Une victoire… mais une (grave) blessure pour Smart ? (2-3)

1-3. Voici, après quatre matchs, le bilan des Celtics. Ayant perdu chez deux cadors de la conférence ouest (Dallas et Houston) et à domicile face au champion en titre de la division Atlantique (Toronto), on pourrait se dire que ce bilan est « normal ». Oui, mais la défaite de mercredi face aux Raptors a laissé des traces, plus encore que les deux précédentes malgré un match à 1/25 à trois points et un autre où les Celtics ont eu jusqu’à 31 points de retard avant de réaliser un improbable come-back. Face à des Raptors affaiblis par l’absence de Jonas Valanciunas et d’Amir Johnson, les Celtics ont parfaitement commencé la partie avant de s’effondrer, notamment à cause de 28 ballons perdus, pour échouer à trois petits points de Toronto. Frustrant.

Ce vendredi 7 novembre, les Celtics reçoivent les Pacers au TD Garden pour le cinquième match de leur saison. Quoi de mieux pour se relancer après trois défaites qu’accueillir cette équipe en terrible manque de confiance et de talent par une cascade de blessures interminables ? En effet, après le départ de Lance StephensonPaul George s’est brisé la jambe, et il est en ce moment à l’infirmerie d’Indiana en compagnie de David West, George Hill, Rodney Stuckey, CJ Watson et C.J Miles, absent de dernière minute pour une migraine. C’est donc sans son cinq de départ et avec un bilan d’une victoire pour quatre défaites (consécutives) que les Pacers se rendent à Boston ce soir. Tout autre résultat qu’une victoire serait un coup dur pour les C’s. De son côté, Boston ne compte toujours que Vitor Faverani comme absent.

Les clés du match : Deux jours après avoir perdu 28 ballons face aux Raptors, on peut imaginer que Brad Stevens a mis l’accent sur ce point du jeu. Il va donc falloir limiter au mieux ces turnovers afin de réitérer le match référence des Celtics cette saison face aux Nets, qui a mené à la seule victoire de l’équipe pour l’instant, en ne perdant que 12 ballons. Ensuite, toujours en difficulté face aux raquettes imposantes, Boston va devoir limiter le rôle de Roy Hibbert, seul rescapé des Pacers. Une fois ces deux problèmes résolus, les Celtics devraient être en mesure de s’imposer face à cette équipe du bas de la conférence Est qui jouit de la malchance. Ah et oui, évidemment, il faudra bien rentrer dans le match. Se forger une avance solide et arriver à la conserver ferait du bien à toute l’équipe.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Kelly Olynyk.

3/3 aux tirs pour commencer des deux côtés, 7-7 après deux petites minutes de jeu. Avery Bradley semble décidé à scorer ce soir, puisqu’il a déjà pris quatre tirs en quatre minutes, pour deux réussites. Dans un début de match ultra-offensif, les Celtics mènent 21-14 à mi quart-temps après deux tirs primés consécutifs pour Kelly Olynyk. Dominés au rebond, Brad Stevens ouvre très rapidement son banc pour remplacer Jared Sullinger par Tyler Zeller. Ce dernier fait une excellente rentrée, semblable à celle qu’il a pu faire face à Houston. Efficace en défense sur Roy Hibbert et au rebond, sa connexion avec Rondo marche toujours à merveille de l’autre côté du terrain. L’autre bonne nouvelle de ce premier quart, c’est que Jeff Green semble toujours aussi en jambes que sur les deux derniers matchs, avec 8 points à 3/5 aux tirs. À la fin du premier quart-temps, les Celtics sont devant sur le score de 30 à 26. En face, Roy Hibbert n’a pas encore été stoppé, et compte déjà 10 points et 3 rebonds. LA stat intéressante ? Zéro pertes de balle. Pourvu que ça dure. 

Le second quart-temps commence par plusieurs relations entre Brandon Bass et Evan Turner, plutôt intéressantes. Un énorme contre de Smart, très efficace en défense, poursuit la bonne série, avant un tir à mi-distance de Sully et le premier écart est fait, 38-28 en ce début de quart-temps. Le banc quant à lui est très efficace, avec 16 des 40 premiers points des Celtics et de bons passages défensifs. La première balle perdue ne survient qu’après cinq minutes dans le second quart-temps. Assurément supérieurs à leurs adversaires du soir, les Celtics ne défendent pas suffisamment dur, laissent des rebonds, et n’arrivent pas à faire d’écart, seulement 46-40 à la moitié du quart-temps. Zeller, ré-utilisé dans le deuxième quart-temps (il n’avait joué que six minutes face aux Raptors) prend trois fautes rapidement, peu évidentes, mais son passage est à nouveau intéressant. Malgré cela, les Celtics ne s’échappent pas, et voient même leur avance fondre suite à un 10-0 en faveur des Pacers, et ne mènent que 55-52 à la mi-temps. Après ses deux bons matchs face aux Mavs et aux Raptors, Jeff Green porte à nouveau les Celtics ce soir, et son début de saison continue d’être convaincant, match après match. Ce soir, il est déjà à 13 points et 5 rebonds à la pause, avec trois réussites derrière l’arc. Dans cette partie pour l’instant moyenne, le point positif est qu’ils n’ont perdu que trois ballons pour 14 passes décisives. Le point négatif, c’est que les intérieurs d’Indiana s’imposent face à celle des C’s, avec 32 points sur 52 inscrits dans la raquette.

L’impact défensif de Tyler Zeller :

Video: #Celtics Tyler Zeller destroys #Pacers Chris Copeland but injures his right eye in process.

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Le boxscore des Celtics à la pause : Capture d’écran 2014-11-08 à 02.36.54

Le troisième quart commence par un 7-0 en faveur des Pacers, qui passent devant pour la première fois du match depuis le 2-0 initial, et ce qui porte le run à 17-0 à cheval sur les deux quart-temps. Sullinger, et plusieurs pénétrations de Rondo laissent les Celtics dans le match malgré un bon passage des Pacers. Ce début de troisième quart ne ressemble que de très loin à du basketball, les Celtics mènent cependant très légèrement, 66-65 à 5min40 de la fin de cet avant dernier acte en ayant déjà perdu autant de ballons qu’en première période. À la surprise générale, Phil Pressey fait son entrée dans le troisième quart-temps alors que les Celtics sont menés 73-68. Marcus Smart évite le pire en inscrivant un panier à trois points qui fait énormément de bien aux C’s, en grande difficulté dans ce quart-temps. À l’aube du dernier acte, les Celtics sont menés 75-73, tout est à refaire. Jeff Green n’a pas inscrit le moindre point dans ce quart-temps. 

Phil Pressey, toujours sur le terrain et propre dans ce qu’il fait, démarre le dernier quart-temps dans le cinq aux côtés de Bass, Smart, Sullinger et Evan Turner. Après une grosse faute en contre-attaque de Price, Marcus Smart reste à terre après que sa cheville ait sévèrement tourné. Il est évacué sur civière et passera une IRM demain. 

 

Après plusieurs minutes d’interruption, Gerald Wallace fait son entrée pour tirer les lancers-francs de la faute sur Marcus Smart. 77-75 pour les Celtics, il reste 11 minutes à jouer. Phil Pressey, toujours sur le parquet, inscrit un gros tir à trois points, et réalise un excellent passage (oui oui) sur le temps de jeu qui lui a été alloué. Sullinger impose son physique à l’intérieur, les Celtics mènent 84-79. La fin s’annonce de match s’annonce tendue. Confirmant le bon match du banc ce soir, Gerald Wallace est également précieux. Efficaces en attaque, les C’s ne parviennent cependant pas à faire de stops, et l’écart reste minime, 94-90 à trois minutes du terme. Sullinger est essentiel dans ce quart-temps au même titre que Phil Pressey, le petit ayant compris qu’en l’absence de Smart, il y avait des minutes à prendre : 5 points pour 4 passes décisives. Solide, poussant Rajon Rondo à revenir sur le terrain qu’à 2 minutes 50 de la fin de ce match, en compagnie de Jeff Green.  Un nouveau rebond offensif d’Hibbert et une brique de Sully à trois points plus tard, les Celtics ne mènent plus que 97-96  à une minute de la fin de ce match à couteaux tirés. Jeff Green manque à trois points, Rajon Rondo rate également un tir sur le rebond offensif… Possession Pacers, il ne reste que trente secondes. Raté, rebond Bradley. De l’autre côté du terrain, Bradley manque un tir mais Jeff Green prend un rebond offensif au meilleur des moments possible, portant le score à 99-96 en la faveur de Boston à six secondes du buzzer. Bradley réalise une faute à l’européenne pour éviter (involontairement ?) un panier à trois points des Pacers. De l’autre côté, Avery inscrit deux lancers, 101-98… Interception de Gerald Wallace, game over. Ouf. 

Le rebond offensif décisif de Jeff Green : 

En conclusion : L’important ce soir était de gagner, un autre choix n’était que peu envisageable. Si l’objectif a été rempli, la manière ne l’a pas vraiment été, dans un match brouillon et dans lequel la raquette des Pacers aura ennuyé les Celtics durant 48 minutes. Cette rencontre a notamment montré une nouvelle fois la capacité d’adaptation de Brad Stevens, qui a laissé Phil Pressey et Gerald Wallace jusqu’à trois minutes de la fin du match, avant seulement de remettre ses titulaires. L’apport du banc a d’ailleurs ce soir a été essentiel contrairement au match précédent, et c’est sûrement la meilleure nouvelle. L’important n’est malheureusement pas là. Les Celtics pourraient en effet avoir perdu Marcus Smart sur blessure pour une durée indéterminée, qui sera sûrement indiquée plus précisément demain à la suite de l’IRM. À la fin du match, Stevens a annoncé que c’était soit une grosse entorse, soit une cheville cassée… prions pour la première option. Clairement, c’est LA grosse tuile de la soirée, gâchant la deuxième victoire de la saison des Celtics, laborieuse, mais sur laquelle nous n’allons pas cracher. Pas le temps de se reposer puisque les Celtics seront demain à Chicago en back-to-back. Bilan actuel : 2-3.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau