Bilan de la semaine 21 : crucifiés puis ressuscités (41-26)

Les matchs :

La semaine commence avec un match dans l’après-midi face aux Rockets, une situation qui réussit rarement aux Celtics. Cependant, l’équipe se fait totalement dominer dans la première partie de la rencontre et retourne aux vestiaires sous les huées d’un TD Garden qui s’attendait certainement à mieux (on sait que c’est typiquement dans ce genre de matchs que l’équipe répond présent). Au retour, les choses semblent d’abord parties pour s’aggraver avant que Boston ne réagisse et revienne dans la partie… mais trop tard. Brad Stevens ne pourra que souligner que « l’équipe a perdu ce match dans les 30 premières minutes ». Vient ensuite l’heure d’un road trip à l’Ouest, road trip qui débute chez les Warriors privés de Klay Thompson. Difficile de savoir quel visage allaient montrer les Celtics après un match où on les attendait déjà, mais l’équipe commence par un gros run avant que GSW ne recolle. Heureusement, on peut voir les ressources mentales de l’effectif qui ne faiblit pas, continue d’exécuter son meilleur basket (38 assists, record de saison) et finit même par creuser un vrai gros écart. Steve Kerr agite le drapeau blanc et Boston repose ses cadres, un repos certainement de bon augure avant le back-to-back contre les Kings. Kyrie Irving est déclaré forfait en dernière minute pour ce match, et les Kings – qui sont loin d’être ridicules cette saison, attaquent pied au plancher cette rencontre et ne faibliront que rarement. Heureusement, Jayson Tatum prend ses responsabilités, Al Horford noircit la feuille et Gordon Hayward libère les Celtics avec un somptueux game winner qui permet à son équipe d’accrocher (enfin !) sa quarantième victoire de la saison. Après deux jours de repos, les Celtics se rendent à Los Angeles pour le dernier match de la semaine contre des Lakers qui semblent au bord du précipice. Les deux équipes livrent un match bizarre, pas franchement inspiré, mais Boston finit par parvenir à se détacher assez facilement d’une équipe de Los Angeles complètement émoussée.

Pour accéder aux boxscores, aux highlights, aux étoiles attribuées par celticsfr et à un petit récapitulatif de la rencontre, cliquez sur chaque match.

(21 h 30)
TD Garden

Maillot: STATEMENT
(4 h 30)
Oracle Arena

Maillot: ASSOCIATION
(4 h 00)
Golden 1 Center

Maillot: ICON
(2 h 30)
Staples Center

Maillot: ICON

Les perfs :

Peut-être est-ce un signe d’un ordre naturel qui s’installe ou des jours meilleurs que disent voir venir les joueurs (cf. plus bas), mais cette semaine, un groupe très homogène de Celtics tire son épingle du jeu : Irving et Hayward pointent à cinq étoiles de notre part, suivis par Jaylen Brown et Marcus Smart avec quatre, eux-mêmes suivis de Horford et Tatum qui en cumulent trois.

Sur le plan individuel, Kyrie sort une semaine à 24,3 points (59,1% de réussite globale et 55,6% à 3P), 7,3 passes décisives, 7 rebonds et 1,3 interception de moyenne. Il faut souligner en plus de cela une certaine activité défensive retrouvée, comme on avait pu s’en délecter en début de saison, ce qui témoigne sans aucun doute des bienfaits que ses récentes conversations avec Stevens et Danny Ainge au terme desquelles son entraîneur disait avoir eu le sentiment que Irving s’était manifestement senti soudainement libéré d’un poids (voir lien plus bas).

Gordon Hayward s’est également distingué cette semaine. Après un match des plus banals contre Houston (6 points à 3/7), Hayward (à qui il manque vraiment un surnom cool pour ne pas se répéter ; le premier qui mentionne « Hair Gordon » a perdu… « Gamer Gator » ?) a enchaîné avec trois prestations remarquables : tout d’abord, une excellente sortie face aux Warriors avec 30 points à 75% (agrémentés de 7 rebonds et 4 assists) toujours plaisants à voir compte tenu de la précision quasi-chirurgicale de son exécution offensive, puis avec 12 points (60%) certes plus timides mais ponctués d’un somptueux game winner face aux Kings, et enfin 15 points (6/8) très corrects et suffisants face aux Lakers. Sur les trois derniers matchs, ça nous donne donc 19 points de moyenne à 70,6%. Pour la petite anecdote même si la statistique est un peu niaise, Hayward est devenu grâce à son match face aux Warriors le troisième Celtic de l’histoire à inscrire au moins trois fois dans une saison 30 points en sortie de banc après Kevin McHale et Ricky Davis.

Hayward semaine 21

JoueurFGAFG%3PA3P%FTAFT%RPGAPGTPGPPG
usaGordon Hayward10.365.93.338.52.050.03.53.81.315.8

Derrière ces deux joueurs, on retrouve donc Smart qui se fait souvent remarquer dans les défaites par son effort infaillible (et qui termine la semaine à 51,6% de réussite globale ainsi que 45% à 3P), Brown qui s’est notamment démarqué face aux Rockets en jouant toujours aussi agressivement, Tatum qui a pris ses responsabilités face aux Kings en l’absence du meilleur porteur de ballon de l’équipe (Irving), et enfin Horford qui a alterné domination et discrétion mais qui termine tout de même sa semaine avec 13,8 points (77,8% de réussite, 50% derrière l’arc), 7,3 rebonds, 4,3 assists et aucun lancer-franc raté (dont quatre assez importants contre Sacramento).

À l’inverse, la semaine a été plus délicate pour Marcus Morris Sr. qui termine avec 11,3 points à 41,9% de réussite (28,6% à 3P). Il est difficile de situer avec exactitude à partir de quand on peut dire que l’excellente forme de Morris en début de saison a pris fin, alors regardons mois par mois l’évolution de ses pourcentages de réussite :

L’échantillon n’est pas aussi important d’un côté que de l’autre, mais Morris inscrivait 40,9% de ses 5,1 tentatives à 3P par match avant le All-Star Weekend. Depuis cette date, il ne rentre plus que 24,6% de ses tirs primés sur 6,3 (!!!) tentatives par rencontre, et ce alors que son temps de jeu sur ce mois n’a jamais été aussi bas.

C’est un peu facile de tirer sur l’ambulance après avoir encensé Morris pour son début de saison tonitruant, mais il faut tout de même bien signaler que sa méforme actuelle pourrait se révéler assez pénalisante. Certes, sa moyenne de saison (38% de réussite sur 5,3 tentatives) est plus qu’honorable mais il n’en reste pas moins que sa régression dans ce domaine sur l’ensemble de la saison est frappante. On entend souvent l’adage « Shooters shoot » mais peut-être faut-il rappeler que les moyennes de Morris au tir extérieur en carrière sont tout au plus correctes.

L’actu :

Cette fois, c’est la bonne ?

Ce road trip annuel en Californie est souvent un moment-clé du calendrier des Celtics, et il semblerait qu’il ait permis à l’équipe de trouver ou retrouver une certaine cohésion.

Bien sûr, on a espéré à plus d’une reprise que chaque fois serait la bonne avant d’être déçus, mais les joueurs ont pleinement conscience de l’urgence de la situation, et à les en croire, il y aura eu un avant et un après le long vol vers la Californie :

« Tout le monde parlait [dans ce vol], indiquait Marcus Smart, même les gars qui d’habitude restent un peu dans leur coin, ne parlent pas trop. Chacun interagissait avec l’autre. Il n’y avait que du rire et des sourires. »

« Il était temps que tout le monde se réveille, en gros, rappelait Terry Rozier, et on sait que ce road trip est important pour la fin de saison. Je suppose que Brad et Ky en ont parlé. Ky est notre leader, quand il est d’humeur et qu’il va bien, c’est contagieux et ça nous rend durs à battre. »

« C’était un vol agréable, abondait Marcus Morris. On venait de se faire botter le derrière, et ça a un peu changé notre perspective sur tout, les gars affichaient une meilleure attitude, plus positive. Je crois que ça a eu un effet sur les matchs qui ont suivi. »

Selon Al Horford, c’est Kyrie Irving qui a initié le rapprochement entre coéquipiers :

« Ce vol à travers tout le pays est long, chacun met son casque, et Kyrie commence à parler, propose de jouer aux cartes. On s’est tous mis à parler. Je crois que son geste nous a tous rapprochés. »

Les coéquipiers et entraîneurs de Kyrie suggèrent que les actes de leadership de ce dernier ne font souvent pas les gros titres parce qu’il ne s’en vante pas :

« Il n’est pas du genre à venir vous le dire, ajoutait Horford, et nous n’allons pas non plus parler que de ça. »

Brad Stevens, qui comme Kyrie a essuyé son lot de critiques cette saison, se révèle en tout cas – là encore comme Kyrie – être une personne très attentive et cela fait de lui (d’eux) un maillon essentiel de la vie du groupe en coulisses :

« Je me suis dit que si chacun se trouvait en accord avec son rôle dans l’équipe, peu importe qui la constitue, alors on pourrait faire quelque chose de spécial. On ne peut pas prédire que l’équipe gagnera le titre, mais elle aura maximisé son groupe. Mais qui sait combien de temps ça peut prendre ? Nous n’y sommes pas encore parvenus, mais j’espère qu’on s’en rapproche. »

Un discours qui convainc clairement Irving :

« Ça signifie énormément de choses, je veux dire, vraiment énormément. Je pourrais parler des heures du versant humain de ce business, mais je sais que Brad en a conscience. Il nous apprécie pour ce que nous sommes en tant qu’humains en premier lieu, et ensuite comme joueurs. »

C’est ce qui semble bien parti pour véritablement faire la différence cette fois-ci : le groupe semble renouer ses liens.

Interrogé après la victoire contre les Lakers sur la résurgence de son équipe, Morris présente en tout cas Irving comme le leader de cette équipe :

« Demandez donc à ce gars (Kyrie). Son énergie nous a tout simplement amenés au niveau supérieur. Il a été super pour cette équipe. Tout le monde parle et raconte qu’il veut s’en aller d’ici, tout ça, mais pour nous il a été super, un vrai bon leader. »

Le mot de la fin reviendra donc à Kyrie :

« On a dû subir les attentes, les pressions extérieures qui ont eu une influence sur le vestiaire. Il n’y a plus de temps à perdre là-dessus. Ce qui compte, c’est nous, c’est que nous soyons compétitifs et que nous soyons organisés à chacune de nos apparitions sur le parquet. Et comme je l’ai dit, ça vaut pour moi en premier lieu. Mon énergie, mon état d’esprit, ça doit commencer par là. Quand toute l’équipe est sur la même longueur d’onde, c’est spécial. »

En vrac :
  • Avant la performance de Hayward face aux Warriors (et le game winner face aux Kings !), on vous offrait une traduction d’un article ESPN sur l’aspect le plus difficile à gérer pour l’ailier dans son processus de retour.
  • Chez celticsfr, on adore vous donner des informations complètement anecdotiques. La dernière en date ? Selon The Athletic, les joueurs ont beaucoup joué au Uno dans l’avion qui les menait en Californie, mais difficile toutefois de savoir qui est le meilleur entre Smart, Horford et Guerschon Yabusele. Morris préfère quant à lui jouer aux dés avec Terry Rozier, Brad Wanamaker et parfois Irving.

Le point TTFL :

Notre équipe remonte bien la pente et finit 45e (+13) au classement général par équipe, tandis qu’elle retrouve le podium (3e) au classement des franchises pour la première fois depuis la semaine 14 !

Coté individuel, Satin est le MVP avec un excellente semaine à 356 pts. A la place du cancre, on retrouve Coco pour la 6e fois déjà, avec seulement 190 pts.

La semaine prochaine :

Tout d’abord, fin du road trip avec le match face aux Clippers. Ensuite, les Celtics rentreront au TD Garden pour accueillir les Kings. Enfin, les Hawks se présenteront à Boston pour terminer la semaine avec un match à un horaire très inhabituel, 17h30 heure française.

Semaine 22 liste

DateLocalHeure/RésultatVisiteurHeure française Maillot
3 h 30 ICON
0 h 30 ASSOCIATION
17 h 30 ICON

Article rédigé par Léo Hurlin, Lucas Hecker et Hugo Geindre