Kelly Olynyk et les Celtics s’imposent sans briller à Philadelphie (8-14)

Les Celtics sont dans le dur, c’est évident. Après un mois de novembre compliqué face à des grosses équipes, ils avaient l’occasion de se relancer dans ce dernier mois de l’année, mais jusque-là, c’est compliqué. Trois victoires consécutives dont une concluante face aux Wizards à domicile, puis la chute. Médiocres durant la partie du match à Washington, les Celtics, d’un sursaut d’orgueil, sont revenus mais se sont finalement inclinés en double prolongation. Dernièrement, deux matchs face à deux équipes qui présentaient un bilan de 9 victoires pour 35 défaites en combiné (!), les Celtics se sont piteusement inclinés par deux fois, en produisant leur pire basket de la saison. Au final, les Celtics sont désormais sur une série de trois défaites consécutives, alors qu’ils sont dans une série de match plutôt facile sur le papier.

Ce lundi 15 décembre, on ne peut faire pire adversaire. Alors qu’ils ont commencé la saison sur 17 défaites consécutives, les Sixers présentent désormais un bilan de 2-21. Adversaire facile ? Non, jamais. Surtout, les Celtics arrivent à Philadelphie (qu’ils ont déjà battu cette saison) avec un manque de confiance, et l’absence de Marcus Smart, blessé au tendon d’achille, et celle de Marcus Thornton, blessé au mollet. Smart, par son apport dans l’intensité, chose qui fait cruellement défaut aux hommes de Brad Stevens en ce moment, et Thornton, par sa capacité à scorer en sortie de banc (chose qu’il fait extrêmement bien ces derniers temps) vont beaucoup manquer. À ces deux joueurs seront ajoutées les absences de James Young, blessé à l’épaule en D-League et Vitor Faverani, toujours absent. Heureusement, Avery Bradley, absent vendredi pour une maladie, sera bien présent. En face, Jason Richardson et Joël Embiid sont absents.

Les clés du match :

Faut-il vraiment des clés du match pour cette rencontre ? Le seul adversaire de Boston ce soir, ce sont les Celtics eux-mêmes. Sans aucune intensité sur les deux dernières rencontres, les Celtics ont été catastrophiques. Pour relever la tête ce soir, il faudra enfin ne pas se mettre au niveau de l’adversaire, ce que les Celtics font bien trop souvent. La victoire est impérative, mais pour cela, les C’s vont devoir montrer à nouveau de l’envie, disparue ces derniers temps. De plus, Rajon Rondo devra stopper un Michael Carter-Williams en grande forme, et pour empocher une victoire, les C’s devront également retrouver un Jared Sullinger digne de ce nom. Les Sixers, plus faible équipe de la ligue, match parfait pour se relancer ? Oui, mais également match parfait pour plonger dans une spirale ultra négative en cas de défaite. Méfiance, donc.

Premier quart-temps :

Le match commence de bien mauvaise manière pour les Celtics qui sont en grande peine avec leur shoot et qui encaissent un 7-0 d’entrée après deux trois points de Robert Covington. Les premiers points de Boston viennent de Jeff Green après un joli 0/9 au tir cumulé. Cependant l’arrosage sans succès des Celtics se montre inefficace  et les Sixers mènent déjà 11-2, le moment choisi par Brad Stevens pour prendre un temps-mort.

Seul Kelly Olynyk semble en réussite du côté de Boston, il est celui qui garde les Celtics en vie avec 5 points en sortie de banc et une énergie plus qu’appréciable (et nécessaire) dans un match qui manque clairement de saveur et de qualité de jeu. Les deux équipes enchaînent les ratés ainsi que les pertes de balles et le score ne grimpe que très lentement. Il faut attendre la rentrée de Brandon Bass ainsi que celle d’Evan Turner (comme souvent) pour retrouver un semblant d’efficacité offensive du côté de Boston.

Les deux équipes jouent très mal mais les Celtics provoquent beaucoup de lancers-francs, se mettent à rentrer quelques shoots et passent donc logiquement devant en fin de premier quart-temps et mènent de cinq points au terme de celui-ci, 30-25.

Deuxième quart-temps :

L’entame de deuxième quart-temps est de bien meilleure qualité pour les Celtics qui se montrent bien plus efficaces en attaque derrière Evan Turner et Brandon Bass. Les Celtics shootent à 45% contre 32% pour les Sixers et prennent directement plus de dix points d’avance pour se donner de l’air dans un match qui sans être très intéressant, devient légèrement moins ennuyant. Seul Nerlens Noel surnage pour Philadelphie, le rookie se montre efficace offensivement et garde les Celtics à portée de tir.

Jeff Green rentre dans son match, Kelly Olynyk revient sur le terrain pour commencer son festival et Boston grâce à une adresse retrouvée, un banc efficace et une maladresse affolante des 76ers s’envole au score. Et pour cause, le sophomore canadien des Celtics est partout sur la parquet, ultra-présent en attaque (18 points en 11 minutes), il permet à son équipe d’accroître tranquillement son avance pendant que leurs adversaires enchaînent pertes de balles et fautes stupides, à l’image d’une faute flagrante sur Jeff Green qui offre deux lancers plus la possession aux hommes de Brad Stevens.

Sous l’impulsion d’un Kelly Olynyk de gala, de Jeff Green et du banc, les Celtics prennent 19 points d’avance à la mi-temps et mènent 57-38 face à des Sixers fantomatiques. Petit bémol, Rajon Rondo est inexistant et Avery Bradley a laissé son shoot à Boston.

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Troisième quart-temps :

Le début de troisième quart-temps ressemble étrangement au début de match. Boston ne rentre plus ses tirs, perd des ballons et rapidement les Sixers derrière Nerlens Noel et ses 14 points grattent quelques points pour revenir à 12 points. Un nouveau panier du pivot de Philadelphie oblige même Brad Stevens à prendre un temps-mort pour stopper l’hémorragie.

Coaching gagnant puisque les Celtics s’appliquent davantage et l’avance cesse enfin de chuter. Mieux même, elle augmente. C’est encore et toujours Kelly Olynyk qui sonne la révolte, l’intérieur celte est intenable et offre un second souffle en s’offrant son meilleur total de la saison avec 24 points à cette équipe de Boston qui en avait grand besoin. Le banc est toujours aussi efficace puisque Brandon Bass et Evan Turner comblent parfaitement le trou laissé au scoring par Rajon Rondo, Jared Sullinger ou encore Avery Bradley.

Par la suite, la défense des Celtics resserre les rangs et neutralise complètement une attaque de Philadelphie déjà très maladroite. Résultat ? Un run 10-0 qui ne sera interrompu que par deux lancers-francs des hommes de Brett Brown. Boston mène 81 à 58. Le temps-mort des Sixers ne changent absolument rien et derrière un excellent Kelly Olynyk (26 points au total), la troupe de Brad Stevens compte 24 points d’avance à la fin du troisième acte. 88-64.

Quatrième quart-temps :

Le quatrième quart-temps n’a que très peu d’intérêt. La preuve :

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Avery Bradley, notamment, ne parvient toujours pas à rentrer le moindre tir (6-20 dont 1-11 de loin). Seul petit coup d’éclat de ce dernier quart-temps, Nerlens Noel se permet se contrer très (très) violemment Jared Sullinger :

 

Les Celtics gèrent leur avance, et finalement, l’écart final sera de 18 points, Boston s’impose à Philadelphie sur le score de 105 à 87 dans un match qui n’avait rien de très enthousiasmant.

En conclusion :

Les Celtics se devaient de s’imposer à Philadelphie pour stopper leur série de défaite, c’est chose faite mais la manière peut laisser à désirer. Cependant, quelques points positifs sont à retirer de cette victoire, notamment le nombre de lancers-francs tentés ou bien l’apport considérable du banc (Olynyk-Bass-Turner en tête de liste), qui ne cesse d’apporter cette saison. Surtout, il faut noter le plus beau match de la saison (de la carrière même peut-être, record de points) de Kelly Olynyk, qui pour une fois, n’a pas hésité, a pris les shoots qu’il devait prendre et a montré tout le talent offensif qu’il avait.

La copie rendue par Boston ce soir est trompeuse tant l’adversité était faible. Les Sixers étaient absolument inoffensifs et repartir avec seulement 18 points d’avance dans un match comme celui-ci est assez peu finalement. Une fois de plus cette saison, Rajon Rondo et Avery Bradley ont totalement disparu dans ce match. Le premier n’a montré aucune agressivité tandis que le second a laissé son shoot dans le Massachusetts.

Mercredi, Brad Stevens et ses hommes reçoivent le Magic d’Evan Fournier et il faudra montrer un bien meilleur visage pour espérer s’imposer face à une équipe d’Orlando bien plus talentueuse et dangereuse que celle de Philadelphie. Certes c’est une victoire, mais il faudra plus à l’avenir. Confirmation de cette victoire attendue dans deux jours au TD Garden. Bilan de 8-14.

Bonus, la perf de Kelly Olynyk en vidéo :

Le boxscore final :

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Article rédigé par Joévin Heno