Une adresse en berne, et une lourde défaite à Houston (1-1)

Après une victoire convaincante en ouverture de la saison face aux Nets, les Celtics se déplacent ce samedi 1er novembre à Houston pour un mini road trip dans le Texas avant d’aller affronter Dallas lundi. Côté Celtics, seul Vitor Faverani est absent, tandis que c’est Patrick Beverley qui manque à la mène du côté des Rockets.

Le cinq de départ, que l’on devrait retrouver durant la saison entière sauf blessure, était le même que face à Brooklyn : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green et une raquette Jared Sullinger – Kelly Olynyk à qui est confiée la tâche de stopper l’impressionnante raquette des Rockets emmenée par Dwight Howard.

D’entrée de jeu, les Rockets décident de marteler au maximum les Celtics à l’intérieur. Terrence Jones puis Howard provoquent deux fautes d’Olynyk, et une de Sullinger, le score est directement porté à 6-0 en leur faveur. Si les Celtics avaient été adroits dès l’amorce du match contre les Nets, ce n’est vraiment pas le cas ce soir. Avery Bradley, Jeff Green et Kelly Olynyk arrosent de loin… sans réussite avec un 0/5 à longue distance dans les cinq premières minutes. En défense, c’est journée portes ouvertes : rebonds offensifs laissés, shoots ouverts… Boston est mené 19-8 après seulement six minutes de jeu, tout va trop vite. Côté Rockets, tout le monde se régale : 12 points et 3 rebonds pour Jones, 10 points et 5 rebonds pour Harden… Cependant, malgré leur maladresse, les Celtics ne tentent pas de se rapprocher de la raquette, et arrosent toujours autant : 0-8 à longue distance, 30-12 au score. Seul Brandon Bass permet aux C’s de garder un mince espoir. Houston finit le quart-temps comme il a été commencé ; aucun rebond n’est laissé à Boston (quinze rebonds à trois sur le quart-temps), leurs shoots continuent de tomber dedans, et les Celtics sont largement menés 37 (!) à 22 après un quart-temps.

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Le second quart-temps commence beaucoup mieux que le précédent. Tyler Zeller entré en jeu, fait un excellent passage en défense sur Dwight Howard, même si la relation sur pick and roll entrevue face aux Nets avec Rondo ne marche pas aussi bien ce soir, car beaucoup plus difficile à exécuter face à de vrais intérieurs. La suite ressemble malheureusement de très près au premier acte. Mauvais choix, pertes de balle stupides… et les Rockets mènent 46-28 à mi quart-temps. Ces derniers sont tout simplement plus agressifs dans cette première mi-temps, en témoigne leurs 16 lancers francs tirés. L’attitude est bonne, comme le montre la tentative de poster de Marcus Smart sur la défense des Rockets, mais l’adresse est complètement absente. Dans un match où on aurait terriblement besoin de scoring (et de rebonds, mais il nous manque un pivot pour cela), Jeff Green et Avery Bradley sont complètement inexistants et la pénurie d’adresse se poursuit avec un joli 0-12 à trois points au total, avec des shoots plus mauvais (= plus rapides) les uns que les autres. Au final, l’adresse des Rockets baisse peu à peu, mais les Celtics ne scorent pas, manquent de mouvement, et l’écart à la mi-temps est déjà trop large : 57-38.Capture d’écran 2014-11-02 à 02.12.10

 

La deuxième mi-temps démarre avec le même cinq de départ mais un changement est à noter, avec la présence de Brandon Bass plutôt que celle de Kelly Olynyk. Les Celtics commencent la seconde période de la moins bonne des manières avec un 0-4 à trois points, dans la lignée de la première mi-temps mais enchainent directement avec un 9-0 initié par un Jared Sullinger très efficace, qui fait parler sa puissance à l’intérieur et au rebond offensif. Boston est revenu sur le terrain avec de bien meilleures intentions, et réduisent l’écart à onze points, 53-64 à cinq minutes de la fin du troisième quart. Avery Bradley prend trois fautes bêtes dans ce quart-temps et se retrouve sur le banc, avec cinq fautes, ce qui coupe malheureusement le momentum des Celtics, qui ne s’approcheront plus des Texans. Cinq minutes plus tard, un panier à trois points au buzzer de James Harden porte le score à 82-61 en faveur des Rockets, il est l’heure de faire tourner, on ne rentrera pas de Houston avec une victoire.

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0 sur 20 à trois points. C’est comme cela que démarre le quatrième quart. Les Celtics essaient, mais toujours sans réussite, et se rapprochent dangereusement du 0-22, qui constitue un record NBA. Les Rockets, bien soutenus par les arbitres (mais plus agressifs, donc compréhensible), continuent leur moisson de lancers-francs et assoient leur avance. Sur ce quart-temps, il n’y a pas grand chose à retenir. Les Celtics sont ridiculisés en défense, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Jared Sullinger, fatigué de se faire marcher dessus par Howard, va même prendre sa faute technique. Points positif s: James Young fait ses débuts en NBA et score six points, Brad Stevens fait tourner, Phil Pressey foule le parquet également, et enfin Jeff Green sauve les Celtics d’un record NBA honteux en inscrivant un panier à trois points alors que Boston était à 0-21.

En conclusion : dès les premières minutes du match, on a compris que ça serait très compliqué (même si on s’en doutait très fortement avant même le coup d’envoi). De ce match, très peu de positif à retenir, si ce n’est les performances encourageantes de Brandon Bass et Tyler Zeller, ainsi que les débuts NBA de James Young. Côté négatif, il y a de quoi faire par contre. Si on pouvait s’attendre à souffrir à l’intérieur face à Howard et Jones, on n’était pas censé se faire écraser par James Harden. En effet, Smart et Bradley avaient pour mission de se relayer pour stopper le meilleur arrière de la NBA mais il n’en a rien été. Etouffés, parfois ridiculisés par l’agressivité d’Harden, ils n’ont tout simplement pas existé face à lui, et c’est sûrement le plus inquiétant ce soir. La défense intérieure (y compris le rebond) est le point faible de Boston, c’est connu. La défense extérieure, elle, n’était pas censée l’être. À suivre. Enfin, quant à l’adresse, elle est fluctuante, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Comme dit Stevens après le match : « Si l’on inscrit cinq paniers à trois points au lieu d’un seul, c’est un tout autre match. »

Ce soir, les Celtics ont simplement été surclassés par une équipe plus forte, prétendante aux premières places à l’Ouest. Evan Turner confiait à ce propos après le match : « Mercredi (face aux Nets), on a donné le ton du match. Ce soir, c’est notre adversaire qui l’a fait ». Nous avons vécu là un match à oublier très rapidement, afin d’aborder le match à Dallas lundi soir de meilleure manière, sinon, il se pourrait bien que l’on vive une 22è défaite consécutive à l’Ouest pour Boston. 1-1, on to the next one.

celtics shoot

Les points à retenir :

  • Boston, à l’heure actuelle, sera en grande difficulté face à des raquettes puissantes (Chicago, Memphis, Houston…), on en a désormais la confirmation.
  • Tyler Zeller confirme son match face aux Nets, et se montre très intéressant, sur le plan défensif notamment.
  • Marcus Smart, absent défensivement, l’a été encore plus offensivement.
  • Olynyk, absent du cinq en deuxième mi-temps, et sorti du banc après Zeller dans le troisième, n’a joué que seize petites minutes et a été inexistant, lui aussi complètement battu, cette fois par Terrence Jones.
  • 1/25 (4%) au final pour les Celtics à trois points, record de franchise pour le plus de trois points ratés.

Le boxscore final :

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Rondo intercepte et monte au dunk, on a pas vu cela depuis… longtemps :

Article rédigé par Baptiste Godreau

One Comment on “Une adresse en berne, et une lourde défaite à Houston (1-1)”

  1. « Si l’on inscrit cinq paniers à trois points au lieu d’un seul, c’est un tout autre match. » …soupir…

    Si on arrête d'arroser derrière l'arc et qu'on provoque des fautes c'est aussi un tout autre match. Un moment donné faut changer de plan, surtout quand aucun joueur n'est dans un bon jour. Olynik qui shoote à 3pts en contre attaque après avoir tout raté jusque là, ça pique un peu.
    On sent bien que Rondo n'est pas encore totalement réglé avec les autres, il perd pas mal de ballons sur malentendus, ça va se régler.
    Première défaite, la saison est longue, on y croit.

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