Kevin Love : une cible réaliste ?

Que l’on aime ou pas le joueur, on ne peut nier que sa venue à Boston constituerait pour l’équipe un pas en avant sur la route du retour à la compétitivité. Le Cavalier Kevin Love dispose d’une option cet été, qu’il devrait logiquement lever pour pouvoir devenir agent libre. Mais sera-t-il intéressé par les Celtics ?

On peut en effet imaginer, comme Yahoo Sports l’a fait il y a peu, que la blessure que lui a causé Kelly Olynyk au premier tour des playoffs (ses premiers) aura mis un terme à cette possibilité dans l’esprit du All-Star. Ce n’est toutefois pas ce que rapporte David Aldridge, qui expliquait hier qu’on lui a bien fait comprendre que Love n’en voudra ni à Olynyk, ni aux Celtics sur le long terme. Selon les sources du reporter de NBA.com, Love aurait donc digéré le geste maladroit du canadien qui l’a contraint à être opéré de l’épaule, et les Celtics seraient à nouveau une équipe légitimement intéressante pour lui.

Une surprise ? Pas vraiment. Love et les Celtics partagent en effet bien plus qu’on peut le penser.

Pour commencer, la présence du sixième homme Isaiah Thomas sera assurément un atout pour le faire venir. En effet, les deux sont amis de longue date, jouaient tous deux dans la même équipe en amateur et dormaient souvent l’un chez l’autre, entre Portland et Seattle. Thomas saura, si nécessaire, lui vanter les mérites de la franchise, de son coach et de son staff.

Avec Brad Stevens et le noyau déjà en place, Boston a le plus à offrir à Love, qui pourrait gagner en ayant le premier rôle dans son équipe et en affichant des statistiques dignes de ses standards dans le Minnesota.

Ensuite, le fait que l’agent de Love, Jeff Schwartz, travaille du côté de Boston et a un historique concluant avec la franchise locale pourrait également jouer. Actuellement, il représente Paul Pierce ou encore Al Jefferson, qui ne rate jamais une occasion de dire du bien de l’équipe.

Imaginons que Love n’ait aucun intérêt particulier envers les Celtics. La présence de son agent pourrait alors devenir un facteur, puisque rayer la franchise du Massachusetts de sa liste serait une mauvaise affaire à la fois sportivement et financièrement. Boston n’a pas en effet de star du niveau de Love, et n’hésitera pas un instant à lui offrir le maximum tout en s’adaptant à ses préférences. Malgré sa blessure et peu importe sa destination, il est en effet peu probable que Love signe un contrat longue durée dès cet été avec l’explosion du salary cap à venir.

C’est donc une certitude, les Celtics et Danny Ainge seront parmi les prétendants cet été si Love décline son option. De son côté, le joueur semblait intrigué par l’équipe avant sa blessure, et cela semble donc toujours être le cas. Alors, si quand bien même le natif de Californie en voulait à Olynyk, n’oublions pas qu’il faudra de toute façon faire de la place au poste 4 pour lui…

Par Léo Hurlin, inspiré de l’article de About Sports « Rumor: Love « holds no long-lasting ill will » toward Olynyk & Celtics »

3 Comments on “Kevin Love : une cible réaliste ?”

  1. On a rien a perdre et tout a y gagner. Il est jeune, all star confirmé, parfait pour notre systeme avec son shoot fiable et ses rebonds. Meme au max, je le prend, tu as enfin une valeur sure dans l'effectif et son contrat deviendra celui d'un lieutenant avec l'augmentation du salary cap.
    Il faudrait juste lui trouver un excellent rim protecteur mais bon ainge a apparement envie de le trouver.

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