[Erreur 404 : deuxième mi-temps] (4-11)

Frustrant. C’est comme cela que peut se définir le premier mois de compétition des Celtics, qui s’est conclu dimanche avec une quatrième défaite consécutive, face aux Spurs de Tony Parker. Avec un bilan de quatre victoires et dix défaites, ce ne sont pas dans les meilleures dispositions que les Celtics attaquent le mois de décembre, bien qu’il soit annoncé plus facile que le précédent.

Ce mardi 2 décembre, c’est à Atlanta que joue Boston, pour son premier match à l’extérieur depuis la défaite à Memphis il y a un peu plus d’une semaine. Face à une équipe au bilan positif (9-6) et performante à domicile (7-2), la tâche s’annonce à nouveau compliquée pour les joueurs de Brad Stevens, qui eux ne sont vraiment pas en réussite face aux équipes avec un bilan supérieur à 50% de victoires (1-9). Composant à nouveau sans Marcus Smart, dont une date de retour n’est plus envisagée dans l’immédiat, et Vitor Faverani, les Celtics feront face à un groupe au complet, sans aucun joueur touché.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller

Les clés du match :

Face à une équipe qui n’a laissé que 28 points en moyenne à son adversaire en première mi-temps sur les deux derniers matchs, il faudra rentrer dans le match de la bonne manière, comme le font récemment les Celtics. Ensuite, face à un tel tireur à trois points que Kyle KorverAvery Bradley devra le suivre à la culotte tout le match, au risque qu’il inscrive 30 points, ou qu’il inscrive plusieurs paniers à trois-points comme a pu le faire Danny Green, dans un fauteuil dimanche. Rajon Rondo, dont le niveau défensif n’est pas à la hauteur en ce début de saison, sera ce soir à nouveau face à un meneur de niveau All-Star en la personne de Jeff Teague et va devoir se comporter en leader de cette défense Celte. Boston risque également de buter ce soir sur une défense compacte, qui ne laisse son adversaire tirer qu’à 45% de réussite, et devra faire preuve de patience en attaque. Une nouvelle fois, pour espérer gagner, les Celtics devront limiter leur adversaire à moins de 105 points, sans quoi une sixième défaite se profile. Pour finir, Jared Sullinger et Tyler Zeller (dont la place dans le cinq de départ a été confirmée) devront être très solides face à Paul Millsap et Al Horford

Premier quart-temps :

Quoi de mieux pour commencer le match qu’un panier à trois-points de Kyle Korver ? Rapidement menés 5-0 après un panier en transition de Millsap, les Celtics reviennent par un panier avec la faute de Tyler Zeller, et un joli panier au poste de Jeff Green. Visiblement en confiance, Kyle Korver inscrit déjà son deuxième panier à longue distance, mais Avery Bradley lui répond immédiatement, et les équipes se rendent coup pour coup, 8-8 après deux minutes. Bien en place défensivement, les Celtics forcent Atlanta à cinq tirs manqués consécutifs, tandis que de l’autre côté, Jared Sullinger impose sa puissance, Jeff Green et Avery Bradley leur adresse, et les C’s sont devant, 17-10, avec cinq passes décisives déjà pour Rajon Rondo. A la moitié du premier quart-temps, un panier derrière l’arc de Jared Sullinger (le troisième en trois tentatives pour Boston) permet aux siens de mener 20-12. 

Très rapidement portés vers l’avant, les Celtics régalent, shootent à 10/14 et prennent pour la première fois le large, 26-14, derrière Jeff Green qui profite parfaitement de son avantage de taille sur DeMarre Carroll au poste bas. Rondo, lui continue de s’éclater avec 2 points, 3 rebonds et 7 passes décisives en sept minutes avant sa sortie. D’un nouveau panier avec la faute, Jeff Green porte son total à 11 points uniquement dans ce premier quart. Les deux équipes sont adroites (3/3 à trois points pour Boston, 3/4 pour Atlanta) mais c’est bien Boston qui a pris le meilleur départ et mène 29-21 alors qu’il reste trois minutes à jouer. Marcus Thornton, rentré il y a peu, y va de son panier à trois points habituel.

Après les douze premières minutes, les Celtics mènent 42-30 (!) dans un récital offensif. Emmenés par un Jeff Green de gala (14 points à 6/7), et 7 passes décisives de Rajon Rondo, les C’s shootent à 17/22 (4/4 à trois points) dans ce qui est jusque-là leur plus beau quart-temps offensif cette saison. Seulement, cette adresse folle ne durera pas 48 minutes, et les Celtics devront résister au retour des Hawks, en faisant des stops, car 30 points encaissés… C’est trop. Preuve de la perfection de cet acte, cela fait depuis 1984 qu’une équipe de Boston n’avait pas inscrit 42 points ou plus dans le premier quart.

Deuxième quart-temps :

Pour des missions défensives, c’est Gerald Wallace qui démarre ce second quart temps au poste 3. Malgré la second unit sur le terrain, le scénario ne change pas. Les Hawks se mettent même à rater leurs tisr, et Evan Turner peu vu jusque-là, inscrit un panier à trois points (5/5 pour l’équipe) permettant aux Celtics de prendre une large avance, 47-30 sur un 5-0 pour débuter le quart-temps, puis 53-30 face à des Hawks en panne d’adresse, tandis que les Celtics jouent offensivement d’une façon indécente. Après quasiment six minutes sans marquer, les Hawks inscrivent enfin leurs premiers points dans ce deuxième quart-temps et reviennent à 53-37 à mi quart-temps, forçant Brad Stevens à prendre un temps-mort.

Avery Bradley, timide dans le premier quart-temps, réalise un second acte parfait, lui aussi. Très adroit, l’arrière a déjà inscrit 14 points à 6/8 en douze minutes sur le parquet. Les équipes se neutralisent sur cette fin de quart-temps. Kelly Olynyk, qui a déjà joué 11 minutes en sortie de banc, s’éclate avec 4 points, 4 rebonds et 6 passes décisives, permettant aux Celtics de mener 59-43 à un peu plus de deux minutes de la pause. Coupables de plusieurs pertes de balle, les Celtics n’ont pas scoré depuis trois minutes, laissent Kyle Korver inscrire son troisième panier primé de la soirée et par la même occasion les Hawks revenir à 59-46. Sur un panier à trois points de Sullinger au buzzer, les Celtics finissent la première mi-temps sur une bonne note et mènent 66-50.

Après ce qui est sûrement la meilleure première mi-temps offensive de la saison des Celtics, on ne peut que savourer. Le cinq de départ, irréprochable, a énormément apporté, derrière un Jeff Green impressionnant dans le premier quart et un Rajon Rondo au four et au moulin avec 2 points, 6 rebonds et 14 passes décisives (!!!) à la mi-temps. Les Celtics, qui réussissent en moyenne 6,9 tirs à trois points par match cette saison, en ont déjà réussi sept rien que dans cette première mi-temps et ont maintenu les Hawks à 20 points dans le deuxième quart-temps en verrouillant le rebond notamment et n’autorisant aucun point sur seconde chance. Malgré une légère baisse de concentration, les C’s ont conclu cette période à +16, et vont désormais devoir tenir leur avance. Avec un pourcentage au tir de 61% (et 63% derrière l’arc) et treize prises de plus que leur adversaire au rebond (24-11), il sera dur de tenir ce rythme, mais jusque-là, c’est du tout bon.

Jeff Green, très agressif dans ce début de saison vers le cercle, se régale :

 

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Troisième quart-temps :

Les Celtics débutent la deuxième période comme ils ont exécuté la première : deux paniers à trois points de Sully et Bradley, 6-0 d’entrée et 72-50 au score. Malheureusement, Rajon Rondo et ses coéquipiers n’arrivent pas à enchainer. Rondo rate deux tirs consécutifs, perd une balle et le score est revenu à 76-61, les Hawks pourraient toujours revenir tout près sur un run dont il faut se méfier. D’ailleurs, ils sont pour l’instant sur un 13-2, les Celtics ne trouvant plus leurs intérieurs et arrosant à mi-distance. À la moitié de ce quart, les Celtics n’ont plus que 11 points d’avance, 76-65.

Une interception et un dunk de Jeff Green font énormément de bien à cette équipe à la peine pour l’instant dans cette période. Ce qui avait marché en première période, c’est à dire l’alternance intérieur-extérieur, n’est plus trouvé, et les Celtics sont forcés de prendre des jumpshots, en majorité ratés. Surtout, les Celtics prennent moins soin de la balle, l’envoient légèrement trop directement dans les mains de leurs adversaires et ont déjà 14 pertes de balle ce soir. Un nouveau panier à trois points de Kyle Korver, en feu ce soir avec 18 points, permet aux Hawks de revenir à 7 points, 79-72 sur un 15-4 en cours. Oui, ça n’allait pas durer, mais il faut désormais faire le dos rond, et tenter de garder un petit écart, puisque les Celtics ont cette fois-ci choisi de ne pas attendre le quatrième quart-temps pour se faire rattraper.

Alors qu’il reste deux minutes à jouer dans ce quart, l’écart n’est plus que de deux possessions, 81-77 alors que les Celtics ont eu jusqu’à 23 points d’avance mais avec un 5/19 au tir dans ce quart-temps, la tâche s’est compliquée. À la fin de ce troisième acte, les Celtics mènent toujours, mais de peu au vu de leur première période, 85-80. Derrière un infernal trio Green – Sullinger – Bradley qui a scoré 57 des 85 points Celtes, la défense ne s’est pas mise au niveau et n’a pas pu faire les stops nécessaires. Une nouvelle fois, ce match se jouera dans les douze dernières minutes. Les Celtics seront-ils enfin capables de remporter un match dans le money time ? Espérons.

Quatrième quart-temps :

85-80 ? Pas de soucis, les Celtics encaissent un 5-0, et les Hawks reviennent à égalité dès le début de ce quatrième quart… et passent devant pour la première fois depuis le premier quart-temps sur un panier avec la faute de Dennis Schroder, 85-88 puis 88-88 sur un panier à trois points de Marcus Thornton. Alors que les équipes s’échangeaient coup pour coup, les Celtics, comme dans chaque quatrième quart-temps cette saison, n’arrivent plus à scorer, laissent des rebonds offensifs, perdent des ballons, subissent la pression et sont menés, 92-96 alors qu’il reste six minutes à jouer. Il n’y a plus aucun mouvement de balle, et le tout se résume à laisser Marcus Thornton forcer des tirs. Le run des Hawks actuel ? 46-18. Non, vous avez bien lu.

D’un côté, Kyle Korver est sur un nuage à 6/7 à trois points, de l’autre côté les Celtics perdent des balles bêtement, et sont désormais menés 94-103. Quand on voit également que Dennis Schroder inscrit 14 points en sortie de banc, c’est là qu’on se dit que l’impact défensif des arrières est beaucoup trop faible, voire nul. La défense est collective, mais chacun doit monter d’un cran, et il est impensable de voir Schroder changer le cours d’un match comme celui-ci.

Revenus à 99-103 à deux minutes du terme sur un panier d’Evan Turner… ce dernier décide de couler les derniers espoirs Celtes avec une perte de balle idiote alors que les Celtics pouvaient revenir à une possession, et encaissent un panier avec la faute juste derrière. Menés de cinq points à 50 secondes de la fin, Boston revient à une possession sur un panier avec la faute. 105-107, avant un raté de Millsap qui donne aux Celtics la dernière possession. Le tir de Jeff Green fait un in and out, les Celtics ne font pas faute derrière, et s’inclinent 105-109 après avoir mené de 23 points.

En conclusion :

Quel est le problème de cette équipe ? Ce soir à nouveau, Boston a joué à un superbe niveau… Mais durant 24 minutes. Parfois, c’est 36, ce soir c’était 24, c’est déjà ça non ?. Les Celtics ont possédé jusqu’à 23 points d’avance mais ont brutalement arrêté de faire ce qui fonctionnait : faire tourner la balle, prendre soin de chaque possession, alterner intérieur/extérieur… On ne sait même pas sur qui mettre la faute. Oui, ce soir, Rondo délivre 19 passes décisives, mais il inscrit 2 points à 1/8 et perd 7 ballons. Ce soir, Jeff Green, Jared Sullinger et Avery Bradley ont joué à un très bon niveau mais cela n’a pas suffi, cette équipe n’ayant pas fait les efforts défensifs suffisants. Quel est le problème ? Problème physique, problème mental, problème intellectuel ? On sait pas, autant que vous, mais ça devient grave. Dans tous les cas, ce qu’on sait c’est que cette équipe a inscrit 42 points dans les premières douze minutes… et 39 sur toute la deuxième mi-temps.

Après la rencontre, Rajon Rondo a pris la responsabilité de cette défaite :

Elle est pas pour le coach, elle est pour moi, des deux côtés du terrain.

Oui, cette équipe est jeune, oui cette équipe propose du beau jeu par séquence, mais cette équipe ne gagne pas, et ne peut pas jouer sur 48 minutes à l’heure actuelle, ce qui est plutôt problématique, finalement, puisque le but de ce jeu est de gagner le plus de matchs possibles. Brad Stevens, de son côté commence également à perdre patience, qualifiant ses joueurs de « soft », après leur avoir dit qu’ils avaient perdu leur passion.

Pour se remettre dans le droit chemin, les Celtics vont recevoir Detroit puis les Lakers, deux des pires équipes de la ligue actuellement. En attendant, le bilan est de 4-11, et ce soir a eu lieu la sixième défaite consécutive des Celtics.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau