Les Celtics corrigés à Washington (10-18)

Depuis le transfert de Rajon Rondo, les Celtics ne sont clairement pas au mieux. En quatre matchs, dont trois face à des équipes moyennes de la conférence Est, Boston ne s’est imposé qu’une seule fois, pour trois revers (consécutifs), série en cours. Le dernier en date, face aux Nets, a été encourageant pour l’équipe qui a produit un match d’une assez bonne facture, mais a subi une nouvelle défaite dans les dernières minutes. Ce samedi 27 décembre, les Celtics vont tenter d’éviter une quatrième déconvenue de suite face à un cador de la conférence Est : les Washington Wizards.

Avec 20 victoires pour seulement huit défaites, les Wizards sont actuellement troisième de la conférence Est, avec une défense efficace qui ne laisse à l’adversaire que 96,9 points en moyenne. Avant d’attaquer une difficile série de cinq matchs face à des équipes de l’Ouest, Washington a sûrement coché dans son calendrier ce match face à Boston pour emmagasiner de la confiance avant cette suite de matchs. Dernièrement, les Wizards jouent bien, emmenés par un John Wall à l’adresse insolente (53% au tir sur les derniers matchs, 42,3% sur les 19 premiers matchs) et ont remporté sept de leurs dix derniers matchs.

Ce match marquera déjà la troisième rencontre entre les deux équipes. La première fois, les Celtics s’étaient imposés, tandis que la seconde, malgré un come-back venu d’ailleurs, les C’s avaient échoué en double prolongation à Washington, dans un match qui avait été marqué par la plus belle performance de la saison en cours pour Marcus Smart.

À Boston, Marcus Thornton est toujours absent, tout comme James Young dont l’absence se prolonge, tandis que Martell Webster manque à l’appel côté Wizards.

Le cinq de départ : Marcus Smart – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller

Les clés du match :

Marcus Smart a été impressionnant face aux Nets lors du dernier match, mais le rookie aura ce soir encore plus fort à faire face à un John Wall intenable. Il lui faudra donc être très solide pour permettre aux Celtics d’espérer repartir de la capitale avec une victoire qui sera de toutes façons difficile à acquérir. L’une des clés du match aura également lieu sur le banc : Brad Stevens trouvera-t-il une rotation à dix joueurs ce soir, où partagera-t-il à nouveau le temps de jeu entre Brandan Wright et Brandon Bass comme il l’a fait face aux Nets ? Difficile de savoir, mais il est évident que trouver une stabilité dans la rotation aiderait l’équipe. Enfin, en étant classés 24è au nombre de pertes de balle sur le mois de novembre, les Celtics sont plutôt mauvais dans ce domaine. Ce soir, face à une équipe aussi rapide que les Wizards, il faudra limiter cela, sous peine de voir John Wall et Bradley Beal se régaler.

Premier quart-temps :

Paul Pierce, déjà très performant au dernier match face à son ancienne équipe, inscrit les deux premiers points du match d’un joli step-back à mi-distance, immédiatement répondu par Jeff Green. Deux minutes plus tard, les Celtics ont perdu trois ballons (!), raté quatre tirs (1/5), les Wizards se régalent en contre-attaque et Paul Pierce s’éclate (8 points en trois minutes), les Celtics  sont rapidement menés 2-11 après trois petites minutes de jeu, puis 2-13 sur une quatrième perte de balle déjà… et 2-15 sur une cinquième. Ce début de match est un cauchemar, et l’action suivante donne une faute offensive, donc une sixième perte de balle en cinq minutes. Une septième plus tard, les Celtics sont menés (que) 6-15 par les Wizards après six minutes, ces derniers n’ayant pas profité des dernières balles perdues des C’s.

Paul Pierce, qui n’a pas encore raté ce soir (4/4 au tir, 11 points) inscrit un nouveau panier à trois points et les Wizards prennent 12 points d’avance. Kris Humphries, rentré en jeu, fait des choses qu’il n’a jamais fait avec Boston (6 points en deux minutes, 3/3 au tir), John Wall nous délivre un 360 lay-up que lui seul sait faire, bref, les Wizards s’amusent et mènent déjà 11-26 après dix minutes alors que Brandon Bass rentre avant Brandan Wright ce soir.

Deux minutes plus tard, à la fin du premier acte, les Celtics sont menés 12-30. C’est un véritable cauchemar : 8 pertes de balle, 4/16 au tir, une défense aux abonnés absents, 16 à 6 pour les Wizards au rebond… Les Celtics sont archi-dominés partout, dévorés dans l’envie et l’impact face à des Wizards qui vont à 300 à l’heure. Pour gagner il faudra… là j’avoue que je sais pas, jouer au basket tout simplement ?

Deuxième quart-temps :

Sur un dunk de Kris Humphries (qui a déjà inscrit 10 points…), les Celtics prennent 20 points de retard. Phil Pressey, rentré en jeu, intercepte un ballon… et rate un lay-up tout seul en contre-attaque, symbole de ce début de match. Une fois Humphries légèrement freiné, c’est Kevin Séraphin qui rentre en jeu et fait ce qu’il veut à l’intérieur avec 6 points à 3/3 en 5 minutes. Cela devient risible, si ça ne l’était pas déjà. À six minutes de la mi-temps, les Celtics sont toujours complètement dominés, 25-44.

Alors que le cinq de départ avait été ridicule, le banc fait ce qu’il peut pour maintenir cet écart voire essayer de revenir, mais dans un tel élan négatif, la tâche est bien compliquée. Ayant limité un peu les pertes de balle dans ce quart-temps (« que » deux, dix au total), les C’s retrouvent très très légèrement de l’adresse (11/31 au tir) mais ne font malheureusement de l’autre côté du terrain aucun stop, et l’écart ne réduit pas : 29-51 à trois minutes de la pause. Heureusement, les Wizards perdent également beaucoup de ballons (10 également), sans quoi l’écart aurait déjà dépassé les trente points.

À la pause, les Celtics sont « revenus » à 17 points, et sont menés 39-56 par leur adversaire du soir. Ultra dominés dans l’impact dans le premier quart, les Celtics ont limité la casse mais ont produit une première mi-temps d’une pauvreté immense, tant sur le plan défensif (martyrisés par Kris Kumphries et Kevin Séraphin notamment, dominés au rebond) qu’offensif (12 pertes de balle). Dans le cinq de départ, seuls Jeff Green et Jared Sullinger ont pointé le bout de leur nez, le reste est fantomatique et n’a pas inscrit un seul point ! Bref, il faudra complètement oublier cette première mi-temps, l’une des pires de ce début de saison et espérer voir un autre visage des C’s en deuxième période, sans quoi l’humiliation est promise, menant à une quatrième défaite consécutive.

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Troisième quart-temps :

Kelly Olynyk démarre la seconde période en lieu et place de Tyler Zeller, inexistant en première mi-temps. Plus agressifs défensivement, les C’s parviennent enfin à stopper l’attaque adverse mais ne convertissent pas de l’autre côté du terrain, les deux équipes s’échangent coup pour coup, avant que Paul Pierce et John Wall ne donnent un nouveau coup d’accélérateur, donnant à nouveau 21 point d’avance aux Wizards. À six minutes de la fin du troisième acte, les C’s sont toujours à distance lointaine : 48-67 alors qu’ils ont eu plusieurs fois l’occasion de se rapprocher en dessous des quinze points d’écart.

La suite du quart-temps est identique. Les Celtics font des stops quand les Wizards en font, et marquent quand l’adversaire marque… l’écart ne bouge malheureusement pas malgré de meilleures intentions. John Wall, au scoring ou à la passe, s’occupe à chaque fois de calmer les ardeurs Celtes. Une fois John Wall sur le banc, c’est Kevin Séraphin (…) qui permet aux Wizards de reprendre 20 points d’avance, avant que Jeff Green (21 points), bien seul côté Celtics, ne permette à son équipe de revenir sur un trois points au buzzer du quart-temps.

Après 36 minutes, les Celtics sont donc toujours à 17 points, 63-80. Malgré de meilleures intentions notamment sur le plan défensif, les Celtics ne sont pas revenus et cela va désormais sembler très compliqué à moins d’un run de folie comme face à Orlando dernièrement.

Quatrième quart-temps :

C’est Phil Pressey qui démarre ce dernier quart-temps à la mène, Marcus Smart n’a joué que neuf minutes ce soir. S’est-il re-blessé étant donné qu’il ne joue pas à 100% ou est-il sur le banc pour son niveau de jeu du soir ? Difficile à dire. En tout cas, sur le parquet, sur un 7-2 en cours, les Wizards ont repris 20 points d’avance, la messe semble dite (elle l’est depuis le premier quart-temps mais on voulait pas jouer les défaitistes). Les Celtics tentent alors un dernier coup en proposant une défense de zone, mais laissent des rebonds offensifs et à six minutes de la fin du match, 73-89 au score.

Smart revient sur le parquet pour finir le match, tout comme Wright qui n’avait joué que cinq minutes jusque-là (j’avoue d’ailleurs ne pas comprendre pourquoi il ne joue pas plus, surtout un soir comme celui-là dans lequel Tyler Zeller est particulièrement mauvais). Sur le terrain, Kris Humphries (qui réalise un match splendide) claque une énorme claquette dunk, la salle est en feu, les Celtics au fond du trou. Les Wizards gèrent les dernières minutes, et s’imposent largement (l’écart est trompeur avec le garbage time final), 88-101.

En conclusion :

Ce soir, l’adversaire des Celtics était clairement plus fort, mais cela n’excuse pas tout. Une fois de plus, les Celtics n’ont pas montré d’envie, ont subi le rythme tout le match et n’ont jamais semblé être en mesure de répondre physiquement à cette belle équipe des Wizards, ce qui est quand même problématique pour une jeune équipe comme les C’s qui devrait être capable de courir et de montrer de l’intensité. Complètement hors du coup dès l’entame du match, les Celtics ont été corrigés, clairement, et ont parfois même frôlé le ridicule. Ce soir, le collectif a flanché, et face à un tel adversaire, ça ne pardonne pas. Si la copie rendue face à Brooklyn était plutôt positive, celle-là est tout opposée notamment offensivement où les C’s n’ont véritablement rien proposé durant 48 minutes. Triste réalité de se dire qu’à l’heure actuelle, malgré un bon niveau de jeu en début de saison, les Celtics sont tristes, et ne méritent pas mieux que le fond de la conférence Est. Individuellement, s’il fallait faire un bilan, il est forcément négatif. Jeff Green a fait ce qu’il a pu, tout comme Olynyk, mais le reste… Dans l’ensemble, les trois autres starters ont été extrêmement mauvais.

Sans aucune cohésion sur le parquet ce soir, les Celtics étaient véritablement cinq joueurs mis bout à bout, en aucun cas une équipe. Surtout, on voit là que les Celtics manquent d’un leader notamment vocal, tant aucun des joueurs n’est capable de sonner la révolte. Dommage.

Pour le prochain match, le soir du réveillon, les Celtics recevront les Kings au TD Garden à 19h heure française.

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau