La paire Rondo – Zeller domine les Lakers (6-11)

Mercredi face aux Pistons, les Celtics ont remporté une victoire importante après prolongation face aux Pistons, permettant de garder un bilan positif face aux équipes de l’Est (5 victoires – 4 défaites) et surtout, un bilan de quatre victoires pour une seule défaite face aux équipes au bilan de 50% ou moins. Ce vendredi 5 décembre, les Celtics accueillent les Lakers, rival historique mais en période de reconstruction également. En effet, si Boston présente un bilan de 5V-11D, les Lakers font pire avec 5V-14D.

Même si les deux équipes sont en difficulté, ce match aura une saveur particulière, comme tout match face aux Lakers. Surtout, les Celtics devront se méfier, ne surtout pas prendre les coéquipiers de Kobe Bryant à la légère, ces derniers ayant un bilan de quatre victoires pour une seule défaite face aux équipes de l’Est. À l’inverse, les Celtics n’ont battu aucune équipe de l’Ouest cette saison, avec sept défaites en autant de matchs.

Après avoir retrouvé le chemin du succès au TD Garden face aux Pistons, les Celtics peuvent ce soir inaugurer en battant une équipe de la conférence adverse, victoire qui ferait énormément de bien tant il est important de ne pas perdre face aux Lakers. Pour cela, les Celtics pourront compter sur Marcus Smart, qui revient peu à peu en forme, mais Vitor Faverani, lui, sera toujours absent. En face, c’est Xavier HenryJulius RandleRyan Kelly et Steve Nash qui manqueront à l’appel.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller

Les clés du match :

Face au meilleur scoreur de la ligue actuellement (26 points par match en moyenne pour Kobe Bryant), Avery Bradley aura une grosse mission défensive ce soir. Ayant retrouvé son niveau défensif dernièrement, il sera important pour lui d’arriver à stopper Kobe pour donner le ton à toute l’équipe. Ensuite, face à la pire défense de la ligue (plus de 111 points encaissés par match), les Celtics devraient pouvoir dérouler en attaque. Cependant, il ne faudra pas tomber à nouveau dans le pêché mignon des Celtics cette saison à savoir marquer des points, mais ne pas faire de stops derrière. Une fois de plus, il faudra pour les Celtics être appliqués durant 48 minutes, notamment sur le plan défensif puisque c’est vraisemblablement en défense que ce match va se gagner. Enfin, les Celtics devront compter sur un Rajon Rondo plus performant que ces derniers matchs, pour espérer cette victoire essentielle face aux Lakers.

Premier quart-temps :

Dans un TD Garden comble pour l’occasion, les Celtics encaissent sur la première possession un panier avec la faute de Jordan Hill. Après trois minutes, sur deux paniers d’Avery Bradley et Jeff Green, les Celtics mènent 9-3. Bien en place défensivement, ils provoquent plusieurs pertes de balle, forcent les Lakers à shooter à 1/4, tandis que les tirs des C’s font mouche notamment par Jared Sullinger qui inscrit déjà son premier panier à longue distance de la soirée. Les Celtics retrouvent un Rajon Rondo agressif en ce début de match, et mènent 17-9 après six minutes de jeu.

Rajon Rondo trouve parfaitement Tyler Zeller (6 points à 3/3 en ce début de match) et les Celtics forcent Byron Scott à prendre un premier temps-mort, 19-9. Tous les joueurs du cinq de départ ont scoré, les Celtics n’ont pas perdu le ballon et défendent bien. Le plan de jeu est parfaitement déroulé. Jeff Green, monstrueux défensivement sur Kobe Bryant (1/5 au tir), est à l’initiative d’un nouveau run des Celtics, 8-0 en cours et 25-9. Alors que le banc des Celtics fait son entrée peu à peu, les Lakers reviennent avec une défense de zone, qui n’avait déjà pas réussi à Boston face au Thunder. Ce soir, elle permet aux Lakers de revenir à 27-20 sur un 9-0. Sans Rajon Rondo, les Celtics sont moins agressifs et se font punir. Un panier à longue distance de Kelly Olynyk permet aux Celtics de mener 30-20 après le premier quart-temps.

Derrière un Rajon Rondo retrouvé sur ce premier acte (6 points – 5 passes décisives, 0 perte de balle), les Celtics ont très bien démarré le match (57% au tir sur la période), avant que le banc ne bute sur la zone adverse. Globalement, l’avance aurait pu être plus large, mais c’est une entrée en matière de bonne facture des Celtics, qui vont devoir continuer d’être agressifs offensivement.

Le retour du Rajon Rondo agressif :

 

Deuxième quart-temps :

Marcus Thornton, toujours aussi efficace en sortie de banc, commence le second acte par un panier à trois-points. Derrière, les Celtics, sur les bases de la fin du premier quart, font moins circuler le ballon en attaque, sont moins agressifs défensivement, et encaissent un 8-0. Malgré une avance de seize points dans le premier quart, les Celtics ne mènent désormais plus que de cinq points, 33-28, le tout sans Kobe Bryant sur le parquet. À l’inverse du début de match, les Celtics prennent moins soin de la balle, et n’ont plus d’adresse au contraire de l’adversaire. Un nouveau bon passage de Marcus Thornton permet de stopper l’hémorragie, et à mi quart-temps, les Celtics mènent 38-31 mais ne sont qu’à 1/6 aux lancers-francs. Attention, ça peut coûter cher. Globalement, la second unit, qui a joué beaucoup moins vite, a été en difficulté.

Le retour de Rajon Rondo aux affaires remet du rythme, redonne de la vie à cette attaque et au TD Garden par la même occasion. Il trouve parfaitement Tyler Zeller (14 points – 8 rebonds à 7/7 au tir) sur plusieurs attaques consécutives et porte son total de passes à huit, le score est désormais de 48-39. Un panier à trois points d’Evan Turner porte le run à 9-0, sur un jeu métamorphosé avec Rajon Rondo sur le terrain ce soir. Malheureusement, Zeller prend sa troisième faute alors qu’il s’occupait de tout. Sur une pénétration de Jeremy Lin au buzzer, les Celtics ne mènent que 53-48 à la pause.

Superbes durant les premières minutes, les Celtics ont ralenti ensuite, notamment avec l’entrée du banc, qui a eu du mal face à la zone. Quand Rajon Rondo n’était pas sur le terrain, les C’s ont moins fait circuler la balle, se sont moins vite portés vers l’avant, et ont vu les Lakers revenir à hauteur. Heureusement, Tyler Zeller a complètement dominé cette première période, grâce aux passes de Rajon Rondo, et à son énergie apportée au rebond. Plutôt solides, les Celtics vont devoir garder leurs intentions pour remporter un match largement à leur portée.

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Troisième quart-temps :

Jeff Green, timide en première période, commence la seconde avec un panier avec la faute… puis un panier à trois points. 61-50, les Celtics sont bien revenus du vestiaire. Les Lakers, entre Kobe Bryant et Wes Johnson, font un concours d’airball plutôt agréable à regarder, mais les C’s ne convertissent pas leurs stops. Derrière un coup d’accélérateur de Jeremy Lin, les Lakers se rapprochent à nouveau, 63-57. Deux nouveaux paniers signés Zeller et Sullinger, et le score est de 70-60 à la moitié du troisième quart-temps. À chaque fois que les Lakers sont revenus à une ou deux possessions, les Celtics ont toujours su réagir et reprendre un peu le large, ce qui est plutôt positif.

Comme durant la prolongation face aux Pistons, Sullinger s’occupe de tout. Interceptions, rebonds, points… Il compile déjà 15 points et 12 rebonds, les Celtics repartent à +16, 76-60. Jusque-là, les Lakers ont 10 passes décisives. Rajon Rondo ? 12. Même maladroit (4/14 au tir), il a retrouvé de l’agressivité et monopolise son défenseur, ce qui crée des espaces. Bien en place défensivement, les Celtics ont à nouveau couru, se sont portés vers l’avant par l’intermédiaire de Rondo, et ont pu compter sur un Jeff Green adroit, qui compte désormais 16 points à son compteur, et mènent 86-70 après trois quart-temps.

Alors que les Lakers étaient revenus tout près, les Celtics ont su accélérer notamment par l’intermédiaire de Jeff Green, très adroit (7/8 au tir) et l’apport des deux côtés du terrain de Jared Sullinger. Avec un peu plus d’adresse aux lancers (7/15), l’avance des Celtics pourrait être plus large, mais jusque-là, c’est du très bon. Définitivement plus forts que cette équipe des Lakers, les C’s vont devoir gérer, et ne pas répéter le scénario (trop connu) de cette saison, pour accrocher une victoire qui leur tend les bras.

Quatrième quart-temps :

En 1min30, les Celtics ont perdu trois fois la balle dans ce quart-temps, permettant aux Lakers de revenir à 12 points. À nouveau, pour empêcher les Lakers de se rapprocher, les Celtics retournent à ce qui a marché plus tôt dans le match, à savoir la raquette (50 points dans la peinture) par Brandon Bass et Evan Turner pour garder un écart conséquent, 92-78 à un peu plu de huit minutes de la fin de cette rencontre. Après un 5-0 des Lakers les ramenant à neuf points, les Celtics font à nouveau de bons stops, enchainent avec un 8-0 et mènent 100-83 à six minutes du buzzer.

Un panier d’Avery Bradley en transition derrière l’arc porte l’avance à 20 points pour la première fois de la soirée et enflamme le TD Garden. 103-83, cinq minutes à jouer… On peut garder cette avance cette fois ? Vu le déroulement du match, ça devrait pouvoir être accompli. Rondo, définitivement excellent ce soir, inscrit deux paniers à mi-distance consécutifs qui devraient lui redonner de la confiance. Tyler Zeller, continue de faire son chantier, Jeff Green intercepte et part au lay-up… La messe est dite, 111-88 à moins de deux minutes de la fin du match.

Sorti par Brad Stevens à une minute de la fin de ce match, Zeller reçoit une ovation du Garden et de ses coéquipiers. James Young, au lendemain d’une grosse performance en D-League, fait son arrivée. Au final, les C’s s’imposent 113-96 face à leur rivaux éternels. YES ! (Pardon, c’est toujours un immense plaisir de gagner largement contre cette équipe, aussi faible soit-elle)

En conclusion :

Les Celtics se devaient de gagner face à plus faibles qu’eux, ils l’ont fait de très belle manière. Ce soir, ils tiennent sûrement leur match référence, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour la première fois, ils ont fait circuler le ballon durant 48 minutes, chose que l’on avait rarement vu (jamais ?) cette saison. Dominateurs au rebond, ils ont joué très vite, derrière un Rajon Rondo retrouvé. Ensuite, les Celtics n’ont jamais paniqué, à chaque retour des Lakers, ils ont su réaliser de très bons stops défensifs, convertis offensivement, et n’ont jamais laissé l’adversaire reprendre le momentum. Preuve en est dans le quatrième quart-temps : les Lakers reviennent à neuf points… et encaissent un 10-0 derrière, qui clôt le suspens. Pour la première fois de la saison, les Celtics ont géré une avance mentalement de la meilleure des manières. Certes, l’équipe en face était faible, mais Boston ne s’est pas mis à son niveau, et remporte là une victoire très importante pour l’équipe, et dont le scénario devra être reproduit. Gagner contre les Lakers c’est bien, le faire comme l’ont fait les Celtics, c’est encore mieux. Bravo.

De plus, les Celtics mettent ainsi fin à une série de 17 matchs sans victoire face à l’Ouest et portent leur bilan face à cette conférence à 1-7 cette saison. Du tout bon.

Sur le plan individuel, que dire de Tyler Zeller ? Magistral ce soir, il a complètement annihilé la raquette des californiens avec 24 points et 14 rebonds, sa plus belle performance cette saison. Souvent bien trouvé par Rajon Rondo, qui a trouvé là une connexion parfaite, il a vraiment dominé ce match, et mérite amplement sa place de starter. Rondo, d’ailleurs, a lui aussi retrouvé de sa superbe, avec 12 points, 8 rebonds et 16 passes décisives. Parfois maladroit, il n’a perdu qu’une balle, mais n’a refusé aucun tir, et tient lui aussi un match référence en terme d’agressivité. À ses côtés, malgré sept pertes de balle, Jeff Green a été essentiel et très adroit, tandis que Jared Sullinger a fait ce qu’il savait faire avec brio. Ce soir, c’est tout le cinq de départ qui a été au niveau, comme le montre le différentiel de chacun comparé à celui des joueurs du banc : Rajon Rondo avec +40 (!) tient là la meilleure performance de la saison, accompagné du +39 de Tyler Zeller.

En sortie de banc, Evan Turner est le seul à avoir apporter, dans une second unit qui a été globalement plus en difficulté que d’habitude, notamment sur la zone, mais pas seulement. Pour la première fois de la saison, on a senti une vraie différence de niveau, de rythme, de défense, de circulation de balle avec les joueurs du banc sur le parquet. Autre petit bémol, les Celtics n’ont pas vu Marcus Smart rentrer sur le parquet, jugé trop juste physiquement par le coach.

Dimanche, à 19h heure française, les Celtics s’attaqueront à un plus gros morceau face aux Wizards, pour le retour de Paul Pierce. Pour l’instant, profitons de ce match de très bonne facture des Celtics, qui ramènent leur bilan à 6-11.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau