Markelle Fultz à la rencontre de Brad Stevens

Boston dispose du 1er choix de la draft qui aura lieu le 22 juin prochain, et Markelle Fultz est presque unanimement reconnu comme le meilleur jeune joueur disponible. Il a rencontré pendant deux jours les Celtics, avec notamment un workout individuel au programme. À l’occasion d’une visite du TD Garden, le futur ex-joueur des Washington Huskies s’est confié sur ce que représente pour lui le fait d’être à Boston.

« J’ai comme l’impression d’être à ma place ici. Ma visite était géniale, c’était une bonne expérience. Je pense que ce serait une bonne chose si je venais à Boston. Les fans sont incroyables. Je pense que leur enthousiasme pourrait se répercuter sur la manière dont je joue sur le terrain, et me procurer un petit surplus d’énergie. »

La rencontre entre Markelle Fultz et les Boston Celtics s’est achevée ce mardi par une longue séance vidéo avec Brad Stevens. Le coach des Celtics y a notamment analysé et critiqué le jeu de l’espoir de 19 ans, et lui a présenté un bref aperçu de la philosophie offensive et défensive des Celtics.

Pour Stevens, cette séance vidéo privée représente une opportunité de voir comment réagit un potentiel futur joueur de la franchise dans l’un des exercices de prédilection du coach. Elle offre aussi l’occasion d’entrevoir l’aptitude de ce joueur à accepter les critiques d’un coach.

De son côté, Fultz s’est réjoui de cette opportunité, et a apprécié écouter Stevens critiquer son jeu.

« C’est bon à entendre. C’est ce que j’ai toujours voulu entendre, même quand j’étais plus jeune, explique Fultz. Je ne prête pas vraiment attention aux remarques positives. Par contre, j’essaye d’écouter ce qui pourrait me rendre meilleur, car c’est ce sur quoi je peux travailler. »

Fultz a expliqué que Stevens avait attiré son attention sur des actions positives comme sur des moins bonnes, mais que l’idée globale était de trouver des moyens de s’améliorer au niveau NBA.

« Il a souligné quelques petits détails sur ma défense, et m’a donné des moyens de m’améliorer, raconte Fultz. Il a relevé ce qu’il a apprécié dans mon jeu offensif, la façon dont je sors des écrans et j’attaque le panier, et d’autres choses du genre. Il m’a aussi parlé de ce que je pourrais améliorer des deux côtés du parquet, ou de ce que je fais bien défensivement. Des critiques positives et négatives. »

À 40 ans, Stevens a maintenant 4 saisons NBA à son actif, mais il ne faut pas oublier que Fultz n’était même pas encore un adolescent lorsque Stevens a enchaîné deux qualifications consécutives pour le Final Four de NCAA avec la fac de Butler en 2010 et 2011. Malgré cela, Fultz est bien conscient des talents de coach de Stevens.

« J’ai toujours pensé que c’était un bon coach, rien qu’à la façon dont il dessine les systèmes et à son affection pour ses joueurs. Vous pouvez interroger n’importe quel joueur qu’il a eu sous ses ordres, tous vous diront qu’il a fait ce qui était le mieux pour eux. C’est un coach proche de ses joueurs. »

À quel genre de joueur pourraient donc s’attendre Stevens et les Celtics s’ils sélectionnaient Fultz avec le premier choix le soir de la draft ?

« Si les Celtics venaient à me sélectionner lors de la draft, ils s’offriraient les services d’un jeune joueur prêt à donner le meilleur de lui-même tous les soirs, explique Fultz. Qu’il s’agisse de scorer, qu’il s’agisse de monter au contre, ou encore d’aller chercher des rebonds, ou même de s’asseoir sur le banc et d’encourager mes coéquipiers à bien jouer, je ferai toujours de mon mieux.

Je dirais qu’au vu de mon jeu, il n’y a aucune chose que je sois incapable de faire, ajoute Fultz. Je peux scorer de partout (lancers francs, à 2 et à 3 points), je peux aller chercher un rebond à tout moment, je peux aller contrer un tir adverse. Pour résumer, je dirais que je suis polyvalent. Je peux défendre sur les postes 1, 2 et 3. En bref, je peux faire tout ce qu’on me demande pour gagner le match. »

Fultz a par ailleurs indiqué que les Celtics ne lui ont pas révélé s’ils avaient l’intention de le choisir avec le premier choix, en indiquant qu’il désire ne rien savoir jusqu’au soir fatidique de la draft.

« Je ne cherche pas à savoir. Je préfère attendre que mon nom soit appelé le jour de la draft, quelle que soit la franchise qui me sélectionne, confie Fultz. C’est mon caractère. Je ne veux rien qui me soit offert, je veux tout mériter. C’est pourquoi je souhaite patienter jusqu’au dernier moment, à rester assis sur ma chaise, en sentant la nervosité s’emparer de moi jusqu’à découvrir si je serai choisi en premier, et où j’irai… Je pense que ce sera bien plus appréciable que d’y aller en sachant d’ores et déjà le sort qui m’est réservé. Je préfère attendre le grand jour. »

Sans doute cette rencontre aura-t-elle permis à Brad Stevens et aux Celtics de se faire une idée plus précise du joueur, et surtout de l’homme qu’est Markelle Fultz. En tout cas, plus que deux semaines à attendre pour que le jeune joueur comme tous les fans des Celtics soient enfin fixés.

Traduction de l’article d’ESPN ‘Markelle Fultz’s final Boston stop? A Brad Stevens film session’ par Guillaume Perrin