Bilan de la semaine 17 : vivement le break ? (35-21)

Les matchs :

On débute la semaine avec la réception du Thunder qui reste sur sept victoires consécutives. Un vrai match de playoffs avant l’heure, que l’équipe parvient à maîtriser globalement grâce à une bonne construction de ses actions. Avec plusieurs absents, Boston se rend ensuite chez les Cavaliers. Le match n’est pas mémorable mais l’équipe assure l’essentiel et va chercher son dixième succès en onze matchs. La tension de la trade deadline retombée, Boston accueille après cela les Lakers dans un drôle de match avec beaucoup de vedettes du sport US dans les gradins. Drôle de match sur un rythme enlevé mais confus, sans application ni sérieux, qui voit L.A. punir Boston sur un buzzer beater de Rajon Rondo. La semaine se termine en back-to-back contre les Clippers, qui disputent leur premier match depuis la fin d’un marché des transferts où ils se sont montrés très actifs. Ce match restera certainement comme un exemple malheureusement trop parfait de ce qu’est la saison des Celtics, à savoir une campagne frustrante. Et pour cause, l’équipe démarre avec une vraie concentration des deux côtés du parquet et une exécution méthodique face à une équipe légitimement perdue en face. Mais la tendance va complètement s’inverser et l’écart qui était monté à +28 finira, au buzzer final, à -11…

Pour accéder aux boxscores, aux highlights, aux étoiles attribuées par celticsfr et à un petit récapitulatif de la rencontre, cliquez sur chaque match.

(20 h 00)
TD Garden

Maillot: STATEMENT
(1 h 00)
Quicken Loans Arena

Maillot: ICON
(2 h 00)
TD Garden

Maillot: ICON
(2 h 00)
TD Garden

Maillot: STATEMENT

Les perfs :

Notre regard global sur la semaine est forcément partagé, entre d’un côté une victoire convaincante contre un Thunder en forme, mais de l’autre un match déjà moins intéressant contre les Cavs puis un back-to-back terriblement frustrant contre les deux équipes de Los Angeles, une frustration qui est d’ailleurs publiquement partagée par les joueurs (voir ci-dessous).

Au milieu de tout ça, peu de joueurs se sont véritablement démarqués au petit jeu des étoiles de la rédaction. Ainsi, Marcus Smart et Daniel Theis totalisent chacun cinq étoiles : le premier pour les matchs contre OKC et Cleveland, le second pour le back-to-back LAL/LAC.

Smart a commencé la semaine en grande pompe avec deux performances consécutives à 18 et 17 points (8/14 en cumulé à 3P) avant de passer globalement au travers le reste de la semaine.

Theis, en revanche, a été plus constant et termine d’ailleurs la semaine avec un +/- de +7 malgré deux défaites. Sur ses quatre matchs, il tourne à 12,5 points, 4 rebonds et 1,3 contres, mais surtout reste sur un 6/6 (agrémenté de six sourires) bien sympathique derrière l’arc et un excellent 87,5% de réussite au global (5,3/6 tirs par match). Il s’affirme une fois encore comme un role player très intéressant et un intérieur avec d’excellentes mains.

Derrière Smart et Theis, ça devient déjà plus compliqué de trouver du positif. Jayson Tatum et Gordon Hayward pointent tous deux à quatre étoiles, pourtant leurs prestations sont loin d’avoir été unanimement convaincantes de long en large.

Commençons peut-être par Hayward, car on sait clairement quel est l’obstacle principal à son retour en force : le mental. Et de ce côté-là, si l’on voit les choses de façon positive, Gordon a montré une certaine détermination sur deux matchs. On l’a notamment vu très méthodique et concentré contre les Cavs, dont il a parfaitement étiré et manipulé la défense, prenant les bonnes décisions pour arriver à ses fins tout en restant altruiste. Maintenant, le problème reste que l’on peut généralement voir dès le début d’un match quel sera le visage que montrera Hayward durant son déroulement, et ça n’a pas manqué contre OKC ou LAL.

Un petit mot peut-être sur Kyrie Irving, qui a alterné le très bon face au Thunder avant d’être reposé contre les Cavs, et qui s’est surtout mémorablement troué face aux Lakers de LeBron James. C’est difficile d’être critique envers Kyrie qui réalise une saison excellente, qui montre comme on a pu le dire énormément de progrès dans la gestion du jeu, dans l’implication défensive, mais force est de constater qu’il a pris l’affrontement avec LeBron de manière bien trop personnelle et qu’il n’avait probablement jamais semblé aussi déconnecté du jeu collectif des Celtics que sur ce match. On peut certainement voir ça comme une nouvelle leçon dans sa métamorphose en tant que leader, et Kyrie était d’ailleurs attendu au tournant le lendemain soir face aux Clippers. Tout semblait plutôt bien parti pour Kyrie avant qu’il ne se blesse (voir plus bas).

L’actu :

C Us Crise, le retour ?

Il y a bien sûr de quoi être frustré par l’issue du back-to-back Lakers/Clippers à domicile, particulièrement quand on repense que Boston menait à chaque match par plus de 20 points.

On pourrait aussi se dire que ça arrive et qu’on ne peut pas gagner tous les matchs. Mais quand les joueurs eux-mêmes se lâchent dans la presse, parfois à un niveau qu’on avait pas encore atteint cette saison – malgré tous les bas qu’elle a connu, on est peut-être en droit de se dire que le All-Star Break sera plus que jamais un point critique de cette campagne.

Marcus Morris Sr. en particulier semblait très remonté et très franc avec les journalistes, ce qui est rarement perçu comme un bon signe vis-à-vis de la cohésion d’un groupe :

« Le problème pour moi ce n’est pas la défaite, c’est nos attitudes respectives. Les gars baissent la tête, il n’y a tout simplement aucune joie. On se se bat pas. Même quand on gagne, il n’y a aucun plaisir, je ne vois pas la moindre joie. Dans les autres équipes, les gars du banc sont debout, ils sautent sur le parquet, ils ont l’air d’apprécier de voir leurs coéquipiers réussir, tout a l’air plaisant, ils jouent ensemble et pour gagner. Et nous, on a juste l’air d’un groupe d’individualités. »

Avant de poursuivre :

« Le but doit être la victoire, point barre, c’est pour ça qu’on doit jouer, se sacrifier en jouant dur, en étant un bon coéquipier, tout ça. Il faut mettre le reste de côté. Personne n’a été tradé, la deadline est passée, on se bat pour un titre, on doit aborder les matchs comme ça, victoire, défaite, égalité, peu importe. On ne gagnera pas tous les matchs, mais on n’a aucune attitude, aucune dureté, aucune joie. Cette saison est longue. »

Mais encore ?

« On a une super équipe, des gros noms, mais sans plaisir ni cohésion, on ne peut pas gagner. Je n’ai jamais vu une équipe qui ne prenait aucun plaisir, qui ne développait pas d’entente sur le parquet gagner. Si on veut gagner le titre, il faut d’abord changer ça. »

Difficile de juger de l’extérieur si le mal est aussi profond que le dit Morris. Terry Rozier apporte quant à lui une explication assez simple et qu’on a certainement pu constater cette semaine :

« C’est une question d’effort. Il est absent. On peut s’entraîner autant qu’on veut, si l’effort n’y est pas… On joue contre des pros, tout le monde peut marquer, ce sont des pros, si l’effort n’y est pas, on a aucune chance. »

Morris rassure tout de même en indiquant qu’il « croit vraiment que ça peut changer. » Les prochains matchs et le retour après le All-Star Break seront donc l’occasion de voir si ça passe ou ça casse.

Mais pour ne rien arranger, Kyrie Irving semble s’être fait mal au genou lors du match contre les Clippers, et on attend plus de nouvelles sur ce qui a été officiellement qualifié d’entorse.

Si sa blessure s’avère sérieuse, il faudra donc une nouvelle fois procéder à des ajustements. Un constat que partage Brad Stevens, qui, pour préserver son groupe, endosse la responsabilité de ce mini-cataclysme sur ses épaules :

« Je dois me regarder dans une glace avant toute chose et trouver ce que je peux faire pour aider : d’autres rotations, d’autres systèmes, mieux débuter les quart-temps, peu importe mais la réponse se trouve quelque part et on doit la trouver. »

Marcus Morris, décidément très affable, propose en tout cas de se sacrifier pour le groupe :

« Pour prétendre au titre, ça doit changer. Peu importe ce qu’il faudra, je suis pour. S’ils veulent ajouter plus de jus dans le cinq en me sortant, ça me va. Je veux gagner, c’est l’objectif. »

En vrac :
  • Anthony Davis sera un Pelican jusqu’à cet été, c’est une petite victoire pour le front office des Celtics qui ne voit pas s’écrouler d’ores et déjà son château de cartes, NOLA n’ayant pas cédé aux magouilles des Lakers. On peut se reconcentrer sur le parquet à présent ?
  • Présent au match contre les Lakers, Kevin Garnett a pu visiter pour la première fois le Auerbach Center, nouveau QG des Celtics. Il en a profité pour glisser quelques conseils à Al Horford et pour recommander à Jayson Tatum de s’entraîner avec Paul Pierce cet été.
  • Les Celtics ont enfin résolu la situation avec Jabari Bird en l’envoyant aux Hawks peu avant la trade deadline. Les Hawks ont depuis coupé le joueur, chose qu’ils pouvaient davantage se permettre d’un point de vue financier que Boston.

Le point TTFL :

Le yo-yo continue pour l’équipe qui chute à la 98e place en milieu de semaine avant de bien terminer la semaine et de finir 82e (+4) du classement général TTFL, tout en restant 8e des comptes de franchises comme c’était le cas dimanche dernier.

Individuellement, c’est Lumi qui tire son épingle du jeu avec 329 points alors que Coco pointe à 200 points et termine la semaine en dernière position.

La semaine prochaine :

Seulement deux matchs cette semaine puisque le calendrier laisse ensuite place au All-Star Weekend, mais pas des moindres ! L’équipe va devoir enchaîner un déplacement chez les Sixers, acteurs majeurs du marché des transferts ces derniers jours, suivi d’un match contre les Pistons (qui ont aussi fait quelques changements) en back-to-back à domicile.

Semaine 18

DateLocalHeure/RésultatVisiteurHeure française Maillot
2 h 00 CITY
1 h 30 ASSOCIATION

Article rédigé par Léo Hurlin