Time Out : [insérez un jeu de mot avec Love]

Je ne sais pas pour vous, mais moi, apprendre que Kevin Love passait tout son week-end à visiter Boston m’a rendu tout chose. Pourtant, il y a un mois de cela, j’étais fermement opposé à la possible venue de ce joueur dans l’équipe. Que s’est-il passé entre-temps ? Est-ce la déception (prévisible) que nous avons subie à la lottery ? Est-ce la perspective de le voir former un alléchant tandem avec Rajon Rondo ? Est-ce tout simplement l’envie irrépressible de voir mon équipe préférée réaliser un gros coup cet été ?

Comme cette pensée m’empêche de dormir (bon, en fait j’ai surtout mal à une hanche mais c’est moins poétique) alors que je vais travailler dans quelques heures, j’ai décidé d’allumer mon ordinateur et de la transformer en mots, inaugurant par la même occasion notre nouvelle catégorie Time Out, dans laquelle nous afficherons de temps à autre nos avis les plus personnels.

Vous l’aurez compris, je suis désormais en faveur de la venue de Kevin Love. J’ai pourtant longtemps détesté le joueur, mais je dois reconnaître que mon regard a changé avec les rumeurs qui ont récemment surgi. Ce qui ne me surprend pas, car j’ai réussi à apprécier quasiment tous les joueurs que j’ai vu évoluer sous le maillot des Celtics (surtout Marquis Daniels et Sasha Pavlovic).

En effet, les journalistes et blogueurs ont depuis longtemps fait remarquer que la franchise s’était dotée d’atouts similaires à ceux de 2007 afin de réaliser peut-être un gros coup sur le marché des transferts et de refaire de Boston une équipe de playoffs. La comparaison avec le transfert de 2007 qui nous avait amené Kevin Garnett a d’ailleurs trop souvent été faite à mon goût, et c’est pour moi faire injure au talent de Love, avec qui le parallèle a très vite été établi en raison des contextes pas si éloignés que cela.

Certes, Love n’est pas Garnett, il ne défend pas et sa venue impliquerait de se séparer de Jared Sullinger.

Ok, on a compris. Je sais qu’à Boston, on aime tous voir des joueurs qui se donnent en défense. J’en ai d’ailleurs lu dire qu’à cause de cela, Love ne collait pas à l’image des Celtics.

Ma première question est : de quelle image parlons-nous ? L’ère ubuntu de Doc Rivers et de Garnett est révolue. Brad Stevens est un coach différent de Doc, mais un coach qui a réussi à tirer le meilleur de chacune de ses équipes, un coach qui est respecté partout dans la ligue… et notamment par Love.

« C’est un compétiteur. Il sait motiver ses joueurs. Boston ne s’en est pas mal sorti cette année, alors que c’était sa première et qu’il devait composer avec pas mal de jeunes. Le coach y est pour beaucoup. »

Je ne doute pas une seule seconde qu’avec une saison NBA au compteur, Stevens saura plus précisément ce qu’il peut faire d’un collectif aux objectifs clairs, mais aussi et surtout plus talentueux et ambitieux que celui qu’on a vu évoluer cette année. Et si Love ne devient pas meilleur en défense, gageons que Stevens et Danny Ainge sauront l’entourer de manière à ce qu’il ne pénalise pas l’équipe. Le but ultime de ce processus de reconstruction, c’est de redevenir une équipe capable de gagner, et pas qu’un peu.

Ma seconde question est : Sullinger, lui, défend-t-il ?

Je ne suis pas le meilleur pour faire parler les statistiques, mais sur la saison 2013-14, leurs DRtg respectifs (soit une estimation du nombre de points qu’ils accordent chacun sur 100 possessions) sont de 104 pour Love contre 107 pour Sullinger. Si l’on regarde leurs DWS (soit une estimation du nombre de victoires liées à la défense de chaque joueur), là encore Love semble mieux s’en tirer même si les chiffres ont été tronqués par les blessures respectives et l’année de tanking de Boston.

Oui, mais Love joue avec Nikola Pekovic, me direz-vous, tandis que Sullinger est associé à… personne. Sauf que Pekovic n’est absolument pas bon contreur (ce qu’on va officiellement essayer d’obtenir cet été). En fait, la seule chose qui le sauve à peu près défensivement, c’est son poids. D’ailleurs, son contrat de $ 60 millions sur cinq ans qui a pris effet avec la saison que nous venons de vivre va certainement devenir un fardeau pour Minnesota en cas de transfert de Love.

Car ne nous méprenons pas : Sullinger est certes prometteur mais pourrait, au mieux, devenir un joueur du calibre de Love. Et que pour s’améliorer en défense, il doit franchir un cap que Love a déjà atteint.

Rappelons que l’un des objectifs fondamentaux de Sullinger, 22 ans, est de perdre du poids cet été. Sachez que Kevin Love, qui aura 26 ans en septembre, a déjà réussi ce challenge. En effet, l’une des inquiétudes au sujet de Love, c’était qu’il finissait souvent épuisé en NCAA et lors de ses premières saisons NBA. Notons que lors de son camp de pré-draft, il avait été pesé à 115 kg. Par la suite, son poids a certes fluctué au cours de sa carrière professionnelle, mais il est plusieurs fois redescendu à 108 kg, perdant ainsi pour le début de la saison 2011-2012 jusqu’à 11 kg. Il a donc su gommer ce surpoids qui le fatiguait au bout de 30 minutes de jeu dans la grande ligue.

Pour poursuivre, je passe rapidement sur leur adresse de loin car Sullinger a eu carte blanche pour s’essayer à l’exercice cette saison afin de s’améliorer et surtout de prendre confiance, tandis que Love est une menace identifiée derrière l’arc. Là encore, vous voyez en quoi Love a un avantage net sur Sullinger ?

En revanche, l’un des autres problèmes de ce dernier, c’est sa régularité. Je sais qu’il est jeune et qu’il n’a pas pu passer énormément de temps sur les parquets lors de ses deux premières années. Mais sur les 77 matchs qu’a disputé Love cette année, il n’y en a que cinq au cours desquels il n’a pas atteint le plateau des 15 points. Cinq !

Alors, certes, j’ai du mal à me figurer quel prix pour l’obtenir serait raisonnable, mais je pense sincèrement qu’il ne faut pas hésiter à mettre le paquet (Sullinger et le pick 6 de cette année me semblant inclus d’office) car en résumé, il faut garder en tête que si Love n’est pas un produit fini, c’est tout de même un All-Star reconnu et régulier. Love est un joueur développé et qui entre dans ses plus belles années, tout comme Rondo à qui sa venue plairait certainement beaucoup. Il n’y a qu’à voir les merveilles que notre meneur a réussi sur de simples pick and pop avec Brandon Bass ou Kris Humphries.

Bref, je vais essayer de trouver un anti-inflammatoire en espérant que ça se fasse. La bise.

Par Léo Hurlin

7 Comments on “Time Out : [insérez un jeu de mot avec Love]”

  1. J'adore le concept Time Out. Super article Léo ! Comme toujours ! Good job buddy.

    Joévin Heno.

  2. Bonjour,

    J’ai une petite proposition à faire qui s’éloigne de ce qu’on souhaite quasiment tous aujourd’hui, à savoir la venue de Kévin Love. Bien que je milite pour sa venue depuis le mois de mars, je ne pense pas que sa seule arrivée puisse faire des Celtics un candidat sérieux au titre. Je m’explique. S’il vient (contre le 6th pick et Sullinger entre autre) Boston n’aura pas la capacité financiere pour attirer le 3e joueur niveau all-star qui ferait entrer les C’s dans une nouvelle dimension. Les contrats de Green et (surtout) Wallace sont bien trop lourds. Boston ne serait qu’une simple équipe de niveau play-off. C’est pourquoi je propose une alternative.

    Dans un premier boston conserverait son 6th pick pour drafter un SG (genre Exum, meme si sa cote monte ou Smart, que j’aime bcp et qui me semble très complémentaire avec Rondo). Je pars du principe ou Boston ne donnera pas 8M/an à Bradley, qui me parait surcoté. Ensuite, le soir de la draft Boston constitue un gros package composé de Green/Sullinger, Wallace et du 17th pick de la draft pour récupérer Sanders !! Ca peut paraitre fou, mais c’est selon moi le seul moyen de se delester du contrat de Wallace. Je suis d’accord avec le fait que Sanders tout seul ne vaille pas ce 17e choix, mais il faut plus voir cela comme un moyen de se séparer de Wallace que comme une manoeuvre pour récuperer Sanders. C’est faisable car il sort d’une saison très compliquée (drogue, blessures, niveau tres faible…) et que les Bucks pourraient très bien drafter Embiid en 2e position. Sanders deviendrait le « Big Men » qui nous a tant fait défaut l’an passé. Je pense qu’il s calmerait dans une équipe ambitieuse.

    Une fois cette folie réalisée, Boston aurait la place de signer deux à trois gros free agent. Je pense à Carmelo/Deng (environ 16 et 13 millions) pour le poste 3, éventuellement Pierce et Monroe en 4 (pour peut etre 12 millions/an). Ce qui nous donnerait, compte-tenu des contrats expirants, Rondo-Smart-Carmelo-Monroe-Sanders Pierce en 6th man (si possible) pour environ 60 millions. Sur le banc Chris Johnson, J. Anthony et Green/Sully, et une quinzaine de millions sous le cap pour obtenir des joueurs de complement. On pourrait meme monter un autre trade autour Sullinger/Green pour recuperer des joueurs de banc.

    Je pense qu’il serait mieux d’opter pour cela plutot que devenir un simple équipe « Play-offable », malgré tout le respect et l’admiration que j’ai pour Love.

    Voila mon idée, je n’ai pas vérifier les salaires, il est possible que ca ne concorde pas parfaitement. Merci de vos réponses

    1. Les contrats de Green et de Wallace sont certes lourds, mais si Green réalise une bonne saison l'an prochain (s'il n'est pas la première option au scoring) je pense qu'il n'utilisera pas son option et ira chercher un contrat plus long, donc qu'il pourrait partir d'ici quelques temps. Quant à Wallace, d'ici une saison son contrat sera déjà plus attractif également. Ainge a envie de redresser l'équipe, mais il saura être patient et n'hésitera pas à repousser l'échéance plutôt que de se jeter sur le premier gazier venu.

      Et concernant ton idée de trade pour Sanders, je ne pense pas qu'elle intéressera Milwaukee. Sanders a beau avoir sérieusement dégradé sa cote, il reste un pivot jeune et non-sujet aux blessures. Et si le 17e pick pourrait être intéressant pour Milwaukee, les gros contrats ne les intéresseront pas. Ils ont deux nouveaux propriétaires et une belle occasion de se redresser avec leur second pick, ils vont certainement vouloir éliminer ce type de contrats pesants, justement. Par contre, la trade player exception pourrait peut-être servir dans ce contexte, éventuellement.

      Après tes idées Carmelo et Deng, ce ne sont pas vraiment des joueurs que j'ai envie de voir à Boston (surtout qu'à mon avis, ils ne seront pas accessibles aussi facilement).
      Love ferait de Boston une simple équipe playoffable certes, mais ambitieuse avec les échéances de 2015 et possédant d'autres atouts derrière pour épauler le tandem. C'est une première pierre, j'en suis parfaitement conscient et certain que Ainge l'est aussi.

      1. Le pb dans tout ca, c’est, qu’avec une telle équipe, il n’est pas dit que Rondo resigne. Et je pense que préparer une grosse équipe dès maintenant scellerait cela. De nombreuses possibilités existent. Mais vu comme c’est parti, l’option Love semble etre la numero une. J’en suis ravi.

        1. Oui clairement, faire venir Love c'est probablement s'assurer la présence de Rondo pour quelques années de plus.
          Après, on s'enflamme pas mal sur la possible venue de Love mais c'est Minnesota qui décide, dans l'histoire. Ou alors on attend un an que Love devienne free agent, mais là c'est plus risqué.

  3. J'hésite pour la venue de Love aux Celtics..Comme demandé je vais essayer de détailler un peu les raisons pour ou contre!

    Pour:
    – son talent offensif: il est l'un des meilleurs attaquants de la ligue si ce n'est le meilleur à son poste.
    – le duo Rondo-Love: effectivement ce duo serait vraiment génial, ça permettrait d'avoir une superbe relation meneur intérieur, et notre Rondo tournerait à 15 passes de moyenne aha
    – son leadership: comme d'après Rubio, il ne serait pas un leader, être aux Celtics lui retirerait un poids des épaules comme ici, le leader incontesté c'est Rajon.
    – son âge: il est encore jeune et on peut se projeter sur du long terme pour aller chercher le titre.

    Contre:
    – sa défense: il n'est pas vraiment un grand défenseur, c'est le moins que l'on puisse dire. Cependant c'est perfectible et ça il pourra l'améliorer. Si même Melo commences à y arriver, c'est la preuve que tout est possible!
    – la FA 2015: s'il vient par trade, on court quand même le risque qu'il se barre dès l'été 2015 s'il n'accroche pas à Boston.
    – le trade: qu'offrir à Minnesota en échange? Est il intelligent de trader notre pick 6?

    De plus je me demande si c'est le poste ou on a reellement le plus gros manque? J'avoue que j'adore Sully mais que dans le cadre d'une course au titre rapide, il n'est pas encore prêt.
    Je ne sais pas si on aurait pas davantage besoin d'un pivot que d'un poste 4..

    Si nous ne le faisons pas venir cette année j'ai peur que l'on arrive pas à attirer beaucoup de monde cette été et de vivre une saison du style 10/11ème spot l'année prochaine..

    L'été 2015 sera d'autant plus compliqué à gérer au niveau du roster et du salary cap. De plus si nous le signons en 2015, que demandera t'il au niveau du salaire? On ne pourra pas offrir autant d'argent à lui et à Rondo!

    Dans l'ensemble, évidemment que sa venue ne serait pas un point négatif pour nous, un all star de ce calibre ne pourra qu'apporter mieux à l'équipe. Il serait dommage de passer à coté d'un joueur pareil.
    On verra bien ce qui se passera!

  4. I love Love
    Oui c'est le jeux de mots le plus pourris au monde ! ^^
    Blague foireuse à part je suis pour la venue de Love.

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