Un grand ouf de soulagement (5-11)

Malgré 23 points d’avance à un moment du match, les Celtics se sont inclinés hier à Atlanta, pour une cinquième défaite consécutive et une défaite qui fait incroyablement mal au moral. Solides durant la majeure partie de leurs rencontres, les Celtics ne parviennent pas à conclure ces matchs et présentent donc un bilan de 4 victoires pour 11 défaites.

En back-to-back, les Celtics se présentent ce mercredi 3 décembre face à Detroit, l’une des plus mauvaises équipes de la ligue depuis le début de saison avec un bilan de trois victoires pour quinze défaites, et une série de neuf défaites consécutives après la défaite face aux Lakers la veille, dans un duel du bas de la conférence Est.

Marcus Smart, un moment annoncé probable pour ce soir, fera bien son retour parmi les Celtics un peu plus de deux semaines après sa grosse entorse de la cheville survenue contre Indiana. Vitor Faverani, lui est toujours absent, accompagné de Dwight Powell, poussé sur la liste des inactifs par le retour de Smart.  En face, Detroit se déplace sans Jodie Meeks.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller.

Les clés du match :

Une équipe en face qui arrive au TD Garden sur neuf défaites consécutives repartira-t-elle avec la dixième ? Si les Celtics jouent comme ils ont joué la veille sur la première mi-temps, c’est évident. Seulement, les Celtics n’arrivent pas à garder cette intensité tout le match. La clé du match ce soir n’est pas l’adversaire, mais bien les Celtics qui joueront contre eux-mêmes, et contre leur capacité à réagir après la défaite difficile à encaisser à Atlanta. Bien sûr, il faudra être présent au rebond face à l’impressionnante raquette des Pistons, ne pas accorder 110 points à une équipe qui n’en score que 92 par match, mais il faudra surtout rendre un match plein, sur 48 minutes pour espérer couper la sale série de six défaites consécutives au TD Garden face à cette triste équipe des Pistons.

Premier quart-temps :

Pour bien débuter, Tyler Zeller fait une excellente défense sur Andre Drummond à l’intérieur, et Jeff Green inscrit le premier panier de la soirée à longue distance après un excellent mouvement de balle de l’autre côté. Après trois minutes de jeu, les Pistons sont maladroits à mi-distance, tandis que les Celtics amènent bien la balle à l’intérieur vers Zeller ou Green, et ils mènent 9-4. Après six minutes de jeu, les Celtics, une fois de plus bien rentrés dans leur match, mènent 16-8, avec un mouvement de balle encourageant, complètement différent de la deuxième période face aux Hawks la veille, permettant à l’ensemble des joueurs du cinq majeur d’avoir inscrit des points. En face, Drummond a déjà inscrit 6 des 8 points de son équipe.

Comme la veille face à DeMare Carroll, les Celtics servent bien Jeff Green au poste bas, qui a l’avantage sur Kyle Singler et a déjà scoré sept points. Souvent seul, Green prend des bons tirs mais se montre peu adroit, et n’a réussi que trois tirs sur neuf tentatives déjà. Alors que le banc a fait son entrée pour suppléer le cinq, les Celtics encaissent un 8-0, dominés dans l’impact physique par la raquette Drummond – Monroe, et ne mènent alors plus que 18-16 à moins de trois minutes de la fin de ce premier acte. Le run des Pistons va même être porté jusqu’à 13-0 en leur faveur, avant que Phil Pressey, utilisé ce soir, ramène les Celtics à égalité sur un shoot à trois points.

À la fin du premier quart-temps, les Celtics sont menés 21-23. Dominés dans l’impact (18 points encaissés dans la raquette…), et notamment par Andre Drummond (11 points – 6 rebonds), les Celtics n’ont pas marqué durant quasiment cinq minutes, et ont déjà perdu cinq ballons. L’équipe adverse est loin d’être impressionnante, mais les Celtics devront être plus concentrés pour espérer quelque chose dans cette rencontre. Autre information, c’est l’utilisation de Phil Pressey, et le fait que l’on ait pas encore vu Marcus Smart. Jouera-t-il ce soir ?

Deuxième quart-temps :

En effet, Marcus Smart jouera. Avec un peu plus de dix minutes à jouer dans ce deuxième acte, le rookie fait son retour sur les parquets avec une chaude ovation du TD Garden. Dans un match globalement (très) moche, les deux équipes se neutralisent. Côté Celtics, Tyler Zeller se montre et fait de très bonnes choses avec déjà 8 points (à 4/4) et 5 rebonds, pour permettre aux Celtics d’être au contact, 25-27 à huit minutes de la pause. Seulement, pour passer devant, les Celtics vont devoir stopper la doublette Drummond-Monroe qui a déjà inscrit 21 des 27 points de leur équipe. Kelly Olynyk notamment, se fait complètement marcher dessus à l’intérieur et n’a rien fait mis à part deux fautes, jusqu’à un panier à longue distance qui fait du bien à toute l’équipe. Marcus Smart, pour son retour à la compétition, connait quelques difficultés et a raté ses trois tentatives. Avec six minutes à jouer avant la mi-temps, les Celtics sont toujours derrières, 31-35.

Preuve du manque criant d’agressivité des Celtics, Boston n’a à ce moment du match tiré aucun lancer. L’adversaire ? 15. Là est toute la différence. Les Pistons jouent dur, pas les Celtics. Plus durs défensivement sur quelques passages et avec un regain d’adresse initié par Phil Pressey (5 points – 3 rebonds – 2 passes) et Jeff Green, les C’s inscrivent un 11-0 et repassent devant, 42-35 à deux minutes de la pause… mais en 49 secondes, les Celtics encaissent à leur tour un 8-0 et sont menés 42-43 à la mi-temps.

Dans une parodie d’adresse (33% pour Detroit, 34% pour Boston), les Celtics sont menés à la pause, car moins agressifs, moins durs, moins physiques, comme répète inlassablement Brad Stevens à chaque rencontre. Dominés dans l’impact par la paire Monroe – Drummond, les Celtics ne trouvent pas de solution défensivement et offensivement. Heureusement, un bon passage de Phil Pressey, qui a fait circuler la balle en l’absence de Rajon Rondo, permet à Boston de limiter la casse. Contrairement à lorsque Evan Turner prend la mène en l’absence de Rondo, on a vu ici un vrai meneur de jeu, mais les shoots ne sont pas tombés dedans. Afin de remporter cette importante victoire, les Celtics vont devoir monter en intensité, et ne pas encaisser de run bête comme celui à la fin de cette première période, après avoir pris une petite avance.

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Troisième quart-temps :

Subissant toujours l’impact et toujours aussi maladroits, les Celtics repassent cependant devant grâce à un panier à trois points de Jeff Green (5-17 au tir ce soir), profitant surtout du niveau de jeu tout aussi nul voire pire des Pistons. Sans de grandes défenses, les deux équipes shootent respectivement à 32% et 31% au tir. Un régal. L’effet back-to-back ? Peut-être. A la moitié du troisième quart-temps, les Celtics sont toujours menés, 49-51, alors que Phil Pressey est revenu sur le parquet en relais d’un Rajon Rondo franchement médiocre.

À nouveau, l’arrivée de Pressey redonne de la vie à cette équipe et une interception du numéro 26 permet un panier à trois points de Jeff Green qui redonne de la vie au TD Garden. Un excellent mouvement de ball (pour la première fois depuis longtemps) permet un panier avec la faute de Kelly Olynyk. Chaque panier ce soir est une lutte, tant les deux équipes arrosent, et celui-ci fait du bien. Tyler Zeller, qui passe beaucoup de temps sur le terrain ce soir, fait beaucoup de bien en défense, et a déjà 8 points et 10 rebonds. Alors que Gerald Wallace fait son arrivée sur le parquet ce soir, le cinq est plutôt inédit avec Pressey – Turner – Wallace – Bass – Olynyk.

À la fin du troisième acte, les Celtics ont repris la tête, 61-58 grâce à un bon apport de Phil Pressey et Kelly Olynyk en fin de période. Croyez moi ou non, mais ce soir, Phil Pressey réalise un boulot monstrueux à la mène, et apporte beaucoup plus que Rajon Rondo, sur les seize minutes qu’il a passé sur le parquet. À nouveau, cependant, ce match va se jouer dans le money time. Face à une équipe telle que les Pistons, les C’s seront-ils en mesure de conclure ? À suivre.

Quatrième quart-temps :

Rajon Rondo est revenu sur le parquet pour ce dernier quart-temps, accompagné de Turner, Wallace, Bass et Olynyk. Un panier à mi-distance de Bass, une bonne défense qui force une violation des 24 secondes adverse, et un panier d’Evan Turner et un dunk d’Olynyk de l’autre côté permettent aux Celtics de mener 68-61. Sur un panier très osé à trois points d’Olynyk en transition, les Celtics prennent dix points d’avance. Excellent offensivement en deuxième mi-temps, Olynyk a inscrit 17 points en 20 minutes de jeu et permet aux Celtics d’être devant à l’heure actuelle, après un coup d’accélérateur en début de quart-temps. Une nouvelle passe décisive d’Olynyk pour Turner à l’intérieur et les Celtics ont 11 points d’avance. Clairement, Kelly s’occupe de tout et provoque même la sixième faute de Josh Smith, très mauvais ce soir. Il reste six minutes à jouer, et les Celtics mènent 77-66. Un seul mot désormais : TENIR.

Phil Pressey fait son retour sur le parquet, et envoie Rondo sur le banc avec six minutes à jouer. Bizarre ? Pas tellement, au vu de la physionomie du match, mais Rondo va vite revenir pour les quatre dernières minutes, alors que les Celtics sont à +11. Monroe, décidé à ne pas laisser filer ce match, continue son chantier. Des pertes de balle bêtes des Celtics permettent alors aux Pistons de revenir à quatre points, 84-80 à deux minutes du terme, sur un 7-0 en leur faveur. Sur une décision litigieuse des arbitres, les Pistons récupèrent la balle et scorent. 84-82, puis 86-82 sur deux lancers précieux de Jeff Green. Monroe, de son côté, fait TOUT et porte son total à 25 points, maintenant son équipe en vie. Une nouvelle affreuse balle perdue de Rondo permet à Drummond de l’autre côté d’avoir deux lancers… qui en inscrit 1/2. 86-85, il reste 19 secondes à jouer. Evan Turner inscrit ses deux lancers, sur un bon coaching de Stevens qui a sorti son capitaine pour lui éviter d’aller sur la ligne. De l’autre côté du terrain, Caron Butler, seul à trois points, égalise, 88-88. Il va rester 14 secondes aux Celtics pour éviter la prolongation. (Rappel : les Celtics menaient de 11 points à 3 minutes de la fin de ce match). Jeff Green en pénétration se fait contrer, prolongations.

À nouveau, les Celtics ont laissé filer une avance (et un match par la même occasion) qui devait leur permettre de s’imposer. C’est triste, tant c’est prévisible. Désormais, il va falloir se reprendre et reprendre le momentum, au risque de voir les Pistons s’imposer en prolongations.

Prolongation :

Sullinger ouvre la prolongation de la meilleure des manières avec un panier à longue distance, suivi d’un nouveau de Jeff Green, 6-0, puis 8-0 sur un panier d’Evan Turner. Tout va bien, pour l’instant. Alors que les Pistons étaient revenus à quatre points, un nouveau panier à trois points de Sullinger remet l’écart à sept points. Avec un 3/3 derrière l’arc dans cette prolongation, l’adresse est arrivée au meilleur des moments possibles. Un nouveau tir de Sully, essentiel dans cette période et les C’s mènent 101-92 à 1 minute de la fin. Suffisant ? Pas sûr. Au jeu des lancers, des pertes de balle et des tirs à la desperado des Pistons, ces derniers sont meilleurs et reviennent à une possession, 105-102 à 19 secondes du buzzer. Les Pistons n’ont plus de temps mort, les Celtics inscrivent leurs lancers, et s’imposent 109-102. OUF.

En conclusion :

Les Celtics n’avaient pas gagné au TD Garden depuis le 7 novembre, la série est enfin terminée, mais que ce fut dur. Complètement dominés par la paire Monroe et Drummond (56 points, 21 rebonds, 4 interceptions, 6 contres à eux deux), les Celtics n’ont jamais réussi à maintenir l’écart qu’ils ont plusieurs fois réussi à prendre. Ils se sont fait peur, mais seule la victoire compte. Maladroits durant tout le long du match, ils ont réussi à placer un dernier coup d’accélérateur en prolongation derrière l’impulsion de Jared Sullinger. Auparavant, les Celtics ont pu compter sur un grand Kelly Olynyk en deuxième mi-temps (20 points et 7 rebonds, un différentiel de +19) et sur un Jeff Green certes maladroit, mais qui a tout de même inscrit 32 points dont 10 lancers francs en autant de tentatives.

Avery Bradley, lui, a été complètement laissé sur le banc durant la fin de match, au profit d’Evan Turner, qui sort à nouveau une belle prestation et des lancers francs précieux. En sortie de banc, c’est également Phil Pressey qui a fait énormément de bien, donnant de la vie à la balle et évitant les tentatives d’exploit individuels qu’on peut parfois voir lorsque Thornton et Turner forment la ligne arrière. En remplacement de Rajon Rondo, le petit a été excellent. Le capitaine, lui, a une nouvelle fois été fade, c’en est presque inquiétant. 2 points à 1/6, 4 pertes de balle et zéro lancer tiré ? Non, définitivement, Rajon Rondo n’est pas au niveau attendu, et cela commence vraiment à ressembler à une grosse crise de confiance. En prolongation, c’est même Turner qui montait la balle, tant retrouver Rondo sur la ligne des lancers francs aurait pu être dommageable. Eviter du hack a Rondo, meneur de jeu, plutôt grave, non ?

Les Celtics ont mis fin à leur mauvaise série face à ces Pistons, mais sans la manière, et cette victoire n’est vraiment pas rassurante. Attendu, Marcus Smart a pu faire une petite apparition pour son retour, en espérant qu’il soit vite à 100%.

Comme le dit très justement Brad Stevens après le match :

On se devait de répondre présent, on l’a fait. Mais je ne vais pas m’enflammer pour ça, loin de là, on l’a fait qu’une fois. Même dans la plupart de nos défaites cette saison, je pense qu’on a mieux joué que ce soir.

Bilan de 5-11, avant de recevoir les Lakers pour un match qu’il ne faudra pas perdre.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau