Robert Williams enthousiaste au sujet des progrès de ses genoux

Quelque chose semble expliquer la joie et la satisfaction dont Robert Williams fait étalage ces temps-ci.

Les complications de l’anomalie congénitale qui affecte les genoux du pivot rookie, connue sous le nom de syndrome de l’artère poplitée piégée, régressent. Pour l’instant en tout cas.

Grâce à des soins régulièrement prodigués et un suivi de la part du staff médical des Celtics, les douleurs et l’engourdissement chroniques ressentis par Williams ont grandement diminué. Williams est gêné par ces problèmes depuis sa première saison à l’Université Texas A&M, problèmes qui ont écourté sa participation à la Summer League de Las Vegas.

« Sincèrement, avec le planning de soins, ma tendinite s’est clairement calmée, expliquait Williams cette semaine. Elle ne me gêne presque plus comparé à avant. C’est clairement une bonne nouvelle, mais il faut continuer à surveiller ça de près. »

« C’est vraiment génial de pouvoir jouer et d’être presque à 100%, de pouvoir me donner à un niveau que je ne pouvais pas atteindre quand ça me faisait mal, a-t-il ajouté. Ça me rend vraiment content de pouvoir faire tout ça. »

La saison d’initiation à la NBA de Williams est remplie de petites routines quotidiennes ainsi qu’un planning qui prévoit notamment beaucoup de temps auprès d’Art Horne, directeur des performances, et de son staff.

« Il y a plus de personnel, plus de disponibilités, plus de suivi, compare Williams avec l’université. À la fac, il y avait une ou deux personnes, donc il y a clairement plus un vrai souci du détail ici. Tout le monde est impliqué, chacun fait sa part. »

Interrogé sur le bilan personnel dressé par Williams, Brad Stevens, son entraîneur, a dit :

« Je suis encouragé par ses mots, c’est une bonne chose. Notre staff fait un super boulot avec ces gars, Al [Horford] vous le dirait aussi. Je suis content de savoir qu’ils sont entre leurs mains. »

À en juger par ses performances récentes, il semblerait qu’Horford, 32 ans, a beaucoup bénéficié du programme de repos et de renforcement musculaire mis au point pour soulager les douleurs qu’une tendinite au genou gauche lui occasionne. De son côté, Williams, 21 ans, est désormais libre de pouvoir retenir le plus de leçons possibles de sa saison rookie.

Pour le moment, c’est en G League qu’il étudie.

Même s’il préfèrerait fouler le parquet avec la maison-mère, Williams apprécie ses quelques apparitions irrégulières sous le maillot des Red Claws, maintenant que le retour d’Aron Baynes est venu diminuer son rôle potentiel.

Certains jeunes joueurs, et même des rookies – surtout ceux draftés haut – font montre d’un peu trop d’orgueil vis-à-vis de ces assignations dans une ligue inférieure. Pas Williams.

« C’est une leçon d’humilité plus qu’autre chose. Il y a des gens qui pensent qu’une fois arrivé en NBA, on y reste, qui pensent que c’est un spot permanent, raconte Williams. Mais je sais qu’on peut être relégué. Ça m’aide sur le plan personnel aussi. »

Du point de vue des Celtics, ce temps de jeu bonus permet de développer deux aspects du jeu du joueur.

« C’est important dès maintenant et à long-terme, détaille Stevens. Je pense que cette expérience dans le Maine lui permet de bosser sur deux points, sur lesquels on estime qu’il a le plus de boulot : nous assurer qu’il cavale sur le parquet et qu’il enchaîne plus vite derrière ses écrans. C’est ce sur quoi on va se concentrer durant, je dirais, le prochain mois. »

En attendant, si son temps de jeu chez les Red Claws se développe, Williams pourra également travailler sur un autre aspect important, maintenant que ses genoux sont prêts.

« Continuer à bosser ma condition physique pour être à l’aise, faire des séries de musculation en plus, énumère Williams. J’en ai besoin, clairement. Ils m’envoient ici pour bosser. Si je n’ai pas de temps de jeu là-bas, c’est bien que j’en aie ici. »

Traduction partielle de l’article du Boston Herald « Celtics’ Robert Williams encouraged by easing of knee condition » par Léo Hurlin