Toujours le même refrain (4-9)

Après quatre jours de repos depuis la défaite face aux Blazers dimanche soir, les Celtics reviennent ce vendredi 28 novembre avec la réception des Chicago Bulls au TD Garden. Malgré une prestation convaincante défensivement face à Portland, les Celtics se sont inclinés pour la deuxième fois consécutive et la cinquième fois en six matchs, portant leur bilan à 4V-8D. À l’heure actuelle, les Celtics présentent un fâcheux bilan d’une seule victoire pour sept défaites face aux équipes à un bilan de 50% ou plus. Ce soir, c’est une nouvelle grosse équipe qui se présente avec les Chicago Bulls, troisièmes de la conférence Est avec un bilan de 9V-6D. Ce match représente également la revanche du sixième match de la saison, rencontre que les Celtics avaient brillamment remporté à Chicago, pour ce qui représente actuellement leur plus belle victoire de la saison.

Peu souvent au complet cette saison avec les blessures répétées de Derrick Rose, mais également les absences de Joakim Noah et Taj Gibson sur certaines rencontres, il est difficile de savoir quelle équipe sera face à Boston ce soir, et surtout dans quel état physique. Ce soir, Rose et Noah seront de retour mais là encore, leur état de forme reste une inconnue. Gibson, lui, sera absent, et son absence en sortie de banc pourrait poser dans la raquette des Bulls. En face, si le retour de Marcus Smart était pressenti, il n’aura finalement pas lieu, sa cheville n’étant pas encore suffisamment remise. Vitor Faverani, lui, sera à nouveau absent, et n’a pas toujours pas participé à la moindre rencontre cette saison.

Les clés du match :

Après quatre jours de repos, les Celtics retrouvent les parquets ce soir, et vont devoir retrouver le rythme. Face à la raquette toujours aussi solide des Bulls, il faudra réitérer exactement la même partie que Boston avait exécuté lors du premier match face à cette équipe cette saison, à savoir une grosse présence au rebond face à Joakim Noah et Pau Gasol. Ensuite, il faudra réussir à stopper Jimmy Butler, véritable homme à tout faire des Bulls en ce début de saison avec 21 points et 6 rebonds de moyenne. À ses côtés, il faudra également arrêter le chien fou qu’est Aaron Brooks, capable de prendre feu à tout moment, et bien évidemment, il faudra que Rajon Rondo soit au niveau défensivement, dans un duel avec Derrick Rose qui s’annonce explosif. Ce soir, les Celtics peuvent vraiment espérer une victoire (ils l’ont déjà fait, à l’extérieur) en produisant un match complet durant 48 minutes. Idéalement, il faudrait reproduire l’intensité défensive montrée face aux Blazers dimanche dernier pour espérer s’imposer.

Premier quart-temps :

Après deux minutes sans scorer, Pau Gasol inscrit les premiers points du match, auxquels Jared Sullinger répond immédiatement. La première information du match, c’est qu’Avery Bradley semble missionné pour défendre sur Derrick Rose mais prend rapidement sa première faute, laissant la tâche à Rajon Rondo. Bradley, d’ailleurs, commence parfaitement son match offensivement, en inscrivant 8 points rapidement à 3/3 aux tirs, dont deux tirs à longue distance. Les Celtics mènent 16-14 après la moitié du premier quart-temps.

Pour répondre à une claquette de Mike Dunleavy, Jared Sullinger (7 points déjà) inscrit un panier à trois points, le score est de 19-14 pour des Celtics très bien rentrés dans leur match, à 8/11 au tir (72%) et 3/4 derrière l’arc. En face, les Bulls sont maintenus à 46%. Brad Stevens ouvre alors son banc, avec les rentrées de Brandon Bass et Tyler Zeller, puis Evan Turner. Seul point négatif, les Celtics ont déjà commis six fautes, ce qui pourrait leur coûter par la suite. D’un énorme drive, Bass va scorer avec la faute dans la raquette et porte le score à 24-17. Tyler Zeller, rentré en défense sur Pau Gasol, fait extrêmement bien son travail et force l’Espagnol à prendre des tirs compliqués, qu’il rate. De l’autre côté du terrain, Evan Turner délivre une passe superbe pour Bass avant de scorer à mi-distance, 28-19 pour Boston.

Dans un premier quart-temps légèrement haché par les fautes, les Celtics s’en sortent avec une belle avance, 35-24 après une faute technique pour Tom Thibodeau, mécontent de plusieurs décisions arbitrales. Plutôt en place défensivement, notamment sur Pau Gasol (3/9 au tir seulement), les Celtics sont surtout adroits offensivement et n’ont perdu qu’une seule balle. Belle entrée en matière, notamment pour Avery Bradley, Jared Sullinger et Brandon Bass, qui ont scoré 22 des 35 points Celtes, à 9/13 au tir. Face à la treizième défense de la ligue, c’est un joli premier acte que les Celtics nous ont servi là, que l’on aimerait voir durant 48 minutes.

Deuxième quart-temps :

Dès le début du deuxième quart-temps, Jeff Green attaque fort le panier sur un joli lay-up… mais prend immédiatement sa troisième faute de la rencontre, et devrait donc finir la mi-temps sur le banc. Evan Turner, sur les bases de ses 19 points inscrits dans le premier match de la saison face aux Bulls, réalise une première mi-temps de haute volée. Avec six points, et une interception précieuse, il permet au banc de faire un nouveau passage convaincant, et les Celtics prennent une avance qui commence à grandir, 43-31 alors qu’il reste huit minutes à jouer. Kelly Olynyk, tout comme Jeff Green, a lui pris sa troisième faute. Jusque-là, tout va bien, malgré ces deux joueurs en foul trouble. Impeccables défensivement, l’attaque déroule et l’avance est même portée à 15 points, 48-33. Frustrés, les Bulls prennent même une nouvelle faute technique par l’intermédiaire de Joakim Noah, martyrisé défensivement par Brandon Bass qui a déjà scoré 12 points. À la moitié du second acte, les Celtics mènent 52-37. Oui, 52 points marqués alors qu’il reste six minutes dans cette mi-temps. Oui, c’est une très grosse mi-temps que les Celtics sortent là pour l’instant.

Moment choisi pour faire revenir les starters et notamment Rajon Rondo sur le parquet. Evan Turner, profitant des trois fautes de Jeff Green, en profite pour se montrer et sortir une première période très solide. Avec quatre pertes de balle en cinq possessions, les Celtics voient les Bulls revenir peu à peu, 58-47… puis 60-54 à la pause.

Moins adroits, et avec une défense plus permissive, les Celtics ont laissé les Bulls revenir à portée de fusil. Dans cette première mi-temps, il faudra surtout retenir le (très) bon passage du banc, et la bonne défense sur Pau Gasol, maintenu à 5/13 au tir par un Tyler Zeller à nouveau très bon. Malheureusement, les Celtics ont à nouveau laissé filé une avance solide de seize points par plusieurs pertes de balle et mauvais replis défensifs consécutifs, qu’ils pourraient regretter, et ont également commis beaucoup de fautes.

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Troisième quart-temps :

Derrick Rose revient sur le parquet avec un panier à trois points, immédiatement répondu par Jared Sullinger, deux fois consécutivement, portant son total à 15 points… avant que Derrick Rose continue de prendre les choses en main. Jeff Green, sur une pénétration, prend un passage en force, et par la même occasion sa quatrième faute. D-Rose fait tout, tir à longue distance, pénétrations… pour douze points en quatre minutes dans ce troisième acte. L’ancien MVP a déjà 19 points, et ramène les deux équipes à égalité, 68-68. C’est Avery Bradley qui va alors revenir en défense sur Rose, afin de stopper la torche ambulante qu’est le meneur des Bulls actuellement, et le fait brillamment en forçant directement Rose à une perte de balle. À la moitié du troisième acte, les Celtics ont repris la tête, 73-70.

Avery Bradley, excellent en défense, forçant les Bulls à trois pertes de balle consécutives, continue son excellent match offensif avec huit points consécutifs, portant le total de l’arrière à 16 points à 6/7 et permettant aux Celtics de refaire un écart, et mener 81-72, sur un 13-2 en cours. Deux jours après son anniversaire, Bradley semble motivé sur ce match et inscrit deux nouveaux points, pour ce qui constitue déjà son meilleur match de la saison, indéniablement. Après un panier au buzzer à trois points de Jared Sullinger, les Celtics mènent 91-85 après trois quart-temps.

Dans un match très offensif, les Celtics ont vu les Bulls revenir à leur hauteur et les dépasser, mais n’ont pas paniqué et ont refait l’écart, pour mener de six points à l’amorce du dernier quart. Avery Bradley, avec un match de haut niveau, a porté les siens dans ce troisième quart. Aux autres de le suivre, afin de confirmer cette nouvelle bonne performance sur 36 minutes.

Quatrième quart-temps :

Dans un cinq composé de joueurs du banc dont Phil Pressey, les Celtics démarrent mal le dernier quart-temps, encaissant un 6-0 pour laisser les Bulls repasser devant, 91-92, avant qu’une jolie passe laser du meneur des Celtics pour Sullinger ne permette de reprendre la tête. Aaron Brooks semble adorer Boston, et en est cette saison à 41 points en 43 minutes face aux C’s. Après son coup de chaud dans le dernier quart il y a quelques semaines, il en est déjà à 15 points ce soir, et Chicago mène 96-93. Olynyk, vraiment médiocre depuis le début de saison, ne reprend pas confiance et en est à 4 points (1/8 au tir)… pour 5 fautes ce soir. Alors qu’il reste six minutes à jouer avant le buzzer final, les Celtics sont menés 97-98, qui laissent beaucoup trop de rebonds offensifs.

Dans un échange de paniers ratés, les Celtics ne parviennent pas à revenir, les défenses ayant monté d’un cran de chaque côté, l’écart stagne à 97-98 alors qu’il reste quatre minutes à jouer. Dans ce quatrième quart, les Celtics shootent pour l’instant à un immonde 3/17. Sully réveille enfin ses troupes avec un panier avec la faute en pénétration, le score est de 100-100 alors qu’il reste trois minutes. Money time.

Jeff Green, qui touche enfin le ballon, permet aux Celtics de mener 102-100 sur une jolie pénétration. Malgré plusieurs stops consécutifs, les Celtics ne parviennent pas à prendre deux possessions d’avance, et Jimmy Butler aux lancers ramène son équipe à 102-102 à une minute du terme de cette rencontre. Rondo, toujours aussi peu adroit sur la ligne de réparation, fait 0/2 sur l’action suivante… mais les Celtics récupèrent le rebond offensif. Tir à trois points manqué de Sullinger, et faute sur le rebond défensif, Jimmy Butler récupère deux lancers francs qu’il inscrit, 102-104, il reste 50 secondes. Le shoot suivant est confié à… Evan Turner, qui se fait contrer en pénétration, avant que Joakim Noah inscrive un panier à mi-distance. 102-106 à 24 secondes du terme, la mission semble compliquée. Sullinger, sur la ligne pour ramener les Celtics, fait lui aussi 0/2. It’s over, les Celtics s’inclinent 102-109. Dans ce quatrième quart-temps, les Celtics c’est  : 11 points à 5/26 (19,2%), 0/8 à trois points, 1/5 aux lancers. Aïe.

En conclusion :

C’est toujours la même rengaine. On y durant 36 à 40 minutes, mais malheureusement, les Celtics sont incapables de conclure un match. Une fois le dernier shoot est confié à Sully, une fois à Green et ce soir à… Turner. Une nouvelle fois, les Celtics s’inclinent en ayant mené la majeure partie du match. C’est vraiment dommage, tant cette équipe est capable de belles choses dans le jeu, comme toute cette première période durant laquelle Boston a pris jusqu’à 16 points d’avance. Malheureusement, nous risquons de voir cela toute la saison, finir un match n’étant pas quelque chose que l’on peut acquérir si vite, et c’est surtout quelque chose que le franchise player, Rajon Rondo, n’a pas en lui. C’est triste, Boston a une nouvelle fois tenu tête à une forte équipe, mais une nouvelle fois perdu dans le money time. Sur le plan comptable, les Celtics en sont à 4V-9D, l’écart moyen des Celtics cette saison étant de -2,9 points. Frustrant, non ?

Sur le plan individuel, il faut noter la bonne performance d’Avery Bradley, qui a sorti ce soir sa plus belle partie de la saison, bien accompagné de Jared Sullinger, toujours aussi performant. Kelly Olynyk, à l’opposé, continue de s’enfoncer et cette saison n’est pour l’instant vraiment pas la sienne. De son côté, le banc continue de performer, notamment par l’intermédiaire d’Evan Turner et Brandon Bass. Le prochain match des Celtics aura lieu dimanche, à 19h heure française face aux Spurs. Quoi de mieux pour se relancer après trois défaites consécutives que d’affronter les champions en titre ?

Le boxscore final :

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Articlé rédigé par Baptiste Godreau

One Comment on “Toujours le même refrain (4-9)”

  1. Merci pour ces chroniques/résumés très intéressant !
    Dur dur pour les Celtics.. et qu'est ce que c'est rageant, c'est assez incroyable ce début de saison…
    Disputer 3 quart temps sur 4, c'est bien, mais 4/4, c'est mieux..
    Mais la saison est encore très longue, je ne me fais pas de souci et je crois aux PlayOffs, l'écart est assez minime avec les autres équipes et je doute que Brooklyn et Milwauckee tiennent longtemps.
    Et puis.. Marcus Smart revient !

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