Kemba Walker débarque à Boston

Kyrie Irving à peine parti, Al Horford qui s’apprête à rejoindre les Sixers, les Celtics contre-attaquent et enregistrent l’arrivée de Kemba Walker !

Signé pour 141 millions de dollars sur quatre ans, Walker est l’une des toutes premières signatures de cette free agency 2019. La signature s’est faite dès l’ouverture du marché à 18h heure locale, soit minuit en France. Cela avait été annoncé dès la veille par Adrian Wojnarowski et Shams Charania qui avaient tous deux indiqué que Walker serait à Boston pour parapher ce contrat dès que possible.

Danny Ainge avait assuré dès le soir de la draft que des joueurs « mourraient d’envie » de jouer à Boston. Avait-il déjà Kemba en tête ?

Tout ce qu’on sait, c’est que ce n’était pas le plan A des Celtics, mais les choses se sont tout de même décantées très rapidement.

Marc Stein avait tout d’abord annoncé dès le 25 juin que Boston « poursuivait, dans l’ombre » cette piste, avant que Woj n’ajoute quelques jours plus tard des mots bien plus explicites, faisant des Celtics les favoris pour s’attacher les services du joueur.

Walker pouvait prétendre à un contrat supermax à Charlotte, qui ne le lui a manifestement pas proposé. Pire encore, selon Charania, l’offre finale des Hornets n’atteignait même pas les 190 millions du max classique qu’ils pouvaient lui offrir. Est-ce pour cela qu’il est parti ?

Jeff Goodman rapportait en tout cas que la raison principale qui a convaincu Kemba de choisir Boston est la possibilité de viser loin en playoffs et de jouer avec des talents comme Jayson Tatum, Gordon Hayward et Jaylen Brown, ne plus avoir à tout faire comme à Charlotte.

Du côté des Hornets, on ne peut que se demander pourquoi ils n’ont pas tenté d’échanger leur désormais ex-meneur à la trade deadline de février dernier plutôt que de le perdre contre (allez, pratiquement) rien et ne même pas améliorer leur situation financière.

Kemba, qui va donc devenir le troisième meneur All-Star titulaire (on relèvera pour l’anecdote que Kyrie, Kemba et Isaiah Thomas étaient tous trois issus de la draft 2011) à Boston en deux ans, aura un grand vide à combler avec le départ de Kyrie pour Brooklyn.

Heureusement pour lui, il arrive tout d’abord avec un énorme capital sympathie (ce dont ne disposait plus vraiment Irving). Ce n’est peut-être pas l’argument prioritaire pour certains, mais nombreux sont les fans qui espéraient avant tout retrouver du plaisir à suivre les Celtics. Ainge partageait également ce sentiment en début de semaine dernière :

« Je pense que quand on ne travaille qu’avec des gens humbles, bosseurs et qui sont prêts à endosser le rôle qu’on leur donne pour aider l’équipe, ça rend le tout plus agréable. On sait tous qu’il faut une certaine dose de talent pour gagner, mais c’est plus sympa de se rendre au travail quand on bosse avec des gens bien. »

Attention toutefois, Kemba est bien plus qu’un chic type.

Les Celtics, à qui il a mis 121 points en 129 minutes cette saison passée, ont pu voir de près qu’il disposait de vraies qualités de basketteur… qui rappellent d’ailleurs beaucoup celles de son prédécesseur.

Brad Stevens doit aussi certainement bien se rappeler de Walker, puisque ce dernier avait gagné un titre NCAA en battant le Butler de Stevens en 2011.

Nous ferons certainement un article d’analyse de son jeu et du fit, mais attendons déjà de voir la suite que nous réserve le front office.

Pour se projeter sur la suite, notons que Terry Rozier est envoyé via sign and trade à Charlotte pour remplacer Kemba. Grâce à une règle du CBA, le salaire de Walker dans ce trade ne compterait qu’à 50%, ce qui signifie que l’échange Rozier/Walker devrait pouvoir se faire tel quel. On attend cependant de voir comment les Celtics choisiront d’opérer car leurs options d’un strict point de vue financier sont encore floues.

Ainge et son staff vont maintenant devoir notamment remplacer Al Horford, qui devrait rejoindre les Sixers.

Article rédigé par Léo Hurlin, crédit photo : Kent Smith/NBAE