Résumé du Dr Lucky : Celtics 94 – Sixers 95

De retour au TD Garden, les Celtics affrontaient l’un de leurs pires rivaux dans la course à la star estudiantine. Après la débâcle cataclysmique subie à New York, quelle réaction pouvait-on attendre de nos joueurs?

Ces deux franchises se livrent une bataille sans merci depuis l’ouverture des hostilités. Quand l’une s’emparait de la tête de la division Atlantique en début de saison, l’autre lui piquait la place. Quand Philadelphie décidait de ruiner son bilan, Boston l’imitait aussitôt, tant est si bien que ces deux équipes se retrouvaient avec quasiment le même bilan (15 victoires et 32 défaites pour les celtes et 14 victoires et 31 défaites pour les Sixers), poussant le vice à copier leurs dix derniers résultats (2 succès pour 8 défaites). Mais hier soir, fin du duel à distance : ce premier match entre frères ennemis devait rassasier une foule affamée et friande de TOs, d’air-balls et de tirs moins clutch les uns que les autres dans les dernières minutes…

Puisque la défaite semble être devenue le hobby principal de nos joueurs préférés, je m’en vais vous donner les clés d’une rouste réussie face à Philadelphie (ceux qui espéraient la victoire n’ont qu’à inverser mes propos!). Il fallait tout d’abord profiter du fait que nous soyons en back-to-back pour limiter nos efforts dans la course et laisser se développer le jeu en transition rapide de nos adversaires (17,1 points sur jeu rapide).

Ensuite, face à la plus mauvaise défense de la ligue dans le premier quart-temps (29,1 points concédés), Boston ne devait pas essayer de creuser l’écart rapidement : chose très facile puisque nous possédons l’une des pires attaques dans le premier acte (23,6 points). Evidemment, il était impératif de ne pas aller chercher des points dans la raquette et de nous contenter de notre adresse extérieure. Point fort pour les Celtics, le match-up intéressant de la rencontre opposait Green, auteur de 39 points face aux Wizards mais de seulement 38 depuis, et Turner qui, lors des sept derniers matchs où il passa la barre des 20 points rapporta six victoires.

Seule ombre au tableau, la dernière rencontre disputée en back-to-back et sans Rondo avait vu Boston gagner…

 

Kelly+Olynyk+Jared+Sullinger+Minnesota+Timberwolves+DXXKb7WgHfel

 

1er quart-temps

Sur sa première action, Carter-Williams prend facilement le dessus sur Pressey (2-0). La partie débute lentement, Sullinger profite d’un air-ball de Turner et d’un TO de leur meneur pour marquer deux fois (8-4). Après quatre minute de jeu, Philadelphie reprend l’avantage (10-8). Wallace contre une tentative de Hawes et Sullinger remet les deux équipes à égalité sur un joli move au poste (10-10). Devant un public rarement aussi muet, Bayless réalise la perte de balle de l’année pour les Celtics : un long ballon qui sort en touche en passant facilement trois mètres au-dessus des dreadlocks de Wallace. il reste cinq minutes à jouer et c’est déjà le cinquième ballon perdu.

Young profite d’une contre-attaque pour marquer (18-14). Aucune intensité ne ressort de ce match et nos possessions se résument souvent en un échec du système proposé et une horloge qui égrène les 24 secondes. Les Sixers tentent une défense haute et Green en profite pour prendre la ligne de fond et dunker (16-19). Le jeu, déjà lent, est très haché par les fautes. À deux minutes de la fin du quart-temps, Olynyk a droit à son moment de gloire : un tir primé, un panier en contre-attaque et un contre sur Carter-Williams (23-21). Philadelphie rate beaucoup de tirs sous le panier. Green donne trois points d’avance à Boston d’un tir longue distance (26-23). Il aurait pu aggraver le score si son tir réussi du milieu de terrain avait quitté ses grosses mimines avant le buzzer.

Les Celtics ont rentré 45% de leurs shoots pendant que les Sixers n’en rentraient que 30% mais nous perdons six ballons de plus qu’eux. Dix-huit lancers-francs ont été tentés et Green, bien présent sur le parquet mène le scoring avec 13 points.

2ème quart-temps

Hawes entame le second acte de la meilleure des manières avec ses deux tirs à trois points (29-26). Les visiteurs déroulent leur jeu et il faut attendre la 8ème minute pour voir Bass rentrer nos premiers points sur lancer-franc et stopper ainsi un 10-0 en notre défaveur (28-33). Young rentre un panier de derrière l’arc (36-30). Sullinger et Johnson sont volontaires dans l’effort mais l’adresse ne suit pas. Turner n’est pas en reste point de vue habileté offensive, il n’a rentré qu’un shoot sur huit tentatives et se fait contrer par Bass. Pendant ce temps-là, Pressey continue d’artiller sans succès…

À la cinquième minute, moment « show-time » de la partie : alley-oop entre Turner et Young (42-34). Notre défense est à la rue, les Sixers trouvent un grand nombre de passes dans le dos de nos joueurs et Anderson vient conclure un 8-0 pour les siens (48-34). Sentant la soufflante arriver dans les vestiaires (tanking oblige), ils décident généreusement de nous accorder quelques points. Alors qu’il reste deux minutes à jouer avant la mi-temps, Bayless et Humphries nous ramènent à cinq longueurs (43-48). L’écart restera stable jusqu’à la fin du quart-temps (53-47). Boston vient d’encaisser trente points en douze minutes et grâce à un sublime 5/20 au tir, les pourcentages de réussite se sont inversés : 35% pour nous et 44% pour eux. Sullinger a déjà marqué 12 points et pris 7 rebonds.

3ème quart-temps

Anderson marque le premier pour les Sixers (55-47). Bayless rentre un tir primé mais Young l’imite aussitôt (58-50). Sur l’action suivante, notre meneur remplaçant oublie complètement qu’il existe un temps limite à une possession et préfère faire une passe que de tenter un tir, le tout sous les yeux médusés de Green… Et dire que je rate Miami/OKC pour voir ce match! Hawes marque de derrière l’arc avant de se faire méchamment contrer par Wallace (61-50). Bass, et surtout Sullinger mènent l’attaque, et à la moitié du quart-temps, nous voilà revenus à trois longueurs (62-65). Hawes redonne un peu d’air aux siens d’un autre tir à trois points (68-62).

Stevens tente d’associer Pressey et Bayless : il faut attendre trois minutes avant de voir un panier. Heureusement, les Sixers sont encore plus maladroits que nous. Poussé par un public qui se réveille un peu, Humphries rentre deux lancers-francs et réduit l’écart (69-72). Il reste deux minutes de jeu et Pressey va faire le spectacle : TO ridicule (contact avec Humphries qui pose un écran) qui peut rivaliser avec celui de Bayless en début de match, lay-up raté mais heureusement claqué par Olynyk dans le panier et passage en force sur la dernière possession. À noter que Wroten a marqué durant les élucubrations de notre lutin vert (74-71). Malgré un doigt qui le fait souffrir, Sullinger mène Boston avec 18 points et 9 rebonds.

4ème quart-temps

Johnson, derrière l’arc, et Pressey, sur son premier panier, donnent vite l’avantage aux Celtics (76-74). Green y va aussi de son tir primé, suivi d’un floater de Sullinger sur une jolie passe aveugle de notre meneur (81-78). Le public donne de la voix. Johnson assure avec un tir à trois points, une bonne défense en un-contre-un face à Anderson et une bonne gestion de la contre-attaque suivante (86-78). Les fans celtes se disent alors que gagner un match est possible mais Turner et Anderson nous ramène à la réalité en deux minutes (86-88). À quatre minutes de la fin, Young égalise (90-90) et tout est à refaire.

Bien qu’il force certains tirs, Sullinger est un guerrier et sur un rebond offensif important, il obtient deux lancers-francs qu’il convertit (92-90). Bass contre Hawes sur l’action suivante. Durant deux minutes, comme rien ne marche dans le jeu, les deux formations s’en remettent aux lancers-francs avec une réussite qui frôle l’absurde : 2/4 pour Carter-Williams, 0/2 pour Young et 0/2 pour Bayless (92-92). Plus qu’une minute à jouer, Humphries claque la balle dans le panier après deux tirs manqués de Green et Sullinger (94-92). Turner obtient une faute mais ne rentre qu’un lancer-franc sur deux (93-94). Encore trente secondes et Stevens propose un bon système qui offre un tir ouvert à Humphries à mi-distance : raté. Philadelphie ne prend pas de temps-mort,il reste dix secondes et Carter-Williams remonte vite la balle, il la donne à Turner qui prend de vitesse Bayless et vient défier Sullinger dans la raquette… Le buzzer résonne alors que le filet tremble encore…

Score final : 95-94 pour les Sixers.

 

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Notes

Green : 5/13 au tir, 6 rebonds, 4 passes décisives, 3 TOs et 18 points en 38 minutes. Après un premier quart-temps prometteur, il s’est complètement éteint : aucun lancer-franc tenté dans les 36 dernières minutes.

Bass : 4/8 au shoot, 5 rebonds, 2 contres et 11 points en 21 minutes. Discret est le bon mot pour le définir sur cette rencontre. Il a traversé le match comme une âme en peine…

Sullinger : 9/25 au tir, 17 rebonds dont 8 offensifs, 3 TOs et 24 points en 35 minutes. Meilleur celte de la partie, il a forcé certains shoots.Il était clairement la première option offensive. Son talent sous le panier et sa volonté à toute épreuve font de lui un aspirateur à rebonds. Il a souffert de son doigt luxé, ce qui peut expliquer une partie de ses échecs au tir. Sa colère en fin de match fais du bien à nos yeux. Ce mec est un vrai guerrier spartiate!

Wallace : 0/1 au shoot, 8 rebonds, 3 passes décisives et 2 contres en 33 minutes. Retour du joueur du début de saison : absent en attaque mais bien présent en défense. Il semble élever son niveau de jeu seulement quand il est aux côtés de Rondo… Choisirait-il ses matchs?

Pressey : 1/7 au tir, 2 passes décisives, 2 interceptions, 5 TOs et 2 points en 21 minutes. Son plus mauvais match sous les couleurs vertes et pourtant il en a déjà fait quelques uns… En l’absence de Rondo on espérait voir le même Pressey que celui aperçu face aux Wizards mais non, bien au contraire. Il a vraiment souffert de sa taille face à Carter-Williams.

Bayless : 4/13 au shoot, 4 rebonds, 3 interceptions, 2 TOs et 10 points en 30 minutes. Il nous a fait du Bayless tout craché : peu de réussite au tir et quelques mauvais choix. Il avait pourtant l’opportunité de briller en l’absence de Rondo et du peu de temps de jeu de Pressey.

Humphries : 3/5 au tir, 9 rebonds et 13 points en 22 minutes. Il rentre la claquette qui peut nous faire gagner (94-92) mais rate le tir ouvert quasiment synonyme de victoire. C’est dommage car il en rentre souvent de cette distance. C’est le vrai bon complément de Sullinger dans la raquette.

Olynyk : 4/8 au shoot, 4 rebonds, 3 passes décisives, 2 contres et 9 points en 19 minutes. il a bien su profiter du temps qui lui a été imparti en attaque mais sa défense est vraiment rédhibitoire et ne lui permet pas d’atteindre les 25 minutes de jeu.

Johnson : 2/7 au tir, 5 rebonds, 5 passes décisives et 6 points en 22 minutes. Le bon soldat qui cherche un bon contrat. Très rapide, il fait son job. À noter que ses six paniers marqués sur les deux derniers matchs le sont de derrière l’arc.

 

Côté Sixers, je retiens Hawes et ses trois points destructeurs (4/6) et bien sur Turner qui se rattrape bien en deuxième mi-temps pour finir avec 16 points, 8 passes décisives et surtout le buzzer beater. Un petit mot sur Anderson qui rend une bonne copie avec 13 points à 6/8 au tir, 6 rebonds et 4 passes décisives.

DÉFAITE!! Encore un match sous les 40% de réussite… Notre domination au rebond (59 à 40) n’aura pas été suffisante pour compenser notre adresse déplorable et nos pertes de balles (18). Dans une rencontre aussi serrée, hachée (55 lancers-francs) et entre deux équipes de même niveau, tout se joue à des détails… Nos errances défensives dans le second quart-temps nous font tout de même mal.

Nous voici désormais bon dernier de la division Atlantique! Qui c’est les plus forts? Evidemment c’est les autres… On est dans la zone : on possède désormais le troisième plus mauvais bilan de la ligue et nous nous attaquons dimanche au second.

Le tanking, y’a que ça de vrai!

 

Article rédigé par Dr Lucky