Les Celtics encore beaucoup trop courts face aux Spurs (4-10)

Trois défaites consécutives, cinq de suite au TD Garden, la forme actuelle des Celtics n’est clairement pas au mieux. Dans un mois de novembre au calendrier compliqué, les Celtics viennent de perdre face aux Grizzlies, Blazers et Bulls, matchs durant lesquels Boston a toujours existé, produisant un jeu plutôt plaisant, mais ont toujours rencontré les mêmes problèmes, à savoir qu’ils ont été incapables de finir le match sur une note positive, et d’inscrire les tirs qu’il fallait pour gagner. Au final, trois défaites dont deux courtes (-6 face aux Blazers, -7 face aux Bulls) qui ne récompensent pas les efforts fournis par les hommes de Brad Stevens. Sur le plan comptable, les Celtics sont 11è de leur conférence avec un bilan de quatre victoires pour neuf défaites.

Ce soir, pour boucler ces quatre matchs démentiels, ce sont les champions en titre qui sont en visite au TD Garden. Après un début de saison poussif, les Spurs ont déjà trouvé leur rythme de croisière, et viennent d’enchainer six succès consécutifs, portant leur bilan à 11V-4D, notamment grâce à une défense solide ne permettant à l’adversaire que 92,7 points par match. Tony Parker, excellent récemment avec près de 25 points marqués en moyenne sur les quatre derniers matchs, sera à nouveau ce soir le fer de lance de cette équipe, qui a gagné neuf de ses dix derniers matchs. En face, les Celtics vont tenter d’éviter une cinquième défaite consécutive à la maison, ce qui égalerait un record vieux de 2007…

Du côté des absents, les Spurs se présentent sans Tiago Splitter et Patty Mills, tandis que les Celtics n’ont pas encore retrouvé Marcus Smart, dont l’absence est finalement plus longue que prévue, ni Vitor Faverani. Les Spurs, qui avaient également perdu leur coach Gregg Popovich pour une maladie la semaine dernière, vont le retrouver ce soir, laissant Ettore Messina retrouver son poste d’assistant.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller. Oui, après l’avoir évoqué la semaine dernière, Brad Stevens a choisi ce match face aux Spurs pour mettre Kelly Olynyk sur le banc, médiocre depuis le début de saison, afin de responsabiliser et récompenser Tyler Zeller de ses jolies sorties. 

Les clés du match :

Ce soir, il n’y aura pas un joueur en particulier mais tout un collectif à stopper. Face à l’équipe au jeu le plus huilé de la ligue, il faudra pour les Celtics être concentrés durant tout le match, afin de ne pas donner de points bêtes aux Spurs, qui ne se gêneront pas pour mettre la tête sous l’eau à Rajon Rondo et ses partenaires. Le capitaine, d’ailleurs, aura fort à faire face à Tony Parker, dans un nouveau duel de meneurs comme on l’a vu face à Damian Lillard ou Derrick Rose dernièrement. À l’intérieur, il faudra pour Zeller stopper Tim Duncan, mission compliquée mais pas irréalisable, la raquette Celte ayant déjà réussi à stopper LaMarcus Aldridge cette semaine. Peu de pertes de balles, de la concentration, de l’adresse ainsi qu’un apport du banc comparable aux derniers matchs devraient permettre aux Celtics de rester dans le match, tâche compliquée mais faisable pour cette équipe capable du meilleur face aux cadors de la ligue.

Premier quart-temps :

Comme face à Rose vendredi, Avery Bradley commence en défense sur Tony Parker. Les Celtics encaissent deux paniers à trois points, par Kawhi Leonard et Boris Diaw. Plutôt en place défensivement sur le jeu sans ballon des Spurs, les C’s commencent à 1/5 aux tirs et sont menés 8-4 après trois minutes, puis 8-6 avec une jolie claquette dunk de Jeff Green. Agressif au rebond, Tyler Zeller en est déà à 4 point et 3 rebonds. Sur un nouveau panier à trois points de Boris Diaw en fin de possession, les Spurs prennent cinq points d’avance, 15-10 à la moitié du premier quart-temps. Jeff Green est en difficulté pour l’instant, à seulement 1/5 au tir. Défensivement, les Celtics laissent les Spurs shooter dans un fauteuil sur chacun de leur tir, ces derniers ne se gênant pas pour sanctionner.

Comme d’habitude, c’est le moment choisi par Stevens pour faire rentrer ses premiers joueurs du banc, et Brandon Bass inscrit alors ses premiers points de la soirée. Boris Diaw, visiblement en forme ce soir, s’amuse avec la défense des Celtics : fade away au poste, passe laser dans une relation intérieur-intérieur… Il fait tout (8 points, 4 rebonds et 2 passes), et permet à son équipe de mener 21-14 face à des Celtics très très en difficulté défensivement à l’intérieur, et offensivement, Jeff Green force beaucoup (2/9 au tir déjà). Juste rentré, Marcus Thornton inscrit deux paniers à longue distance avant qu’Evan Turner ne pénètre en force, les Celtics reviennent à 22-23.

À la fin du premier quart-temps, les Celtics sont menés 22-25. Plus solides défensivement en fin de quart-temps, ils ont cependant subi à l’intérieur. Pour sa première titularisation, Tyler Zeller a fait une belle première rentrée, avec 4 points et 5 rebonds. Seulement, en face, Boris Diaw s’amuse face à la défense des Celtics.

La jolie claquette de Jeff Green, tout en puissance :

 

Deuxième quart-temps :

Avec un nouveau bon passage, Evan Turner permet aux Celtics de prendre la tête en ce début de deuxième acte, 29-27. Kelly Olynyk, d’un panier à trois points permet aux Celtics de prendre cinq points d’avance, profitant des errements offensifs et défensifs des Spurs. Jusque-là, les Celtics ont déjà provoqué sept pertes de balle adverses, et mènent déjà 10-2 dans ce quart-temps, puis 12-2 sur un nouveau panier de Marcus Thornton, véritable pétard ambulant en sortie de banc. Solides défensivement sur les postes arrières, les C’s maintiennent jusque-là Danny Green et Tony Parker à 1/8 au tir. Thornton et Turner avec 16 points au total, permettent à Boston de mener 38-32 à six minutes de la mi-temps.

Le retour des starters des Spurs leur permet de revenir à portée des Celtics, mais Jeff Green, qui avait mal débuté en profite pour inscrire cinq points consécutifs et Boston mène 43-38 à trois minutes de la pause. Même s’il a déjà donné sept passes décisives, Tony Parker est extrêmement bien défendu par Bradley qui muselle le meneur français et le maintient à un point inscrit. Danny Green, de retour sur le parquet fait très mal aux Celtics par ses nombreuses courses transversales. Après un début poussif, lui aussi s’est remis dedans et a inscrit 11 points dont trois paniers derrière l’arc. 45-45, retour à égalité. Quatre points consécutifs de Bass à mi-distance, toujours aussi efficace, permet aux Celtics de mener 49-45 à la pause.

Après un premier quart-temps poussif (comme souvent sur ces matchs en après-midi), les Celtics ont réalisé un bon second acte notamment sur le plan défensif, remporté 27-20, notamment grâce à l’apport du banc, toujours aussi performant cette saison (27 points inscrits, contre 6 pour le banc des Spurs). Défensivement, Bradley défend parfaitement sur Tony Parker, ce qui aide largement également. Il faudra continuer en deuxième mi-temps, mais il me semble que nous l’avons déjà dit pour tous les matchs cette saison. À nouveau, les Celtics ont été solides sur 24 minutes, peuvent-ils l’être sur 48 ? Mystère. Capture d’écran 2014-11-30 à 20.01.02

Troisième quart-temps :

La première possession de la seconde période mène à un panier à trois points d’Avery Bradley. La mauvaise nouvelle, c’est que Tony Parker semble beaucoup plus agressif dans ce début de mi-temps. Revenus à égalité, les Spurs repartent à cinq points sur un énorme dunk de Jeff Green et un panier avec la faute de Tyler Zeller. Dans un échange de paniers de chaque côté, les deux équipes se neutralisent, et les Celtics mènent 63-62 à la moitié du quart-temps, sur un panier en contre-attaque d’Avery Bradley.

En face, Tony Parker s’est vraiment réveillé, et a déjà inscrit six points dans ce quart. Moins appliqués en attaque, les C’s ont déjà perdu quatre ballons en six minutes, soit un de plus que dans toute la première période. Rajon Rondo, sur la lancée de son match face à Chicago, rate deux nouveaux lancers-francs et porte son total à 9/30 sur la saison. C’est… alarmant. Phil Pressey non-utilisé ce soir, c’est à Evan Turner qu’est confiée la mène pour la fin de ce quart-temps. En face, Danny Green continue de faire très mal avec un nouveau panier à trois points, son quatrième de la soirée, les Spurs ont repris une petite avance 71-76. 

À la fin de ce troisième acte, les Celtics sont derrière, 73-78. Punis par l’agressivité des Spurs, et l’adresse de Danny Green, les Celtics ont également été moins concentrés en attaque, en perdant six ballons. Une nouvelle fois, c’est dans le quatrième quart-temps que va se disputer ce match. Inutile de dire que ce n’est pas le quart temps préféré des Celtics, au contraire même, mais pourquoi pas changer face au champion en titre ?

Nouveau gros dunk de Jeff Green :

 

Quatrième quart-temps :

Alors que Manu Ginobili avait été fantomatique jusqu’ici, il sort de sa boite en début de quatrième quart-temps pour inscrire cinq points consécutifs qui font très mal aux Celtics, repoussés à huit points, 77-85. Ont-ils laissé passer leur chance ? Espérons que non. L’action suivante, en sortie de temps mort, mène à un panier avec la faute de Cory Joseph, -11, plus large avance de la soirée pour les Spurs. Désormais en difficulté dans tous les compartiments du jeu, les Celtics sont menés 79-92 alors qu’il reste six minutes à jouer.

Le point positif ? Les Celtics sont toujours aussi réguliers dans la médiocrité en fin de match. Avance portée à quinze points pour les Spurs, qui s’envolent vers leur septième victoire consécutive. Aaron Baynes (oui oui) y va même d’un panier à trois points improbable (le premier de sa carrière) en fin de possession pour donner 17 points d’avance aux siens. Phil Pressey, James Young et Dwight Powell rentrent pour les quatre dernières minutes de garbage time. Tout est permis en défense, et les Celtics s’inclinent très largement, 89-111.  Les Celtics ont fini ce match sur un 16-33 dans le dernier quart-temps. Comment ça, toujours le même refrain ?

En conclusion :

Que dire ? Une nouvelle fois, les Celtics ont été bons durant trois quart-temps. Seulement, face à de telles équipes, il faut être régulier 48 minutes, et c’est toujours le même refrain qui se répète inlassablement cette saison.  Comment y remédier ? Grande question, à laquelle il est impossible de répondre. Le banc a encore été performant ce soir, mais le cinq majeur n’y arrive pas, incapables de créer ou garder un écart. Rajon Rondo, certes pas le plus mauvais depuis le début de saison, doit marquer plus que deux points. Défensivement, les Celtics doivent monter d’un cran, il est impossible de laisser Aaron Baynes inscrire 13 points et 5 rebonds en 19 minutes. Perdre d’autant face à des Spurs avec Parker, Ginobili et Duncan à 9/28 aux tirs ne devrait pas être possible. Et pourtant.

Attention, car ce bilan de 4-10 commence à être franchement alarmant. Sixième défaite consécutive à domicile, et les Celtics battent un record de 2007. C’est… triste, tant les Celtics sont bons sur 36 minutes. Il existe à l’heure actuelle un vrai « syndrôme quatrième quart-temps », qui reste incompréhensible. Du moins, je n’y arrive pas.

Bilan de 4-10 et les Celtics seront de retour mardi, en déplacement à Atlanta, 1h30 heure française.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau