Un vol salvateur… avant l’envol ?

Mardi matin, quelques heures avant que les Celtics n’écrasent les Warriors dans un match assez surprenant et qui avait des allures de retour au sommet pour eux (128-95), Brad Stevens confiait aux journalistes avoir eu une longue conversation avec Kyrie Irving à bord de l’avion de l’équipe.

Stevens, avant de bien faire savoir aux journalistes que la conversation ne méritait pas de faire les choux gras de la presse, indiquait ensuite avoir eu le sentiment que cette discussion avait fait réaliser à Irving qu’il restait encore une bonne quantité de matchs à disputer.

Une hypothèse du coach à laquelle Kyrie souscrit complètement.

« C’est un peu accablant à la longue, comme je l’ai dit, mais ça fait partie de tout ce business, explique Irving. C’est tout le côté business de ce sport qui me complique la vie, à vrai dire, le fait de devoir composer avec tout ce merdier, pour être franc avec vous. Je dois faire en sorte que le côté basket reste fun. C’est là où j’excelle, c’est ce que j’aime faire, et j’aime être avec mes coéquipiers, c’est ce qui me rend heureux. Le côté business, ça restera du business. Le fait d’être avec mes coéquipiers, sur le plan privé, c’est la seule chose qui devrait compter. [La discussion] ne m’a pas vraiment appris quelque chose mais ça m’a montré qu’il fallait que je baisse la garde, ça m’a montré que je n’étais pas en décalage avec tout le monde. Il n’y a pas de compétition dans le vestiaire, la vraie compétition c’est sur le terrain. C’est la chose la plus importante. »

Avant de poursuivre :

« Le fait de parler avec Brad, avec Danny [Ainge], m’a vraiment aidé et m’a permis de m’exprimer au lieu de garder des choses pour moi. Ça m’a permis de me concentrer seulement sur le terrain et d’y prendre du plaisir. »

Avant cette victoire mardi, les Celtics avaient perdu sept de leurs dix derniers matchs et leurs liens semblaient s’effilocher. Irving s’exprimait à la presse en termes brefs, et ses coéquipiers se muraient dans le silence tout en essayant de comprendre ce qui clochait.

C’est apparemment leur long vol vers la Californie et toutes les conversations qu’un tel vol peut entraîner qui ont fait beaucoup de bien aux Celtics.

« Ce long vol en avion nous a aidés. C’est tout ce que je vous en dirai, acquiesce Irving. Ce vol nous a aidés. On en avait besoin. On en arrivait à un stade où on allait en avoir marre de nous battre les uns contre les autres et nous battre contre la terre entière. Et ça n’en vaut pas la peine. On voulait vraiment arriver ici et jouer au basket. C’est notre refuge. Et nous devons tout faire pour le protéger, personne ne peut infiltrer notre sanctuaire. »

L’effectif des Celtics regorge de talent, mais ce talent n’a pas constamment apporté des victoires. De ce fait, les joueurs ont souvent expliqué devoir explorer des solutions à leurs problèmes en interne. Après la victoire de mardi, ils expliquaient sentir une évolution positive.

« Les choses évoluent dans la bonne direction, affirme Jaylen Brown. Peu importe ce qu’il se passe, on doit conserver cette même mentalité positive. Chacun doit se regarder dans une glace, et c’est ce que nous avons fait : essayer de changer les choses pour le meilleur et apporter notre pierre à l’édifice de ce groupe. »

Traduction de l’article de masslive.com « Kyrie Irving says Boston Celtics’ long plane ride was helpful, Celtics are ’fighting the outside world’ » par Léo Hurlin