Jordan Mickey cherche sa place

Pour préparer sa deuxième saison en NBA, Jordan Mickey a travaillé sur divers aspects de son jeu. Mais un des aspects les plus importants ne peut être amélioré sur le parquet ou à la salle de musculation.

L’une des clés pour l’ailier de 2m03, qui joue comme s’il était plus grand, c’est la patience.

« Clairement, reconnaissait hier le joueur de 22 ans avant de contribuer à hauteur de six points (dont un dunk important) et six rebonds à la victoire 100-97 de son équipe face aux Nets. Tout ça, c’est un processus. C’est comme passer du collège au lycée, vous savez, on doit essayer de se trouver des repères. Tout est nouveau. J’essaie encore de trouver mes repères, de savoir où j’en suis et comment je peux contribuer. »

C’est Jae Crowder qui a le plus prêché les vertus de la patience. Il faut dire que ce dernier sait de quoi il parle. Littéralement enterré à Dallas, Crowder a travaillé jusqu’à devenir titulaire au sein d’une équipe en playoffs après avoir été transféré chez les Celtics.

« Nous en avons discuté, explique-t-il. Je parle à tous nos jeunes. Ce qui compte, c’est de trouver son créneau et d’avoir la bonne opportunité. C’est ce que j’ai dit à Jordan. Il doit donner le meilleur à chaque occasion qu’on lui donne afin de montrer ce qu’il vaut aux entraîneurs, car il sait faire plein de choses utiles pour une équipe. Il est capable de contrer, il est mobile, il peut défendre, et il peut rentrer des tirs, donc il a les outils pour briller dans cette ligue. Il doit juste avoir la bonne opportunité. »

« J’aime sa façon de jouer, c’est clair. J’aime ce qu’il apporte à l’équipe. J’aime son approche du monde professionnel. C’est un bon gamin. Lorsqu’il est là, chaque jour, il ne parle pas beaucoup mais il travaille. »

Crowder aimerait que le jeu de Mickey parle davantage pour lui.

« Je lui ai dit, il ne peut pas se défiler, il doit être ce joueur qu’il veut être, et ça commence à l’entraînement, martèle Crowder. Il doit tirer le meilleur de chaque entraînement, de chaque exercice, puis de chaque chance qu’on lui donne en match, bien sûr. »

L’an dernier, Mickey n’a pris part qu’à 16 matchs avec les Celtics, passant l’essentiel de son temps à briller pour l’équipe de D-League du Maine. Il y compilait 17,4 points, 10,3 rebonds et un joli 4,4 contres de moyenne par match.

« Lorsqu’un joueur peut jouer le pick and roll et finir au panier comme lui, et qu’il développe une vraie adresse sur les pick and pop, c’est forcément une très bonne chose, se réjouit l’entraîneur des Celtics Brad Stevens. Défensivement, il est capable de faire certaines choses mieux que les autres. Maintenant, il doit vraiment s’en montrer capable tous les jours et devenir régulier à ce niveau-là. »

« On parle tout le temps des nombreux joueurs qui sont capables d’avoir un ou deux gros matchs, mais le plus dur, c’est d’y parvenir à chaque fois qu’on foule le parquet. Il a été vraiment bon au cours des deux dernières semaines, donc j’espère que ça continuera car il a montré de vrais gros progrès. »

Mickey ne demande qu’à progresser, dans l’espoir de bousculer une rotation à l’intérieur plutôt dense et de s’y établir.

« Pour le moment, j’essaie simplement de trouver un moyen d’aider l’équipe qui puisse me permettre d’avoir des minutes derrière. Vous voyez, tout ce que je peux faire qui puisse montrer au coaching staff que je suis prêt et que je suis partant pour faire tout ce qu’on me demandera. Je suis toujours dans cette phase où mon rôle n’est pas clairement défini, donc je donne tout ce que j’ai lorsque je joue. »

« Il y a plein de choses que je sais faire, mais je me concentre sur ce que je peux faire pour aider. Que ce soit le rebond, la défense… Peu importe le rôle qu’on me donne, je le veux. C’est ce rôle que j’essaie d’obtenir pour le moment. »

C’est un casse-tête classique : pour bien jouer, Mickey a besoin de temps de jeu, mais il doit bien jouer pour l’obtenir.

« Oui, il faut avoir du temps de jeu, admet-il, mais nous avons aussi des entraînements et des matchs de pré-saison qui nous donnent l’occasion de montrer ce dont on est capable, donc j’essaie d’impressionner le coaching staff dans toutes les situations. »

Traduction de l’article du Boston Herald ‘Celtics young forward Jordan Mickey searches for role‘ par Léo Hurlin