Résumé du Dr Lucky : Celtics 79 – Nets 85

LE match. Dans une saison morose comme celle-ci, tous les fans de Boston avaient noté en vert et depuis longtemps, cette date sur leurs calendriers, leurs frigos ou sur leurs mains (pour les moins hygièniques) : le retour de Paul Pierce et Kevin Garnett au TD Garden.

Les Celtics accueillaient donc leurs charmants voisins pleins de roubles(ardise) de la division Atlantique. Après un début de championnat plus que poussif, Brooklyn s’est lancé dans une remontée fantastique. Septième de la conférence est avant cette rencontre, ils n’étaient qu’à 2,5 victoires des Raptors et donc de la quatrième place. Dire que les dynamiques des deux formations sont différentes ne serait qu’un doux euphémisme : neuf victoires en dix rencontres pour les Nets et huit défaites en autant de matchs pour les celtes…

Pour espérer l’emporter, il fallait avant tout arriver à mettre les émotions de côté puis commencer à réfléchir. Point important, notre capacité à récupérer des rebonds offensifs et nous offrir des secondes chances de marquer : sur leurs dix dernières rencontres, Brooklyn a le meilleur bilan de la ligue avec seulement 9,7 points concédés sur cette phase de jeu alors que Boston, sur la même période, possède la troisième meilleure attaque du championnat avec ses 16,3 points.

Autre solution : courir. Maintenant que nous ne sommes plus les « vieux » de la NBA, profiter de leurs déambulateurs et de leurs pacemakers semblait être une bonne idée. Même si leur raquette semblait difficile d’accès, il fallait vraiment atteindre la peinture et se rapprocher du cercle ne serait-ce que pour obtenir des fautes mais surtout pour ne plus être dépendant de nos tirs extérieurs.

Le duel entre Green et Johnson devait être intéressant, chacun meilleur marqueur de son équipe avec respectivement 16,2 et 16,1 points par match, qui allait prendre le dessus sur l’autre? Mais l’affrontement qui attirait l’œil du celte averti était celui entre Sullinger et Garnett, tous les deux ailiers-forts repositionnés en pivots. Nul doute que malgré son doigt déboîté vendredi soir, notre sophomore voudrait montrer à KG que l’élève pouvait égaler ou dépasser le maître. Enfin, forcément, on surveillait la performance de Rondo qui voit progressivement son temps de jeu augmenter.

La défaite nous tendait les bras, mais en ce jour glorieux du retour de nos héros, rien ne pouvait effacer les sourires de nos visages…

 

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1er quart-temps

Tout commence par un tir à trois points raté de Pierce. Les deux équipes se sont mises d’accord : le premier panier doit être inscrit de derrière l’arc. Après les échecs successifs de Rondo, Green, J.Johnson et Anderson, c’est Wallace qui ouvre le score (3-0). tout le monde fait preuve de maladresse. Rondo obtient et réussit un lancer-franc en plus de son panier (6-0). Après quatre minutes de jeu, Garnett contre un tir de Green mais la balle revient dans les mains de Bass qui inscrit deux points supplémentaires (8-0). À ce stade de la rencontre, les Nets n’ont rentré aucun de leurs six shoots (0/3 pour la paire Pierce/Garnett).

Livingston débloque le compteur des visiteurs (2-8). Puis Anderson et Blatche permettent à Brooklyn de recoller au score (9-10). Il reste cinq minutes à jouer et Rondo cède sa place à Pressey, il a capté quatre rebonds, fait trois passes décisives et marqué trois points. Le rythme est soporifique, chaque possession arrive au bout des vingt-quatre secondes et le ballon semble être plus large que le panier… Bass et Humphries font un bon travail au rebond et en défense mais Blatche ramène les siens à égalité (11-11). Encore trois minutes de jeu et C.Johnson, d’un tir primé au buzzer sur une extra-passe de Pressey, redonne l’avantage à Boston (14-11). Un temps-mort est sifflé, c’est le moment de la vidéo en hommage à Kevin Garnett : le joueur toujours concentré et hargneux que l’on connait laisse place à un homme ému aux larmes sous les acclamations d’un public déjà conquis…

 

Les dernières minutes voient la second-unit des Celtics durcirent la défense sans pour autant assurer en attaque (17-11). Premier acte insipide où les celtes ne rentrent que 33% de leurs tirs et les Nets seulement 22%. La différence se fait surtout sur les rebonds (seize à neuf pour Boston). Bass a « déjà » marqué cinq points et pris quatre rebonds.

 

2ème quart-temps

La pause entre les deux quart-temps a vu la diffusion de la vidéo en hommage à Paul Pierce, le celte éternel… Énorme standing-ovation pour ce joueur exceptionnel qui répétera son amour pour Boston pendant deux minutes : « I love you, thank you ».

Une fois les yeux mouchés et le nez séché (ou l’inverse), on pouvait apprécier les lancers-francs réussis d’Humphries, le tout sous les « thank you Paul Pierce » d’un public toujours amoureux de son numéro 34. Le niveau en attaque est toujours aussi faiblard à l’image de la contre-attaque et du floater complétement ratés par Blatche mais aussi des deux tirs primés made in Brico’Dépôt de Pressey. Après quatre minutes de jeu, les Nets ont rattrapé leur retard notamment grâce à Blatche, qu’ils sollicitent énormément (20-21). Teletovic doit s’y reprendre à deux fois derrière l’arc pour donner l’avantage à Brooklyn (23-21).

À la cinquième minute, Olynyk met fin à un 9-0 des visiteurs (23-27). Sur une relance dans sa raquette, Bass perd bêtement le ballon mais joue bien le un contre deux face à Terry et Kirilenko. Dans la continuité, Rondo adresse une longue passe pour envoyer Wallace au dunk (25-27). Seulement, Garnett est là pour tempérer nos ardeurs : il rentre deux paniers coup sur coup (31-25). Il reste trois minutes de jeu, elles appartiendront à Rondo. Il marque son deuxième panier du match, mais Kirilenko lui répond entouré de trois joueurs celtes (33-27). Il réalise une jolie passe éclair pour Faverani (31-33). Enfin, il rentre un tir primé à la dernière minute (34-35).

Plus rien ne sera marqué même si la foule encouragera Pierce sur la dernière possession! Pour les esthètes du Basket avec un grand B, mieux valait qu’ils ne se trouvent pas près d’une fenêtre… Chaque équipe tire à 32% de réussite et Boston à déjà perdu douze ballons. Rondo a joué quatorze minutes, il ne devrait pas être loin des trente en fin de rencontre.

 

Kevin Garnett

 

3ème quart-temps

Pour commencer, Bass est à la conclusion d’un beau mouvement collectif (36-35). Anderson, par deux fois, rentre un tir à trois points (43-36). Notre attaque est trop lente et, à la neuvième minute, Pierce rentre le premier panier de sa carrière face aux Celtics grâce à son fameux step-back (45-36). Sur l’action suivante il est contré par Sullinger puis perd le ballon en faveur de Green qui part au dunk et met fin à un 10-0 en faveur des Nets (38-45).

À la moitié du quart-temps, J.Johnson rentre un tir primé (50-40). Green lui répondra quelques instants plus tard, puis Wallace, sur lancer-franc, réduira encore l’écart (47-52). plus que trois minutes à jouer et Anderson inscrit trois points supplémentaires (55-47). Pressey perd la balle en faveur de Livingston qui redonne dix points d’avance à Brooklyn (59-49). Dans les derniers instants, Boston revient, et à même l’occasion de faire repasser l’écart sous les cinq unités mais ne trouve pas de position de shoot sur la dernière possession du quart-temps (53-59). Après trente-six minutes, seul Bass a marqué plus de dix points…

4ème quart-temps

Pendant que Pressey perd des ballons et rate des tirs, Teletovic et Blatche creusent l’écart (63-53). La second unit des Celtics est affligeante et après trois minutes de jeu, Kirilenko donne douze points d’avance aux siens (68-56). Stevens fait des changements, et le trio Rondo/Humphries/Wallace réussissent un 7-0 (63-68). Malgré un tir prime du toujours discret (au TD Garden) Terry, Bass permet aux celtes de revenir à quatre unités (67-71).

Pendant deux minutes le jeu ralentit (apparemment c’était possible), et, à la quatrième minute, C.Johnson, d’un tir à trois points en transition sème le doute chez nos adversaires (70-73). Ce doute n’a pas le temps de germer puisque Rondo leur facilite la vie avec un TO et un tir lointain raté qui amènent autant de contre-attaques et de paniers faciles (76-70). Pierce va même refroidir considérablement l’ambiance à trois minutes de la fin (78-70). Williams assure face à Humphries en fin de possession (80-72).

En une minute, Bass et Rondo nous relancent encore (77-80). J.Johnson, surement le joueur le plus clutch de la ligue, réalise un magnifique air-ball. Plus que trente-cinq secondes avant le buzzer final et Boston a l’occasion d’égaliser mais Rondo se fait chiper la balle par un Garnett qui le connait par cœur. Le Big Ticket part seul au dunk (82-77), et malgré un panier rapide de Bass (79-82), les Nets ne flancheront pas au jeu des fautes et des lancers-francs.

Score final : 85 à 79 pour Brooklyn.

 

Paul Pierce

 

Notes :

Green : 2/13 au tir, 2 rebonds et 8 points en 28 minutes. Certaines fois les stats sont trompeuses… Et bien là non. Sept tirs pris de derrière l’arc alors qu’il n’est pas en réussite. Pourquoi ne pas rassurer en allant chercher le panier ou la faute dans la peinture? Mystère…

Bass : 6/6 au shoot, 5/6 au lancer-franc, 8 rebonds et 17 points en 34 minutes. Meilleur joueur en vert hier soir. Repositionné en titulaire par Stevens, il démontre qu’il est encore et toujours adroit en attaque et régulier en défense.

Sullinger : 1/7 au tir, 5 rebonds, 3 contres et 2 points en 23 minutes. Replacé en pivot, il a souffert face aux grands joueurs adverses. Toujours vaillant, mais la volonté ne remplace pas les centimètres ni ne soigne les doigts blessés à sa main de tir…

Wallace : 4/8 au shoot, 5 rebonds, 2 passes décisives et 12 points en 41 minutes. Quand on connait son historique, on se réjouit de ces matchs… Plus performant depuis qu’il est titulaire et surtout depuis qu’il est au côté de Rondo, il a très bien su contenir J.Johnson.

Rondo : 5/14 au tir, 8 rebonds, 8 passes décisives, 6 TOs et 13 points en 30 minutes. Il endosse à la fois le costume du sauveur puis celui du bourreau : capable de rentrer le trois points de l’espoir en fin de rencontre puis de perdre le ballon l’action suivante. Il veut trop bien faire trop tôt selon moi. Pas loin du triple-double (télé nationale oblige), dans un soir logique, il aurait facilement quatre passes décisives supplémentaires, seulement voilà, ses coéquipiers ont pensé qu’il ne fallait pas trop le mettre en confiance.

Humphries : 2/5 au shoot, 5 rebonds et 6 points en 18 minutes. Sobre, il a été le seul a bien contenir Blatche. Il a démarré sur le banc, Pourquoi? Peut-être parce que Bass et Sullinger connaissent mieux Pierce et Garnett.

Olynyk : 1/6 au tir, 5 rebonds, 2 contres et 3 points en 14 minutes. Très peu de progression depuis le début de saison, hier encore il était très limité.

Pressey : 2/8 au shoot dont 0/5 derrière l’arc, 3 passes décisives, 3 TOs et 4 points en 18 minutes. Il n’a pas confirmé la bonne impression des cinq derniers matchs (44% au tir contre 18% sur le reste de la saison). Hier soir, à chaque fois qu’il devait faire un choix, c’était le mauvais : jour sans pour le lutin!

Johnson : 4/6 au tir, 4 rebonds et 12 points en 28 minutes. Il le veut son contrat! Boston devrait lui accordait une seconde pige de dix jours aujourd’hui ou demain. Il joue simple et sans fioritures : bon match.

Faverani : trop peu de temps de jeu.

 

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Côté Nets, dans ce « non-match » et hormis Pierce et Garnett bien sur, je retiendrais les performances de Livingston et Kirilenko, auteurs de neuf et onze points chacun ainsi que de huit et quatre rebonds. C’est plus l’impression visuelle laissée par ces joueurs qui me font les sortir du lot, et puis je suis bien content de revoir Livingston à un bon niveau depuis un an maintenant.

Dix-septième défaite en vingt rencontres : triste bilan que le notre. Ce match fut surement le plus mauvais de toute la saison et ce, toutes équipes comprises! Les deux formations tirant sous les 40% de réussite et se valant au rebond, ce sont les pertes de balles qui nous coûtent la victoire (18 TOs à 11). Notre niveau de jeu est faible en temps normal mais hier, c’était le néant! Le point positif c’est que Rondo continue à gagner du temps de jeu.

Mais le résultat importait peu hier soir. Seules les retrouvailles d’un peuple avec ses idoles étaient importantes, et quand les spectateurs privilégiés levaient les yeux vers les bannières au plafond du TD Garden, ils pouvaient voir deux cases vides sous la liste des numéros déjà retirés.

34 et 5… Merci pour tout…

 

Article rédigé par Dr Lucky 

3 Comments on “Résumé du Dr Lucky : Celtics 79 – Nets 85”

  1. Oh les frissons de malade ! La présentation, les deux vidéos, ce public de malade…
    Un hommage à la hauteur de ce que ces deux joueurs ont apporté à la franchise.
    C'était beau !

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