Résumé du Dr Lucky : Wizards 111 – Celtics 113 (OT)

Pour finir notre mini road-trip dans la division sud-est, direction Washington DC. Encore un match déséquilibré puisque nos adversaires restaient sur quatre victoires en cinq rencontres et tentaient de défendre leur cinquième place au classement.

Histoire de rajouter un peu de difficulté, Boston se présentait avec un backcourt décimé : pas de Bradley ni de Bayless (Blessés) et encore moins de Rondo (repos). Pour essayer de combler les manques, Ainge a fait venir Vander Blue de D-League (19 pts, 4,8 rebonds et 2,3 passes décisives en quatre matchs). Juste pour rigoler, voici notre base arrière : Pressey, Wallace, Johnson, Blue… Le topo ne serait pas complet si je ne vous précisais pas que nous étions en back-to-back.

Une fois ces petits détails connus, on pouvait dresser la liste des choses à faire pour espérer gagner (ou surtout éviter une humiliation). Tout d’abord, oublier la fatigue et courir : nul doute que les Wizards allaient profiter de nos guibolles alourdies, d’autant plus qu’ils sont experts en jeu rapide avec 17 points de moyenne (cinquième meilleure équipe de la ligue). Il fallait ensuite réaliser une performance défensive collective : Washington possède un scoring homogène avec six joueurs au dessus des onze points, le tout idéalement réparti entre la raquette et derrière l’arc. S’appliquer en attaque devait être aussi primordial : nous affrontions l’une des dix meilleures défenses de l’année 2014 (44,9% de réussite au tir concédée à leurs opposants) alors que nous sommes la pire attaque depuis trois semaines (39.3% de réussite au shoot).

En l’absence de Rondo et Bradley, le match-up le plus intéressant semblait être celui entre Sullinger et Gortat. Notre sophomore, douzième meilleur rebondeur offensif du championnat (3,1 rebonds par match), devait trouver à qui parler avec l’ancien Suns (12,1 points et 8,7 rebonds de moyenne). Sans notre meilleur défenseur sur les lignes extérieurs, Stevens devait trouver un moyen pour contenir Beal mais aussi Wall et ses stats d’All-Star (20 points, 4,2 rebonds et 8,5 passes décisives). Petit point positif, les trois fois où les Wizards pouvait passer la barre des 50% de victoire (comme hier soir), ils ont échoué…

 

Chris Johnson jouait son deuxième match avec les Celtics
Chris Johnson jouait son deuxième match avec les Celtics

 

1er quart-temps

Dans un Verizon Center aussi garni que pour un match de pré-saison, Boston alignait une nouvelle ligne arrière : Pressey et Wallace. C’est notre meneur qui lance les hostilités avec un bon floater (2-0). Nenê dunke sur un joli pick-and-roll et Green marque ses premiers points derrière l’arc (5-2). Wallace montre de la volonté, peut-être un peu trop comme avec cette faute offensive sur Gortat. Après trois minute de jeu, Humphries est à la conclusion d’une contre-attaque (9-5).

La partie s’interrompt pour soigner le nez de Pressey qui a pris un coup. Il reviendra avec un coton dans chaque narine : idéal pour la ventilation! Sur un lancer-franc, Green marque déjà son neuvième point (13-6). À la 6ème minute, Pressey de loin, et Johnson sur la ligne des lancers-francs, aggravent l’écart (18-9). Notre défense est bien en place. Humphries fait parler sa puissance face à Gortat (20-9).

Alors que les Wizards ratent tout ce qu’ils peuvent, les Celtics insistent derrière la ligne à trois points (28-15). Il reste trois minutes à jouer, un coup de moins bien des visiteurs va permettre à Gortat, Wall et Webster de réduire l’écart (22-32) avant le second acte. Boston a démarré cette rencontre sur les chapeaux de roues avec 57% de réussite au tir. Green, Pressey et Johnson ont respectivement neuf, huit et sept points au compteur.

 

2ème quart-temps

Après deux minutes plutôt fades, Séraphin ramène les siens à six unités (28-34). Bon jeu en transition de Wallace qui obtient et transforme deux lancers-francs (36-28). Green et Pressey rentrent encore deux tirs primés (42-28). À ce moment de la partie, Boston est à 7/14 derrière l’arc. Washington n’arrive pas à contourner notre défense. Notre petit meneur va même rajouter trois points supplémentaires (45-28).

À la 7ème minute de jeu, Gortat contre un tir de Green. Sur l’action suivante, Nenê obtient la faute et ne convertit qu’un lancer-franc : il met fin à un 11-0 en faveur des visiteurs. Une minute plus tard, Blue fait ses premiers pas en vert. Les Wizards ne trouvent pas de solution et s’en remettent au tir lointain comme celui de Webster (32-45). En deux actions, Wall se fait contrer à deux reprises par Sullinger et Johnson, avec a chaque fois un celte est à la conclusion de la contre-attaque (51-34).  Blue rate l’occasion de jouer sobrement.

Il reste encore trois minutes à jouer : Ariza et Green continue le concours à trois points. C’est Humphries qui aura le dernier mot de cette mi-temps avec un contre et deux lancers-francs réussis (61-43). Boston shoote encore au-dessus des 50% avec un joli 9/19 derrière l’arc. Les celtes n’ont perdu que six ballons pour quatorze passes décisives. Green et Pressey ont déjà marqué dix-neuf et quatorze points, pendant que Wallace distribuait six caviars. Très bonne mi-temps mais tout le monde connait nos travers…

 

Phil Pressey très adroit hier
Phil Pressey très adroit hier

 

3ème quart-temps

C’est Gortat qui déverrouille le score sur deux lancers-francs (45-61). Nenê est nerveux : il rentre son panier mais se voit siffler une faute technique pour contestation (47-62). Les Celtics sont visiblement restés au vestiaire. Seule l’interception de Wallace, qu’il mène au bout, vient contrecarrer le festival d’Ariza à trois points (53-67). À la moitié du quart-temps, Bass stoppe un 11-0 encaissé en deux minutes (69-61). Nenê permet aux siens de revenir à cinq longueurs (65-69).

Green retrouve le parquet et sa grinta : il marque deux fois en une minute (74-65). Un panier avec la faute en prime lance le show Wall (69-74). Les dernières minutes lui appartiennent, il réduit l’écart à trois points (73-76), profitant des pertes de balles trop nombreuses de Boston. Ariza finit sur une bonne note en contrant un tir de Sullinger. Les Celtics viennent de perdre ce quart-temps 15-30, et ceci en tirant à 27% de réussite…

 

4ème quart-temps

Quand Beal marque rapidement le premier tir (75-76), l’on se dit que les matchs se suivent et se ressemblent… Sullinger nous redonne quelques couleurs avec un tir primé (79-75), mais Gortat et Beal nous calment aussitôt (81-81). Un chassé-croisé va désormais débuter entre les deux formations. À la 8ème minute, Green rentre un tir lointain mais Booker répond par un panier et un lancer-franc (84-84). Webster rentre un tir primé et obtient la faute en prime (88-87) : c’est la première fois que les Wizards sont en tête.

Le moral fragile des troupes vertes nous laisse à croire en une énième déconvenue mais Sullinger et Bass insistent (91-88). C’est la moitié du quart-temps et Washington est déjà en foul trouble. Maladresse et pertes de balles viennent gâcher le spectacle pendant trois minutes. Un Wall omniprésent permet aux locaux de recoller au score (92-92). Il a, par deux fois en contre-attaque, l’occasion de donner l’avantage à son équipe mais Bass, d’un contre et Pressey, d’une défense intelligente anéantissent ses espoirs.

Une tension s’est installée, NO TANKING TODAY est inscrit dans tous les yeux celtes. Sullinger et Green jouent les patrons dans cette fin de match mais à chaque fois Wall égalise (96-96). Encore deux minutes à jouer et Ariza crucifie Boston d’un tir primé (99-96) mais pas le temps pour le moral d’atteindre nos chaussettes puisque Green l’imite dans la foulée de manière acrobatique (99-99)! Ni Humphries, ni Green et encore moins Nenê ne changeront la marque : direction prolongation.

 

Over-Time

C’est la première fois de la saison que Boston joue plus de quarante-huit minutes. Tout commence par une interception de Wallace et ses deux lancers-francs convertis (101-99). Wall égalise (101-101). Humphries rate deux tirs ouverts dans le corner mais contre le meneur adverse qui partait au lay-up sur l’action suivante. Après deux minutes de jeu, Green et Nenê vont se livrer un mini duel, remporté 5-4 par notre joueur (106-105). Sullinger, en mode bonhomme, récupère des rebonds offensifs et donne trois points d’avance aux siens sur un difficile fade-away face à Gortat (108-105).

Chaque action amène un panier : Webster rentre un tir à trois points (108-108). Encore une fois,  on a à peine le temps de s’alarmer que Pressey tente sa chance de loin et marque (111-108)! Encore une minute à jouer et Nenê n’abdique pas (110-11). Sur notre attaque, Sullinger perd la balle, Pressey réalise un retour défensif superbe pour intercepter le ballon, mais en voulant sauver la touche, il redonne à Washington l’occasion de prendre l’avantage : Gortat file au panier mais c’était sans compter sur notre lutin meneur qui se sacrifie (sixième faute) et envoie le grand polonais sur la ligne des lancers-francs. Il n’en rentre qu’un sur deux (111-111).

Il reste dix secondes et la dernière possession est pour nous. Quel choix va faire Stevens? Green ou Sullinger? Sur la remise en jeu, Wallace remonte la balle, Green vient se proposer mais il l’ignore (intentionnellement, pour ceux qui ne suivent pas) et file droit au panier (113-111)! Un dernier tir à trois points raté de Wall ne change évidement rien.

Le score est de 113-111 pour Boston.

 

http://www.youtube.com/watch?v=OFto_RrSOb0

 

Notes

Green : 14/26 au tir dont 8/16 derrière l’arc, 9 rebonds, 3 interceptions et 39 points en 46 minutes. Allelujah! Il est revenu parmis nous! Après quatre mois d’attente, voici son premier match plein. Parfait dans tous les compartiments du jeu, il a fait pleuvoir les trois points sur les têtes des Wizards. Une sélection de tir digne d’un Antoine Walker, surtout celui à la fin du quatrième quart-temps. Bravo.

Sullinger : 5/11 au shoot, 11 rebonds, 4 TOs et 14 points en 33 minutes. Les tirs extérieurs étant clairement la priorité hier soir, il n’a pas été trop sollicité jusque dans le dernier quart-temps où il marque 11 de ses 14 points. Trop de TOs mais tellement utile en défense.

Humphries : 3/10 au tir, 6 rebonds, 3 passes décisives, 2 interceptions, 3 contres et 8 points en 35 minutes. Encore un match complet, bien qu’il est souffert en attaque face à un excellent Nenê. très bonne défense.

Wallace : 2/4 au shoot, 5/6 au lancer-franc!!!!, 6 rebonds, 9 passes décisives, 4 interceptions et 9 points en 40 minutes. Comme son pote Green, il réalise sa plus belle performance en vert. Il était partout sur le terrain. Il a même joué meneur! Toujours peu de shoots pris mais son dernier tir vaut pour dix (comme les millions qu’il a justifié hier soir…)!

Pressey : 7/10 au tir dont 5/6 derrière l’arc, 4 passes décisives, 2 interceptions, 5 TOs et 20 points en 35 minutes. En l’absence de Rondo, les clés du camion lui appartenaient. Plutôt bon conducteur pour un apprenti! Qui a dit qu’il ne devait pas shooter?! dans l’euphorie on oubliera ses 5 TOs…

Johnson : 3/9 au shoot, 4 interceptions et 9 points en 30 minutes. Très bon dans le premier quart-temps, moins par la suite. Très mobile en défense.

Olynyk : 2/6 au tir, 3 rebonds et 4 points en 15 minutes. Pas grand chose à dire de lui. Il a beaucoup joué dans le troisième quart-temps…

Bass : 4/10 au shoot, 2 rebonds, 1 contre et 8 points en 22 minutes. Il rentre des tirs importants. Lui aussi est très présent en défense.

Anthony et Blue : respectivement 5 et 4 minutes de jeu. 2 TOs pour le second qui n’a rien montré de prometteur sur ce match.

 

John Wall auteur de son deuxième triple-double en carrière
John Wall auteur de son deuxième triple-double en carrière

 

Côté Wizards, je retiens la performance de Wall, auteur de son second triple-double en carrière (le premier datant du 10 novembre 2010) : 28 points, 11 rebonds et 10 passes. Son 9/29 au tir vient quand même gâcher un peu son match. Il a quand même été très présent dans les moments chauds (8 points d’affilée dans la fin du dernier quart-temps). Autre joueur à briller pour Washington : Nenê, il nous a fait mal sous le panier avec ses 17 points et ses 9 rebonds.

VICTOIRE!!!!! Malgré une domination des Wizards au rebond (50 à 42), notre efficacité au tir (46% dont 44% derrière l’arc) nous a permis de l’emporter.

Si l’on oublie le troisième quart-temps (et on le fait car on a le sourire jusqu’aux oreilles), notre défense a été très efficace. Tout les joueurs semblaient impliqués. Le fait de ne pas craquer dans les dernières minutes, malgré le retour des Wizards, est le point le plus intéressant. Vu la joie des Celtics au buzzer final, cette victoire, même si elle reste mineure comme l’est un bichoco pour une anorexique, fera du bien dans les têtes de tout le monde.

Rendez-vous demain soir, au TD Garden, pour affronter le Thunder d’un Kevin Durant en mode MVP. Malheureusement je ne pourrais pas en faire le résumé donc je vous dit à dimanche pour l’affiche face aux Nets de Paul Pierce!

 

Article rédigé par Dr Lucky

5 Comments on “Résumé du Dr Lucky : Wizards 111 – Celtics 113 (OT)”

      1. C'est sympa. Ça te dérange pas de savoir le résultat d'un match avant de le voir? moi j'ai du mal^^

        1. ça dépend, mais souvent non. et comme je ne peux pas voir tous les matchs en direct mais que je dois assurer un travail quotidien pour la page facebook et twitter, c'est rien 🙂

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