Résumé du Dr Lucky : Heat 93 – Celtics 86

Quoi de mieux pour le moral, qu’une victoire sur le parquet du champion? Cette affiche, qui n’en est plus une, opposait le second au quatrième (si l’on prend le classement à l’envers) de la conférence est. Même si Miami est dans le creux de la vague (cinq victoires pour autant de défaites lors des dix derniers matchs),hier, ils pouvaient se rassurer car Boston continue son voyage en eaux profondes (une victoire en douze rencontres) et ne devrait plus tarder à rejoindre les Mariannes au fond de leur fosse.

Aussi déséquilibrée que pouvait être cette confrontation, l’espoir est toujours de mise chez le fan celte. La faiblesse du Heat au rebond (36,6 par match) devait servir à faire briller nos intérieurs et nous offrir des secondes chances en attaque. Les floridiens sortaient d’une défaite face aux Hawks la veille : l’idée de faire courir, par du jeu rapide, leurs petits mollets endoloris semblait intelligente.

Nous devions retrouver une défense digne de ce nom, bloquer leurs contre-attaques et notre raquette car Miami aime infiltrer les lignes ennemies (43,8 points de moyenne dans la peinture). L’agressivité devait aussi être de mise, et d’entrée de jeu : ne pas se laisser distancer dans les premiers instants. Bayless étant absent pour encore sept à dix jours, Rondo et Pressey allaient se partager ses minutes. Avec un Green plus pénétrant et qui obtient les fautes depuis trois rencontres (8,3 lancers-francs par match contre 4,4 sur le reste de la saison), son opposition avec le Kingounet devenait intéressante.Le duel entre Bradley et Allen (en lieu et place de Wade blessé) donnait un peu plus de piquant à la partie. E

nfin, il ne fallait pas oublier la dimension psychologique : Miami aurait à cœur de faire ravaler aux ptits hommes verts les ultimes centièmes de seconde de la dernière rencontre entre ces deux formations perdue 110 à 111. De son côté, Boston voudrait peut-être s’offrir une victoire de prestige… On perd lorsque l’on est favori, pourquoi ne gagnerait-on pas quand on est outsider?

Green

1er quart-temps

C’est dans leur jolis maillots floqués de leurs surnoms que Lebron et Cie nous accueillaient. James marque rapidement pendant que Green perd son premier ballon (2-0). Allen commet deux fautes en une minute sur Bradley, dont une sur un tir à trois points : notre arrière ne se fait pas prier et rentre tous ses lancers-francs (3-2). Il y a beaucoup de déchets dans le jeu.

À la 9ème minute, James est à la conclusion d’une contre-attaque (8-5). Boston n’a rentré qu’un tir sur sept : on reste fidèle à nos bases. À la moitié du quart-temps, Bass met fin à un 8-0 (7-12) mais sur l’action suivante, il est le symbole de la maladresse celtique avec un lay-up raté et un TO ridicule. Le ballon nous glisse des moufles, les pertes de balles s’enchaînent, tout comme les paniers du Heat. Chalmers au lay-up, Allen de derrière l’arc et Andersen dans notre raquette puis au lancer-franc permettent à Miami de prendre le large (24-11).

Il reste alors deux minutes à jouer et notre viking nous sort un magnifique air-ball que sauvera Bass pour finir par un floater de Pressey (13-24). James et surtout Beasley, d’un tir du milieu de terrain au buzzer, décident de fignoler le travail (29-15). Les Celtics ont déjà perdu six ballons et n’ont rentré que six de leurs vingt-et-une tentatives de tir (28,6%). Le Heat déroule son jeu à plus de 50% de réussite au shoot et un Lebron avec huit points au compteur.

 

2ème quart-temps

Anthony fait son entrée face à ses ex coéquipiers. Olynyk capte un rebond offensif et marque les premiers points de ce quart-temps (17-29). Bradley semble s’être blessé et fait faute rapidement pour rejoindre le vestiaire : Johnson fait ses débuts sous le maillot celte. À la 9ème minute,  d’un tir à primé, Lewis permet au Heat de compter le double de points de son adversaire (34-17), mais il est aussitôt imité par notre nouvel arrière (20-34).

Deux claquettes-dunks plus tard, Andersen corse la mise (38-22). Johnson de derrière l’arc et Wallace en pénétration réduisent l’écart (28-40). À la 5ème minute, petit événement avec le panier d’Anthony (30-42). On commence à prendre nos marques au rebond offensif. Notre défense s’intensifie, et cumulée à un relâchement des locaux, le score se ressert.

C’est Oden et James qui mettent fin à un 13-2 encaissé en cinq minutes (46-35). Il reste une minute à jouer et Cole craque sous la pression défensive de Pressey. Green rentre un tir primé mais Bosh fait la même chose juste avant la sirène (51-40). Petite réaction d’orgueil en défense, on a déjà perdu onze ballons.

 

Sully

 

3ème quart-temps

Sullinger lance les hostilités d’un fade-away sur la tête de Battier. À la 9ème minute, c’est Wallace qui rentre un tir primé (47-55). Humphries joue les métronomes : rebond, panier, rebond, panier,… Pendant ce temps, Rondo s’occupe d’Allen en défense et Jesus perd quelques balles jusqu’à ce alley-oop réussit pour Bosh (61-53). Il y a peu d’arrêts de jeu et Chalmers se permet d’imiter notre cher Rajon avec sa feinte de passe dans le dos (63-55).

Il reste cinq minutes à jouer, Green bloque un tir de Chalmers et Bass est au terme de la contre-attaque (59-63). Miami laisse quasiment deux mètres à Pressey à chaque fois qu’il est en position à trois points. Loin de s’en émouvoir, notre meneur de poche prend les tirs : un aveugle ferait sensiblement mieux. Enfin, au lieu de se gondoler, les floridiens auraient mieux fait de surveiller Sullinger qui récupère ces ballons et les convertit en points.

Dans les dernières minutes, James prend les choses en main en défense et en attaque, il marque six des ultimes huit points de son équipe (69-63). C’est Bass qui aura le dernier mot de ce quart-temps avec un panier et deux lancers-francs (67-71). Boston remporte le troisième acte 27 à 20, grâce, notamment, à une grosse présence au rebond.

 

4ème quart-temps

Bass continue sur sa lancée et permet aux celtes de revenir à deux longueurs (69-71). James et Andersen ne voient pas les choses de cette manière et redonnent une petite avance aux locaux (75-69). Après trois minutes de jeu, Beasley est la conclusion d’une contre-attaque, mais son mauvais réflexe d’attraper le ballon après le panier coûte un lancer-franc à son équipe (77-72). Chaque formation fait preuve de maladresse. Rondo cherche à imposer son rythme.

À la 7ème minute, Cole envoie Andersen au alley-oop (79-75). Sur cette action Bass reste au sol, il sortira mais restera sur le banc. Johnson transforme le lancer-franc accordé en plus de son panier mais Bosh lui répond d’un tir primé dans le corner (82-78). C’est encore Johnson qui arrache un rebond offensif et qui marque, imité ensuite par Humphries sur une interception de Pressey (82-82).

Le match devient stressant pour nous et les joueurs, une tension s’installe à l’image des quelques mots doux échangés entre Sullinger et Andersen. Il reste quatre minutes, James attaque la ligne de fond mais rate son dunk renversé! Dans la foulée Green manque un tir ouvert à trois points! À la 3ème minute, l’inévitable Johnson intercepte un ballon, et alors que la contre-attaque semblait avortée, il trouve Humphries pour le dunk : Boston prend la tête pour la première fois depuis la première minute (86-84) !

Rondo perd bêtement un ballon, obligeant Sullinger à faire faute sur Lebron. Ce dernier remet les deux équipes à égalité (86-86). Allen fait le show face à Green avec un joli spin-move (88-86). Encore deux minutes de jeu mais les Celtics perdent pied et rendent la balle au Heat facilitant le boulot d’un James habile au lancer-franc… Cette fois, pas d’erreur pour Miami et sur un ultime trois points complètement raté de Rondo, James celle l’écart (93-86).

Score final : 93 à 86 pour Miami.

http://www.youtube.com/watch?v=y9KrePEYWK8

Notes

Green : 5/15 au tir, 6 rebonds, 3 TOs et 12 points en 37 minutes. Il est resté trop loin du cercle : aucun lancer-franc et sept tirs à trois points tentés. Il affrontait le meilleur et a vraiment souffert de la comparaison. Ses pertes de balles dans les moments importants n’augmentent pas sa côte pour un éventuel échange.

Sullinger : 4/14 au shoot, 11 rebonds dont 8 offensifs, 2 interceptions et 12 points en 29 minutes. Première mi-temps catastrophique, il a su réagir par la suite. Ses rebonds offensifs nous font du bien dans le troisième quart-temps mais face à Battier, on attendait mieux. On note aussi son joli 0/5 derrière l’arc.

Humphries : 7/10 au tir, 13 rebonds et 14 points en 29 minutes. Il a déclaré vouloir rester à Boston, et bien il associe les gestes à la parole. Encore une fois meilleur joueur celte, il réalise une très bonne performance. La balle circule bien avec lui et son tir mi-distance est aussi très fiable : c’est le Bass 2.0 version coque blanche.

Bradley : 0/3 au shoot en 7 minutes. Sorti rapidement dans le second quart-temps, il s’est blessé à la cheville droite. Il avait commencé un bon boulot sur Allen.

Rondo : 0/8 au tir, 1/4 au lancer-franc, 5 passes décisives, 3 TOs et 1 point en 26 minutes. Comme prévu, il gagne en temps de jeu. Il déclarait avant le match ne pas aimer les joueurs de Miami : ce n’est pas hier qu’il leur a donné la leçon. Comme chaque joueur revenant de blessure, il lui faut un temps d’adaptation. On le sentait quelques fois sans solution sur le parquet.

Bass : 5/7 au shoot, 3 rebonds, 2 passes décisives et 15 points en 18 minutes. Meilleur marqueur de notre équipe, il a rentabilisé chacune de ses minutes. Malgré des mains un peu savonneuses dans le premier quart-temps, il a été très important en seconde période. C’est son meilleur match depuis qu’il est sur le banc.

Wallace : 3/9 au tir, 2 rebonds, 2 passes décisives, 2TOs et 8 points en 27 minutes. Très volontaire, surtout en défense. C’est rageant de le voir rater des lay-ups, mais globalement un bon match.

Pressey : 1/3 au shoot, 3 passes décisives et 2 points en 22 minutes. Bon en défense, si ses air-balls étaient considérés comme des passes décisives, il en aurait deux de plus…

Olynyk : 3/7 au tir et 6 points en 13 minutes. Il a peu joué, trop court en défense. Il a plutôt bien géré ses minutes.

Anthony : 3 rebonds et 2 points en 7 minutes. De retour chez lui (et très bien accueilli), on ne pouvait décemment pas lui demander plus que ça…

Johnson : 4/7 au shoot, 3 rebonds et 11 points en 25 minutes. Il a profité de la blessure de Bradley pour avoir du temps de jeu. Très bon premier match, très en vue dans le dernier quart-temps lorsque le score était serré. Sa défense était bonne. Sa performance me rappelle celle de Barbosa l’an dernier lors du premier match de la saison face à ces mêmes floridiens. À voir.

Wallace

Côté Heat, je retiens forcément le match de James avec ses 29 points à plus de 50% de réussite et ses 8 rebonds. Ce n’est pas son meilleur match, mais il a été là dans les moments importants. Les performances offensives d’Ansersen et Bosh sont aussi à relever avec un 5/5 au tir pour le premier et un 7/10 pour le second dont 2/3 à trois points. Ils ont très bien défendu collectivement, nous menant quelques fois au terme de nos possessions.

39,3% de réussite au tir : tout s’explique! Surtout quand l’adversaire en possède 51,4%. On ne tient que par notre capacité à capter des rebonds offensifs (17). Une bonne performance en défense mais on reste beaucoup trop loin du panier en attaque : c’est pas tout les jours que l’on va être défendu par Bosh, Battier, Andersen et Oden! Si il y avait bien un match où il fallait insister à l’intérieur, il me semblait que c’était celui-ci…

Certains parleront d’énième victoire morale mais comme dit Sullinger : au bout de quinze défaites en dix-sept rencontres, on s’en brosse un peu! On a fait notre coup spécial « tanking of the death » : le run du money-time, hier encore on prend un 9-0 dans les deux dernières minutes.

À noter que Danny Ainge avait déjà trouvé le remplaçant de Bradley à la mi-temps du match : un certain Vander Blue nous rejoint pour un contrat de dix jours.

J’attendais une victoire spectaculaire le jour de mon anniversaire (oui j’attends les « joyeux anniversaire » de tout le monde…) mais que nenni! Aucune charité chez les celtes!

Pas de repos pour les vrais, ce soir c’est direction la capitale : Seraphin, nous voilà!!

 

Article rédigé par Dr Lucky 

3 Comments on “Résumé du Dr Lucky : Heat 93 – Celtics 86”

  1. J'ai adoré ta description d'Humphries 🙂

    Sinon oui c'est rageant sur la fin, mais j'avoue quand même avoir été agréablement surpris par la remontée. A 22-40 j'ai vraiment cru qu'on allait prendre un gros bouillon.

    Et bien sûr, BON ANNIVERSAIRE ! Dis toi que c'est peut-être un magnifique cadeau des celtes, il faudra attendre juin pour le savoir (pas les finales des playoffs hein, la lottery et la draft)

    1. C’est vrai que l’on aurait pu avoir un match plié en une mi-temps, mais Miami joue vraiment en roue libre cette SR, économisant leurs joueurs. Et puis Lebron regarde trop ses stats, comme Rondo l’année dernière avec sa série de dix passes décisives par match : il laisse filer le titre de MVP vers Durant, dommage. Apparemment, ne pas avoir l’avantage du terrain face à Indiana ne les dérangerait pas plus que ça…

      On a le futur Garnett avec Sullinger, j’attends le futur Pierce dans cette draft!! Je demande à ce qu’il se présente sur l’estrade avec un joli ruban autour de la tête!

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