqué 10 points à 5/6 au tir.

C’est à cinq minutes de la pause que Rondo rentre son premier shoot grâce à sa feinte habituelle de passe dans le dos (46-35). Panier déclencheur puisqu’il en rentrera encore trois d’affilée pendant que Marshall côté californien rentre un tir primé (48-39). Le jeu part dans tous les sens, les défenses sont prises de vitesse. Marshall répond à Wallace (48-56). Malgré le dunk de Kelly, Green maintient un petit écart sur un tir quasiment au buzzer (58-52).

Rondo réalise un 4/5 dans ce quart-temps, Wallace est notre meilleur marqueur (12 points) et Gasol est sur les bases d’un match énorme (16 points, 8 rebonds et 4 passes décisives).

Rondo 5

3ème quart-temps

Green intercepte le premier ballon californien, puis Rondo donne sa première passe décisive de l’année à Bradley. Mais Marshall dégaine de derrière l’arc (55-60). Notre défense (déjà pas folichonne) baisse en intensité. Boston développe de beaux mouvements mais sans réussite pendant que LA mise tout sur Gasol à juste titre.

À la 6ème minute, Kelly ramène les Lakers au contact d’une jolie claquette (63-64). Olynyk se voit octroyer deux lancers-francs qu’il convertit (66-63). C’est à ce moment que les tireurs longue distance prennent le relais : Green rend la pareille à Marshall et Johnson à Bradley (74-69). Les visiteurs veulent encore accélérer le jeu, mais cette fois, les joueurs celtes ont les jambes et la volonté pour les stopper.

On sent de la détermination chez nos Celtics, à l’image de cette touche sauvée par Pressey sur une interception de Bass. À deux minutes de la fin du quart-temps, Green contre brutalement Sacre. Dans la foulée, d’une impressionnante passe aveugle, Pressey envoie Olynyk au panier, il le rate mais heureusement Bass a bien suivi et claque la balle dans l’arceau (79-71). Il reste trente secondes, notre ancien troisième meneur rentre un tir primé mais Meeks l’imite juste après (76-82). Boston semble avoir pris la mesure de son adversaire, mais une défense mollassonne permet à LA de s’accrocher.

4ème quart-temps

Harris rentre d’entrée un tir à trois points sur la tête de Bayless (79-82). Le duo Pressey/Olynyk répond présent mais l’adresse derrière l’arc des visiteurs est impressionnante : Kelly et Johnson permettent aux californiens de revenir à hauteur (88-88) à la 8ème minute. Heureusement, l’omniprésent canadien est là pour intercepter un ballon, permettant à Wallace d’envoyer Sullinger à trois points (95-89). D’Antoni prend un temps mort. Recadrage utile puisque Kelly continue son travail de sape à longue distance (92-95).

On assiste à un match de hourra basket. Rondo remplace l’excellent Pressey pour la fin du match. A la 4ème minute, il décale bien Bradley à trois points (102-94). Une minute plus tard, c’est Wallace qui marque sous le panier grâce à une passe lumineuse d’Olynyk (104-96). Et là, c’est le drame : trois paniers longue distance de Johnson, Meeks et Marshall en deux minutes leur donnent l’avantage (105-104)! Rondo veut prendre les choses en mains et rate son tir en tête de raquette. Les lakers iront au bout de leur possession sans trouver de shoot.

Il reste trente secondes à jouer et Bradley prend un tir précipité. Sur la remise en jeu des californiens, Wallace et Green font une prise à deux sur Johnson : entre-deux. Sur ce dernier, les arbitres font appel à la vidéo car la balle est sortie en touche. Dans l’incapacité de déterminer le bénéficiaire, ils redonnent un entre-deux, remporté par Johnson. Les celtes font faute sur Kelly qui ne craque pas et rentre ses lancers-francs.

Encore sept secondes de jeu et trois points d’écart. Sous les « BEAT LA » un peu tardifs du TD Garden, Rondo remonte la balle et rate le tir de l’égalisation. Boston n’aura pas marqué le moindre point dans les trois dernières minutes. Score final 107-104 pour les Lakers.

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Les Notes

Green : 4/12 au tir, 9 rebonds, 2 contres et 12 points en 35 minutes. On ne peut pas se satisfaire de son rendement offensif (16/53 au shoot sur les quatre derniers matchs). Il n’influence pas assez le jeu comme il devrait le faire. Il ne marque pas de points dans notre équipe et ne cesse de faire baisser sa côte dans un éventuel trade.

Sullinger : 5/9 au shoot, 7 rebonds et 11 points en 29 minutes. Il a vraiment souffert en défense face à Gasol, comme tout ses coéquiers d’ailleurs.

Humphries : 1/4 au tir, 6 rebonds et 2 points en 11 minutes. Barré par un Olynyk de folie, il n’a rien pu démontrer sur cette rencontre.

Bradley : 5/20 au shoot, 4 rebonds, 3 passes décisives et 12 points en 29 minutes. Il a joué le premier quart-temps, puis le néant offensivement et pire, défensivement. Un match à oublier pour lui, ou pas…

Rondo : 4/9 au tir, 4 passes décisives, 2 interceptions et 8 points en 19 minutes. Il a mis un quart-temps à trouver ses marques. Dans le second il marque ses 8 points et en deuxième mi-temps fait ses 4 passes décisives. Il apporte effectivement beaucoup plus d’énergie et de rythme en attaque. Ses passes venues d’ailleurs nous manquaient.

Bayless : 2/5 au shoot et 4 points en 18 minutes. Feuille de stats wallacienne. j’ai l’impression de ne pas l’avoir vu jouer hier, et pourtant il reste presque autant de temps que Rondo sur le parquet…

Bass : 4/10 au tir, 5 rebonds et 10 points en 19 minutes. performance convenable, rien à lui reprocher mais pas de quoi le porter aux nues non plus. Volontaire comme toujours, il rend une copie propre mais sans imagination.

Olynyk : 11/17 au shoot, 5 rebonds, 7 passes décisives,  2 interceptions, 1 contre et 25 points en 33 minutes. Homme du match, son duo avec Pressey a été très efficace. Il bat ses records en carrière de points et de passes décisives. D’une habileté à toute épreuve, il a survolé en attaque. Match référence pour lui, il est plus à son aise quand le jeu est débridé.

Wallace : 6/8 au tir, 4 rebonds, 5 passes décisives, 3 interceptions, 2 contres et 14 points en 25 minutes. Le voilà son premier match de la saison. De la volonté, de la hargne, de l’envie, il a mis tout ce qu’il fallait dans ce match. Il languissait le retour de Rondo, et bien maintenant qu’il est là, j’espère revoir de telles performances.

Pressey : 2/5 au shoot (tous à trois points), 9 passes décisives, 2 interceptions et 6 points en 22 minutes. On connaissait mini-Lebron, voici mini-Rondo. Ses qualités à la passe entraperçues mercredi face aux Raptors se sont confirmées. Des passes dans tous les sens! Un régal pour les yeux. Lui et son compère viking nous ont fait rêver. Il sait donner de la voix quand il faut. Si il continue comme ça, Danny devrait sortir le ptit bifton pour l’année prochaine.

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Côté Lakers, Gasol a dominé notre raquette de la tête, des épaules, des coudes et même du nombril avec ses 24 points, 13 rebonds et 6 passes décisives. Marshall distille 14 passes décisives tout en nous assassinant derrière l’arc avec ses trois complices que sont Johnson, Meeks et Kelly.

On ne commet pas beaucoup de fautes mais que de mauvais choix dans celles réalisées : 19 fautes qui leur permettent de se présenter 28 fois sur la ligne des lancers-francs. Notre défense était vraiment bousculée par le rythme imposé par nos adversaires, on leur concède un joli 60% de réussite à trois points. Malgré cela, j’ai toujours du mal à comprendre comment on perd ce match alors que l’on réalise 34 passes décisives…

 

Nouvelle défaite, mais celle-ci fait mal à la tête de par le contexte (retour de Rondo), de par l’adversaire (les Lakers) et de par la manière (aucun point dans les trois dernières minutes). En cas de victoire, j’aurais relevé les 59 points du banc, mais la défaite me fait retenir les 45 des titulaires.

Même si le retour de Rondo m’enthousiasme au plus haut point, la plus grosse erreur de Stevens aura été de le faire jouer le money-time en lieu et place d’un Pressey qui marchait sur l’eau. Notre coach est encore jeune, il devra apprendre à dire non aux stars si il veut évoluer.

Prochain match dimanche soir, à Orlando, un concurrent pour le first pick qui possède déjà une avance certaine sur nous…

 

Article rédigé par Dr Lucky 

4 Comments on “Résumé du Dr Lucky : Celtics 104 – Lakers 107”

  1. Je suis d'accord, Pressey aurait peut-être dû rester sur le terrain en fin du match. Bayless aussi aurait du jouer les dernières minutes. Il est le joueur de l'équipe qui se créée au mieux son shoot, je trouve ça dommage sachant qu'on a des faiblesses de ce coté en fin de match.

    EDIT : Une défaite cette année n'est pas forcément décevant, tant qu'on voit de belles choses.

  2. Je te trouve dur avec Sullinger Doc, en défense c'était très souvent Humphries sur lui, ou Olynyk, j'ai d'ailleurs trouvé étrange sur Sully ne s'en charge pas un peu.

    Le ballon a plutôt bien tourné, comme tu le dis 34 passes décisives (record de saison) et en effet Olynyk est meilleur quand le match est un peu fou-fou. Faut qu'il arrive à être aussi performant sur attaque placée.

    1. Ils y sont tous allé défendre sur l’espagnol et ont tous pris le bouillon. Sully a essayé mais sa taille le génait trop, voilà pourquoi c’est Olynyk qui s’en chargeait à la fin avec le même resultat…

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