Copie honteuse pour les Celtics face aux Knicks (7-14)

En produisant l’un de leur plus mauvais match de la saison à Charlotte mercredi, les Celtics ont enregistré leur treizième défaite de la saison, très logiquement. Ce vendredi 12 décembre, les Celtics ont l’occasion de se relancer en accueillant les Knicks, l’une des équipes les plus catastrophiques de la conférence Est avec quatre victoires pour… vingt défaites. Candidats aux playoffs, l’équipe de Derek Fisher déçoit. Avant de jouer les 76ers, le Magic et les Wolves, les Celtics ont l’occasion là de commencer une série de victoires importantes, mais il faudra pour cela jouer différemment que face aux Hornets.

Surtout, les C’s affrontent là une équipe qui reste sur dix défaites consécutives, souvent courtes (8,4 points de moyenne), mais malgré tout, le bilan est triste. Bien que les Celtics soient en difficulté également, il serait dommage de ne pas aider les Knicks à poursuivre cette belle série.

Longtemps incertain, J.R Smith est bien absent ce soir, au contraire de Carmelo Anthony, qui sera titulaire malgré le doute persistant avant le match. À l’absence de Smith seront ajoutées celles d’Andrea Bargnani et celle du rookie Cleanthony Early. Côté Celtics, c’est Vitor Faverani qui sera toujours absent, mais il sera accompagné d’Avery Bradley, malade.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Evan Turner – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller.

Les clés du match :

Sans Avery Bradley, les Celtics vont devoir remplacer sa production défensive par une intensité supérieure de la part des cinq joueurs. Les Celtics vont surtout ce soir devoir jouer leur jeu, attaquer le match comme ils l’ont fait il y a exactement une semaine face aux Lakers pour espérer remporter ce match. On le dit très souvent, mais les Celtics vont une fois de plus ne pas devoir se mettre au niveau de l’adversaire, chose qu’ils ont l’habitude de faire, et qu’ils ont encore fait pas plus tard que mercredi à Charlotte, ce qui a abouti à une défaite. Il est toujours difficile de jouer une équipe en grande difficulté comme les Knicks, mais il serait fâcheux de ne pas s’imposer ce soir contre une équipe peu appréciée de la nôtre. Pour y compter, les Celtics vont à nouveau devoir limiter l’attaque adverse à moins de 105 points, et surtout, limiter leur leader offensif, Carmelo Anthony, au maximum. Brad Stevens doit également compter sur un Jared Sullinger retrouvé ce soir, lui qui a été plutôt absent ces derniers matchs.

Premier quart-temps :

Tyler Zeller, bien trouvé deux fois à l’intérieur, inscrit quatre points alors que les Celtics mènent 6-4 après trois minutes. Mais sur un 9-0 en 1min30 initié par Jose Calderon et Carmelo Anthony, les Knicks prennent les devants, 6-13 après cinq minutes de jeu. Très adroits, les Knicks ont débuté le match à 7/8 au tir. À la moitié du premier quart-temps, les Knicks sont devant, 8-15 grâce à une meilleure entame sur le plan défensif. Plusieurs fois, ils ont poussé les C’s au bout des 24 secondes, forçant deux fois un mauvais tir d’Evan Turner à trois points. Après n’avoir jamais été menés de dix points ou plus durant les dix premiers matchs face aux équipes de l’Est, cela vient d’arriver sur les trois derniers matchs.

Les Celtics perdent un nouveau ballon (le troisième) et Jose Calderon, qui a déjà scoré sept points, sanctionne de l’autre côté à trois points. 8/10 au tir, et 8-18 en faveur des visiteurs. Avec l’absence d’Avery Bradley, Brad Stevens décide de faire de Gerald Wallace son premier joueur à sortir du banc, pour aider cette équipe en souffrance défensivement jusque-là. Tyler Zeller (6 points) inscrit deux nouveaux points à l’intérieur mais à quatre minutes du terme de ce premier acte, les Celtics n’ont inscrit que dix points, et n’arrivent pas à trouver la faille dans la défense compacte des Knicks. De l’autre côté, ils en ont déjà encaissé le double. La rentrée de Wallace fait du bien, et apporte de l’alternance. Il trouve bien Kelly Olynyk pour un panier facile, puis inscrit un panier et les Celtics reviennent peu à peu, 16-22. Après sept échecs collectifs, Jeff Green trouve enfin la mire à longue distance, mais Carmelo lui répond immédiatement.

Avec 11 points de Melo, les Knicks sont toujours devant après un quart-temps, 19-26. Mieux rentrés dans l’intensité et plus adroits (58% au tir contre 39% pour Boston), les Knicks ont crée un rapide écart, que les Celtics ont cependant réussi à limiter en se réveillant en milieu de quart-temps. Il faudra cependant plus de mouvement offensivement pour créer du danger, ainsi qu’une intensité défensive plus forte.

Deuxième quart-temps :

Marcus Smart rentré en jeu en fin de premier quart-temps, prend sa deuxième charge du match, tandis que de l’autre côté, Evan Turner inscrit une pénétration avec la faute, suivi d’un panier de Kelly Olynyk. Plus agressifs et plus volontaires, les Celtics sont revenus à hauteur, 26-28, puis 28-28 sur un panier à mi-distance de Marcus Thornton. Un panier avec la faute de Brandon Bass va même refaire passer les Celtics devant pour la première fois depuis le tout début de match… mais Tim Hardaway Jr décide alors de sortir de sa boite, et avec déjà 9 points au compteur, il permet aux Knicks de reprendre les devants, 33-37. Phil Pressey, rentré en jeu, fait ce qu’il a l’habitude de faire et donne du rythme. La mauvaise nouvelle, c’est que sa rentrée coïncide avec le fait que Marcus Smart se soit blessé au tendon d’achille (foulure), et ne refoulera pas le parquet ce soir. Sans Bradley, sans Smart, la tâche se complique car l’équipe va commencer à vraiment manquer d’arrières défensifs. À six minutes de la pause, les Celtics sont toujours menés, 36-39.

Malheureusement, les Celtics perdent des ballons bêtes et laissent des rebonds offensifs à l’adversaire, ce qui les empêche de revenir au score. Jeff Green d’un panier à trois points va cependant à nouveau ramener les deux équipes à égalité, dans un match désormais plus défensif et avec une adresse légèrement retombée pour New-York. La connexion Rondo-Zeller elle, est toujours aussi efficace, et les deux joueurs se trouvent sur deux actions consécutives qui font du bien à un Rondo discret jusque-là. À la pause, les Celtics sont malgré cela toujours menés, 46-51.

Dans une première mi-temps marquée par les blessures de Marcus Smart et Iman Shumpert (épaule déboitée), les Celtics ont très mal débuté le match avant de se reprendre doucement notamment grâce à l’apport de Jeff Green et Tyler Zeller, qui prouve match après match sa légitime place dans le cinq de départ. Seulement, ce cinq de départ est en difficulté, comme souvent ces derniers matchs, notamment en défense (-49 combiné, contre +24 pour le banc). Attention, cela commence à se voir.

Les deux équipes semblent être du même niveau ce soir, mais Boston a beaucoup de mal à défendre sur les extérieurs, notamment avec l’absence de Bradley et Smart qui se fait ressentir. Ainsi, Calderon a inscrit 7 points, Shumpert 5 points et Hardaway Jr 12 points. Les Celtics seront-ils capables de passer au-dessus de ces absences pour s’imposer ? Espérons. Offensivement, les Celtics ont déjà perdu neuf ballons, et Jared Sullinger est une nouvelle fois aux abonnés absents. Pour lui aussi, cela commence à être régulier… Surtout, les Celtics vont devoir mettre plus de rythme.

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Phil Pressey trouve Evan Turner :

 

Troisième quart-temps :

Tim Hardaway Jr, toujours aussi bon ce soir, inscrit quatre points pour débuter ce quart-temps et les Knicks reprennent 9 points d’avance, avant que Jeff Green et Tyler Zeller, hommes providentiels des C’s, ne ramènent les Celtics à cinq points. Maladroits à longue distance (2/12), les Celtics ne peuvent rentrer dans la raquette par l’intermédiaire de Jared Sullinger, absent ce soir, et forcent derrière l’arc. De plus, ils continuent à perdre des ballons. Heureusement, Tyler Zeller s’occupe de tout et a déjà 17 points ce soir. Pas suffisant cependant, et les C’s sont menés 56-63 à la moitié du troisième acte. Heureusement, ils ont joué face aux Hornets et aux Knicks et limitent la casse, mais avec une telle (non) intensité, les Celtics seraient à -30 face à une bonne équipe. Certes, ils ratent des tirs, ils perdent des ballons, mais cela peut arriver. Manquer autant d’intensité, ça commence à être inquiétant.

Perte de balle sur perte de balle… le compteur est déjà à 15 ce soir. Rebond offensif sur rebond offensif… le score est de 56-67, plus large écart du match en faveur des visiteurs, qui sont un peu chez eux ce soir. Zeller, avec 19 points, est la seule réelle satisfaction une fois de plus ce soir. Mais il est bien seul, le pauvre. Le banc rentre et une nouvelle fois, c’est Marcus Thornton qui redonne vie au TD Garden avec cinq points consécutifs, répondus par… Jason Smith. Un trois points de Kelly Olynyk va cependant ramener les C’s à six points, 69-75 à douze minutes du terme de ce match.

Apathiques en début de quart-temps notamment en défense et dans la conservation de balle, les Celtics sont revenus, à nouveau, grâce à la rentrée du banc. Une nouvelle fois, le cinq de départ est absent ce soir, excepté Tyler Zeller qui fait ce qu’il peut. S’il faut terminer avec les joueurs du banc, nul doute que Brad Stevens n’hésitera pas. Sinon, il faudra pour les joueurs titulaires un rapide réveil sur le plan défensif, au risque de s’incliner face à une équipe des Knicks en crise.

Quatrième quart-temps :

Marcus Thornton, toujours aussi bon dans son rôle de scoreur, inscrit ses treizièmes points de la soirée à trois points en transition. 73-75, les Celtics sont dans le match… mais encaissent un 9-0 à la suite de cela, notamment par Jason Smith, qui joue ce soir le rôle du « random intérieur blanc qui massacre la raquette des Celtics » et le fait assez bien. 12 points en 14 minutes pour lui, et les Celtics sont de nouveau à -11, 73-84. Deux nouveaux ballons perdus, et les Knicks s’envolent à +13. Le run est enfin coupé par un dunk de Brandon Bass, mais il va désormais falloir un solide run pour les Celtics afin d’espérer revenir de 75-88 à six minutes du buzzer.

75-90 désormais sur un nouveau panier de Carmelo Anthony. -15, ça commence à faire beaucoup. Trop, sûrement. Revenus à dix points, Jared Sullinger envoie une énième brique ce soir à trois points, 0/6 au tir pour lui ce soir. Difficile à comprendre, tant son début de saison était bon, mais ses derniers matchs sont d’une faiblesse rare, autant offensivement que défensivement. Sur un run mené par Jeff Green, les Celtics reviennent à six points, 90-96, mais sont revenus de trop loin. Pourquoi ne pas avoir joué 48 minutes comme les cinq dernières ? Aucune idée. Au final, les C’s s’inclinent logiquement 95-101.

En conclusion :

Euh… Bon. Les Knicks sont arrivés au TD Garden avec l’envie de jouer et la sensation qu’ils pouvaient mettre fin à leur série contre Boston. En effet, Boston est ce genre d’équipe parfaite pour casser une telle série. Une équipe capable de battre beaucoup d’équipes, mais de perdre contre toutes également. Ce soir, comme face à Charlotte, les Celtics ont rendu une copie infâme. Sans intensité, sans défense, sans Sullinger, complètement absent (0 points pour la première fois depuis sa saison rookie), les Celtics ont sombré contre une équipe avec plus d’envie. Toujours pas plus de talent, simplement plus d’envie. L’envie, Tyler Zeller et Jeff Green l’ont eu. Marcus Thornton par moment, mais le reste, c’est à jeter ce soir. Rondo, malgré un sursaut face aux Lakers la semaine dernière, est retombé dans ses travers de début de saison : faible en défense, pas d’agressivité offensive, et il entraine toute l’équipe derrière lui. C’est triste à dire mais c’est véritablement le cas. Si Rondo est bon et agressif, le reste de l’équipe l’est.

Pourtant, cette équipe peut mettre de l’intensité ! La preuve, dans les cinq dernières minutes avec la pression mise par Phil Pressey et Rajon Rondo. Pourquoi pas 48 minutes ? Mystère. Peut-être cette équipe ne veut pas se fatiguer pour être performante en playoffs en avril ? Je sais pas, je demande… De plus, les Celtics pourraient à nouveau avoir perdu Marcus Smart, dont les infos sur sa blessure n’ont pas été communiquées.

Peu de choses à retenir du match de ce soir. Simplement, c’est inquiétant de jouer sans envie comme les Celtics le font là. Et Brad Stevens a beau avoir laissé Phil Pressey dans les dernières minutes sur le parquet, la faute n’est pas sur lui, ça c’est sûr. C’est pas lui qui met de l’intensité, pas lui qui est sur le terrain et envoie les balles en touche. Ce qui est sûr également, c’est que Marcus Smart et Avery Bradley ont énormément manqué ce soir par leur défense extérieure. Subjectivité ou pas, Phil Pressey, une fois de plus, a apporté par son envie, ce soir comme tous les autres soirs. Peu importe les minutes qu’il a, il donnera toujours tout ce qu’il a pour aider l’équipe. C’est sûrement pour cela que j’affectionne ce joueur. En comparaison à d’autres joueurs plus talentueux mais sans envie, je préfère parfois cela. Pas vous ?

En attendant, les Celtics seront à Philly lundi soir. Victoire facile ? Certainement pas.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau