Les Celtics reviennent de trop loin face au Magic (10-16)

Après une performance décevante et une défaite face au Heat de Miami dimanche, les Celtics sont toujours en Floride ce mardi 23 décembre pour leur dernier match avant Noël, et pour y affronter le Magic d’Orlando. Après un début de saison plutôt encourageant, le Magic a récemment flanché un petit peu, et est en ce moment même sur une série de quatre défaites consécutives, dont une subie contre Boston, assez largement au TD Garden, et une dernière face aux Sixers.

Boston, de son côté, reste sur trois victoires en quatre matchs mais Brad Stevens va à nouveau devoir expérimenter ce soir pour intégrer au mieux dans la rotation les trois joueurs arrivés en échange de Rajon Rondo la semaine dernière.

Ce soir, les Celtics pourront compter sur le retour de James Young dans la rotation, mais pas Marcus Thornton, toujours éloigné des terrains. Pour Orlando, c’est Aaron Gordon qui sera à nouveau absent.

Le cinq de départ : Jameer Nelson – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller. Pour son retour chez lui, à Orlando, Brad Stevens a confié la mène à Nelson plutôt que Smart ce soir.

Les clés du match :

Dominateurs au rebond et maintenant leur adversaire à 43% au tir la semaine dernière, les Celtics vont devoir reproduire la copie rendue face au Magic à domicile, copie qui a mené à une victoire convaincante. Dominés en première période par Nikola Vucevic, les Celtics avaient su diminué son apport par la suite pour prendre le large. Ce soir, Tyler Zeller et Brandan Wright auront donc pour tâche de stopper le pivot adverse au maximum. Marcus Smart et Avery Bradley, à la peine face aux meneurs du Heat dimanche, devront eux monter d’un cran défensivement pour stopper Victor Oladipo et Evan Fournier ou encore Elfrid Payton. Les Celtics, après la déconvenue face au Heat, devront donc profiter des difficultés du Magic dans sa salle (3-8 à domicile) pour espérer poursuivre un bon mois de décembre et conserver la huitième place à l’Est. Pour cela, les C’s vont devoir contrôler le rythme du match, chose qu’ils ont été incapables de faire face à Miami.

Premier quart-temps :

Emmené par quatre points rapides de Vucevic, c’est le Magic qui prend le meilleur départ et mène 9-2 après quatre minutes de jeu. Les Celtics, par Avery Bradley et Jeff Green, prennent plusieurs tirs rapides et commencent à 0/10 (!) au tir, seul Tyler Zeller a pu marquer deux lancers-francs. Heureusement, les Celtics sont plutôt en place défensivement et limitent la casse. En attaque, Tyler Zeller est toujours placé sur pick-and-roll… là où il avait l’habitude de recevoir la balle de Rajon Rondo, preuve qu’il va falloir de l’adaptation. Sur un panier à trois points de Kyle O’Quinn, le score est porté à 2-12 en faveur du Magic après six minutes.

Les Celtics auront donc attendu six minutes pour inscrire leur premier panier par l’intermédiaire d’Avery Bradley. Seulement, Vucevic avec 7 points en 3 rebonds déjà, porte son équipe et le Magic commence à véritablement prendre le large face à la maladresse Celte (1/15 au tir) : 4-18 puis 4-20 sur un dunk de Victor Oladipo en contre-attaque après une perte de balle catastrophique. À nouveau dominés dans l’intensité, les Celtics vivent un début de match cauchemardesque et laissent complètement Vucevic s’exprimer : 10 points et 6 rebonds en neuf minutes. Brad Stevens, décide alors de tenter des choses avec un cinq inédit : Pressey – Smart – Turner – Olynyk – Wright. L’arrivée de Smart permet d’apporter un peu plus d’énergie, et le rookie provoque sept lancers en trois minutes (pour trois réussites seulement…).

Après un quart-temps, les Celtics sont menés 9-26. Maladroits comme jamais (2/21 au tir, 9% de réussite), les Celtics ont buté sur la défense d’Orlando et n’ont pas réussi à stopper Vucevic de l’autre côté du terrain. Pour revenir, cette fois, il faudra retrouver de l’adresse, ce qui arrivera forcément vu ce piètre premier quart-temps. Seulement, il faudra faire des stops de l’autre côté sous peine de voir cet écart impossible à surmonter.

Deuxième quart-temps :

Toujours en difficulté défensivement, les Celtics encaissent un 6-2 rapide et l’écart passe la barre des 20 points : 11-32. 3/25 au tir, pour l’instant c’est pas l’éclate, mais nul doute que ça viendra (je l’écris pour essayer de me convaincre moi-même). Tyler Zeller, notamment, est très (très) en difficulté défensivement et présente déjà un différentiel négatif de -20. Ben Gordon, qui avait inscrit sept points au total sur les trois derniers matchs… a déjà inscrit 8 points en 7 minutes ce soir à 4/4, preuve des difficultés défensives à l’arrière, difficilement compréhensibles vu les chiens de garde que sont censés posséder les C’s. Laissant leur adversaire à 56% au tir, les Celtics sont incapables de faire un stop et sont menés 15-40… Avec un peu d’intensité à nouveau ramenée par l’inévitable Smart, les Celtics inscrivent un 6-0 et ne sont plus menés « que » 21-40 à six minutes de la pause.

Le Magic répond par un 4-0 immédiatement. Brandon Bass, rentré en jeu, tente de mettre de l’énergie mais bute lui aussi sur la défense adverse n’arrangeant pas les problèmes d’adresse des Celtes : 7/33. En plus de cela, les Celtics ont déjà perdu 9 ballons. Le tout combiné, cela devient difficile de gagner. Tout est trop simple pour le Magic, et l’écart stagne aux alentours des 20 points, Tobias Harris, Nikola Vucevic (14 points – 6 rebonds) s’amusant pour l’instant.

À la pause, les Celtics sont toujours largement menés, 30-53. Malgré un regain d’agressivité en fin de quart-temps, les Celtics n’ont pas du tout fait ce qu’il fallait pour prendre ce match du bon côté. Avec neuf pertes de balle, des mauvaises sélections de tir en début de rencontre, les voilà à 23 points de leur adversaire du soir en 24 minutes. Avec trente points au compteur, les Celtics viennent de rendre leur plus faible copie offensive de la saison. Avery Bradley, avec huit points, s’en est le mieux sorti, au contraire de Jared Sullinger, qui a sorti un zéro pointé (0/5 au tir) et Jeff Green, qui, déjà en difficulté, face au Heat, est invisible ce soir. Une nouvelle fois dominés dans l’intensité (pour la deuxième fois consécutive), les Celtics sont dans le (très) dur. L’écart est-il rattrapable ? Pas sûr.

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Troisième quart-temps :

Kelly Olynyk démarre la seconde mi-temps en lieu et place de Sullinger. Tyler Zeller, après un rebond défensif, inscrit deux points sur une belle passe de Jameer Nelson, et Jacque Vaughn prend un temps mort rapide après seulement 30 secondes. Par la suite, Elfrid Payton (6 points dans ce quart-temps) échange des paniers avec chaque joueur des Celtics et l’écart après quatre minutes n’a que peu bougé : 43-63 et re-grimpe même à 25 points sur un nouveau panier à trois points de Kyle O’Quinn qui s’éclate ce soir (12 points – 5 rebonds). Ultra dominés, les Celtics le sont surtout dans la raquette où Vucevic règne, et le Magic a déjà inscrit 38 points dans cette seule peinture… soit seulement cinq de moins que le total de points des verts. À six minutes de la fin du troisième acte, les Celtics sont menés 46-71.

Avery Bradley permet aux Celtics de survivre (?) dans ce match avec trois paniers à trois consécutifs dans ce quart-temps. Ce soir, il a déjà inscrit 17 points et est le seul joueur à surnager à la manière de Tyler Zeller dans le match précédent. Mais comme vous devez vous en douter, les Celtics ne font pas de stops, et l’écart stagne. (Comment ça je me répète ?) Dès que les C’s se rapprochent, ils se font punir à longue distance : O’Quinn, puis Harris, puis Frye… et sont incapables de remonter, de ce fait. Alors qu’il ne reste que deux minutes dans ce quart-temps, nous n’avons toujours pas revu Jared Sullinger, benché pour son niveau de jeu médiocre ? Possible.

Malgré un quart-temps plus positif, les Celtics sont toujours aussi loin et sont menés 60-85 après trois quart-temps. Toujours dans l’impossibilité de faire les stops clés pour faire un run, les C’s restent à une lointaine distance. Avery Bradley, qui a pris feu à un moment, fait ce qu’il peut mais il n’est pas aidé, Jeff Green n’ayant scoré que quatre points, Sullinger zéro, n’étant pas rentré dans ce quart-temps. La défaite semble promise (depuis le premier quart-temps). Très utilisé face au Heat, Brandan Wright n’a été utilisé que quatre minutes jusqu’ici, tandis que Crowder n’a pas encore foulé le parquet. 

Quatrième quart-temps :

Nelson – Turner – Crowder – Bass et Wright démarrent ce dernier acte sans réel enjeu. Sur un 12-2 en cours, et sur plusieurs offrandes de Jameer Nelson (9 passes décisives) consécutives, les Celtics reviennent légèrement à quinze points, ce que l’on avait pas vu depuis longtemps, une nouvelle fois grâce au banc. Ce soir, pour la énième fois de la saison, le banc apporte plus que le cinq de départ notamment défensivement, ce qui est relativement inquiétant. Jameer Nelson s’occupe de tout, accompagné par Brandon Bass, qui joue toujours aussi dur chaque soir. À six minutes du terme, les Celtics sont à treize points, 77-90 sur un 17-3 en cours. Jae Crowder et Brandan Wright, en défense, sont loin d’y être innocents.

Jameer Nelson, vraiment excellent dans cette période, sert Brandan Wright et les Celtics reviennent à 10 points. Les C’s font même de nombreux stops consécutifs (5 pertes de balle pour Orlando dans ce quart-temps), mais ratent des occasions en or pour revenir à hauteur de leur adversaire, et pourraient le regretter. Pour la première fois, les Celtics redescendent cependant en dessous des dix unités sur deux lancers de Tyler Zeller, 22-3 en cours, puis six points puis trois points sur un panier de Kelly Olynyk ! C’est complètement fou, comme cette rencontre face aux Wizards il y a quelques semaines de cela. 27-5 dans ce quart-temps. Les Celtics risquent d’échouer de peu, mais « good effort« .

En effet, après des lancers importants inscrits par Orlando, les C’s s’inclinent de cinq points, 95-100.

En conclusion :

Dommage, non ? Complètement dominés durant 36 minutes, les Celtics ont remporté le dernier quart-temps 35-15 (!) grâce notamment à Jameer Nelson (+9 ce soir), Jae Crowder (+18 !) et Brandan Wright (+12), les trois nouvelles recrues. Comme face à Washington, les Celtics se sont réveillés, mais trop tard. Réveillés cependant, et c’est déjà bien, plutôt que de repartir d’Orlando avec 25 points dans la vue. Les cinq joueurs présents pour ce come-back assez improbable sont cinq joueurs du banc, voire du bout du banc. C’est assez improbable, mais c’est signe que ce cinq de départ a de réels problèmes défensifs (et d’intensité). Ce soir, Brad Stevens a envoyé un signal fort : Jared Sullinger n’a pas joué une seule minute en deuxième mi-temps, Jeff Green seulement huit. Seul Tyler Zeller et Avery Bradley ont réalise un bon match, ce dernier ayant été plutôt adroit, chose que l’on avait pas vu depuis quelques temps.

Pour la seconde fois consécutive, les Celtics n’ont pas trouvé de rythme (pendant 36 minutes ce soir, mais quand même). D’où vient le problème ? Impossible à dire, mais en tout cas, Stevens peut toujours compter sur son banc, et ça c’est bon à savoir, notamment sur Brandon Bass, qui se bat sur tous les ballons chaque soir et qui mériterait franchement de jouer le titre avec une franchise. Ce match marque également la fin de série de matchs à 10+ points pour Jeff Green, qui tenait depuis avril, l’ailier ayant été fantomatique ce soir avec 4 points en 25 minutes.

Pour le prochain match, les Celtics accueilleront les Nets jeudi 26 décembre, à 19h heure française, avec un bilan de 10 victoires pour 16 défaites.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau