Jaylen Brown : « Je jouerai cet été »

Alors que la saison des Celtics touchait à sa fin, Brad Stevens et Danny Ainge ont discuté ensemble de l’approche que Jaylen Brown devait avoir pour l’été qui arrive.

Cette saison, on a vu chez Jaylen Brown quelques flashs impressionnants, et l’été qui approche sera très important pour lui. Cependant, cela ne fait que deux ans qu’il a quitté son lycée et en incluant les playoffs, il a joué 95 matchs cette saison. Au-delà du travail individuel, le repos et la récupération seront également très importants.

Brown, de son côté, n’a pas attendu que Ainge et Stevens lui présentent leurs plans pour son été.

« Jaylen est entré dans mon bureau et m’a directement dit : ‘je jouerai cet été’, déclare Ainge. J’ai répondu : ‘Ok, dis moi ce que t’as en tête’. Il a simplement dit : ‘C’est parce que je ne veux pas que quiconque puisse croire que je ne suis pas prêt dès maintenant. Je suis prêt à jouer et je suis prêt à gagner.' »

« Il a insisté sur ‘maintenant’. Il ne veut pas que l’on pense de lui qu’il est à deux, trois années près. Il veut faire partie de nos plans pour tout de suite. Évidemment qu’il en fait partie, mais ça vous en dit un peu sur comment est Jaylen. Il veut devenir un grand. »

Ainge a expliqué qu’il avait toujours eu l’intention d’inclure Brown dans le roster des Summer Leagues. Sur ces dernières années, les Celtics ont limité le temps de jeu des sophomores ayant été sélectionnés au premier tour, comme Marcus Smart et Terry Rozier.

Il est probable que Jaylen Brown suive leur parcours. Mais son désir de jouer chaque match, peu importe que ce soit face à LeBron James en finales de conférence ou face à un rookie non-drafté dans un match de Summer League à Salt Lake City*, a trouvé un certain écho chez les Celtics.

« J’adore cette mentalité », confie simplement Ainge.

Brown, troisième choix de la dernière draft, était dans une situation peu habituelle cette saison. Le plus souvent, des joueurs choisis si haut se retrouvent dans des équipes en difficulté. Mais dans ce cas précis, les Celtics étaient une équipe de haut niveau, ayant eu la chance de récupérer le troisième choix de la draft par l’échange de 2013 ayant envoyé Paul Pierce et Kevin Garnett aux Nets.

Brown n’a pas démarré l’année en tant que titulaire, ni même en tant que remplaçant se voyant offrir un temps de jeu conséquent. Mais au lieu de ça, il a appris en observant ses coéquipiers, avant de saisir les opportunités qui lui ont été offertes à force de travail. Il dit avoir pris de bonnes habitudes, notamment sur la façon d’avoir un impact dans un match, ou comment être un bon coéquipier.

« Beaucoup de bons joueurs n’apprennent pas ça si tôt », confie Brown. « Ils mettent trois, quatre, cinq ans à le faire. Je suis content de l’avoir appris dès maintenant, et je continue à l’apprendre. »

Ainge a confié que cela pouvait être bénéfique à un rookie de haut niveau d’être jeté dans le grand bain, avec un gros temps de jeu et un gros rôle, les obligeant à apprendre vite. Mais il tempère cela en mentionnant ô combien la saison qu’a vécu Brown peut être bénéfique, dans une équipe où rien ne lui sera donné.

« Tu ne joues pas dur ? Tu ne joues pas, résume Ainge en parlant d’un effectif comme celui des Celtics. Quand tu fais des erreurs, le coach te sort et tu dois savoir ce que tu fais. Tu es traité de la même façon qu’un vétéran. »

« J’ai dû me battre pour tout ce que j’ai obtenu », ajoute Brown. « J’ai dû gagner chaque minute, chaque possession, et j’ai apprécié. »

Ainge s’est montré particulièrement impressionné par la croissance de Brown, au fur et à mesure de l’avancée de la saison. Pour lui, pas de rookie wall. Il s’est montré de plus en plus à son avantage.

Avant le All-Star Break, l’ailier passait 15,5 minutes en moyenne sur le parquet pour 5,7 points et 2,6 rebonds de moyenne, à 42,7% aux tirs et 30,4% derrière l’arc. Après le break, il est passé à 20,8 minutes, 8,6 points et 3,4 rebonds de moyenne en améliorant largement son adresse pour passer à 49,4% aux tirs et 37,9% à trois points.

Brown a d’abord joué un rôle limité en playoffs lors des deux premiers tours, avant d’être plus utilisé face aux Cavaliers, constituant l’un des seuls rayons de soleil de cette série pour les Celtics.

Le rookie a rentré 17 de ses 29 tirs (58,6%) et s’est parfois retrouvé à défendre sur LeBron James sur l’une des plus grandes scènes du monde. Quand les deux étaient face-à-face au TD Garden, la salle s’enflammait. Les fans étaient parfaitement au courant de ce que Brown pourrait un jour représenter pour cette franchise.

« Je ne pense pas que les gens s’attendaient à me voir contribuer comme je l’ai fait, confie Brown. Aller en finales de conférence et perdre, ça donne faim. J’ai un mauvais goût en bouche, donc je dois travailler cet été et revenir encore plus fort. »

Parmi les rookies ayant disputé plus de 30 matchs la saison dernière, Brown n’a fini que 15e au scoring. Mais seulement deux des 14 devant lui ont atteint les playoffs, les deux ayant été éliminés au premier tour.

Brown est confiant quant à sa progression vers un rôle plus important dans une équipe qui a échoué à « seulement » une marche des Finales NBA.

« Je pense qu’avec son talent et son éthique de travail, il va devenir un grand, disait Gerald Green en fin de saison. Ça fait quelques temps que je suis dans la ligue et que je croise des rookies. Il est spécial. »

« L’an prochain, tout va devenir bien, bien plus facile pour lui, a ajouté Al Horford. Vous verrez un bien meilleur Jaylen Brown. »

* Les Celtics disputeront la Summer League de Salt Lake City du 3 au 6 juillet, puis Las Vegas du 7 au 17 juillet, sans Guerschon Yabusele, blessé et opéré au pied. 

Traduction de l’article du Boston Globe ‘Celtics saw this as a significant growth year for Jaylen Brownpar Baptiste Godreau, relu par Léo Hurlin