Résumé du Dr Lucky : Celtics 91 – Mavericks 102

« À qui le tour?! Allez, viendez, même pas peur!! » serait le nouveau frontispice du TD Garden. À la recherche d’une quatrième victoire d’affilée, Boston accueillait une équipe de Dallas en recherche de sa cinquième…

C’est au complet que les Celtics recevaient les Mavs hier soir, en effet, Rondo et Bradley retrouvaient leurs postes de titulaires. C’était l’occasion de voir ce que nos valeureux celtes pouvaient donner face à une équipe au-delà des 50% de victoires. 30 succès, 21 défaites et la huitième place de la conférence ouest, voici le bilan des texans (avec la même performance ils seraient troisièmes à l’est…).

À coeur bostonien, rien d’impossible (ou presque). La victoire semblait envisageable à une condition : DÉFENDRE! Sur leurs quatre derniers succès, les Mavs ont inscrit la bagatelle de 111 points de moyenne. La bonne nouvelle c’est que lors de leurs trois victoires de rang, les Celtics n’en ont encaissé que 95,3. Dans le même esprit de défense, il fallait agresser ces gentils texans d’entrée de jeu car leur spécialité c’est le premier quart-temps : 27,4 points de moyenne (2ème attaque de la ligue). Quand on sait que nous sommes la 25ème défense du championnat sur  la même période avec 23,6 points encaissés, ça laisse songeur… Dominer le rebond et aller chercher des shoots dans la raquette pouvait être la combinaison gagnante de cette rencontre.

En terme de duel, celui entre Bradley et Ellis semblait être le plus équitable : un bon défenseur qui développe bien son shoot depuis le début de la saison (14,6 points par match), face à un scoreur de premier ordre capable de faire des passes (19,5 points et 5,8 passes décisives de moyenne). Je ne parle pas de match-up à proprement parler entre Bass et Nowitzki puisque l’allemand domine clairement les débats (21,9 points et 6,1 rebonds par rencontre). Ce qui nous intéressait par contre, c’était sa capacité à limiter son influence sur le jeu. Même si l’adversaire n’était pas à prendre à la légère, Rondo et Sullinger avait l’occasion de briller face à Calderon et Dalembert et pourquoi pas de continuer une jolie série de double-double pour notre sophomore.

Voyons voir ce que cette affiche nous a réservé…

 

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1er quart-temps

Sur la première action, Bass obtient deux lancers-francs qu’il convertit (2-0). Les deux formations s’observent, le rythme est lent et après trois minutes de jeu, Nowitzki rentre un tir primé lointain (6-5). Tout tourne autour de l’allemand pour les Mavs pendant que les Celtics se bornent à tirer de loin. À la moitié du quart-temps, Green apporte une petite éclaircie dans la noirceur de ce match, en VO ça donne : « Green is going hard to the basket!! » (7-8).

http://www.youtube.com/watch?v=fBlmdtKlktE

Malgré une envie de bien faire en défense, Bass écope déjà de sa troisième faute. Après le premier temps-mort de la partie, on constate que Dallas n’a rentré que trois tirs sur neuf tentés (les trois étant l’oeuvre de Nowitzki) et que Boston fait encore mieux avec deux shoots réussis en onze tentatives… De retour sur le parquet, Olynyk, Sullinger et Rondo nous livrent une jolie combinaison, mais Calderon rentre un tir à trois points dans la foulée (11-9). Notre viking remet les deux équipes à égalité sur lancers-francs (13-13) avant de se faire avoir par Carter en essayant d’anticiper un drive vers l’intérieur du texan, résultat : un tir primé sur sa longue chevelure (17-13). Encore deux minutes de jeu et Green y va aussi de son tir à trois points (16-17). Le score n’évoluera plus, la faute à trop d’approximation comme ce dunk raté de Wallace en contre-attaque.

Les défenses bien en place prennent le dessus sur les attaques bien faiblardes. Boston et Dallas shootent respectivement à 23% et 33% de réussite…

 

2ème quart-temps

Nowitzki entame le second acte par son fade-away classique (19-16). Le jeu offensif ne semble pas en voie d’amélioration. Olynyk se retrouve vite en foul-trouble, obligeant Sullinger à revenir prématurément sur le terrain. Après trois minutes joués, Humphries permet aux celtes de s’accrocher (20-21) et accessoirement de rentrer le premier tir de notre banc après dix tentatives… Wright bloque un shoot de Bayless mais, sur la contre-attaque, envoie le ballon directement dans les gradins! Le seul fait notable de ce quart-temps (voire du match), c’est la 4000ème passe décisive en carrière de Rondo.

Ellis profite d’une prise à deux sur Nowitzki pour inscrire un tir primé (28-22). Bradley rate un shoot ouvert puis perd un ballon. Après six minutes de jeu, Sullinger récupère un rebond offensif et une faute, il rajoute deux points à notre compteur (26-30). Sur une jolie contre-attaque à quatre joueurs et sur un tir de derrière l’arc de Bradley, Boston revient à une longueur (33-34). Green rate un dunk compliqué et Nowitzki nous punit aussitôt (38-33). À deux minutes de la mi-temps, Rondo inscrit bien un trois points (36-40) mais c’est Dalembert qui a le dernier mot (44-38).

Les Celtics n’ont rentré que 13 de leurs 48 tentatives de tir (27%). Les Mavs s’en sortent mieux grâce à Nowitzki (42% de réussite avec lui et 34% sans sa participation). Le teuton a dominé tous les défenseurs qui ont osé se mettre sur son passage (Bass, Sullinger, Olynyk et Humphries) et a marqué 15 points en 17 minutes. Côté celte, Rondo a inscrit 9 points et distribué 4 passes et Sullinger a marqué 6 points et capté 9 rebonds. Boston ne tient au score que par sa capacité à obtenir des rebonds offensifs (7 à 1).

 

3ème quart-temps

Calderon attaque par un tir primé (47-38). Rondo réalise un jolie passe aveugle pour Bass (40-47). Dalembert contre un tir de Bradley et se retrouve à la conclusion d’un alley-oop avec son meneur espagnol (49-40). La barre des dix points d’avance est dépassée sur deux lancers-francs de Nowitzki (51-40). La défense de Boston commence à se relâcher. À la 7ème minute, Green rentre un shoot longue distance mais Calderon l’imite immédiatement (56-43). C’est fou comme les Celtics n’osent pas s’approcher du panier!

Pendant ce temps les texans s’amusent avec notre semblant de défense (62-45). Alors qu’il reste quatre minutes et que nous n’avons inscrit que trois paniers dans ce quart-temps, Rondo rentre un tir à trois points (48-62). L’écart va resté constant, tout comme le spectacle (mauvais chois, air-balls, pertes de balles,etc…), jusqu’à ce alley-oop entre Harris et Wright sur la dernière possession (72-56).

Dallas nous a littéralement humilié au rebond durant ces douze minutes (18 à 9, dont 8 offensifs). Le trio Sullinger/Bradley/Green nous gratifie d’un 8/34 au shoot.

 

4ème quart-temps

Les texans commence ce quart-temps comme ils ont fini le précédent : alley-oop entre Harris et Wright (74-56). Apparemment nos joueurs n’ont toujours pas compris comment défendre sur les picks-and-rolls… Après trois minute de jeu, Nowitzki fignole les choses d’un tir primé (81-58). Les deux formations vont se livrer à un concours à trois points. Johnson et Carter gonflent le score (89-65). À la moitié du quart-temps, Sullinger obtient la faute en plus de son panier (68-89).

Dallas gère parfaitement la rencontre et le concours reprend, il ne sera interrompu que par le dunk de notre sophomore lui permettant de continuer sa série de double-double (11 points et 11 rebonds). Johnson enchaine les tirs primés (76-94) et fait se lever un public qui ne demande qu’à s’enflammer sur chaque action malgré une défaite assurée. Dans les trois dernières minutes, il renouvelle l’opération, tout comme Rondo et Green (89-98), mais rien n’y fait.

Score final : 102 à 91 pour les Mavericks.

 

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Notes

Green : 6/15 au tir, 5 rebonds, 3 passes décisives, 3 interceptions, 1 contre et 18 points en 36 minutes. Loin d’être bon mais encore plus loin d’être le pire celte hier soir, il a su attaquer le cercle quand il le fallait. Des rumeurs courant à son sujet (échange avec les Hawks d’Atlanta), il a su en faire abstraction.

Bass : 2/4 au shoot, 2 rebonds et 6 points en 15 minutes. L’un des flops de la nuit. Positionné comme le défenseur le plus capable de ralentir Nowitzki, il est sorti au bout de six minutes pour trois fautes rapides. À sa décharge, il entame bien la partie, du moins dans la volonté et dans ses déplacements, mais il tombe sur un génie du basket…

Sullinger : 4/13 au tir dont 0/4 à trois points, 12 rebonds, 2 passes décisives et 11 points en 36 minutes. Cinquième double-double de rang mais celui-ci est sans saveur. Il pouvait profiter d’un match-up favorable face à Dalembert mais ne l’a pas fait, ou pas pu car les Celtics se sont bornés à tirer de loin ne cherchant leurs intérieurs qu’une fois sur cinq.

Bradley : 2/13 au shoot, 0 rebond, 0 passe décisive, 0 interception et 5 points en 19 minutes. Je n’ai pas mis tous ces 0 pour l’enfoncer, je garde confiance dans le bonhomme, c’est simplement pour démontrer ce qu’est un non-match absolu. Prendre 13 tirs en 19 minutes alors que l’on est pas en réussite semble absurde mais il a cette capacité à ne pas s’encombrer le cerveau de telles considérations : c’est payant certaines fois où il arrive à se relancer, mais en l’occurrence, cela n’a pour seul mérite que de faire ressortir sa piètre performance. De retour de blessure, il apparaissait quand même diminué, son temps de jeu en est la preuve.

Rondo : 6/12 au tir dont 3/6 à trois points, 8 rebonds, 12 passes décisives, 0 TO et 15 points en 37 minutes. Plus de restrictions sur ses minutes d’après Stevens. À seulement deux petits rebonds d’un triple-double, il nous sort un bon match, dommage qu’il soit noyé au milieu d’autant de médiocrité. très bonne sélection de shoot, il a pris ses responsabilités derrière l’arc, égalant son record en carrière de tentatives à trois points (6). Il arrive à distiller 12 passes dans un match où l’adresse de ses coéquipiers se résumait à celle du TD Garden : 100 Legends Way, Boston, MA. Trop seul sur le parquet hier, les autres joueurs se sont trop souvent reposés sur lui, c’est frustrant…

Bayless : 0/4 au shoot, 8 passes décisives, 2 TOs et 2 points en 17 minutes. On connait le bestiau : un bon match toutes les cinq rencontres! Il distribue bien le jeu quand même.

Humphries : 5/12 au tir, 3 rebonds, 1 contre et 10 points en 23 minutes. Il a mis du temps à reprendre le rythme puisqu’il est retourné sur le banc depuis quelques matchs. Les fautes rapides de Bass et d’Olynyk lui ont permis de se mettre un peu en évidence en attaque mais sa défense fut vraiment mauvaise.

Wallace : 2/4 au shoot, 3 rebonds, 3 TOs et 4 points en 15 minutes. Le revoilà notre Gégé national! Il a su relancer les Mavs à coup de pertes de balles et de dunk raté. Wallace où comment passer d’un (presque) triple-double à ce résidu de basket… Chapeau l’artiste!

Olynyk : 2/7 au tir, 6 rebonds, 5 fautes et 6 points en 22 minutes. Adepte du foul-trouble, notre rookie n’a pas dérogé à cette règle. Médiocre en défense, mais ce n’était pas à lui que l’on demandait de la mener.

Johnson : 4/7 au shoot dont 4/4 à trois points, 3 rebonds, 1 passe décisive, 1 interception, 1 contre et 14 points en 16 minutes. L’homme qui dégaine plus vite que son ombre derrière l’arc. Tous ses tirs réussis ont eu lieu dans le dernier quart-temps, ce qui a fait regretté à Stevens de ne pas lui avoir fait confiance plus tôt. Il a réussi l’exploit de faire crier un public alors que son équipe perdait de 18 points à quatre minutes de la fin de la rencontre…

 

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Côté Mavericks, au-delà de la démonstration de facilité faite par Nowitzki (20 points, 5 rebonds et 4 passes décisives en 32 minutes), je retiens le duo Harris/Wright qui m’a fait bonne impression dans leur entente (surtout sur les picks-and-rolls). Les statistiques me donnent raison puisqu’ils cumulent 20 points à 7/13 au tir, 8 rebonds et 7 passes décisives.

Ben voilà, on sait à quoi s’attendre face à une vraie équipe (11 défaites en autant de rencontres face à une équipe classée dans les huit premiers à l’ouest)! Boston s’est fait dominer dans tous les compartiments du jeu, terminant avec un magnifique 35% de réussite au tir, et encore, c’est un trompe-l’oeil car avant le garbage time, nous étions sous les 30%. Même les rebonds nous ont échappé (43 à 48) alors que c’est notre spécialité. Alors que Dallas a su maintenir une pression constante en défense, nous avons relâché la notre à la mi-temps (58 points encaissés dans la seconde partie de la rencontre). L’une des choses les plus frustrantes, c’est cet entêtement à vouloir tirer de loin… Chacune de nos victoires est passée par la raquette mais on décide de baisser les bras dès que notre adversaire les lève un peu!

Ce soir, direction le cancre de la ligue : Milwaukee! Puisque c’est un back-to-back, Boston jouera sans Rondo, espérons qu’en son absence, nos petits celtes sauront se distribuer les responsabilités comme face aux Kings…

 

Article rédigé par Dr Lucky