2020 : cinq développements à suivre

Nouvelle année, nouvelles possibilités mais aussi nouvelles échéances. C’est pourquoi on vous propose une nouveauté pour débuter l’année en fanfare, nos cinq développements à suivre concernant l’équipe.

Un trade pour un intérieur ?

C’est la question la plus brûlante : Boston doit-il faire venir un intérieur ?

Nous en avons déjà parlé il y a à peine une quinzaine de jours dans un mailbag, mais les options de Boston sont très limitées si vous voulez un joueur réellement meilleur que Daniel Theis, solide depuis le début de la saison et son intronisation dans le cinq de départ. Robert Williams à son relais souffre actuellement de la hanche mais ses minutes ont quasiment toujours été très intéressantes et alléchantes en dépit de nombreuses erreurs évitables. Même Enes Kanter dont on n’attendait pas grand-chose à la rédaction a trouvé le moyen d’afficher un +/- positif et même de venir pallier le (faux) problème des rebonds.

Bref, l’équipe aligne les intérieurs dont elle dispose mais aussi ceux qu’elle a choisis.

Vous êtes régulièrement plusieurs à nous soumettre l’idée de faire venir un intérieur reconnu comme une force dominatrice au rebond, un joueur massif et productif, mais si l’on regarde les dernières équipes de Brad Stevens au cours des dernières années, il est clair et net que ce n’est pas le style recherché par l’entraîneur et par Danny Ainge. Bien sûr, des « unicorns » existent dans cette ligue mais à un prix astronomique, et pour cause.

C’est d’autant plus vrai que Boston n’a pas grand-chose à transférer. Le pick de Memphis peut toujours devenir un énième joyau, les Jays semblent se rapprocher du statut d’intransférables, Gordon Hayward et Kemba Walker sont à exclure d’office tant ils font partie du noyau de l’équipe. Casser ce noyau pour un joueur imparfait comme un Andre Drummond dont le jeu ne colle même pas avec celui des Celtics serait coûteux et n’est pas réaliste. Les joueurs de la classe supérieure sont légitimement intouchables.

Côté Boston, une fois passés les quatre meilleurs joueurs, on arrive à Marcus Smart qui est le seul joueur qui touche un salaire dans la tranche des 10 millions mais un trade du All-Defensive semble insensé.

On verra si le marché des buyouts apporte quelque chose d’intéressant ou ce que Boston fera à l’été prochain, mais d’ici-là nous sommes quasiment certains qu’aucun nom ronflant ne viendra bousculer l’ordre établi à Boston.

Qui sera la prochaine star dont le nom sera relié à Boston ?

Avec la résolution de la saga Anthony Davis, Boston a échoué à recruter ce qui était semble-t-il sa cible principale de ces dernières années. Alors, qui sera la prochaine grosse star dont le nom sera relié à Boston ?

Il n’y en aura peut-être pas. Alors, certes, Karl-Anthony Towns pourrait commencer à s’impatienter du côté de Minneapolis, ou Giannis Antetokounmpo refuser de prolonger à Milwaukee, mais au vu de la saison que Jaylen Brown et Jayson Tatum sont en train de réaliser, il n’est pas délirant de penser que Boston ne sera peut-être pas intéressé. On parle de deux très gros noms, mais le noyau des Celtics a laissé entrevoir pas mal de choses qui font dire que la patience pourrait porter de très beaux fruits.

Rien ne semble évident pour le moment, mais l’émergence des Jays comme stars ou la soudaine disponibilité d’un très grand joueur sur le marché pourrait complètement altérer la trajectoire que l’équipe semble emprunter.

Que décidera Gordon Hayward ?

Son jeu a sans aucun doute évolué, mais en termes de niveau et de production, Hayward montre cette saison qu’il mérite chaque centime du contrat max que Boston lui avait offert en 2017.

À tel point qu’il est totalement légitime de se demander ce que le joueur décidera cet été, lorsqu’il devra choisir d’exercer ou non sa player option pour une dernière année de contrat en 2020-2021.

S’il devient FA, Hayward sera l’un des meilleurs joueurs sur le marché et pourrait donc être courtisé par une ribambelle d’équipes. L’occasion pour lui de signer un nouveau contrat longue durée ? Cela pourrait en effet l’intéresser étant donné qu’il semble récemment être gêné par son pied.

Pour Boston, il faut bien comprendre que le voir décliner son option et éventuellement partir ne serait aucunement bénéfique en termes de cap space libéré.

Quoi qu’il décide, son retour à un tel niveau de jeu le rend plus indispensable que jamais aux yeux des Celtics.

Jayson Tatum prolongera-t-il ?

Les Celtics ont prolongé à l’automne dernier Jaylen Brown dans une décision qui a fait débat. Brown prouve depuis qu’il méritait la confiance du front office. La question semble beaucoup plus limpide concernant Jayson Tatum, dont le potentiel affole toute la ligue même si le joueur reste largement perfectible.

À moins d’une terrible blessure, il apparaît clair que Tatum demandera le max et qu’il l’obtiendra. Boston, qui ne disposera de toute façon pas de cap space avant un bon moment, essaiera donc sans aucun doute de faire prolonger le joueur à l’automne 2020 afin de s’éviter tout mini drama potentiel à l’été suivant (où Tatum serait de toute façon RFA).

Jusqu’où iront ces Celtics en playoffs ?

Kemba Walker sera sûrement surmotivé à l’idée de retrouver enfin les playoffs. Après tout, il n’y est allé que deux fois en carrière, et n’a jamais passé le premier tour. Il n’y a gagné que trois petits matchs !

Mais combien de rencontres les Celtics réussiront-ils à gagner cette fois-ci ?

Comme souvent à l’Est, il y a une certaine baisse de qualité une fois passé les quatre à six premières équipes. Avec une défense et une attaque très bien classées, Boston réussit bien mieux sa saison qu’on n’aurait pu l’espérer avant le training camp de septembre dernier et devrait pouvoir se sortir du premier tour sans trop d’embûches, mais les choses risquent de fort se gâter après cela.

L’équipe a le profil statistique d’un prétendant, mais ne ressemble pas à un prétendant : aucun MVP potentiel dans ses rangs, « seulement » quatre joueurs plus ou moins au niveau All-Star.

Brad Stevens ne s’en cache pas, ses cinq meilleurs joueurs sont des extérieurs. Certains se retrouvent à jouer à l’intérieur à la fois par choix et par défaut, et si la belle saison que nous vivons pourrait clairement faire espérer de grandes choses, les confrontations face aux Bucks et aux Sixers pourraient nous ramener à une dure réalité.

Mais bon, on sait déjà que cette prochaine campagne de playoffs devrait au moins être divertissante et ça, ça n’a pas de prix.

Article rédigé par Léo Hurlin, crédit photo : Brian Babineau