Prolongation de Rondo : les chiffres et cas de figure

Hier, nous vous informions de la position de Danny Ainge au sujet du futur de Rajon Rondo. Il y était question de prolongation de contrat et le GM des Celtics y expliquait qu’il savait que Rondo et son entourage la refuserait. Le joueur a tout intérêt à attendre un peu. Cet article est là pour vous expliquer pourquoi.

 

Pourquoi signer une extension aujourd’hui serait une erreur à la fois pour le joueur et pour l’équipe ?

Pour le moment, les règles du nouvel accord collectif ne permettent pas d’offrir le maximum. Un joueur vétéran (qui n’est plus dans son contrat rookie) ne peut se voir proposer une extension de contrat que de 4 ans (comprenant les saisons restantes du contrat actuel) avec un salaire n’augmentant que de 7,5% par saison.

Cela voudrait donc dire que ça ne ferait qu’une prolongation de deux ans dans les faits.  Et que ce soit pour le club ou le joueur, cela n’a que peu d’intérêt par rapport aux deux autres possibilités.

 

A l’été 2014, une opportunité à saisir ?

La première possibilité est d’attendre cet été. Boston pourra alors utiliser deux options pour prolonger Rondo :

Le contrat proposé sera quoiqu’il arrive un contrat de 3 ans, celui-ci prenant effet à la fin de l’actuel contrat, liant le joueur au club jusqu’à la saison 2017-18. La seule nuance se situe au niveau de la répartition du salaire, les 44.8 millions pouvant être répartis de la manière suivante :

  • Pas de bonus à la signature
  • 12.9 millions en 2014-15
  • 13.9 millions en 2015-16
  • 14.9 millions en 2016-17
  • 16 millions en 2017-18

Ou bien, si les Celtics ont assez de liquidités et de volonté :

  • 6.6 millions de bonus à la signature
  • 12.9 millions en 2014-15
  • 11.7 millions en 2015-16
  • 12.5 millions en 2016-17
  • 13.4 millions en 2017-18

Pour les Celtics, ce serait évidemment une énorme opportunité, permettant de garder Rondo jusqu’à ses 32 ans à un salaire « raisonnable » tout en se donnant l’opportunité de signer un autre gros poisson à la free agency.

Pour le joueur, cela lui donnerait la possibilité à 32 ans de signer un autre contrat où il pourrait demander le maximum (car cela ferait plus de 10 ans qu’il est dans la ligue et qu’avec ses Bird Rights, il pourrait toucher 35% du Salary Cap). En imaginant qu’il soit toujours au top, il serait alors en droit de toucher 22 millions dès la première saison de ce nouveau contrat.

De plus, à l’issue de la saison actuelle, Rajon Rondo pourra bénéficier s’il le souhaite d’une clause de non-transfert (huit ans dans la ligue dont au minimum quatre dans l’équipe en question). A l’image d’un Garnett, Rondo pourrait avoir le dernier mot et choisir de partir ou de rester, peu importe les transferts discutés par son GM.

Pour lui, c’est également intéressant que l’équipe puisse ajouter du beau monde à l’effectif. Et puis, si jamais le plan de reconstruction à court terme venait à échouer, Boston arriverait plus facilement à le transférer (donc dans l’intérêt du joueur si on se morfond dans les bas-fonds de la ligue) si son salaire n’est pas exorbitant.

Si les deux parties veulent vraiment se donner les moyens de réussir, et si Danny Ainge arrive à utiliser de bonnes monnaies d’échange (Bass, Green, TDD..) pour attirer une autre tête d’affiche, le joueur pourrait accepter une telle offre.

Ses dernières déclarations vont dans ce sens.

« Je n’aime pas trop le changement.  Ça ne me dérangerait pas de faire toute ma carrière ici, ou de prolonger pour dix ans. »

 

« Être payé comme une star ? C’est déjà le cas. »

 

A l’été 2015, les dangers de la Free Agency

Pour Boston ce serait un soulagement, car le joueur peut tout aussi bien décider d’aller au bout de son contrat actuel et donc de devenir agent libre à l’été 2015.

Il pourrait alors demander un contrat maximum d’environ 100 millions de dollars sur cinq ans :

  • 18.9 millions en 2015-16
  • 19.6 millions en 2016-17
  • 20.9 millions en 2017-18
  • 22.3 millions en 2018-19
  • 23.7 millions en 2019-20

Bien sûr, le joueur et l’équipe pourraient s’entendre sur un autre montant, à mi-chemin entre son salaire actuel et ce contrat maximum.

Le danger est évidemment que d’autres équipes lui proposent des contrats max, obligeant les Celtics à s’aligner pour garder les faveurs du meneur. Mais le joueur aurait le dernier mot et pourrait décider de partir (même pour un salaire moindre) s’il juge le projet de Boston bancal.

Le seul « risque » pour Rondo dans ce cas de figure, c’est que ce contrat là l’emmènerait jusqu’à ses 34 ans. Il devra être à son meilleur niveau pour pouvoir en signer un autre du même acabit par la suite, là où dans l’option précédente, il pouvait signer un contrat max à 32 ans qui l’emmenerait sereinement jusqu’à ses 37 ans.

Les mouvements jusqu’au 20 février, et plus encore ceux de la prochaine intersaison vont largement influencer Rondo dans sa décision. Alors Danny, montre à tout le monde (et surtout à Rajon) que ces transferts que toi seul comprends jusque-là ont servi à quelque chose : nous offrir un futur étincelant.

 

Article rédigé par Louis Jullien, inspiré de l’article d’ESPN « Rondo merits extension, eventually ».

5 Comments on “Prolongation de Rondo : les chiffres et cas de figure”

  1. bel article, et c'est sure que la première option serait la meilleure pour tout le monde …

    Wait and see

  2. Super article !
    Par contre, n'auriez-vous pas des exemples de joueurs de 32ans qui signent des contrats max?

  3. La deuxième solution de l'été 2014 est pas mal, je suis pour celle-ci en tout cas. Et puis bon, vu les déclarations de Rondo, et en connaissant son appétit pour un titre, on peut légitimement penser qu'il va prendre une solution qui arrrange également le club et donc 2014

    1. Je suis tout à fait de ton avis!! Et le gars e les têtes sur les épaules et va faire ce qu'il y a de mieux pour lui, tout son entourage et Boston!!

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