Résumé du Dr Lucky : Sixers 108 – Celtics 114

Test!! Un… Deux… Test!! Serais-je le chat noir de notre équipe? Un résumé de ma part est souvent égal à une défaite alors que mes absences sont synonymes de victoires… Au point où nous en sommes, tant pis, je prends le risque de continuer!

Après deux jours de repos bien mérités (pour nous les fans), les Celtics se rendaient chez les Sixers, adeptes eux aussi de la défaitophilly… Bien que lancés dans la course au tanking, ces crapules philadelphiennes étaient venues au Garden nous coiffer sur le buzzer pas plus tard que la semaine dernière (95-94). Était-il possible de leur rendre la pareille hier soir?

Pour ce faire, nous pouvions compter sur la première association (en forme) de notre backcourt titulaire : Rondo et Bradley. Au-delà de leur apport offensif, ils devaient être les fers de lance de notre défense. Lors de la dernière confrontation entre ces deux équipes, Boston n’avait pas su contenir ses adversaires convenablement, ne provocant que 10 pertes de balle pour Philadelphie alors qu’elle est la plus mauvaise franchise de la ligue en la matière (17,4 TOs par match). Il fallait régler le cas Green : 16,3 points par match sans Rondo, seulement 13,1 avec lui…

Verrouiller la raquette était indispensable, trop de passes faciles ont été concédées lors du dernier duel. Le face-à-face opposant Sullinger et Hawes semblait intéressant, le premier cherchant son troisième double-double d’affilée (22,5 points 14,5 rebonds de moyenne sur les deux dernières rencontres) et le second qui fut le meilleur marqueur (20 points avec un joli 4/6 derrière l’arc) lors de la victoire face aux celtes. Le match-up entre Bradley et Carter-Williams pouvait valoir son pesant de cacahuètes : le probable futur ROY (17,3 points, 5,4 rebonds et 6,6 passes décisives) confronté à l’un des meilleurs défenseurs extérieurs.

Les Celtics visaient une deuxième victoire de rang et les Sixers voulaient éviter une quatrième défaite consécutive, à moins que ce match ne se résume à un duel de tankers… Avant la rencontre, j’avais quand même du mal à imaginer des joueurs comme Sullinger ou Rondo ne pas être revanchards.

 

Duel alléchant entre Rajon Rondo et MCW
Duel alléchant entre Rajon Rondo et MCW

 

1er quart-temps

Dans un Wells Fargo qui sonne creux, les Celtics démarrent timidement avec une première possession mal gérée qui voit les 24 secondes s’écouler. En revanche, Anderson ne se pose pas de questions et ouvre la marque (2-0). Après deux minutes de jeu et cinq tirs ratés, c’est Bass qui nous offre nos premiers points sur lancers-francs (2-4). Rondo essaye de vite remonter les ballons. Il trouve Green derrière l’arc (5-4). Sur une défense haute des Sixers, Bradley trouve la faille (11-7) et suite à la troisième perte de balle des locaux, Green claque la balle dans le panier (13-7).

Nous sommes à la moitié du quart-temps et Philadelphie en est déjà à son deuxième temps-mort. Anderson permet aux siens de s’accrocher avec un panier et un lancer-franc (10-15). Boston joue bien en équipe et Sullinger distribue la septième passe décisive des celtes pour Bass (19-12). Le jeu se ralentit et l’adresse aussi. À la quatrième minute, Young rentre un tir primé en fin de possession (17-21), mais c’est sans compter sur un Bradley chaud bouillant qui va creuser l’écart à lui seul (27-19).

Alors qu’il reste une minute à jouer, Bayless y va de son airball mais se rattrape sur l’action suivante où Rondo le sert idéalement à trois points après une interception (34-23). Thompson a l’occasion de réduire la différence à la dernière seconde mais le ballon lui glisse des mains sous notre panier. Les Celtics sont en réussite avec 56% de tirs rentrés, Bradley a déjà marqué 12 points (5/8 au shoot) et Sullinger et Rondo ont délivré chacun 4 passes décisives. À noter que sur les 14 paniers inscrits côté celte, 13 le sont sur des passes.

2ème quart-temps

Wallace décide d’entamer le second acte en ratant un lay-up et en gâchant du coup une belle passe de Rondo. Wroten est plus réaliste (25-34). C’est notre meneur qui ouvre le compteur dans ce quart-temps après deux minutes de jeu (36-27). Le tempo est vraiment lent. Alors que la défense celte envoie les Sixers au bout du chrono, Olynyk se fait avoir comme un nouveau-né par la feinte de tir de Hawes et commet la faute… Heureusement, après contrôle vidéo, les arbitres signalent la fin des 24 secondes avant sa boulette.

À la septième minute, et après une lutte au sol sous notre panier, Young réduit l’écart (32-39). Ce n’est que le début de son petit festival, puisque d’un fade-away et d’un tir primé, il ramène Philadelphie à deux petits points (37-39). Sullinger met bien fin à un 8-0 mais grâce à leur qualité au rebond offensif, les Sixers prennent la tête (42-41). Il reste cinq minutes à jouer et Green ne rentre qu’un seul lancer-franc sur les quatre qu’il tente avant de se faire contrer par Young (42-42).

Rondo fait son retour et va changer le visage de notre équipe. Il envoie Green au alley-oop, puis derrière l’arc (49-42). Encore deux minutes de jeu et Bass conclut un 10-0 en notre faveur (51-42). Williams rentrera bien un tir primé mais Sullinger lui répondra automatiquement (56-47). Rondo nous sauve dans la fin du quart-temps avec 5 passes décisives en autant d’actions. Boston a 50% de réussite au tir (BIEEENN!!!) et au lancer-franc (PAS BIEEENN!!!). Bass, Green et Bradley ont respectivement 12, 13 et 14 points. Rondo a d’ores et déjà distribué 9 caviars. Point négatif : les 8 points de notre banc.

3ème quart-temps

Turner obtient deux lancers-francs pour démarrer cette seconde mi-temps (49-56). Anderson rentre un tir longue distance (54-58). Les Celtics démarrent ce quart-temps comme les deux précédents : sans adresse! Heureusement les Sixers prennent exemple sur nous… Green y va de sa bâche habituelle sur Hawes mais, deux actions plus tard, ce dernier obtient une faute en plus de son panier (57-62). Les deux formations commettent beaucoup de fautes : le jeu est haché. Le seul fait de ces cinq premières minutes, hormis le concours de parpaings, est ce bon retour défensif de Sullinger dans les mains de Carter-Williams.

C’est Green qui va apporter la lumière avec notre premier panier en quatre minutes (66-59). Son show peut commencer : en seulement trois minutes, il va compiler 13 points de derrière l’arc et sur la ligne des lancers-francs (83-71). Mais notre défense ne suit pas et les Sixers, emmenés par Hawes et Wroten font souffrir notre raquette. Ce dernier ira même de son tir du milieu de terrain au buzzer (82-88). Malgré un début poussif, les deux formations nous ont livré un un beau spectacle offensif avec 67 points inscrits dans ce quart-temps. Green a marqué 17 points et Boston a tenté 14 lancers-francs alors que Philadelphie ne s’y est essayé qu’à 3 reprises.

4ème quart-temps

Bayless marque rapidement (89-82). Après trois minutes, Thompson rentre un tir primé (89-94). Il faut une interception de Wallace, qui lui permet d’envoyer Rondo au lay-up, pour éviter que les Sixers ne reviennent à trois longueurs (96-91). Nos hôtes décident de défendre à plusieurs sur Rondo, mais notre meneur arrive à trouver Sullinger à trois points dans le corner (99-93). Philadelphie rend coup pour coup.

À la moitié du quart-temps, Wallace pique un ballon dans les mains de Hawes sous leur panier (103-95). Alors que Green a un tir ouvert derrière l’arc et qu’il reste 1,8 seconde au chrono, Stevens réclame un temps-mort insensé! Les Sixers s’accrochent, l’intensité s’installe : pas de tanking ce soir, on verra ça demain… À trois minutes de la fin, Sullinger contre un tir de Turner et sur l’action suivante, s’ouvre comme un grand le chemin du dunk (107-101). Allen profite d’une perte de balle de Rondo (103-107). Encore deux minutes, Green et Turner se neutralisent (109-105). À chaque fois que Philadelphie a l’occasion de revenir à deux unités, ils échouent.

C’est le duo Rondo/Sullinger qui va briser les chances des locaux, le premier trouvant le second dans la raquette obtenant ainsi le panier et la faute (112-105). Moins d’une minute à jouer et Thompson entretient l’espoir d’un tir primé (108-112). Le public y croit quand leurs joueurs récupèrent la balle sur un entre-deux mais Carter-Williams perd bêtement le ballon poussant son équipe à jouer le jeu des fautes et des lancers-francs. Green ne tremble pas (Wallace si avec un 0/2) et les Celtics s’imposent.

Score final : 114 à 108 pour Boston.

 

Pourquoi trouver une excuse pour mettre une photo d'Abby ?
Pourquoi trouver une excuse pour mettre une photo d’Abby ?

 

Notes :

Green : 11/18 au tir dont 5/7 à trois points, 9/12 au lancer-franc, 8 rebonds, 2 contres et 36 points en 35 minutes. Il sait le faire!!! C’est comme ça qu’on l’aime. Meilleur joueur celte hier soir, son troisième quart-temps est juste parfait. Les doutes sur son entente avec Rondo sont partis en fumée avec leur alley-oop monstrueux en première mi-temps. Comment ça je m’emballe?!… Espérons que ce ne soit pas un énième feu de paille.

Sullinger : 6/11 au shoot dont 2/3 à trois points, 10 rebonds, 5 passes décisives, 4 contres et 19 points en 35 minutes. Troisième double-double en autant de matchs. Toujours aussi précieux en défense, il rentre le panier décisif en fin de rencontre. Dès qu’il dépasse la demi-heure de jeu, ses stats s’en ressentent et les résultats aussi.

Bass : 7/10 au tir, 6 rebonds et 18 points en 35 minutes. Bass, ou Ba$$ comme l’appelle certains journalistes, a retrouvé le sourire en même temps que sa place de titulaire. Discret mais toujours efficace…

Bradley : 6/15 au shoot, 2 rebonds, 3 interceptions et 14 points en 26 minutes. C’est le joueur du premier quart-temps, il a bien défendu mais a été limité par une cheville qui a encore tournée. Rien de bien grave on espère…

Rondo : 4/8 au tir, 9 rebonds, 11 passes décisives, 2 interceptions et 8 points en 32 minutes. Toujours limité en terme de temps de jeu, il nous livre pour la seconde fois une très bonne prestation. Sobre dans ses choix, il avait déjà délivré 9 passes à la mi-temps. C’est le jour et la nuit quand il est sur le terrain ou pas. Avis à ceux qui pensaient le voir tourner avec moitié moins de passes décisives sans le big Three…

Bayless : 4/12 au shoot, 5 passes décisives, 1 interception et 11 points en 27 minutes. Sans Pressey, il obtient du temps de jeu. Même si il manque certains tirs, il fait bien son boulot en distribuant 5 passes.

Humphries : 1/5 au tir, 7 rebonds, 1 contre et 3 points en 13 minutes. Peu de minutes mais pas inspiré, ceci expliquant cela.

Olynyk : 0/1 au shoot, 2 rebonds, 2 TOs et 1 point en 12 minutes. Perdu sur le terrain t dans sa tête à l’image de cette faute, sans conséquence, sur Hawes en fin de possession. Y’a encore du boulot!

Wallace : 2/3 au tir, 3 rebonds, 1 interception et 4 points en 21 minutes. Il souffle le chaud et le froid : ses stats sont presque ridicules mais il réalise une interception et un panier super importants dans le dernier quart-temps…

 

Dr. Jeff et Mr. Green, hier, c'est la bête verte intenable qui était là, tant mieux pour les Celtics.
Dr. Jeff et Mr. Green, hier, c’est la bête verte intenable qui était là, tant mieux pour les Celtics.

 

Côté Sixers, je retiens Young et ses 20 points à plus de 50%, il a vraiment pesé en première mi-temps. Un petit mot sur Wroten : le feu-follet des Sixers hier soir, capable du pire comme du meilleur à l’image de sa bâche par Bass suivie de peu par son tir au buzzer en fin de troisième quart-temps.

VENGEANCE!! Boston a quasiment mené toute la rencontre mais sans jamais vraiment creuser l’écart. Ça se ressent dans les statistiques puisque les pourcentages au tir (48% et 44%), le nombre de rebonds (48 et 47) et celui de TOs (15 et 16) sont sensiblement pareils. La différence semble s’être faite sur la réussite derrière l’arc (42% contre 33%) et sur le nombre de lancers-francs obtenus et réussis (24/33 contre 17/20). À chaque fois que Philadelphie pouvait revenir à la marque, les Celtics serraient bien la défense et là où, sans Rondo, nous ne conservions pas notre avance dans les derniers instants, nous avons tenu le coup. Tout peut et doit être relativisé par la qualité de l’adversaire mais ces deux équipes se valent, donc ça reste une bonne performance.

En terme de points positifs, hormis l’apport indéniable de Rondo, je retiendrais notre défense : oui, oui, malgré les 108 points encaissés, il faut se rendre compte que Philadelphie a tiré tout de même 94 fois et qu’il n’ont réussi que 51% de leur shoot dans la raquette (merci Sullinger!!).

Deuxième victoire consécutive pour nos ptits hommes verts!! Personne ne peut les arrêter (ou bien tout le monde…)!! Vendredi, retour au TD Garden pour accueillir un autre prétendant à la Lottery : les Kings.

Sinon, comme le dit si bien Rondo, Play-offs ou pas Play-offs?…

 

Article rédigé par Dr Lucky