Très belle performance des Celtics à Brooklyn (12-21)

En s’inclinant de la pire des manières lundi soir face aux Hornets, les Celtics ont touché le fond. Trois défaites consécutives, mais surtout, un énième manque d’implication qui a poussé Brad Stevens à tenter des combinaisons pour le moins bancales afin de retrouver un minimum d’envie, sans réellement de succès puisque les Celtics ont fini par perdre 95-104.

Ce mercredi 7 janvier, les Celtics démarrent un mini road-trip à l’Est, qui les verra se déplacer à Brooklyn, à Toronto et à Indiana. Pour commencer, ce sont les Nets qui se dressent devant les C’s, avec un bilan de 16 victoires pour 18 défaites, donc deux consécutives à Miami et contre Dallas en prolongation. Nets et Celtics s’affronteront ce soir pour la troisième fois de la saison. La première fois, les Celtics s’étaient largement imposés à Boston pour l’ouverture de la saison, avant que les Nets ne se vengent en venant s’imposer au TD Garden le lendemain de Noël, dans le money time.

Jameer Nelson, pas assez prêt physiquement d’après le staff médical, sera sur la liste des inactifs ce soir, tout comme James Young, malgré son bon match face à Charlotte. Marcus Thornton, lui, fait son retour dans le groupe après douze matchs manqués. Le groupe des Nets sera lui complet, en retrouvant Deron Williams qui avait manqué le dernier match.

Le cinq de départ : Evan Turner – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller

Les clés du match :

Retrouver un fond de jeu. C’est le véritable enjeu de ce match. Dernièrement, les Celtics ne montrent plus d’envie, et on a une somme d’individualités produisant du hero ball chacun son tour. C’est moche à regarder, mais surtout, ça ne rapporte pas de victoires. Ce soir, si les Celtics veulent éviter de se plonger réellement dans une nouvelle fâcheuse série de défaites, il va falloir retrouver un collectif, disparu depuis le départ de Rajon Rondo, la motion offense prônée par Brad Stevens, ainsi que de l’implication comme ont pu en avoir Jae CrowderPhil Pressey ou encore Marcus Smart face à Charlotte dans le quatrième quart-temps. De l’implication offensive, il en faudra, mais également défensive, où stopper Brook Lopez, en forme ces derniers temps sera une des clés du match. En réalité, les Celtics jouent contre eux-mêmes ces derniers temps. De plus, pour que Brad Stevens (sur qui nous avons écrit un article hier)trouve enfin une rotation stable, il faudra que les joueurs soient impliqués, tous en même temps, sans quoi cela est impossible, puisqu’il est obligé de faire avec ceux qui ont envie comme il l’a fait lundi. La véritable clé du match ? L’envie. Rien de plus. Avec de l’envie, les C’s seront capables de maintenir cette équipe en dessous des 100 points, mais également de retrouver de l’adresse, qui fuit les joueurs depuis quelques temps. Il est également attendu un apport (infiniment) meilleur que dernièrement pour les titulaires.

Premier quart-temps :

Les Celtics démarrent par une perte de balle, convertie de l’autre côté par Mason Plumlee, qui avait déjà été très bon lors de la dernière rencontre entre les deux équipes. Les Celtics ratent des paniers faciles par Tyler Zeller et par Avery Bradley sur plusieurs actions consécutives, laissant les Nets commencer de la meilleure des manières : 2-10. Les Celtics ont déjà deux pertes de balle, et ne tirent qu’à 1/7 au shoot, tandis que Jeff Green a déjà pris deux fautes. Les débuts de match se suivent et se ressemblent pour les Celtics, très en difficulté ces derniers temps notamment au niveau de l’adresse en début de match. Tyler Zeller, entreprenant mais maladroit jusque-là, met fin à la mauvaise série des Celtics, immédiatement suivi par Jeff Green. Après six minutes de jeu, les Celtics sont menés de six points, en ayant inscrit que six points eux-mêmes, 6-12.

Avery Bradley ouvre son compteur d’un gros tir à trois-points, mais il est immédiatement répondu par Jarrett Jack à longue distance, et Mason Plumlee à l’intérieur, qui règne sur la raquette en ce début de match, avec 6 points et 2 rebonds. Jeff Green, une nouvelle fois, est en difficulté au tir (1/4 pour l’instant) et une perte de balle. Les Celtics le cherchent toujours autant offensivement, mais avec sa réussite actuelle, ceci est loin d’aider l’attaque Celte, qui se retrouve stéréotypée. En fin de premier quart-temps, c’est donc Jae Crowder qui remplace l’ailier titulaire, tandis que Brook Lopez fait son entrée côté Nets, et marque celle-ci d’un panier avec la faute immédiat, marquant ainsi les 12e points déjà pour Brooklyn dans la raquette, alors que les Celtics n’ont marqué que onze points… au total, 11-21. Brandon Bass fait lui une bonne rentrée avec quatre points, mais ça n’est pas suffisant et après douze minutes, les Celtics sont menés 19-25.

Mal rentrés dans leur match, l’écart de six points est appréciable pour les Celtics. Malgré de bonnes opportunités en début de match, les Celtics ont gâché et ont trop laissé d’ouvertures aux Nets, notamment dans la raquette où tout est trop facile pour eux. Offensivement, on a vu de bonnes choses… mais souvent gâchées par un Jeff Green à nouveau mauvais dans ce premier quart-temps. En ayant mal commencé à l’adresse, les Celtics ne shootent qu’à 38%.

Deuxième quart-temps :

Marcus Thornton fait officiellement son retour en démarrant le second quart-temps, mais avec deux échecs au tir, il participe au 0/4 collectif pour commencer le second acte. Deux minutes de jouées, et le score n’a pas bougé, les Celtics faisant des bons stops mais non convertis, ce qui risque de coûter cher… et en effet, Mirza Teletovic, véritable artilleur, inscrit son premier panier à trois points du soir, avant que Jarrett Jack ne s’impose à mi-distance. 0-5 pour commencer, et les Celtics sont menés 19-30, n’ayant pas scoré durant trois minutes et Bass ayant notamment raté deux lancers-francs. Zeller sur un pick-and-roll inscrit les premiers points du quart-temps après quatre minutes. Globalement, les Celtics alternent très bien le jeu extérieur et intérieur notamment par Marcus Smart qui cherche toujours à servir Sullinger ou Zeller au poste bas, mais malheureusement, l’adresse n’est pas au rendez-vous. Sur deux paniers consécutifs à trois points, le rookie permet d’ailleurs un mini-run de 6-0 pour Boston qui revient à 27-31, récompensant le jeu appliqué des Celtics en attaque. Mason Plumlee, d’une claquette dunk, met fin à la petite série et porte le score à 27-33 à six minutes de la pause.

Jeff Green revient sur le parquet… et rate un panier à trois points immédiatement, mais Avery Bradley inscrit cinq points consécutifs pour ramener les Celtics à un point de leur adversaire du soir, alors que les Nets sont dans la pénalité avec quatre minutes à jouer dans ce quart-temps, tout comme Boston… et Kevin Garnett en profite d’ailleurs pour redonner de l’air à son équipe en inscrivant six points consécutifs… auxquels les Celtics répondent immédiatement par un 8-0 de leur côté, prenant pour la première fois la tête de la soirée.

À la pause, et grâce à une bonne fin de deuxième quart-temps (19-8 pour finir), les Celtics sont donc devant, et c’est plutôt mérité car la première mi-temps a été encourageante. Malgré un Jeff Green en retrait une nouvelle fois, Tyler Zeller (12 points) et Avery Bradley (12 points) ont très bien pris le relais. Offensivement, les Celtics n’ont pas été très adroits, comme leur adversaire, en ne shootant qu’à 35% au tir, mais ils n’ont perdu que trois ballons ce soir (dont deux sur les premières possessions), et avec une attaque posée basée sur de l’alternance entre shoot extérieur et intérieur, on a vu de bonnes choses. Défensivement, très bon deuxième quart-temps des Celtics notamment grâce à l’énergie de Crowder et Smart, permettant de n’encaisser que 14 points. Il faut continuer avec cette même volonté de partager le ballon en attaque, et défensivement, de stopper les Nets à l’extérieur comme cela a été fait en première période. Retrouver un Jeff Green (et Jared Sullinger, à moindre mesure ce soir cependant) à son niveau de début de saison pourrait également aider à aller chercher une victoire importante. Enfin, pour être complet, il faut noter que Brandan Wright n’est pas rentré de cette première période, Brad Stevens ayant fait jouer dix joueurs seulement. Prémices d’une rotation fixe ? Peut-être.

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Troisième quart-temps :

Tyler Zeller, très bon en première mi-temps, démarre la deuxième en contrant Plumlee à l’intérieur, et en inscrivant deux lancers, poursuivant ainsi sur la lancée de sa première mi-temps, suivi par Sullinger qui enfonce Garnett à l’intérieur et inscrit ses premiers points de la soirée. Les deux équipes s’échangent les paniers des deux côtés, et après trois minutes sympathiques, les Celtics ont toujours les devants, 48-46… puis 55-50 sur un nouveau panier à trois points d’Avery Bradley, excellent ce soir avec 17 points déjà. La paire Zeller – Bradley est au plus que parfait pour l’instant, ayant inscrit 35 des 55 points Celtes. Jarrett Jack inscrit un panier en pénétration, il reste six minutes dans ce troisième quart-temps, les Celtics sont devant : 55-52.

Avery Bradley continue sa bonne série d’un nouveau panier à mi-distance, puis envoie Jeff Green au dunk en contre-attaque, avant de lui-même finir au dunk sur une coupe au panier. Avec 21 points en 26 minutes ce soir, l’arrière fait de loin son meilleur match de la saison. 63-55, les Celtics jouent très très bien (probablement le mieux que l’on ait vu depuis le départ de Rajon Rondo) et prennent le plus large écart du match. Jae Crowder rentre en jeu, Marcus Smart également, et une nouvelle fois, l’énergie est au rendez-vous avec ces deux-là, Crowder faisant notamment tout le terrain en sprint pour récupérer une balle perdue et aller chercher une faute. Appréciable, quand l’équipe manque d’envie ces derniers temps.

À la fin du troisième quart-temps, les Celtics ont conservé cette petite avance et mènent 69-62. 62 points encaissés, c’est excellent, tout comme les cinq pertes de balle des Celtics. On retrouve une défense agressive, peu de rebonds offensifs autorisés (cinq jusque-là), et une attaque où la balle circule proprement, c’est joli à voir, mais il reste 12 minutes à jouer. Surtout, ne pas gâcher.

Toute l’énergie de Jae Crowder en un GIF :

Quatrième quart-temps :

Marcus Thornton commence le dernier quart-temps en inscrivant un panier difficile à mi-distance, son premier de la soirée (1/4 au tir), suivi d’un rebond offensif de Jae Crowder, les Celtics prennent 11 points d’avance, puis 12 sur un panier de Marcus Thornton avec la faute, sur une lumineuse passe de Smart. Non, vraiment, ça joue bien, on ment pas : 57-39 depuis le premier quart-temps à ce moment du match. Les Celtics font à nouveau plusieurs stops consécutifs mais ratent des occasions de prendre un écart définitif et à six minutes de la fin de ce match, l’écart est de 14 points, 82-68, et les Celtics n’ont pris que six points dans ces six minutes jouées.

La très bonne passe de Smart pour le panier avec la faute de Thornton :

Le cinq de départ, avec Brandon Bass à l’intérieur plutôt que Tyler Zeller, revient sur le terrain pour finir ce match. Cependant, avec trois shooteurs « froids » qui sortent du banc (Green, Sully et Turner), les Celtics ont plus de mal à trouver de l’adresse et ont un peu de peine à finir, voyant les Nets revenir à neuf points en n’ayant pas scoré depuis 2min45. 83-74, il reste trois minutes à jouer et Tyler Zeller revient sur le parquet pour remplacer un Sullinger moyen ce soir. Moment choisi par Jeff Green pour se réveiller, sur quatre points consécutifs, suivi par Turner, et après la dernière minute est gérée tranquillement, les Celtics s’imposent 89-81.

En conclusion :

ENFIN ! Oui, les Celtics en sont capables, et on le savait, ce qui rendait les résultats récents encore plus frustrants. Ce soir, les Celtics ont produit du beau jeu, aussi bien en défense qu’en attaque, pour s’imposer à Brooklyn dans une victoire qui fait beaucoup de bien. Défensivement, les Celtics ont fait ce qu’il fallait : peu d’espaces à l’extérieur, une agressivité constante (17 pertes de balles forcées et 40% au tir pour les Nets) et au final, 81 points encaissés, un record cette saison. Offensivement, malgré Jeff Green et Jared Sullinger en dedans ce soir, les Celtics ont joué exactement comme Brad Stevens le demande : du mouvement, de l’alternance intérieur – extérieur, et malgré une adresse moyenne (39% au tir), les Celtics ont pu s’imposer en ne perdant que six ballons notamment (record de saison également). Du tout bon, vraiment.

Individuellement, Jae Crowder a à nouveau apporté énormément d’énergie positive, tout comme Marcus Smart en sortie de banc, ces deux-là créant de vrais problèmes aux attaques adverses par leur intensité. Dans le cinq de départ, on a vu un très très bon match d’Avery Bradley, prenant les bonnes décisions et étant adroit à longue distance, bien accompagné par un Tyler Zeller qui a proposé une belle adversité à Mason Plumlee. Globalement, les meneurs (Turner et Smart) ont très bien géré le tempo, et ont délivré dix passes décisives, pour zéro pertes de balle. Sobre, Turner (assez rare pour être souligné) a été très complet avec 6 points, 8 rebonds et 7 passes décisives.

Surtout, ce soir, nous avons vu une rotation claire, à dix joueurs. Phil Pressey, Gerald Wallace et surtout Brandan Wright n’ont pas foulé le parquet, et ça semble avoir marché. Est-ce que Brad Stevens a trouvé la bonne alchimie ? Réponse au prochain match, en tout cas ce soir, tous les voyants étaient au vert, et ça fait beaucoup de bien après deux semaines très moroses pour les Celtics. 

Pour le prochain match, les Celtics seront à Indiana vendredi. En attendant, douzième victoire de la saison. YES, et comme le dit Jared Sullinger après le match, c’est une bonne victoire d’équipe, qui était nécessaire :

 

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau