Résumé du Dr Lucky : Celtics 99 – Kings 89

Hier soir, le TD Garden ouvrait ses portes pour accueillir des californiens… Pas ceux que le fan celte lambda languit de voir généralement mais les Kings de Sacramento.

Nos charmants visiteurs démarraient donc un road-trip à l’est sur nos terres. Au jeu du tanking/pas tanking, les deux équipes se la jouent « sosie » : 17 victoires et 32 défaites pour nos adversaires et autant de succès mais un échec de plus pour nous. Le vice étant poussé à l’extrême puisque chaque formation visait une troisième victoire consécutive…

Voilà un match qui pouvait être intéressant mais c’était sans compter sur les blessures (plus ou moins diplomatiques). Côté Celtics, c’est Rondo et Bradley qui avaient choisi de rester au chaud. Côté Kings, on a pris l’option de préserver Thornton et Gay.

Une fois la déception digérée, on pouvait réfléchir au moyen de remporter la partie. Il fallait absolument limiter nos pertes de balle (5ème plus mauvaise équipe de la ligue avec 15,7 TOs de moyenne) car l’attaque de Sacramento n’allait surement pas nous faire de cadeaux (100,2 points par match). Autre point important, face à la plus mauvaise défense du championnat (105,1 points encaissés par rencontre), régler la mire et aller chercher des paniers faciles dans la raquette s’avérait primordial.

En ce qui concerne les match-ups, puisque l’on pouvait oublier ceux (alléchants) entre Rondo et Thomas et entre Green et Gay, il n’en restait qu’un seul digne d’intérêt à mes yeux : le duel Sullinger VS Cousins. Notre sophomore visait un quatrième double-double d’affilée alors que son adversaire possède déjà un double-double de moyenne (22,7 points et 11,6 rebonds)…

Malgré l’absence de notre backcourt titulaire, le supporter optimiste qu’il m’arrive d’être, espérait bien voir Green confirmer sa performance réalisée face aux Sixers et ce, même sans la gestion et les passes de Rondo…

 

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Image grossie au microscope du duel des lutins Pressey et Thomas

 

1er quart-temps

Les premiers points de la partie viennent d’un contre illégal de Bass sur une tentative de Cousins, mais il se rattrape bien en écrasant un gros dunk sur Thompson (2-2). Le match démarre doucement et après trois minutes de jeu, Wallace commet une faute sur Williams derrière l’arc, celui-ci ne se prive pas de rentrer tous ses lancers-francs (7-4). Outlaw creuse l’écart d’un tir primé (10-4). Green touche beaucoup le ballon et nous permet de revenir dans le match sur deux-lancers-francs (8-10).

Le duel old-school entre Sullinger et Cousins est un régal pour les amateurs de viande. À la 6ème minute, Thomas obtient la faute en plus de son panier mais il est aussitôt imité par Sullinger (13-15). Leur petit meneur et Green se répondent à trois points (16-20). Les Celtics se reposent trop sur notre sophomore. Wallace rate son lay-up habituel alors que Cousins conclut un 8-0 en faveur de son équipe sur un panier plus la faute (23-16). Olynyk est précieux au rebond en cette fin de quart-temps.

Plus qu’une minute à jouer et Bayless perd la balle au profit d’un Williams qui aggrave la marque (27-19). Acy s’arrache au rebond offensif pour rentrer un panier mais fais la faute dans la foulée sur notre canadien qui transformera les lancers-francs (21-29). Boston n’est pas en réussite dans ce premier acte (33% d’adresse) contrairement à Sacramento (48%) mais l’écart n’est pas rédhibitoire.

 

2ème quart-temps

C’est Bayless qui score d’entrée (23-29). Les Kings tentent de marquer de loin, sans succès. Pendant ce temps, la paire Sullinger/Olynyk fait des ravages. Le jeu s’accélère, notre rookie fait le show des deux côtés du terrain et nous donne l’avantage après un 10-0 en notre faveur (31-29). Il faut attendre cinq minutes pour voir le premier panier californien : un alley-oop entre Thompson et Cousins (33-33). Notre viking rentre un tir primé dans la foulée (36-33).

À la moitié du quart-temps, Anthony, fraîchement rentré, vient contrer Cousins mais un de ses coéquipiers suit bien l’action (37-36). Pressey, qui restait sur 40 échecs en 50 tirs, rentre deux paniers coup sur coup, se livrant un mini duel avec Thomas (42-44). Wallace remet les deux formations à égalité en claquant le ballon dans le cercle après un tir raté de Green (44-44). Ce dernier, alors qu’il ne reste que deux minutes à jouer, se fait contrer sur une tentative de fade-away, heureusement Bayless est là pour récupérer la balle et rentrer un tir primé (49-46).

Les derniers instants ne seront que cafouillages. Les Celtics ont inversé la tendance au tir avec 43% de réussite contre 36% pour les Kings. Nous dominons également au rebond (29 à 21) Mais nous perdons trop de ballons (9). Côté visiteurs, Cousins et Thomas mènent le bal avec respectivement 18 et 14 points alors que pour les celtes, le mutant bicéphale Sullynyk rapporte 11 rebonds et 20 points en 23 minutes. À noter que Green n’a rentré que deux de ses dix tirs…

 

3ème quart-temps

Williams, Outlaw et Cousins marquent l’un après l’autre pour donner l’avantage aux Kings (52-49). Comme souvent dans ces situations difficiles, c’est Sullinger qui vient nous sortir du pétrin (51-52). Bass punit Thomas qui pensait pouvoir driver jusqu’au cercle facilement. Après seulement quatre minutes dans ce quart-temps, Sullinger a déjà marqué 6 points et pris 5 rebonds, lui permettant d’aller chercher son quatrième double-double en autant de rencontres. Il ne s’arrête pas là, et conclut un 10-0 pour les celtes d’un tir en tête de raquette (59-52).

Petit coup de moins bien pour Boston et Thomas en profite pour marquer deux paniers d’affilée (57-59). À la 5ème minute, Olynyk commet sa quatrième faute et Williams ramène les deux équipes à égalité (59-59). Green va bien inscrire un tir primé mais c’est bien les Kings qui virent en tête à trois minutes de la fin (63-62). Un petit coup d’accélérateur suffit pour nous refaire passer devant comme le prouve le tir primé de Bayless, qui est à 5/5 au tir à ce moment du match (69-65).

Encore deux minutes et Olynyk et Green nous livrent une action digne de Rondo et Bradley : le premier trouvant le second alors qu’il coupe la ligne de fond (71-65). Les celtes n’arrivent décidément pas à garder le moindre écart puisque Thompson et Williams réduisent la marque avant le buzzer (69-71). Les californiens s’accrochent surtout grâce aux lancers-francs qu’ils obtiennent et qu’ils convertissent (18/19).

 

4ème quart-temps

Johnson rentre son premier panier de la partie, une chance pour nous, c’est de derrière l’arc (74-69). Wallace sort le grand jeu : il rentre un lay-up et trouve Bayless à trois points (79-73). Sur la même action, Acy donne discrètement un bon coup de coude à Olynyk : pas vu, pas pris! Emmenés par un Wallace métamorphosé, les Celtics défendent très bien. Sous la pression du public, le jeu s’enflamme et Bayless rentre un tir primé avant de contrer McLemore (84-73). Dans la continuité notre adepte des dreadlocks va subir une vilaine faute alors qu’il est en l’air.

Après cinq minutes de jeu, Sullinger maintient le rythme avec un panier sur rebond offensif puis avec une action à trois points en contre-attaque, bien servi par Wallace (89-73). Cousins stoppe un 15-0 pour les Celtics sur deux lancers-francs (75-89). À la moitié du quart-temps, Johnson donne dix-huit points d’avance à son équipe (93-75).

Après une faute de Thomas sur un tir de Bayless, leur meneur se retrouve au-dessus de notre joueur qui est au sol. Il tarde un peu à s’écarter et Bayless le pousse. Sous la frustration d’un match qui lui échappe, Thomas va répliquer : petit échauffourée sans autre incidence qu’une double faute technique. À la 4ème minute McLemore rentre deux tirs dont un primé (82-94). On assiste à du ping-pong basket. C’est Sullinger qui sort gagnant de ces dernières minutes avec un tir à trois points, un fade-away et un contre sur Cousins (99-85). Ce dernier réduira bien le score en fin de partie mais en vain.

Score final : 99 à 89 pour les Celtics. 

 

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Vers l’infini et au-delà !

 

Notes 

Green : 6/20 au tir, 3 rebonds, 3 passes décisives et 17 points en 33 minutes. Dur de dire du mal après une victoire comme celle-ci… On va qualifier sa prestation de moyenne. Il rentre des shoots importants mais se retrouve trop souvent à porter le ballon en l’absence de Rondo et Bradley.

Sullinger : 14/24 au shoot, 16 rebonds, 1 contre et 31 points en 33 minutes. Un génie! Pas d’autres mots. Il bat son record de points en carrière. Sa deuxième mi-temps est juste parfaite : 22 points et 11 rebonds. Son duel avec Cousins était de toute beauté, il termine d’ailleurs lui aussi avec 16 rebonds et 31 points mais en 40 minutes. C’est lui qui maintient Boston hors de l’eau dans les moments difficiles (1er et 3ème quart-temps) et c’est encore lui qui achève les adversaires une fois au sol! Dur de ne pas aimer ce mec…

Bass : 1/8 au tir, 5 rebonds, 2 TOs et 2 points en 21 minutes. D’habitude discret et efficace, il n’aura été que discret hier soir… Bien suppléé par Olynyk, son non-match n’a finalement pas pesé lourd.

Wallace : 4/8 au shoot, 12 rebonds, 9 passes décisives, 2 interceptions, 1 contre et 8 points en 40 minutes. Quel dernier quart-temps! Fer de lance de notre défense, il termine à deux points et une passe d’un triple-double sorti tout droit d’un pays imaginaire où ses dreads sont faites de weed. C’est sa plus belle performance sous le maillot celte. On en réclame encore!

Pressey : 2/6 au tir, 4 rebonds, 3 passes décisives et 4 points en 22 minutes. Piètre performance, il perd logiquement son duel entre lutins face à Thomas.

Bayless : 7/9 au shoot dont 4/5 à trois points, 4 passes décisives et 19 points en 28 minutes. Il a très bien profité de l’absence de Rondo et Bradley en réalisant son meilleur match en vert. 

Olynyk : 3/5 au tir, 9 rebonds, 5 passes décisives et 11 points en 26 minutes. Très bonne première mi-temps où le viking canadien est sorti du congélo pour démontrer que sa sélection au Rising All-Star Game n’avait rien d’injustifiée. Il a très bien défendu et s’est souvent arraché au rebond. Son entente avec Sullinger est vraiment sympa à voir. Dommage qu’il commette encore trop de faute, cela lui coûte sa présence dans le dernier quart-temps.

Johnson : 2/6 au shoot, 1 rebond, 1 interception et 5 points en 21 minutes. Tout content d’avoir obtenu un contrat pour la fin de saison, il a relâché la pression en attaque. Heureusement il est toujours présent en défense.

Humphries et Anthony : 7 minutes chacun, ils ont pu admirer le spectacle du Sullynyk aux premières loges.

 

Côté Kings, il est facile de retenir Cousins avec ses 31 points et 16 rebonds, je ne regarde pas souvent ses matchs mais il me parait plus calme et posé qu’avant : il a subi deux « bonnes » fautes, dont l’une l’a fait saigner du nez, sans râler et c’est même lui qui sépare Thomas et Bayless Lors de leur accrochage. Les deux équipes auraient pu choisir de le laisser lui et Sullinger en un contre un pendant 48 minutes que cela ne m’aurait pas déplu… Il porte clairement l’équipe sur ses épaules, avec Thomas (24 points et 6 passes décisives).

Troisième victoire de rang pour une équipe celte décimée mais qui a su rendre le sourire au public du TD Garden avec une performance accomplie : 45% de réussite au tir dont 40% à trois points et 52 rebonds captés. La différence s’est clairement faite grâce à notre banc qui nous a apporté 41 points alors que le leur s’est contenté de seulement 12 unités.

Sans Rondo, sans Bradley et sans problème! Boston possède déjà plus de victoires en février qu’en janvier… Les Celtics reçoivent Dallas dimanche soir pour une hypothétique quatrième victoire de rang.

 

Il va falloir prendre une vraie décision maintenant : que vise-t’on? Les play-offs (4,5 matchs de retard) ou le 1st pick (8 matchs d’avance)? Parce que pour l’instant, on occupe la place du c…

 

Article rédigé par Dr Lucky