Les Celtics se relancent face aux Sixers (4-6)

Avec un bilan de trois victoires pour six défaites, dont trois consécutives, les Celtics traversent actuellement une période compliquée, marquée par plusieurs courtes défaites dûes à des fins de match mal gérées, frustrantes pour tout le groupe et les supporters.

Ce mercredi 19 novembre, les Celtics sont en déplacement chez leur voisin de Philadelphie, classé dernier de la division Atlantique l’an passé déjà. Déjà, oui, parce que le début de cette saison est semblable pour eux. Après 10 matchs, les Sixers n’ont toujours pas gagné, et présentent un bilan de 0-10, ayant perdu leurs dix matchs par un écart moyen de 16,9 points (mais 8,5 à domicile). Sur un projet à très long terme (que nous évoquions pour nos collègues de Sixers France ici), les Sixers possédaient à la draft en juin dernier deux choix plutôt hauts, mais Joël Embiid et Dario Saric respectivement blessé et en Europe pour faire ses gammes. Ainsi, les Sixers vivent une nouvelle saison galère, avec un roster digne d’une équipe de D-League en attendant de voir arriver les retombées de ce projet sur plusieurs années.

Malgré dix défaites pour aucune victoire, le match de ce soir se présente comme un match piège, et charnière dans le calendrier. Après trois défaites consécutives, et avant d’affronter les Grizzlies, Chicago, Portland et les Spurs, il serait bon de repartir de Philly avec la victoire, pour ne pas tomber dans une spirale négative. Surtout, il serait judicieux d’éviter d’être la risée de la ligue en s’inclinant à Philadelphie. Victoire obligatoire certes, mais attention à l’accident. Côte Philly, Jerami GrantJason Richardson et Joël Embiid sont absents, tandis que Marcus Smart et Vitor Faverani manquent toujours à l’appel pour les Celtics.

Les clés du match

Boston a cette saison la fâcheuse tendance de se mettre au niveau de son adversaire. Capables de se sublimer face à Chicago ou Cleveland (durant 3 quart-temps), les Celtics ont également été mauvais face aux Pacers et au Thunder, plus faibles équipes rencontrées jusque-là. Ce soir, il faudra donc ne pas tomber dans le médiocre jeu des Sixers (limiter les pertes de balle par exemple), mais appliquer le jeu que les Celtics savent faire, qui les a notamment fait gagner à Chicago. Ensuite, il faudra réussir pour la première fois de la saison à garder une avance. Globalement largement supérieurs, les Celtics risquent à un moment ou un autre de prendre la tête, il faudrait cette fois la garder, au risque de se retrouver avec une nouvelle fin de match à pile ou face, ne réussissant que très peu à Boston jusque-là. Enfin, il va falloir monter d’un cran défensivement. Face à la pire attaque de la ligue (88,5 points de moyenne), prendre plus de 100 points prouverait à nouveau à quel point les Celtics sont fragiles défensivement. Il faudra également pour Avery Bradley augmenter l’intensité défensive qu’on lui connait depuis le début de saison, sinon Michael Carter-Williams et Tony Wroten risquent de s’amuser toute la soirée.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Kelly Olynyk

Premier quart-temps :

Comme prévu, les Sixers commencent avec une grosse pression défensive, forçant deux pertes de balle Celtes, qui n’ont pas marqué durant les deux premières minutes, et sont menés 2-0, jusqu’à un panier avec la faute de Jeff Green après une belle relation en triangle. Un panier à trois-points de Rajon Rondo garde les Celtics au contact, mais comme prévu, ils se sont mis au niveau de leur adversaire, et sont menés 13-10 à la moitié du premier acte. Olynyk semble parti sur les mêmes bases que le match face au Suns, mais c’est Jared Sullinger qui est remplacé par Tyler Zeller.

Olynyk se chauffe alors avec deux paniers consécutifs, mais une totale absence défensive, et une grossière perte de balle mènent à un 9-0 des Sixers qui mènent 22-14. Les Celtics ont déjà laissé quatre rebonds offensifs à des Sixers qui ne se gênent pas pour se servir de leurs deuxièmes chances. Peu efficace, Zeller ressort très vite, et la bonne rentrée de Brandon Bass qui inscrit six points consécutifs permet aux C’s de ne pas être (trop) distancés à la fin du premier acte, qui se conclut sur le score de 27-22 en faveur des Sixers. Non, comme prévu, ça ne sera pas un match facile, et les Celtics ne semblent pas être rentrés dans le match avec les bonnes dispositions. Six pertes de balle, des rebonds offensifs laissés aux Sixers, et un total de 27 points encaissés face à la pire attaque de la ligue. Il va falloir changer d’état d’esprit si les Celtics veulent repartir de Philly avec la victoire.

Deuxième quart-temps :

Le deuxième acte commence parfaitement… pour les Sixers avec une perte de balle de Rondo menant à une faute antisportive, puis trois rebonds offensifs sur la possession à suivre (portant le total à 8 rebonds offensifs en 13 minutes pour Philly), le score est de 30-22. Brandon Bass, d’un shoot à mi-distance continue de maintenir les Celtics en vie, cependant beaucoup trop proches du point de rupture. Incapables de battre les Sixers en 1 contre 1, les C’s usent du jeu au poste bas par Jeff Green et Jared Sullinger, mais sont tout de même menés 35-30, après avoir eu jusqu’à neuf points de retard (35-26). Marcus Thornton réalise également une belle rentrée, inscrivant sept points en huit minutes, ramenant les Celtics à deux points, 39-37 à mi quart-temps. 17 des 37 points des Celtics ont été inscrits par Bass et Thornton à ce moment du match, sans qui les Celtics seraient déjà bien loin ce soir.

Une belle interception de Phil Pressey, tout juste rentré en jeu ramènent les deux équipes à égalité. Un nouveau dunk de Bass permet même aux C’s de reprendre la tête ensuite. Le banc des Celtics, à nouveau ce soir, garde Boston dans le match, tandis que les joueurs du cinq ont beaucoup de mal, et notamment Jeff Green, Avery Bradley (encore) et Kelly Olynyk qui compilent 5/17 au tir, assorti de quatre pertes de balle. En outre, les Celtics sont complètement dominés au rebond, et en manque d’adresse (2/11 à longue distance).

À la pause, Sixers et Celtics sont à égalité 46-46, dans un deuxième quart-temps globalement de meilleure facture sur le plan défensif pour les hommes de Brad Stevens. Revenus dans le match, il va désormais falloir passer un coup d’accélérateur en sortie de vestiaire. On en sait les Celtics capables, voilà pourquoi il est à nouveau frustrant de les voir se mettre au niveau d’un (si) faible adversaire, en leur laissant neuf rebonds offensifs par exemple. Heureusement, le banc s’est à nouveau montré performant.

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Troisième quart-temps :

Les Celtics rentrent du vestiaire avec de bonnes intentions, amenant un dunk de Sullinger en transition obligeant le coach des 76ers à prendre un temps mort après seulement 50 secondes… avant que Sully marque un nouveau panier, avec la faute cette fois, portant le score à 51-46 en faveur des C’s, plus large écart en leur faveur. Rajon Rondo décide de très vite porter le jeu vers l’avant, exploitant les failles de la défense des Sixers en transition, ce qui réussit plutôt bien en ce début de mi-temps. Défensivement vraiment laxistes, les Celtics ne parviennent pas à faire d’écart et laissent même les Sixers reprendre la tête 54-52, avant un panier de Sullinger sur rebond offensif et un énorme alley-oop de Rondo pour Green. À la moitié du quart-temps, les C’s sont devant 58-54.

L’alley-oop de Rondo pour Jeff Green :

 

Un tir à trois points d’Avery Bradley (le premier) fait beaucoup de bien, et crée le premier petit écart pour les Celtes, 61-54. Jared Sullinger est essentiel dans ce quart-temps, s’imposant au rebond et solide défensivement. Bass, toujours aussi excellent, rentre et inscrit quatre nouveaux points, portant son total à 16 points ce soir, record de la saison pour lui. Côté Sixers, c’est K.J McDaniels qui maintient son équipe dans le match avec deux tirs à trois consécutifs, laissés ouverts par Jeff Green. Un cinq composé de Pressey -Thornton – Turner – Bass et Zeller est alors proposé par Stevens pour terminer ce troisième quart. Après plusieurs excellentes défenses de Zeller, Thornton sanctionne les Sixers en transition à longue distance.

Encore solides sur ce quart-temps, les Celtics ne sont pas récompensés et encaissent un panier à trois points de Tony Wroten du milieu de terrain… Le score est de 73-68 en faveur de Boston après trois quart-temps, derrière les 19 points de Brandon Bass et 7 points et 5 rebonds pour Sully, uniquement dans ce quart-temps (11 points – 7 rebonds au total). 

Quatrième quart-temps :

Thornton, sur les bases de ses premières rentrées, allume à trois points en début de quart-temps, inscrivant ses treizièmes points de la soirée (record de la saison), et exploitant parfaitement ses tirs ouverts. Les Celtics sont à +12, 72-60. Dans des minutes très importantes, Stevens décide de laisser Thornton et Bass sur le terrain, essentiels ce soir, et continue de donner chaque soir des minutes aux joueurs méritants, peu importe le nom. C’est avec sept minutes restantes que Rondo fait son retour sur le parquet en lieu et place de Pressey, qui a encore donné de bonnes minutes. À la moitié du dernier acte, les Sixers sont revenus à cinq points, 84-79. Ah, garder une avance…

Heureusement, Sullinger continue d’apporter sur tous les plans, inscrit quatre points consécutifs et ramène le score à 90-79 sur un 6-0 et deux points de plus pour Bass, proche de son record de points en carrière. Un nouveau panier à l’intérieur puis un shoot longue distance de Sully, étincelant en second période porte l’avance à +13, 99-86, à 2min15 du terme de cette rencontre. Ça devrait le faire, malgré la tendance des Celtics de laisser filer ces écarts. Le total de points de Sullinger est porté à 22 points, dont 18 en deuxième mi-temps. Un nouvel alley-oop de Rondo pour Green fait grimper l’avance jusqu’à 15 points, avant que les Sixers inscrivent 4 lancers-francs pour finir. Buzzer final, les Celtics s’imposent 101-90.

En conclusion :

Après un premier quart-temps très poussif, les Celtics n’ont accordé aux Sixers que 63 points sur les trois derniers quart-temps, ce qui a fait la différence. Plus présents au rebond et sur les drives, ils ont pu profiter ensuite de la maladresse des Sixers pour inscrire des points en transition. Cependant, au vu de la faiblesse de l’adversaire, on ne peut pas parler de match référence défensivement, les 90 points encaissés n’étant que le résultat du pauvre niveau des Sixers. Il était important de prendre ce match, comme expliqué en introduction, au vu de la suite du programme des Celtics, mission accomplie. Il faut féliciter Brandon Bass (différentiel de +19), excellent durant l’ensemble du match, et Jared Sullinger qui a réalisé une deuxième mi-temps de haute volée. Avery Bradley, lui, malgré un bon match face aux Suns, n’a pas prouvé, et s’en sort à nouveau ce soir avec un match très médiocre (si ce n’est mauvais) au même titre que Kelly Olynyk, inquiétant depuis deux matchs. Après plusieurs quatrièmes quart-temps médiocres, cet écart fait dans le dernier acte prouve également que les Celtics peuvent accélérer en fin de match s’il le faut.

Peu de choses à dire, si ce n’est que c’est une bonne victoire, pas forcément avec la manière, mais importante. Ça sera une toute autre histoire vendredi avec un déplacement à Memphis, meilleure équipe de la ligue actuellement. 4-6, place aux choses (très) sérieuses.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau

One Comment on “Les Celtics se relancent face aux Sixers (4-6)”

  1. C'est triste de se dire que les équipes les plus faibles que l'on a joué c'est Pacers-Thunder, 1er et 2e l'an dernier tout de même …
    En tout cas elle fait du bien cette victoire, merci de ce petit résumé du matin mon café a meilleur goût du coup !

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